L’Attestation du Savoir Nager en Sécurité : un impératif pour l’autonomie aquatique

La maîtrise du milieu aquatique constitue une compétence fondamentale, au même titre que lire, écrire et compter. Elle fait partie des savoirs essentiels que chaque élève doit acquérir au cours de sa scolarité pour une insertion sociale et professionnelle réussie. Dans un contexte où le développement des activités nautiques est en forte croissance, ne pas savoir nager représente un risque majeur, tant pour soi-même que pour les autres. C’est pourquoi l’apprentissage de la natation est devenu un impératif de sécurité individuel et collectif, visant à lutter activement contre les noyades, que ce soit en piscine ou en milieu naturel.

L'évolution vers l'ASNS : une vision unifiée

L'attestation scolaire savoir nager (ASSN) est désormais remplacée par l'Attestation du Savoir Nager en Sécurité (ASNS) délivrée dans le cadre scolaire. Cette attestation est un diplôme scolaire qui valide la maîtrise du milieu aquatique chez l'enfant et fait partie intégrante du programme de natation scolaire. Adoptée par les 17 fédérations françaises de natation et l’éducation nationale, cette nouvelle désignation permet de supprimer la restriction au seul cadre « scolaire » et de faire apparaître explicitement sa dimension sécuritaire.

Elle devient un test unique sur le plan national, permettant la continuité entre le milieu scolaire et extra-scolaire. Ainsi, les élèves pourront faire valoir une attestation obtenue en dehors du temps scolaire et signée par un personnel qualifié. De la même façon, l’attestation obtenue au cours de la séquence d’EPS pourra être prise en compte dans le milieu sportif. Cette note de service vise à définir les conditions de l’acquisition par les élèves, dès leur plus jeune âge, d’une aisance suffisante pour évoluer en sécurité dans le milieu aquatique et de définir l’enseignement de la natation dans le cadre scolaire, dans le respect de la réglementation en vigueur.

Le parcours de validation de l'ASNS

L'obtention de l'Attestation du Savoir-Nager en Sécurité (ASNS) en fin de cycle 3 marque une étape incontournable dans le parcours de formation des élèves. La validation du savoir nager se fait chez les élèves entre le CM1 et la 6e. Pour valider ce test, il y a plusieurs étapes à suivre, et il s'agit en fait d'un diplôme. Le parcours doit être réalisé sans prendre d’appuis, sans lunettes de piscine et sans aide à la flottaison. Il n’y a pas de temps imparti pour valider ce test. Il est impératif de noter que les différentes actions du parcours doivent être réalisées en continu, sans reprise d'appui et sans lunettes. Par ailleurs, la distance de 15m a été remplacée par 20m.

Pour optimiser le temps effectif d’activité, un cycle se compose de 8 séances de 45 minutes, et un outil d’évaluation préalable a été conçu impliquant l’élève et sa famille. Cet outil peut constituer une base à la constitution des groupes afin d’entrer dans les apprentissages dès la 1ère séance, à l’issue de laquelle des ajustements pourront être effectués. Par ailleurs, pour les élèves de CE1, CE2 et CM2, vous pourrez vous appuyer sur leurs résultats des années antérieures.

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L'Aisance Aquatique comme fondement

Depuis février 2022, de nouveaux repères ont été établis, balisant l'acquisition de compétences préalables à l'ASNS. Il s'agit de l'aisance aquatique, à mettre en œuvre le plus tôt possible, en particulier au cycle 2, voire fin de cycle 1. La lutte contre les noyades et le développement de l’aisance aquatique sont des priorités de l'État en matière de prévention. Avec « l’aisance aquatique », un éclairage particulier est porté sur les premiers apprentissages des élèves. L’aisance aquatique en tant que première expérience positive de l’eau s’inscrit dans le parcours de formation de l’élève nageur. Le parcours de formation du non-nageur débute dès l'école maternelle, avec l'objectif d'une première expérience positive de l'eau et l'acquisition par tous d'une aisance aquatique. Si votre enfant n'a jamais mis les pieds dans l'eau, il existe des écoles spécialisées comme « Premier Bain », qui s'adressent aux enfants âgés de 3 à 7 ans.

Il est important de noter que le Certificat d'Aisance Aquatique (CAA) n'est plus d'actualité. Ce certificat entretenait une certaine confusion car son utilisation était double, servant à la fois pour les activités nautiques comme la voile, mais aussi comme validation d'un niveau de compétence intermédiaire. Afin de clarifier ce qui relève de l’enseignement de la natation scolaire de ce qui relève du test préalable aux activités nautiques, le CAA a été renommé en Pass Nautique. Le test anciennement nommé « aisance aquatique » qui était nécessaire pour la pratique des activités nautiques en accueil collectif de mineurs est donc renommé Pass nautique, sans changer de contenus.

Enjeux, moyens et continuité pédagogique

L'acquisition de ce savoir nager en sécurité s'effectue généralement du CP jusqu'à la 6e, avec un test se déroulant entre le CM1 et la 6e. L'obtention de l'ASNS permet à votre enfant de participer à diverses activités nautiques et aquatiques, telles que le kayak ou la voile. Toutefois, des défis subsistent. La question des moyens humains ne peut être éludée. Nombre d’écoles, de collèges et de lycées se trouvent dans l’impossibilité soit d’avoir accès à des piscines avec un temps de trajet raisonnable, soit d’offrir des créneaux suffisants, ou encore de disposer d’assez de lignes d’eau pour respecter les normes de 5m², tout en maintenant un temps dans l’eau conséquent pour tous les élèves.

Le Sgen-CFDT avait été reçu en audience, fin 2021, pour souligner ces points. La notion de réseau et de lien inter-degré est essentielle, tout comme l'attention portée à « l’inter-cycle » dans le suivi des élèves, notamment des non-nageurs, entre le premier et le second degré. Le texte pose, par exemple, pour un groupe de 20 à 30 élèves en école élémentaire, un encadrement de « deux adultes au moins dont le professeur de la classe ». Il n’est pas envisageable de prendre en charge plus de 6 ou 8 non-nageurs dans des conditions de sécurité optimales. De même, les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) ont toute leur place au cours des séances de natation si nécessaire, en référence au projet personnalisé de scolarisation.

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