Analyse et Explication des Systèmes de Fixation et des Foil Box

L'univers du foil, cette innovation qui a révolutionné les sports de glisse, suscite un intérêt grandissant auprès des passionnés de la glisse. Cependant, la performance globale ne dépend pas uniquement de l'aile avant ou du stabilisateur ; elle repose également sur la qualité de l'interface entre le foil et la planche. Cette jonction, souvent débattue, soulève des questions techniques essentielles sur la rigidité, le réglage et la transmission des efforts.

Optimisation de l'interface : Le rôle crucial des cales

Pour commencer voici un accessoire bien pratique les Gong Foil Us Box Stop Set. Ensuite c’est l’accessoire indispensable pour gagner du temps avant vos sessions. Grâce à lui, vous pouvez aussi avoir de la précision dans les réglages de votre foil. Et enfin, vous ne pouvez presque plus perdre les carrés ! Ces cales sont aussi utiles pour fixer le réglage des dérives US. Vendues en set complet de 8 pièces. En plus c’est hyper simple à mettre en place.

Une fois que vous avez trouvé le bon réglage pour votre foil, mettez les cales en caoutchouc. Elles vont vous permettre de caler les carrés dans les box US. Ainsi, vous gagnerez du temps pour installer votre foil et vous serez sûr d’avoir le même réglage à chaque session. Insérez les cales en vous aidant d’une vis de fixation de votre foil. Insérez ensuite le carré ainsi que l’autre cale. Le réglage d’un foil est très important, autant pour votre confort de nav que pour progresser. Conseil de la team => emportez avec vous un clé torq afin de pouvoir régler votre foil sur la plage. Il faut tester plusieurs configurations avant d’avoir le bon réglage.

Les cales sont des éléments qui permettent de régler l’inclinaison de votre mât si ce sont des cales de platine, de votre aile avant ou de votre stab. Utiliser des cales permettra d’adapter l’inclinaison de votre planche en navigation et surtout améliorer votre confort lorsque vous pratiquez. En jouant sur cet élément, vous forcerez plus ou moins sur les appuis avant ou arrière. L’idée est de trouver un équilibre pour le moins fatiguer et faire durer le plaisir ! Elles sont particulièrement utiles lorsque vous utilisez un foil et une planche de marque différente. Par exemple Fred de la team utilise une cale pour son kujira car il a une wing drifter de chez quatro.

Évolution des standards : Du boîtier Deep Tuttle au Double Rail US

On est dans une situation certainement pas unique : un standard (le DTT box pour le talon des foils et les boîtiers des planches de windfoil) auquel on est arrivé par défaut, du fait de la préexistence du DTT à l'avènement du foil ; on pourrait dire même qu'on y est arrivé "par erreur", puisque l'emplacement des boîtiers de foil est au mauvais endroit, nécessitant une palanquée de mesures correctrices qui complexifient tout (ergonomie des mâts et fuselages, nécessité de cales à profusion…).

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Actuellement sur le marché des planches de wingsurf, le double rail US domine. Ils ont l’avantage de pouvoir permettre aux pratiquants de régler la position du foil et sont très adaptés aux mâts alu. Les boitiers deep tuttle sont associés à des mats carbones, l’ensemble mât + boitier + facile à mouler que les rails US. Tous les foils avec platines peuvent êtres montés sur un double rail US. Les autres boitiers comme les tuttle, deep tuttle, probox ou KS box ne sont pas compatibles entre eux.

Pour moi le Tuttle a beaucoup d'avantage comparé au platine (Solidité, légèreté du boitier et du foil et SURTOUT moins de traînée car les mâts sont plus fins dans les 10 premiers centimètres). Le Tuttle a aussi quelques inconvénients : pas de possibilité de réglage. Je partage l'avis de Mike : Dans un combo foil-planche conçu de manière spécifique, il n'y a qu'une seule bonne position de boitier. Le problème survient quand foil et planche ne sont pas conçus l'un pour l'autre. Le Tuttle autorise un réglage de rake avec des cales disposés au fond du boitier.

