La journaliste, figure emblématique du paysage audiovisuel français, incarne une carrière d'une exigence remarquable, doublée d'un engagement constant pour le maintien d'un équilibre personnel à travers une pratique sportive assidue. D'abord connue pour sa rigueur et ses qualités d'intervieweuse, Anne-Sophie Lapix a su forger un parcours exceptionnel, des bancs de l'école aux plateaux des plus grandes chaînes de télévision, tout en cultivant une discipline physique qui lui permet de faire face à des journées intenses.
Des Racines Basques à une Vocation Précoce : Les Débuts d'Anne-Sophie Lapix
Originaire de Saint-Jean-de-Luz, Anne-Sophie Lapix a très tôt démontré une détermination et une curiosité qui allaient marquer sa trajectoire professionnelle. Sa scolarité s'est déroulée dans la cité des Corsaires, d'abord à Saint-Joseph, puis à Saint-Thomas, où les premières graines de sa vocation ont été semées. Dès l'âge de 10 ans, la fille de l'entrepreneur du bâtiment Lapix manifestait déjà un désir ardent de devenir journaliste. Cet élan précoce s'est concrétisé de manière ludique mais significative : avec ses copines, elle crée un journal, judicieusement intitulé "Le Monde vu par des enfants", qu'elles vendaient alors 5 francs dans la rue Gambetta, au cœur même de Saint-Jean-de-Luz. Ce projet de jeunesse illustre une aspiration déjà bien ancrée et une capacité innée à la prise d'initiative.
C'est sur sa terre natale qu'elle a véritablement fait ses armes dans le monde du journalisme. Lors d’un stage estival en 1995, elle débute sa carrière au journal "Sud Ouest Saint-Jean-de-Luz". À cette occasion, elle signe, par exemple, un article marquant sur le destin tragique d’un cétacé de 8 mètres échoué à l’entrée du port de Saint-Jean-de-Luz, démontrant déjà sa capacité à couvrir des sujets variés et à toucher le public. Par la suite, Anne-Sophie Lapix poursuit sa scolarité dans un lycée privé, avant d'enchaîner sur Sciences Po, un parcours souvent qualifié de classique pour les futurs cadres et journalistes.
Au-delà de ses engagements intellectuels et professionnels naissants, Anne-Sophie Lapix a toujours gardé un lien fort avec ses racines luziennes et les souvenirs de son enfance. Petite, elle achète des glaces au Prado, un lieu emblématique situé juste en face de son club de plage préféré, Le Neptune. Aujourd’hui encore, ce lien perdure. À chaque fois qu’elle revient en famille dans sa maison à Saint-Jean-de-Luz, située dans le quartier du lac, elle en profite pleinement pour retrouver ses adresses favorites. Elle se rend notamment dans ses restaurants favoris, l'Ostalapia et l'Ostalamer, chez son ami Christian Duplaissy, ainsi qu'au Zoko Moko et au Kaïku, des établissements réputés pour leur cuisine locale. Sa boulangerie préférée, Ogi-Labea, en face de la gare luzienne, témoigne également de cet attachement profond à la culture et aux saveurs de son enfance. Ces moments passés sur sa terre natale sont essentiels pour cette femme active, lui permettant de se ressourcer loin de l'effervescence médiatique.
Une Ascension Télévisuelle Marquée par l'Exigence et la Polyvalence
Le parcours d'Anne-Sophie Lapix est souvent cité comme un exemple de progression constante et d'adaptabilité dans l'univers exigeant du journalisme télévisuel. Tous les chemins journalistiques semblent effectivement l'avoir menée, avec une détermination certaine, jusqu'au prestigieux 20 heures de France 2. Après ses premiers pas au journal "Sud Ouest Saint-Jean-de-Luz" lors de son stage estival en 1995, sa carrière prend une dimension nationale, puis internationale, à travers une succession d'expériences enrichissantes. On connaît la suite de son parcours : TV8 Mont Blanc, France 3, puis Bloomberg TV, une chaîne économique où elle a fait ses tout premiers pas en tant que journaliste télé.
