Le Planiing en Planche à Voile : Maîtrise, Technique et Matériel, avec ou sans Dérive

Le windsurf, un sport de glisse cousin du kitesurf, utilise un vocabulaire spécifique, souvent issu de la langue anglaise. Bien que des efforts de francisation existent, il est essentiel de maîtriser les termes techniques pour bien comprendre et progresser. Cet article propose un guide complet sur le concept fondamental du "planning" en planche à voile, ainsi que d'autres termes importants et les techniques associées, notamment l'utilisation de la dérive.

Comprendre le Langage de la Glisse : Vocabulaire Essentiel du Windsurf

Avant de plonger dans les subtilités du planning, il est primordial de se familiariser avec le jargon propre au windsurf. Ces termes, souvent techniques, sont la clé d'une bonne compréhension et d'une progression efficace sur l'eau.

Abattre est une manœuvre qui consiste à changer de direction sous le vent, souvent entreprise pour éviter un autre pratiquant ou pour gagner de la vitesse. Pour abattre efficacement, il faut pencher la voile vers l’avant. L'accastillage désigne l’ensemble des équipements qui relient la voile à la planche, incluant la base et/ou la rallonge de pied de mât. L'allure fait référence à la route suivie par rapport à la direction du vent, classée en sept familles distinctes : trois allures portantes, trois allures de près et le travers. L'amure peut signifier l'extrémité avant de la voile, ou la position du bateau par rapport au vent (on parle de tribord amure si le vent vient de droite, et de bâbord amure si le vent vient de gauche).

Le bâbord représente le côté gauche du bateau, et cette position implique une navigation non prioritaire. Le beachstart est un départ de la planche effectué lorsque les pieds touchent le fond. Pour réaliser cette manœuvre, il est nécessaire de positionner le nez du flotteur à vent de travers. Border signifie ramener l’arrière de la voile vers soi dans le but d'augmenter la propulsion. L'action de caper permet de remonter par rapport à l’axe du vent. La carre est le terme désignant le bord de la planche. La chute est la partie haute de la voile qui permet de relâcher la pression du vent. Le clapot décrit les petites vagues formées par le vent. L'écoute est l'extrémité arrière de la voile, et il est important que sa tension ne soit ni trop faible, ni trop forte pour optimiser les performances.

Empanner est un virage exécuté dos au vent, visant à changer d’amure et à optimiser la vitesse. Étarquer consiste à tendre la voile sur le mât ou sur la largeur depuis le point d’écoute. Le flotteur est, en termes simples, la planche elle-même. Pour optimiser son efficacité, il est crucial de savoir le régler. Les footstraps, ou cale-pieds, sont des éléments indispensables pour la pratique du planning et la réalisation de sauts. Le freestyle est une discipline axée sur l'exécution de figures techniques sur eau plate. Le funboard désigne une planche plus courte et légère, dépourvue de dérive, conçue pour les figures et la navigation par vent fort. Le gréement est l'ensemble composé de la voile, du mât et du wishbone, constituant la partie propulsive de la planche. Gréer signifie préparer et monter son matériel.

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Le harnais est une ceinture ou une culotte dotée d'un crochet, utilisée pour s’accrocher au wishbone et soulager les bras du véliplanchiste. Jiber est une manière d'empanner rapidement avec une faible perte de vitesse. Loffer correspond à l'action de se rapprocher de la direction du vent. Le monofilm est le matériau transparent utilisé pour confectionner les voiles. Le nœud est une unité de vitesse, équivalant à 1,852 km/h. Le terme offshore décrit un vent venant de la terre, tandis que l'onshore indique un vent venant de la mer. Une pétole signifie une absence totale de vent. Le pied de mât est constitué des pièces mécaniques qui relient le flotteur au mât.

Le pin tail désigne l'arrière de la planche qui se termine en pointe. Pomper est l'action de balancer la voile pour avancer en l'absence de vent suffisant. Le pop est une manœuvre qui consiste à faire légèrement décoller la planche. Le round tail est l'arrière de la planche de forme ronde. Le shape correspond à la forme de la planche. Le shore break fait référence aux vagues déferlant sur le sable. Le side offshore est un vent venant de la terre, s'orientant aux trois quarts face à la mer. Le side onshore est un vent venant de la mer, s'orientant aux trois quarts face à la terre. Le side shore est un vent venant de côté par rapport à la terre et à la mer. Sous le vent indique la direction où le vent souffle. Un spot est un lieu de navigation. Les straps sont des éléments de la planche permettant de la stabiliser à haute vitesse. Le tireveille est un cordage utilisé pour redresser la voile tombée à l’eau. Le travers est une direction perpendiculaire au vent. Le tribord est le côté droit du bateau, impliquant une navigation prioritaire. Le virement de bord est un virage effectué face au vent. Enfin, le waterstart est un départ de la planche en eau profonde, et le wishbone est l'arceau utilisé pour maintenir le gréement.

