L’histoire de la plaisance est faite d’hommes et de femmes qui ont fait rêver les autres par leurs voyages sur toutes les mers du globe. D’autres ont construit des bateaux de légende. Mais rien ne serait possible sans des architectes qui dessinent des bateaux. La voile est devenue, en partie, un loisir avec le yachting, dès le 19ème siècle. Des yachts ont été mis à l’eau qui ont marqué le nautisme, bien que la voile fût alors réservée aux plus fortunés. C’est au 20ème siècle que la voile et la plaisance sont devenues une activité accessible à plus de monde, et petit à petit, le nautisme s’est ouvert à tous. Cette évolution n’aurait jamais été possible sans des hommes de passion et novateurs. Ces architectes ont créé l’histoire de la plaisance ; sans eux, nous ne naviguerions sans doute pas et n’aurions pas les mêmes rêves. Parmi ces figures marquantes qui ont laissé plus qu’une trace dans l’histoire de la plaisance, Jean-Pierre Brouns est un nom que l'on ne présente plus, en témoignent les nombreux bateaux qu'il a dessinés. Son œuvre s'inscrit dans une tradition d'innovation et de robustesse, particulièrement axée sur les voiliers de grand voyage.
Un Parcours Singulier : De l'Architecture Terrestre à la Mer
Le parcours de Jean-Pierre Brouns est celui d'un architecte naval dont les racines se sont ancrées d'abord dans l'architecture terrestre. Sujet du bon Royaume de Belgique, il réside en France depuis plus de 40 ans. C’est à Bruxelles qu'il a terminé ses études d'architecture DPLG à l'Académie des Beaux-Arts. Parallèlement à cette formation initiale, il passait ses nuits à bosser chez un architecte naval belge de renom, Pierre Marique. Ce dernier lui a appris le métier ou du moins sa manière originale de le pratiquer. D'un âge respectable, un peu philosophe, et ne se prenant certainement pas trop au sérieux, ce père notamment du Moth Europe et de nombreux dériveurs habitables, a bien marqué les débuts de Jean-Pierre Brouns.
Un peu plus tard, l’influence d'un autre belge, un véritable cyclone nommé Patrick Van God, allait orienter de façon décisive sa carrière vers le dériveur habitable de voyage. Cette rencontre a été fondatrice pour l'orientation de ses futurs projets. Pour commercialiser le dossier de plans de TRISMUS II, réactualisé en collaboration avec Patrick, ils ont créé le Bureau d'Études TRISMUS. Dans le cadre de cette structure, Jean-Pierre Brouns a dessiné d'autres bateaux, tels que les TRISBAL, TRISALU, TRISINOX, TRISWOOD, et bien d'autres. Les années ont passé, Patrick a disparu en mer, mais de temps en temps, un nostalgique demande encore un dossier de plans de TRISMUS, preuve de la pérennité de ces conceptions.
En 1983, après deux années passées au bord de l’eau dans le Var, Jean-Pierre Brouns et sa famille se sont installés en Ardèche, initialement dans l'idée de "retaper" un ancien presbytère, avant de continuer à migrer. En fait, ils y sont restés. La première unité de voyage que Jean-Pierre Brouns a dessinée au creux de ces belles collines est l'HALIOTIS. Son choix de s'établir en Ardèche et non pas à Paris, comme la majorité de ses confrères, s'explique simplement : ce pays est beau et l'a bien accueilli. De plus, il commençait déjà à croire dans les moyens informatiques de communication. La suite des événements l'a conforté dans cette idée, car ceci lui permet aujourd'hui de faire partager en l'espace de quelques heures l'évolution de la conception de certains plans, tant à ses clients qu’au(x) chantier(s) chargé(s) de la mise en œuvre. Bien souvent, il est "en charrette", c'est-à-dire débordé, mais ce n'est aucunement la distance qui en est la cause. C'est pourquoi, pour être disponible comme il le souhaite, il invite à éviter les longs et fastidieux courriers, car téléphone mobile et courriel sont tellement plus rapides.
L'Alliance avec META Yachts et l'Innovation Strongall®
La carrière de Jean-Pierre Brouns est intrinsèquement liée à son partenariat avec le chantier META Yachts, une collaboration qui a donné naissance à une gamme distinctive de voiliers de voyage. Au fil du temps, les relations avec le chantier META se resserrant, une gamme de bateaux de voyages, comprenant des voiliers, des Trawlers ou « Troller » et d'autres unités en Strongall®, a vu le jour. Cette collaboration met en lumière une philosophie de construction où la personnalisation est primordiale. En effet, la possibilité d'un design sur mesure est très importante pour META Yachts. Aucun de leurs designs n'est gravé dans la pierre, car un bateau META est avant tout un bateau qui vous ressemble.
