L'aviron, sport complet et accessible, se décline en plusieurs facettes, allant de la compétition de haut niveau à la randonnée paisible. Cet article explore la définition de la zone Nord-Ouest dans le contexte de l'aviron, tout en abordant les différentes pratiques de ce sport.
Le Rameur Randonneur : Un Amoureux de la Nature
Le rameur randonneur, qu'il soit homme ou femme, est avant tout un amoureux de la nature. Il apprécie les plaisirs simples tels que les nouilles, le riz et les pommes de terre, et ne boude pas un bon repas gastronomique accompagné d'un verre de vin raisonnable. Conscient qu'il ne participe pas aux championnats du monde ou aux Jeux olympiques, il s'entraîne pour profiter pleinement des parcours proposés. En 2011, les randonneurs de l'ACB ont parcouru 1338 km, participant à 4 randonnées et obtenant le diplôme des 1000 km attribué par la Fédération Française des Sociétés d'Aviron, témoignant de leur passion pour l'aviron en pleine nature.
Championnat de Zone Nord-Ouest Bateaux Courts : Préparation aux Championnats de France
Le championnat de zone Nord-Ouest bateaux courts, un événement majeur dans le calendrier de l'aviron français, s'est déroulé le weekend des 17 et 18 mars 2012 à Bourges. Cet événement a réuni des jeunes rameurs et rameuses talentueux, juniors et séniors, filles et garçons, qui se sont affrontés en 1x (skiff) et en 2- (deux sans barreur) sur une distance de 2000 mètres. L'objectif principal de cette compétition était de décrocher une qualification pour les prestigieux championnats de France. Le bassin de Bourges, équipé de six couloirs délimités par des lignes de bouées avec une bouée rouge tous les 250 mètres, a offert un cadre idéal pour cette compétition. Les couloirs étaient numérotés à chaque extrémité, avec une indication claire de la distance restante à parcourir.
La Voile au Tiers en Bretagne Nord : Un Patrimoine Maritime Revivifié
La zone Nord-Ouest de la France est également riche d'un patrimoine maritime exceptionnel, notamment en Bretagne Nord. Depuis quelques années, les voiles au tiers, qui avaient pratiquement disparu de cette région, connaissent un regain d'intérêt sur le littoral manchard. Toute une famille de bateaux de travail méconnus, tels que les flambarts à cul carré et taillevent bômé, est ainsi tirée de l'oubli. Ces bateaux exerçaient des métiers variés : sardiniers, sabliers, goémoniers, chalutiers et même pilotes. Grâce à l'action des chercheurs, des associations et des municipalités, plusieurs flambarts naviguent aujourd'hui à Locquémeau, Perros-Guirec, Larmor-Pleubian, Dahouët et Saint-Cast.
La génération qui a connu les derniers voiliers de travail de Bretagne Nord dans l'entre-deux-guerres n'en a retenu qu'une image : celle de bateaux de pêche et de bornage presque toujours gréés en sloups, construits pour la plupart en baie de Morlaix, à Paimpol, à Binic ou sur la Rance. À cette époque, la construction de Roscoff-Carantec étend son influence jusqu'à Molène à l'Ouest et Saint-Brieuc à l'Est. Vers Paimpol, les chantiers locaux ne construisent plus que des caseyeurs gréés en « bocqs », c'est-à-dire en sloups, une voilure qui a supplanté dès la fin du siècle dernier le gréement à deux voiles au tiers relevé en 1866 par l'amiral Pâris lors de son passage à Loguivy.
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Après 1920, dans tous les petits ports de haute Bretagne, on ne trouve plus guère que des « chloups » à cul carré ou même à voûte dans le cas des macrotiers de Saint-Malo. Presque partout, la voile au tiers a disparu sur les bateaux d'une certaine dimension, nombre d'anciennes chaloupes étant remâtées en cotres ou regréées en goélettes (pilotes de Binic et Portrieux, caboteurs homardiers, borneurs). Seule Cancale, à l'extrémité Est de cette côte, conserve encore une flottille de bisquines, même si là aussi le sloup à tapecul tente de s'imposer à partir de la Première Guerre mondiale. À l'Ouest, dans le Trégor, on peut également signaler une survivance peu connue de la voile au tiers, celle des sardiniers de Locquémeau qui ont conservé et même développé jusqu'aux derniers jours de la voile un original gréement de flambait.