Analyse des contraintes structurelles des boîtiers

Un vrai box pour foil ? Ca manquerait pas un peu de profondeur pour la rigidité latérale ? La reprise en compression reporte pas mal d’efforts sur la planche et son box intégré aussi je trouve. Ce que je n'aime pas dans le double US c'est la traînée due à la reprise de fibre massive à 90° de l'axe. Le double rail offre la possibilité de planches fines, alors que là, il faut nécessairement de la profondeur.

Certains préconisent des solutions alternatives : Si le seul souci c'est de mettre les écrous, il suffit de rentrer l'écrou sur la tranche et d'avoir un petit évidement au fond d'un coté dans le rail pour pouvoir le remettre à plat. J'ai fait ça sur un proto de rail de footstraps, ça fonctionne. En plus souvent l'idée est de laisser les écrous en place pour mémoriser la position. Reste à régler le rake mais des cales externes ça peut se faire. Et pouvoir avancer ou reculer le mat c'est pas mal aussi.

Principes de portance et architecture du foil

Pour bien comprendre l'importance de la fixation, il faut rappeler que le foil fonctionne sur le principe de la portance, similaire à celui d'une aile d'avion. L’aile avant transmet une force de portance à la planche de foil ; plus la vitesse de déplacement est grande, plus elle génère sur le foil une portance hydrodynamique, ce qui permet de s'élever au-dessus de la surface de l'eau. L’objectif de ce transfert de portance est de réduire totalement le frottement de la planche et de réduire la puissance nécessaire à la vitesse.

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Un foil est généralement conçu avec une forme profilée, souvent en forme d'aile, qui permet de créer une différence de pression entre le dessus et le dessous de la surface du foil lorsqu'il se déplace dans l'eau. Lorsque le foil est immergé et qu'un engin se déplace à une certaine vitesse, l'eau s'écoule autour du foil. La forme du foil fait que l'eau se déplace plus rapidement sur le dessus que sur le dessous. Cette différence de vitesse crée une différence de pression : la pression est plus faible au-dessus du foil et plus élevée en dessous. Cette différence de pression génère une force de portance qui soulève l’ensemble au-dessus de la surface de l'eau.

Paramètres de design et comportement hydrodynamique

Les paramètres de design d'un foil comprennent la surface de l'aile, le profil, l'aspect ratio, la longueur du fuselage et la longueur du mât. Ces caractéristiques influencent la portance, la stabilité, la maniabilité et la vitesse du foil. Plus la surface des ailes d’un foil est importante, plus elle procure de la portance, donc un foil plus facile d'accès et plus maniable. Moins de surface des ailes induit moins de portance donc un foil plus performant en vitesse mais plus technique, destiné à des riders expérimentés.

L'aspect ratio d'un foil est un terme qui décrit la relation entre la longueur de l'aile et sa largeur. Plus précisément, il est calculé en divisant le carré de l’envergure par la surface portante. En d’autres termes, à surface égale, une aile high aspect se caractérise par une grande envergure et faible corde. Un aspect ratio élevé est souvent associé à une meilleure performance en termes de portance et d’efficacité car il réduit la traînée. Cela permet au foil de glisser plus facilement à travers l'eau, ce qui est particulièrement avantageux pour les vitesses élevées. En revanche, un aspect ratio plus bas peut offrir une meilleure maniabilité et une plus grande stabilité, ce qui peut être souhaitable dans certaines conditions ou pour des styles de navigation spécifiques comme le surf foil.

La longueur du fuselage impacte directement la stabilité directionnelle. Plus le fuselage est long, plus le foil est stable, plus le fuselage est court, plus le foil est maniable et agile. Les foils à faible allongement ont une envergure plus courte et sont plus ronds, ce qui leur permet d'être plus maniables et d'offrir une portance à des vitesses plus faibles. Ils restent idéaux pour débuter. Les foils à allongement moyen offrent un bon équilibre entre portance, vitesse et manœuvrabilité et sont donc polyvalents dans différentes conditions.