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Les matériaux avec lesquels Jean-Pierre Brouns et le chantier META travaillent sont principalement l’aluminium, le bois et les composites, mais l'utilisation du Strongall® occupe une place centrale. Cette innovation technique, le Strongall® aluminum, est la marque de fabrique de nombreuses constructions META Yachts. Sa coque en Strongall aluminum garantit, comme pour toutes les constructions META Yachts, une grande résistance aux chocs et une longévité exceptionnelle. Cette caractéristique est cruciale pour les voiliers d'expédition conçus pour affronter les conditions les plus exigeantes des océans. Des projets hors normes sont souvent confrontés, et l'emploi de ces matériaux robustes permet de répondre à des exigences spécifiques de solidité et de durabilité.
Dans ce contexte, des constructions comme "noé" illustrent bien cette approche. "noé est d’abord une grande coque en aluminium épais ou Strongall®, économique à construire et étanche." Ensuite est ajouté sur le pont un habitat indépendant en bois/composite. Cette combinaison de matériaux met en évidence une recherche de performance et de praticité pour le grand voyage. L'Ovni 490, bien que non explicitement attribué, est un autre exemple de voilier d'expédition en aluminium souvent associé à une philosophie de robustesse et d'autonomie pour laquelle Jean-Pierre Brouns est reconnu. Un Ovni 490 sera d'ailleurs présenté au salon, offrant une opportunité de découvrir ces réalisations. Le chantier META, avec qui Jean-Pierre Brouns a étroitement collaboré, a également travaillé sur des conceptions en collaboration avec d'autres cabinets, à l'instar des Alubat avec salon de pont et une nouvelle conception de coque et structure, en partenariat avec le cabinet Mortain/Mavrikios. C'est dans ce cadre de dynamisme et d'innovation que Jean-Pierre Brouns a pu pleinement exprimer sa vision.
Des Créations pour le Grand Large : Robustesse et Confort
Les créations de Jean-Pierre Brouns se distinguent par leur conception pensée pour le grand large, alliant robustesse, espace et confort. Le JPB 50 est un excellent exemple de ce type, étant un grand yacht d'expédition hauturier à la fois résistant, spacieux et confortable. L'architecte Jean-Pierre Brouns a mis un point d'honneur à apporter un maximum de fluidité dans les mouvements, les manœuvres sous voile et dans la finition soignée. Par sa conception et son habitabilité, ce yacht hauturier est facilement gérable avec un équipage réduit. Avec ses deux salons et quatre chambres, il pourra accueillir famille et amis en toute sécurité, et le tirant d'air laisse beaucoup d'espace pour les plus grands, offrant une cabine très spacieuse et ouverte.
La philosophie de conception de Jean-Pierre Brouns met l'accent sur la capacité de ses bateaux à être de véritables partenaires pour l'exploration lointaine. En 2006, un ingénieur informaticien, passionné de nautisme, a rejoint Jean-Pierre Brouns, replongeant dans le nautisme côté conception après un troisième cycle d’architecture navale à Nantes. Le premier projet sur lequel ils ont coopéré est le Globe Troller 40, bateau personnel de Jean-Pierre Brouns. Sur ce bateau, l'ingénieur a pu naviguer à maintes reprises, tout comme sur le Petit Monde, le Nouveau Monde et l’Ecotroll. C’est sur ce dernier, conçu avec le chantier Meta, qu’il a navigué de la côte Est du Groenland jusqu’au Grand Pavois de la Rochelle, démontrant ainsi les capacités d'expédition de ces unités. Un bateau comme le Why, utilisé par Under The Pole pour leurs expéditions et ayant fait l’objet d’un article sur Figaro Nautisme, incarne également cet esprit de grand voyage et de résistance, caractéristique des conceptions favorisées par Jean-Pierre Brouns et le chantier META.
Les Piliers de la Plaisance Moderne : L'Héritage des Architectes Navals
L'évolution du nautisme et la démocratisation de la plaisance sont indissociables du travail de pionniers et d'architectes visionnaires qui, à travers les décennies, ont façonné la conception et l'accessibilité des voiliers. Ces architectes ont créé l’histoire de la plaisance, et sans eux, nous ne naviguerions sans doute pas et n’aurions pas les mêmes rêves.