Le Vent et l'Aérodynamique de la Voile : Clés du Mouvement

Comprendre comment le vent interagit avec la voile est fondamental pour maîtriser la planche à voile, en particulier l'art du planning. Une voile fonctionne intrinsèquement comme une aile d'avion. Le vent s'engouffre des deux côtés d'une voile, mais il met moins de temps à passer sur l'extérieur de la voile, appelé extrados, qu'à l'intérieur, désigné comme intrados. Le vent étant plus rapide du côté extérieur, cela crée une différence de pression : une dépression à l'extérieur et une surpression à l'intérieur. Il se crée ainsi une poussée vélique égale à la force de succion sur l'extrados et la force de poussée sur l'intrados. Cette force est toujours perpendiculaire à la voile.

Pour utiliser au mieux la force d'une voile, il est impératif de veiller à son bon positionnement par rapport au vent. En effet, le vent doit s'écouler de manière laminaire de chaque côté de la voile et sur toute sa longueur. Lorsque l'écoulement est laminaire, les filets d'air suivent le profil de la voile sur toute sa longueur, garantissant une efficacité maximale. Le vent réel est celui qui souffle et qu'on peut repérer quand on est à l'arrêt, tandis que le vent apparent est le résultat de ce vent réel et du vent vitesse du windsurfer. Cette distinction est cruciale : si le vent nous vient de côté, plus on avance vite et plus on a l'impression que le vent nous vient de face. Au fur et à mesure que la planche accélère, il faut donc border la voile afin qu'elle soit adaptée au flux d'air. Si on surborde, le flux d'air n'arrive plus à suivre l'intégralité du profil de la voile, il s'échappe avant la fin, entraînant une perte de puissance et, par conséquent, une diminution de la vitesse.

Il est important de noter que la direction du vent n'est pas constante. Le vent peut osciller ou basculer. De plus, bien qu'il y ait un vent dominant, on assiste localement à des perturbations de celui-ci. Un vent oscillant change d'orientation de quelques degrés, alors qu'un vent basculant change de direction de manière persistante. Si au contraire le vent se rapproche de l'axe de la planche à voile par l'arrière, c'est-à-dire qu'il est plus dans notre dos, on parle d'une adonnante. Si le vent est refusant d'un côté, il est adonnant de l'autre. Le vent est un phénomène souvent instable, tant en force qu'en direction. Suivant l'endroit où on se trouve sur l'eau, la force du vent peut varier, par exemple en fonction des courants qui vont refroidir ou réchauffer telle ou telle partie de l'eau, provoquant ainsi des brises thermiques localisées. On peut donc observer des risées et des molles. Près des côtes, il se produit souvent des brises thermiques, où la différence de chaleur entre la terre et la mer crée un flux d'air. Une risée correspond à un vent plus fort sur un point du plan d'eau, ce qui nous fera avancer plus vite. On peut la repérer au loin en observant le clapot : plus la risée est forte, plus il est facile de la voir, et à un certain stade, elle commence à faire de l'écume sur les vagues. Une molle est l'inverse d'une risée ; à cet endroit, il y a moins de vent, et on ralentira jusqu'à ce qu'on franchisse cette zone. S'il y a moins de clapot à cet endroit, il est probable qu'il y ait une molle. Il vaut mieux anticiper la molle pour ne pas se faire surprendre et tomber en arrière.

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Un phénomène courant, particulièrement pour les débutants, est la réaction de la voile lorsqu'on reste au travers par vent fort. Si vous restez au travers, vous avez peu de chances de planer. Votre seule chance sera qu'une rafale vous envoie au largue, provoquant le déjaugeage. Au pire, en restant au travers, vous allez vous retrouver sur-toilé et votre voile, pincée par le vent, va changer de comportement, se mettre à contre et se plaquer contre vous. Cette réaction de la voile, "pincée par le vent", est souvent incomprise. En fait, comme on va plus vite (avant le planning), et qu'avec le vent vitesse, le vent apparent devient plus frontal, la voile réagit différemment, perdant son profil optimal et sa portance. C'est pourquoi un ajustement constant de la voile par rapport au vent apparent est crucial pour éviter cette situation et optimiser la propulsion.