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Sa première expérience télévisuelle fut même moins classique que son parcours académique : en 1996, pendant un stage à TV8 Mont-Blanc, elle a dû remplacer un présentateur au pied levé. Elle se souvient de cette période avec une pointe d'humour : "J'avais une veste noire et un col rouge, 24 ans et des bonnes joues, on aurait dit un poisson-lune", une image qui dénote déjà sa capacité à l'autodérision et à l'analyse.
En 1999, Anne-Sophie Lapix rejoint LCI. Cette chaîne info du groupe TF1 s'avérera être une véritable pépinière de talents, ayant vu les débuts de nombreuses personnalités aujourd'hui reconnues telles que Laurent Delahousse, Nikos Aliagas, Mélissa Theuriau, ou encore Yves Calvi. Elle y a fait ses gammes, développant ses compétences et son style. Par la suite, en 2005, elle effectue un saut sur M6 pour présenter le magazine de reportages "Zone interdite". Bien qu'elle ne reste qu'une saison sur cette chaîne, cette expérience lui permet d'explorer un format différent et de diversifier ses aptitudes.
Son retour au sein du groupe TF1 s'opère en 2006. Cette fois, c'est sur la Une qu'elle présente les journaux du week-end, de 2006 à 2008, prenant la suite de Laurence Ferrari. Cette période consolide sa présence sur une chaîne d'information majeure. En 2008, la journaliste intègre le groupe Canal+. C'est à Canal Plus qu'elle connaît une véritable explosion médiatique et une reconnaissance accrue. Pendant cinq saisons, elle y présente le magazine politique "Dimanche+", une émission où elle a reçu de très nombreux invités. C'est notamment en 2012, dans "Dimanche Plus", qu'elle marque les esprits en "mouchant" Marine Le Pen sur son programme économique, une performance qui lui vaudra le prestigieux prix du meilleur intervieweur de l'année.
Les années France Télévisions constituent une étape majeure de sa carrière. Après quatre saisons à la tête de "C à vous", le talk-show de France 5, Alessandra Sublet passe la main. Et c'est Anne-Sophie Lapix qui reprend la présentation de ce magazine en septembre 2013, qu'elle animera jusqu'à la fin de la saison 2017. Son succès et sa maîtrise de l'antenne la propulsent alors vers l'un des postes les plus convoités du paysage audiovisuel français. Elle cède alors la place à son joker, Anne-Élisabeth Lemoine, pour s'installer dans le fauteuil de présentateur du journal de 20 heures de France 2. La journaliste, alors âgée de 45 ans, originaire de Saint-Jean-de-Luz, a été choisie par la direction de France 2 pour succéder à David Pujadas aux manettes du 20 heures de la chaîne. Elle va ainsi remplacer David Pujadas à la rentrée de septembre pour présenter le journal télévisé du soir. Le 4 septembre 2017 marque une date importante : Anne-Sophie Lapix présente son premier JT de 20 heures sur France 2. Plus de deux ans après son arrivée au JT du soir de la Deux, la présentatrice, âgée de 47 ans à ce moment-là, peut se vanter d'avoir réduit l'écart d'audience avec son concurrent de TF1, Gilles Bouleau, une sacrée exposition pour cette maman de deux enfants.
L'Exigence Professionnelle : Journaliste Avant Tout
Au-delà de sa visibilité à l'écran, Anne-Sophie Lapix est avant tout reconnue pour son professionnalisme et ses qualités intrinsèques de journaliste. Ses compétences d'intervieweuse ont véritablement fait d'elle une journaliste reconnue, capable de mener des entretiens incisifs et pertinents. Son travail est le fruit d'une exigence constante, bien qu'elle se définisse avec une certaine modestie en "fainéante contrariée", une expression qui masque une rigueur et une détermination infaillibles.