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Les Architectes Fondateurs de la Plaisance Populaire
Jean Jacques Herbulot est sans doute le père de la plaisance populaire en France. Tous les passionnés de petits voiliers connaissent cet architecte de renom. Il découvre la voile en région parisienne et devient vite un des meilleurs régatiers français, représentant son pays aux Jeux Olympiques de 1932 à 1952. Ses designs ont permis à de nombreux novices de s'initier aux joies de la navigation.
Eugène Cornu est moins connu que son compatriote du moment, Jean-Jacques Herbulot. Ce Lorientais a pourtant, lui aussi, marqué l’histoire de la plaisance. Baigné dans la construction navale à Saint-Nazaire, il a commencé sa carrière en dessinant des petits dériveurs de régate, avant de travailler pour le chantier Jouët, en région parisienne. Il est surtout connu pour être le père du Belouga, un petit voilier de 6.50m. Cependant, il a construit de nombreux voiliers en bois à l’unité, des voiliers que des passionnés entretiennent avec passion.
Benjamin Bénéteau n’a jamais construit de voilier de plaisance, ni même n'en a dessiné, se concentrant uniquement sur des bateaux de pêche, dont le premier bateau de travail à moteur en France. Sa présence dans cette sélection est due au fait qu'il a donné naissance au chantier vendéen Bénéteau que son fils, André, avec sa femme Georgina, vont transformer en leader mondial de la plaisance.
Les Acteurs Clés du Développement Post-Années 60
Georges Auzépy-Brenneur est un architecte qui, bien que n’étant pas le plus connu, a été décisif pour la plaisance dans les années 60. Il a commencé sa carrière au chantier Jouët, où il a travaillé trois ans avec Eugène Cornu, alors architecte du chantier. Par la suite, il a dessiné plusieurs gros voiliers classiques, entre autres chez Pouvreau.
Michel Dufour est un ingénieur avant d’être un architecte de la plaisance. Il est, incontestablement, un des pères de la voile populaire et un des principaux artisans de son développement. À la fin des années 60, ce fin régatier a dessiné des bateaux qu’il a menés lui-même à la victoire, marquant la naissance du Sylphe et de l’Arpège. Ses bateaux étaient réellement novateurs pour l’époque, tant au niveau architectural qu'industriel. Par la suite, il a donné naissance au Dufour 35, un voilier de voyage très efficace, avant que la suite de sa production ne devienne plus classique avec des voiliers plutôt fades.
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Maurice Edel est considéré comme le grand maître de la petite plaisance. Il a créé l’usine du même nom à Décines, près de Lyon, en 1956. Après des débuts dans la construction de petits voiliers en bois, il s’est lancé dans la production polyester, proposant le tout premier voilier en plastique en France. S’en est suivie toute une série de petits voiliers transportables qui ont marqué la plaisance par leur ingéniosité. En 1981, Maurice Edel s’est associé à Sylvestre Langevin pour proposer de gros catamarans, dont l’Edel cat 42, élu bateau de l’année en 1991.
Jacques Gaubert a commencé à construire des bateaux dessinés par André Mauric. Au fil des années, il s’est intéressé au dessin et a commencé à faire évoluer les plans de ce dernier, ce qui a donné naissance au Challenger Scout et au Super Cha. Par la suite, il a décidé de dessiner ses propres bateaux, construits au chantier Jullien. La gamme de Challenger qu’il a proposée est l’archétype du voilier accessible et sécurisant. Ils sont insubmersibles, agréables à naviguer, voire vifs et réussis au niveau design. Ces bateaux ont leurs adeptes.
André Mauric est plus un habitué des dessins de vedettes pour l’administration que de voiliers de plaisance. Ce n’est qu’à la fin de sa carrière qu’il s’est intéressé à la plaisance. Et pourtant, la plaisance française ne serait pas ce qu’elle est sans lui, c’est une évidence. Pour commencer, André Mauric s’est fait un nom avec le Super Arlequin, pour le chantier Quéré, et le Delph 32, des voiliers qui ont connu la gloire entre trois bouées. Au début des années 70, il a dessiné ni plus ni moins que Pen Duick VI. Mais c’est en 1977, alors âgé de 70 ans, qu’il a créé l’histoire d’un chantier avec le First 30, premier du nom. En fait, c’est André Bénéteau qui a repris les plans de son "Impensable". Quarante ans après, le bateau est toujours recherché.