Le Planiing : Définition, Conditions et la Magie de la Glisse

Le planning est un concept fondamental en planche à voile, souvent décrit comme le "point de non retour" à partir duquel la planche à voile se transforme en obsession, tant les sensations de glisse sont intenses. Il s'agit d'une allure de navigation où la vitesse permet de réduire le frottement de la planche avec l'eau, créant une sensation de "flottement" et une augmentation significative de la vitesse. En d'autres termes, la planche glisse sur l'eau plutôt que de la traverser. Quand la planche prend suffisamment de vitesse, elle déjauge : le flotteur ne touche l'eau qu'avec une surface réduite de la carène, ce qui permet d'accélérer encore puisque les forces de résistance sont très réduites.

Pour atteindre le planning, plusieurs conditions doivent être réunies simultanément :

  • Vent suffisant : Généralement, une vitesse de vent de 12 à 20 nœuds est nécessaire sur un plan d'eau plat pour qu'une planche puisse décoller et entrer en planning.
  • Équipement adapté : Un flotteur volumineux et une voile légère sans camber, comme les planches Bluevelvet 163 litres utilisées en club avec une voile de 5.7, facilitent grandement le départ au planning, surtout pour des gabarits plus légers (par exemple, 55 kg).
  • Technique appropriée : Le véliplanchiste doit adopter une position spécifique et utiliser la force du vent de manière optimale pour initier et maintenir le planning.

Il n'y a pas de mystère ni de magie noire derrière le planning, mais plutôt une combinaison de réglages malins et d'une bonne technique. C'est une révélation pour de nombreux windsurfers, transformant leur expérience de la glisse.

La Dérive et l'Aileron : Comprendre leur Rôle dans le Planning et la Direction

Le rôle de la dérive et de l'aileron est primordial pour la performance et la direction en planche à voile, et leur interaction avec le planning est un point clé souvent source de questionnements. Une planche à voile de type "funboard" ne possède généralement qu'un aileron afin de lutter contre la dérive, tandis qu'une planche à voile pour débutant possède une dérive, rétractable ou non, et parfois deux ailerons, comme les planches Bluevelvet 163l.

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Une question fréquemment posée est : "La dérive empêche-t-elle de monter en planning ? Je pensais que ça faisait simplement gîter la planche mais que ça n'avait pas d'incidence pour arriver au planning." C'est une misconception courante. En réalité, pour qu'une planche puisse pleinement entrer en planning, il est fortement recommandé d'enlever la dérive centrale. La dérive, bien que très utile pour la remontée au vent à basse vitesse et pour la stabilité directionnelle, crée une traînée excessive qui empêche le flotteur de déjauger et de glisser librement sur l'eau. Pour un gabarit de 55 kg sur un flotteur de 163 litres, cette traînée est d'autant plus significative.

L'aileron, quant à lui, est essentiel pour lutter contre la dérive une fois que la planche est en planning et pour diriger l'embarcation. Plus on a de vitesse, et plus la force anti-dérive est importante. En effet, elle est proportionnelle à la surface antidérive et au carré de la vitesse du flotteur. Les filets d'eau s'écoulent le long de l'aileron, générant la portance latérale nécessaire pour avancer sans déraper. Cependant, il peut arriver que ces filets d'eau décrochent, ce qui provoque le phénomène de "spin-out". Le spin-out est, comme sa traduction littérale l’indique, un tête-à-queue, un dérapage du flotteur sous la voile. Les véliplanchistes disent qu’ils ont « l’impression d’avoir cassé leur aileron ». L’effet de spin-out est causé par trois phénomènes principaux : la ventilation (l'aileron aspire de l'air), le décrochage (le flux d'eau ne suit plus le profil de l'aileron) et la cavitation (formation de bulles de vapeur d'eau). Un aileron plus grand donne plus de portance, contribuant ainsi à faire décoller la planche plus vite et à améliorer le contrôle en planning.

Les Étapes Techniques pour un Planiing Réussi et le Pilotage aux Pieds

Parvenir à planner est une suite logique d'actions techniques précises. Le processus se décompose en plusieurs phases clés, où la position du corps et l'utilisation des straps jouent un rôle prépondérant.