Pourtant, en remontant le temps, jusqu'aux années 1900 où l'abondance relative du matériau iconographique apporté par les cartes postales permet de suppléer à l'absence de témoignage oral, la situation apparaît bien différente. Bien qu'il ait déjà disparu en de nombreux endroits, le gréement à deux voiles au tiers comportant le plus souvent un taillevent bômé subsiste sporadiquement. De nombreux types de bateaux ainsi gréés peuvent être relevés depuis Brignogan et Pempoul (Saint-Pol-de-Léon) à l'Ouest - la baie de Morlaix étant passée au cotre -, jusqu'aux baies de Lannion et de Perros. Si la région de Paimpol a presque complètement abandonné la voile au tiers, on rencontre à nouveau ce gréement dans toute la baie de Saint-Brieuc, de Saint-Quay à Erquy. Plus à l'Est, Saint-Cast et Saint-Jacut, avec leurs dragous, Dinard et Saint-Malo avec leurs « bateaux » de passage, Cancale, Granville, et les Anglo-Normandes arment de nombreux voiliers de cette famille. Vingt années auparavant, vers 1880, c'était même le gréement de sloup qui faisait exception ; la voile au tiers régnait sur toute la côte et concernait aussi bien les borneurs, les petits caboteurs et même les pilotes que les simples bateaux de pêche. « Sans chercher beaucoup, écrivait C.-F. Aubert en 1884 dans le Littoral de la France, on trouverait encore, dans les environs de Saint-Brieuc, de grosses chaloupes non pontées à arrière carré, très profondes, lourdes, et pouvant porter une dizaine de tonneaux. Elles sont mâtées en « flambart », c'est-à-dire qu'elles marchent à deux voiles. D'autres flambarts, pontés, sont de vrais navires, jaugeant vingt tonneaux, très fortement mâtés. Le bâton de foc surtout est immense. »
À cette époque, on rencontre ainsi des « flambarts », « lougres » ou « chaloupes » plus ou moins lourds, plus ou moins voilés sur toute la côte de la Manche bretonne, y compris dans les zones qui s'imposeront par la suite comme des sanctuaires du gréement de cotre, telles la baie de Morlaix ou les régions de Paimpol et de Pleubian. Citons par-ci les moins connus les « péniches », à clins ou à franc-bord, construites à Roscoff; près de Paimpol, à Port-Lazo, on trouvait aussi une belle flottille de lougres pontés spécialisée dans le dragage des huîtres.
Lougre, Flambart, Bateau : Une Affaire de Mots
En Bretagne Nord, le terme flambart désigne en général une embarcation à cul carré gréée d'une misaine et d'un Taillevent bômé - au cabotage, le mot correspond plus précisément à un gréement mixte avec misaine au tiers et grand voile à corne. Bien qu'il soit fréquemment utilisé dans les documents administratifs, notamment dans le quartier de Lannion, le mot n'est pas souvent employé par les marins, du moins par ceux de la dernière génération. Les termes utilisés tant par l'administration que par les pêcheurs peuvent varier selon les localités, et des appellations différentes désignent parfois des bateaux identiques dans des ports peu éloignés. Ainsi la Sophie, construite en 1911 chez Moguérou à La Croix en Carantec pour Sophie Briand et Yves Robin de Trébeurden, est-elle d'abord qualifiée de flambart. Pourtant, dans son certificat, le constructeur Moguérou affirmait « avoir fait une péniche à deux mdts ». Enfin à Perros, où l'embarcation est revendue en 1924 au capitaine Geoffroy, elle sera cette fois qualifiée de… lougre, selon l'habitude locale.