Ricus Van De Stadt est un architecte néerlandais qui est tout autant homme d’affaires. Il sera le premier à imaginer des bateaux qui pourront être construits en contreplaqué, puis en polyester. Dans le même temps, l’architecte néerlandais est connu pour avoir dessiné de nombreux voiliers de série à succès, notamment pour le chantier belge Etap Yachting et l’allemand Dehler.
Philippe Harlé est sans doute une des figures les plus connues de la plaisance. Cet architecte naval a signé plus de 200 plans de bateaux, dont d'énormes succès populaires comme le Sangria ou le Muscadet. Sa rencontre avec la mer s'est faite lors des stages à l’École des Glénans, où il est devenu chef de bord puis permanent, participant d'ailleurs à la première édition du cours des Glénans. Sa carrière d’architecte a commencé en 1963, avec le Muscadet, pour le chantier Aubin. Cet extraordinaire succès a été très rapidement suivi de ceux de l’Armagnac et du Cognac, lançant ainsi sa légende. La plaisance française, et mondiale, ne serait pas la même sans lui. Après les dessins de l’Edel 3, il a dessiné le Sangria pour le chantier Jeanneau, puis le Fantasia.
Jean Marie Finot et Pascal Conq sont les autres grands architectes populaires, aux côtés de Philippe Harlé et Alain Mortain. Jean Marie Finot a commencé sa carrière par un passage chez Philippe Harlé. Il s’est fait connaître en proposant un voilier qui allait devenir une des stars de la course-croisière : L’Écume De Mers. En 1970, le chantier Mallard en a assuré la production. Le bateau a connu un succès immédiat, remportant la Quarter Ton Cup. Dès lors, l’aventure du Groupe Finot a été lancée avec l’image d’un cabinet qui porte un grand soin aux détails pour l’agrément en navigation. Jean Marie Finot a été appelé par tous les chantiers, présent pour dessiner les voiliers Comet et toute une gamme de voiliers pour le chantier Mallard. Il a été remarqué pour le très novateur Aloa 29 et sa cabine arrière. Le chantier Bénéteau a fait appel à lui pour le First 18, puis le 22. Jean Marie Finot a été le premier à utiliser l’informatique pour ses dessins.
Un architecte français qui a accompagné le développement de la plaisance populaire dans les années 70 et 80 a travaillé avec les chantiers Yachting France ou SMAP, entre autres. Certains de ses modèles sont vraiment novateurs, comme le Trident 80. Le Neptune 99, un dériveur intégral, surprend par son volume intérieur et son carré sous le cockpit. Le Jouet 920 est lui aussi un plan intéressant, réussissant à intégrer une belle cabine arrière dans une coque de half-tonner.
Les Architectes de la Course au Large et leur Influence sur la Plaisance
Certains architectes ont surtout apporté à la course au large et à la régate, mais approchés par des chantiers de grande série, ils ont apporté leur vision et leurs compétences à la plaisance, faisant évoluer les carènes des voiliers de croisière.
Gilles Vaton est un architecte quimpérois qui vit maintenant à Marseille. Son passage dans la plaisance n’a pas été assez long pour qu’il puisse se faire un nom et être connu de tous les plaisanciers. En effet, cet architecte est surtout connu dans le milieu de la course au large. Pourtant, un de ses bateaux est une référence : il s’agit du Kelt 850. Lors de sa sortie en 1984, le bateau a fait sensation, très en avance sur son temps, avec son étrave plutôt droite et arrondie qui a surpris.
La signature de Holman & Pye est une des plus importantes en Grande-Bretagne, à l’image de Nicholson. Dès le début, Henri Wauquiez a fait appel au cabinet pour dessiner les deux premiers modèles, les Elizabethan 29 et 35. Ensuite viendront le Victorian puis le célèbre Centurion 32.
Tony Castro est un architecte portugais qui a vécu très longtemps en Grande-Bretagne, où il a travaillé. L’architecte s’est fait rapidement connaître avec un premier Mini à la fin des années 70. Il a travaillé quelques années pour Ron Holland avant de dessiner ses propres voiliers. Et la réussite a été au rendez-vous. En effet, son premier one-tonner a gagné la One Ton Cup en 1981. Le bateau, nommé Justine, lui a permis de se faire un nom. En France, le chantier Jeanneau a fait appel à lui pour dessiner le Sun Shine et l’Arcadia, deux très grands succès du chantier.