Adaptation du matériel selon la pratique

Les sports nautiques comme le kitefoil, windfoil, wingfoil, supfoil ou encore le dock foil sont des sports de plus en plus populaires pour les sensations qu’ils procurent. Pour la pratique du foil, il est important de choisir un foil adapté à votre niveau et à vos objectifs. Les débutants avec un gabarit (entre 70 - 80 Kg) en kitefoil devront déjà maîtriser la pratique du kitesurf. Ils choisiront un set d’ailes d’une surface d’environ 1400cm² pour plus de portance, un fuselage entre 65 à 75 cm et d’un mât d’une longueur de 80 à 85 cm. Les riders avec un niveau de pratique maîtrisée, feront le choix d’un set d’aile et d’un fuselage plus petit, d’un mât plus long : entre 95 et 120 cm pour encore plus de performances et de vitesse.

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En windfoil, les débutants (70-80 kg) choisiront un set d’ailes d’une surface d’environ 1500cm² pour plus de portance, un fuselage entre 85 à 90 cm et d’un mât d’une longueur de 80 à 85 cm. Idem que pour la pratique du kitesurf, les riders avec un niveau de pratique maîtrisée feront le choix d’un set d’aile et d’un fuselage plus petit et d’un mât plus long.

Pour le wingfoil, débuter nécessite un set d’ailes d’une surface d’environ 1700cm² pour avoir de la portance et un décollage rapide, un fuselage entre 70 à 75 cm et d’un mât d’une longueur de 80 à 85 cm. Un rider intermédiaire réduira ses caractéristiques, toujours pour plus de performances. Sans oublier qu’un set d’ailes avec une grande surface reste incontrôlable dans des conditions de vents soutenues, votre foil va toujours monter jusqu'à sortir de l’eau et provoquer une chute.

Analyse des appuis et du comportement sous-marin

Concernant la progression, les rideurs auront tendance à diminuer la taille du stab pour avoir un foil plus vivace. Un petit stabilisateur permet d’augmenter la plage haute du foil. Plus un stabilisateur est petit, plus il faut recentrer son centre de gravité au-dessus de l’aile avant. Les ailettes latérales sur une aile arrière aident à stabiliser le foil longitudinalement pour éviter que le foil dérape ou fasse des lacets.

Lorsqu'on ajuste le matériel, certains riders notent des variations de comportement : quand je suis passé sur les foils armstrong, gros problème, appuis totalement flou, foil très difficile à faire décoller peu importe la taille. Au début j'ai donc commencé à caller la platine pour avoir un résultat neutre ce qui a bien sûr amplifié le problème. Contre toute logique j'ai donc fait l'inverse : j'ai rajouté une couche pour amplifier le rocker pied avant. À partir de 2 degrés le feeling commence à être mieux, à 3 le foil me paraît normal si ce n'est qu'il a un sabot gigantesque. Je me mets donc en quête d'une planche avec un boitier us box plat donc neutre.

Il faut noter que les mâts MikesLab demandent un fort rake positif (tout comme les Levitaz, Volo, Chubanga V1, V2) ce qui implique un shape spécifique de carène avec beaucoup d'angle au boitier = 5-6°. En supfoilDW ou en pumping foil, avoir une assiette neutre voire légèrement "nose-down" apporte un meilleur pumping, mais cela diminue le confort et le contrôle à vitesse moyenne-élevée. En kitefoil ou wingfoil, pour tirer des bords au taquet, des grosses accélérations, des transitions full-speed, une assiette "nose-up" apporte beaucoup de confort et de contrôle mais au détriment du pumping (attitude trop fléchie non propulsive et fatigante).

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