Lourds à l'Est, Légers à l'Ouest
En Bretagne Nord, le vocable très général de flambart - utilisé ici par commodité - recouvre en fait deux grandes familles d'embarcations présentant des caractéristiques architecturales bien différentes, mais qui s'influencent parfois mutuellement, donnant naissance à des types intermédiaires, notamment dans les zones de contact comme la baie de Saint-Brieuc. À l'Est de Tréguier, on rencontre une majorité de coques profondes et lourdement lestées, présentant un maître-couple en V souvent très accusé. L'exemple le plus extrême de ce type de formes est apporté par les petits flambarts de Granville dont la voilure, le tirant d'eau et le déplacement sont particulièrement importants.
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La quille en forte différence et les fonds très en V déterminent un déplacement et un tirant d'eau importants, le poids du lest embarqué permettant de hisser une voilure de grande surface avec un hunier à chaque mât. Le bateau, moins lesté et moins voilé, possède des lignes tendues, un déplacement relativement léger, des fonds assez plats et un tirant d'eau réduit convenant bien aux métiers pratiqués. Ils ne hissaient en général qu'un hunier au grand mât. Toutefois, certaines unités du Légué et de Sous-la-Tour, à l'instar des chaloupes de Dahouët, portent un gréement de flambart avec taillevent bômé qui permet d'augmenter la surface de cette voile. Les taillevents sont toujours établis sur un gui débordant l'arrière, sauf en baie de Saint-Brieuc où ces voiles sont moins souvent bômées qu'à bordure libre. Sur les « lougres » du Légué, on préfère souvent rallonger la coque par l'adjonction d'un curieux faux tableau qui permet d'établir un taillevent à bordure plus longue sans recourir à l'emploi d'une bôme. Pratiquant des métiers qui demandent de la puissance et du coup - le plus souvent, le chalut à perche et la drague à huîtres -, ces bateaux sont pour la plupart pontés (certains lougres du Légué possèdent une sorte de « baignoire »).
À l'Ouest de Tréguier au contraire, les chaloupes, plus légères, ne sont plus pontées; leur carène est de moins en moins profonde à mesure que l'on progresse vers l'Ouest, la propulsion à l'aviron devenant de plus en plus importante. Dans l'Est de cette zone, on trouve encore des flambarts bien voilés à mâts haubanés, d'assez fort déplacement, comme les gabares à goémon de la baie de Perros, qui jaugent autour de 8 tonneaux. De Ploumanac'h à Locquémeau, les bateaux, plus légers, possèdent une mâture mobile, et des lignes assez tendues. Beaucoup pratiquent à la fois la pêche à la sardine, qui exige une bonne marche à la voile comme à l'aviron, et le transport du sable, du maërl et du goémon qui demande un faible tirant d'eau et une coque ouverte sans beaucoup de lest.
Ces petites embarcations hissent un tapecul à bordure libre qui subsistera jusqu'au début du siècle.
Les Flambarts Sardiniers
Entre 1880 et 1950, le port de Locquémeau, à la pointe du Séhar, est le centre de gravité de la baie de Lannion. Disparue de nos jours, la sardine abonde alors dans les eaux du littoral trégorois. De juin à octobre, sa capture constitue l'activité exclusive des pêcheurs locaux. Au plus fort de la période sardinière, au début du siècle, soixante sloups et flambarts accostent chaque jour à Locquémeau, unique port sardinier de la côte Nord de Bretagne, tandis qu'à la pointe du Séhar fonctionnent deux conserveries et des chantiers navals.
L'important essor du port ne remonte toutefois qu'au milieu du XIXe siècle, bien que la pêche à la sardine soit de tradition ancienne en baie de Lannion - il y avait déjà des presses à Coz Yaudet au XVIIIe siècle. L'impulsion décisive est donnée par l'ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Morlaix-Brest en 1865, qui permet aux mareyeurs d'expédier leur poisson « en vert ». Port le plus proche de Morlaix, Locquémeau sert de point de ralliement aux nombreux canots de pêche de la baie.
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À partir de 1880, l'essor de la flottille est rapide. En 1900, vingt et un bateaux sont inscrits à Locquémeau, en 1909 on en compte déjà soixante-seize ! Au tournant du siècle, la vie du port est rythmée par deux métiers fort différents : de juin à octobre, on pêche la sardine, tandis qu'en hiver on récolte du goémon ou on pratique l'extraction du maërl - un engrais pour l'agriculture - et, dans une moindre mesure, du sable, activité plutôt assurée par des bateaux du Yaudet, de Servel ou de Lannion. Le maërl chargé par les flambarts de Locquémeau est débarqué au port, près de Dossenn Rouz, tandis que la flottille des sabliers décharge à pleine mer le long des quais de Lannion.