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Un aspect essentiel de son intégrité professionnelle réside dans sa position ferme vis-à-vis du monde politique : Anne-Sophie Lapix refuse tout contact avec les hommes politiques hors plateau. Cette posture garantit une distance nécessaire et une objectivité appréciée dans l'exercice de sa fonction. Des collaborateurs passés témoignent de cette éthique de travail. Jérôme Bureau se souvient d'une fille sans failles, "qui écrit vite et ne se laisse pas faire", soulignant ainsi sa réactivité et sa force de caractère. Cependant, cette exigence peut parfois être perçue différemment. Le revers de la médaille, c'est "son côté bonne élève parfois un peu agaçant", dixit un ancien de Canal +, ce qui peut être interprété comme le signe d'une perfectionniste soucieuse du moindre détail.
Cette rigueur ne se limite pas à son travail professionnel. La journaliste n’est pas uniquement rigoureuse dans son travail : elle l’est également dans sa routine sportive, ce qui démontre une cohérence dans son approche de la vie et de ses engagements personnels.
Une Discipline Sportive au Cœur de son Équilibre Quotidien
La vie d'Anne-Sophie Lapix est marquée par une activité professionnelle intense, mais aussi par une discipline sportive remarquable qui lui permet de maintenir son équilibre et sa vitalité. Bonne vivante, Anne-Sophie a toujours fait beaucoup de sport, et cette habitude est ancrée depuis de nombreuses années. Pendant dix ans, elle a notamment suivi des cours de danse classique à l’école Gladys Cazeau, une pratique qui a certainement contribué à développer sa grâce et sa conscience corporelle. La danse classique, tout comme la musique classique, sont ses dadas, des passions qui révèlent une facette plus artistique de sa personnalité.
Au-delà de la danse, Anne-Sophie Lapix a exploré diverses activités sportives, témoignant d'un goût prononcé pour l'aventure et l'effort physique. Son premier bodyboard était un Scott rose, un détail qui illustre une jeunesse active et un penchant pour les sports de glisse. Elle pratique le rafting, la randonnée, le ski nautique et même la spéléologie, des disciplines exigeantes qui requièrent à la fois endurance et courage.
Malgré un emploi du temps chargé, Anne-Sophie Lapix trouve chaque matin un moment précieux pour faire du sport et se maintenir en forme. Cette constance est essentielle pour faire face aux défis de sa carrière médiatique. Elle est d'ailleurs "blonde, et jolie, et bien balancée", et il est noté que "2 à 3 heures de natation par semaine, ça se voit," une indication claire de son engagement envers cette pratique aquatique. Cependant, la journaliste a aussi connu les aléas de la pratique sportive, comme en témoigne sa blessure sur une piste noire à Val d’Isère au début du mois de janvier dernier.
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À 53 ans, Anne-Sophie Lapix continue de prendre soin de sa santé physique avec la même rigueur. La célèbre journaliste n’est pas uniquement rigoureuse dans son travail : elle l’est également dans sa routine sportive, comme elle l'a confié au magazine Télé 7 Jours en décembre dernier. Elle a bien voulu en dire davantage sur sa routine sportive matinale, qui l’aide à trouver son équilibre au quotidien. Elle a ainsi plongé les lecteurs dans son quotidien type : "Ma journée commence à 6h10. Je me réveille automatiquement. J’écoute la radio. Je commence par RTL, puis un peu d’Europe 1, un peu de France Info… J’alterne ensuite," a-t-elle déclaré. Elle a ensuite apporté une précision importante concernant ce début de journée : "Je fais de la gym en même temps." Cette approche démontre qu'Anne-Sophie Lapix maximise son temps afin de pouvoir tout accomplir en une journée, intégrant l'information à son entraînement physique.
Si elle a précisé faire sa "gym personnelle", elle a bien voulu en dire davantage à ce sujet : "J’ai fait beaucoup de danse classique, de barre au sol. Avec le temps, je me suis créé mon truc à moi. Ça dure vingt minutes." Cette routine courte mais efficace, héritée de sa formation en danse classique, est devenue une habitude structurante. Ce n’est qu’ensuite qu’elle part prendre son "petit déjeuner à l’extérieur" avant d’arriver à RTL à 8h45, avec en tête les informations des journaux lus la veille avant de dormir ainsi que celles des radios écoutées le matin même.