Ron Holland est un architecte néo-zélandais dont la carrière dans la plaisance fut assez brève. Il s’est fait remarquer, à la fin des années 70, grâce à ses half-tonners qui trustaient les podiums. Il était vu comme le jeune qui bousculait les classiques dans de nombreuses classes IOR. Les chantiers français et anglais l’ont repéré et ont fait appel à lui pour des bateaux de grandes séries comme les Nicholson 32, le Rush, les Feeling 1100 et 1350.
Parler de Ron Holland sans parler de Doug Peterson serait une erreur. Doug Peterson était un peu le grand concurrent du premier. Cet Américain a bouleversé, lui aussi, l’establishment du monde de la régate au début des années 70. Il a également fait un bref passage dans la plaisance avec les Contessa 35 et 28 ainsi que le Sun Legend 41. Il a ensuite été appelé par différents syndicats pour des projets sur l’America’s Cup.
Jean Berret est un passionné de régate, encore un. Il a commencé sa carrière en dessinant des prototypes pour de nombreuses compétitions. Les résultats de ses bateaux lui ont ouvert les portes des chantiers de grande série. C’est le chantier Yachting France qui lui a fait confiance le premier en lui confiant les dessins des Jouet 550 ou 680, entre autres. Tout est allé très vite ensuite. Au milieu des années 80, il a été rejoint par Olivier Racoupeau. Ces deux architectes ont créé un des cabinets les plus prolifiques.
Philippe Briand est un architecte qui n’a pas perdu de temps. À 24 ans, il a dessiné son premier succès, pour le chantier Jeanneau, avec le Symphonie en 1978. Grâce à son père, Philippe Briand a baigné dans la régate et les bateaux depuis son plus jeune âge. Il a rencontré très tôt les amis de son père que sont Philippe Harlé ou Michel Joubert. Ce passionné de régate et de belles carènes s’est vite fait un nom dans le gotha international de la course à la voile. On ne compte plus les victoires de ses bateaux dans les courses les plus prestigieuses. Cela ne l’empêche pas, de temps en temps, d’offrir son coup de crayon pour la plaisance populaire.
Niels Jeppesen est tout simplement à l’origine du chantier X-Yachts, et l'histoire de cet architecte danois est celle d’un chantier et d’une lettre, le X. Ce passionné de régate a lancé son chantier en 1979, avec l’intention de créer le voilier de course moderne qu’il recherchait. Son premier voilier fut le X79.
Quand on parle plaisance et régate, il est difficile de ne pas penser à ces deux architectes que sont Michel Joubert et Bernard Nivelt. Ces deux hommes ont marqué de leur empreinte le monde de la régate et de la course au large. Durant toute leur carrière, leurs noms sont associés à des multicoques et des 60 pieds.
Jacques Fauroux est encore un véritable régatier. Avant de se mettre sur la table à dessin, il a été un grand champion de Moth (champion du monde à plusieurs reprises). Cet architecte s’est fait un nom en dessinant des prototypes pour la régate. Il a travaillé un temps pour le chantier Aloa, avant de créer son propre cabinet. On lui doit de grands succès populaires comme le Gib Sea 68 et 90, qui auront leurs heures de gloire entre trois bouées.
Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot Prévost sont deux noms inséparables. Les deux hommes se sont rencontrés sur les bancs de l’université de Southampton, en Angleterre, à la fin des années 70. En 1983, ils se sont associés pour créer le cabinet VPLP. Dès le début, ces deux architectes se sont passionnés pour la course au large. Leurs bateaux ont rapidement rencontré de nombreuses victoires sur de nombreuses courses comme le Vendée Globe.
Daniel Andrieu est un de ces architectes, passionnés de voile, qui font ce métier pour assouvir leur besoin de passion au maximum. L’architecte français aime les bateaux et cela se voit. Passionné de régate depuis son plus jeune âge, il a commencé sa carrière en 1981, après un bref passage dans la presse nautique. Dès ses débuts, il s’est passionné pour les dessins de bateaux qui vont vite. Le chantier Jeanneau l’a repéré rapidement et lui a proposé un projet, le Sun Light, qui sera produit à plus de 1000 exemplaires.
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