Alourdis par de pleines batelées de maërl, de goémon ou de sable, les flambarts font voile sur le port, franc-bord réduit au minimum. Et les accidents ne sont pas rares : en douze ans, entre 1896 et 1908, le quartier maritime de Lannion enregistre vingt-huit naufrages, entraînant la disparition de dix-neuf marins.
Mais l'activité maîtresse de Locquémeau, c'est la pêche à la sardine. En pleine saison, elle occupe près de quatre cents marins ! Pratiqué épisodiquement depuis le XVIIIe siècle, ce métier ne prend son essor en baie de Lannion qu'à partir de 1870, grâce à un négociant lannionnais, M. Rustuel. Dès cette époque, il s'emploie à organiser la pêche, et construit une conserverie à Locquémeau en 1880. Son succès est rapide : en une décennie le nombre de bateaux passe d'une dizaine à plus de soixante-dix, et dès 1884, on compte quatre sardineries ! La pénurie du début du siècle les oblige toutefois à cesser leurs activités en 1906 et 1909. Mais dans l'entre-deux-guerres, deux usines rouvriront leurs portes : les établissements Collet et Armelin, bientôt connus sous le nom de Conserveries de la baie. Elles fonctionneront - irrégulièrement - jusqu'en 1954, date à laquelle le poisson disparaît de la baie.
Les marins sortent deux fois par jour à la belle saison. La technique de la pêche, qui s'effectue à l'aviron, bateau démâté, est identique à celle pratiquée en Bretagne atlantique (voir ArVag, tome 1). Les sardines sont débarquées à partir de l'une des deux cales de Locquémeau - de basse ou de haute mer -, bien abritées des vents de Nord-Ouest, et apportées aux conserveries dans des paniers ronds en noisetier. On les y dépose sur des tables marquées au nom du bateau.
L'Évolution du Type
Grâce à un relevé effectué en 1866 par le futur amiral Pâris, et à une série de dessins publiés en 1884 par Alexandre Brun, on connaît fort bien l'architecture des flambarts de la baie de Lannion dans la seconde moitié du XIXe siècle.
Les caractéristiques les plus notables des grands canots construits à cette époque au chantier Meuric sont leur étrave élancée, et leur tirant d'eau modéré allié à un faible relevé de varangues; leur gréement à deux mâts non haubanés comporte un modeste taillevent bômé plus petit que la misaine et qu'on qualifierait ailleurs de tapecul. L'aménagement de ces bateaux creux présente une particularité remarquable - que l'on retrouve sur les photographies des sabliers de la rivière de Lannion au début du siècle -, le court pontage transversal entre les deux mâts, qui laisse un espace de manœuvre à l'avant pour l'homme de misaine.
L'Aviron : Un Sport Inclusif et Respectueux du Corps
L'aviron est bien plus qu'une simple compétition. C'est un sport inclusif et respectueux du corps, capable de répondre aux besoins du plus grand nombre. Que ce soit pour la compétition de haut niveau, la randonnée en pleine nature ou la découverte du patrimoine maritime, l'aviron offre une multitude de possibilités pour tous les passionnés.
Les Championnats du Monde U19 et U23 : La Relève de l'Aviron Français
Les championnats du monde U19 et U23 sont des événements majeurs pour l'aviron français. Ils permettent de détecter les jeunes talents et de préparer la relève pour les compétitions internationales de haut niveau. En 2019, les championnats du monde U19 se sont déroulés à Trakai (Lituanie), tandis que les championnats du monde U23 ont eu lieu à Poznan (Pologne). Ces compétitions ont réuni les meilleurs rameurs et rameuses de moins de 19 et 23 ans du monde entier.
Lors des championnats du monde U23 de Poznan, l'équipe de France a été représentée par huit embarcations, au cœur d'un plateau particulièrement dense rassemblant 239 équipages et 53 nations.