Le terme paracanoë est composé d’un préfixe « para » faisant référence au sport paralympique, adapté aux personnes en situation de handicap et du mot anglais « canoë » qui désigne les embarcations mues à la pagaie de type kayak ou canoë. Cette discipline exigeante demande une précision technique millimétrée, où chaque mouvement compte pour optimiser la glisse et la vitesse sur l’eau.
Historique et intégration dans le paysage olympique et paralympique
Le para canoë-kayak est entré au programme olympique lors des jeux de Rio en 2016, avec au moment uniquement des épreuves de kayak. Depuis 2021 et les Jeux de Tokyo est arrivé une nouvelle discipline, le Va'a. Ce type de canoë est une pirogue avec une pagaie simple, et sera de nouveau présente à Paris. Les compétitions internationales officielles se déroulent en confrontation directe, en monoplace, sur la distance de 200m, pour un effort compris entre 40’’ et 1 minute suivant l’embarcation utilisée et les catégories. 200m, c’est environ 100 coups de pagaie. 1 coup de pagaie ou de rame manqué, il en faudra 2 ou 3 pour le rattraper et ce sont 3% d’efficacité en moins.
La Fédération Française de Canoë-kayak et Sports de Pagaie a la délégation pour les handicaps physiques et sensoriels. Ses clubs proposent des activités régulières et sont susceptibles de vous accueillir à l’année. Celle-ci est à peu près identique à la réglementation de la Fédération Internationale de Canoë, facilitant ainsi l’intégration de ces épreuves dans les grands championnats mondiaux et continentaux. On retrouvera à Paris six épreuves en kayak et quatre en Va'a pour les femmes comme pour les hommes.
Les deux piliers du Paracanoë : Kayak et Va’a
Les deux bateaux paralympiques sont le kayak et la pirogue (Va’a). En kayak, on utilise une pagaie double (un manche et deux pales), tandis qu’une pagaie simple (un manche, une pale) est utilisée en pirogue. À la différence de l’aviron, la pagaie n’a aucun point de fixation sur l’embarcation. L'enjeu majeur est d'être capable de transférer au bateau la force exercée sur l’eau avec la pagaie.
Les règles du para canoë-kayak sont les mêmes que pour les épreuves figurant au programme olympique, avec uniquement des épreuves sur une distance de 200 mètres. Les kayaks utilisés en Paracanoë mesurent au plus 5.20 m de long et pèsent 12 kg. La seule différence est la largeur minimale qui passe de 50 cm à 10 cm du fond, permettant d’obtenir une coque un peu plus stable et facilitant l’accès à la pratique.
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Classification et catégories de handicap
Trois classes de handicap sont reconnues au niveau international, le premier niveau étant le plus élevé en terme de déficience comme pour toutes les activités paralympiques.
- KL2 : Athlètes avec une fonction partielle du tronc et des jambes, capables de s’asseoir droit dans un kayak mais qui peuvent avoir besoin d’un siège avec dossier haut.
- KL3 et VL3 : Athlètes avec une utilisation du tronc complète et une utilisation partielle des jambes.
La classification est essentielle pour garantir l'équité des compétitions. Le pratiquant doit adapter ses calages pour répondre au mieux aux exigences de sa catégorie.
L’art du calage : confort et transmission de force
Le calage remplit plusieurs fonctions indispensables à une bonne navigation. Il permet d’obtenir une position confortable et de transmettre des forces propulsives, équilibratrices ou directionnelles ; c’est également une prise d’information sur le comportement de l’embarcation. En fonction des difficultés motrices et sensorielles rencontrées, le pratiquant doit adapter ses calages pour répondre au mieux aux exigences énoncées précédemment.
Des soutiens peuvent être apportés par des calages complémentaires à ceux d’origine constructeurs (coques hautes, gouttières en mousse, calages dorsaux ou latéraux adaptés…). Il existe plusieurs modèles de coques sur le marché, réalisées à l’unité en fonction des besoins des pratiquants. Des aides peuvent être fournies par la Fédération Française de Canoë-Kayak pour faciliter l’achat de ces équipements par des clubs, permettant ainsi une plus grande accessibilité au matériel adapté.
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