Les étapes pour partir au planning se déroulent comme suit :

  1. Prise de puissance : Il faut démarrer de la plage et adopter une allure vent de travers, voire légèrement au largue. À ce stade, s'accrocher au harnais et border la voile est essentiel pour maximiser la puissance. Poussez avec la jambe avant pour faire glisser la planche au largue et initier l'accélération.
  2. Accélération : La planche commence à prendre de la vitesse. Il est important de rester bordé en se penchant en arrière, à l'opposé de la poussée de la voile. Accentuez la poussée de la jambe avant pour amplifier la prise de vitesse.
  3. Appui sur la jambe arrière et placement du pied avant dans le strap : Transférez le poids du corps sur la jambe arrière, qui doit être placée entre les straps avant et arrière. Allégez la jambe avant et, dès que possible, placez le pied dans le strap avant. On peut aussi envisager de faire déjauger la planche en chaussant le strap avant puis l'arrière, et d'attraper un début de planning avant de seulement à ce moment-là, accrocher le harnais. Cette approche peut limiter les catapultes, ces situations où l'on se retrouve le cul en arrière, limite "debout" sur le pied avant strapé, le harnais qui tire et, choupsss, la rafale qui vous met en orbite du flotteur !
  4. Maintien de la vitesse : Une fois le pied avant dans le strap, tendez de nouveau la jambe avant pour continuer à accélérer.
  5. Placement du pied arrière dans le strap : Rapidement, placez le pied arrière dans le strap avant d'atteindre la vitesse maximale. Ouvrez légèrement la voile en basculant le poids du corps vers la jambe avant.
  6. Le planning stabilisé : Une fois les deux pieds dans les straps, retendez la jambe avant et les bouts de harnais en vous penchant en arrière. C'est à ce moment-là que le "pilotage automatique" s'engage, offrant une sensation de glisse incomparable.

Lorsqu'on débute, l'idéal est d'être assez libre de ses mouvements pour bien comprendre pourquoi on doit mettre son poids sur le pied de mât au départ, les bras tendus sur le wishbone, et comment mettre son poids dans la voile quand on voit une risée. Le truc, c'est que quand on a la panique du débutant et qu'en plus on est solidarisé à la voile par le harnais (et le plus souvent un peu trop dans la voile !), on a du mal à se soucier de la position des pieds et des changements d'appui qu'ils peuvent entreprendre. Le windsurf, calé au fond du harnais, au taquet, les deux pieds dans les straps, c'est clairement esthétique, mais à mon sens, le harnais peut être "vicieux" dans la phase "super débutant". Quitte à faire des sessions plus courtes (sans harnais, la fatigue arrive 15 fois plus vite), il est souvent préférable de maîtriser les appuis sans.

Une fois que l'on est au planning, que l'on arrive à mettre ses pieds dans les straps et qu'on va tout droit à fond les ballons, la question se pose : comment fait-on pour diriger la planche (prise de carre, etc.) ? Il n'y a pas à appréhender, car cela vient naturellement comme mouvements. En gros, ce sont vos pieds qui dirigent la board. Pour diriger en planche à voile, on n'a pas de safran ou de gouvernail comme sur un voilier. Il faut donc agir sur le mât qui pivote à 360°. Orienter le mât vers l'arrière fait lofer le flotteur, c'est-à-dire se rapprocher de l'axe du vent, alors que l'orienter vers l'avant fait abattre le flotteur, en s'éloignant de l'axe du vent.

Un virement de bord s'effectue face au vent, tandis qu'un empannage s'effectue dos au vent. Pour effectuer un virement de bord, il faut faire lofer la planche jusqu'à ce qu'elle ait passé l'axe du vent, tout en orientant le mât vers l'arrière. Ensuite, il faut changer de bord, remettre le mât vers l'avant ou le remettre droit suivant le virage effectué. Pour effectuer un empannage, il faut faire abattre la planche jusqu'à ce qu'on se retrouve dos au vent, ensuite on change la voile d'amure et on repart. La planche à voile est peu volumineuse par rapport à un voilier, et l'essentiel consiste à garder l'assiette du flotteur le plus à plat possible.

Les prises de carres, une fois au planning, sont quasiment identiques aux autres sports de glisse. Le véliplanchiste utilise l’assiette latérale pour orienter son flotteur, c'est ce qu'on appelle l'effet de carène lorsque la planche n’est pas au planning. En revanche, l’effet de carre est surtout utilisé en planche à voile, et plus particulièrement en funboard. Il se retrouve dans d’autres sports nautiques comme le wakeboard ou le surf, et est également utilisé en ski et en snowboard. L’effet de carre fonctionne à l’inverse de l’effet de carène : pour l'utiliser, il faut être obligatoirement au planning, ce qui implique d'incliner la planche sur le côté en appuyant sur les bords.

Concernant la position des pieds, certains se demandent si un pied avant derrière le mât avec une jambe tendue, et un pied arrière juste devant le dernier strap avec la jambe fléchie, le corps bien droit et les fesses rentrées, ne causerait pas de dérive ou un départ "en crabe" à force de pousser avec la jambe avant. Quand on débute, on a les deux pieds de chaque côté du mât ou juste derrière celui-ci. C'est le windsurfer qui transmet l'essentiel de la puissance de la voile au flotteur. On s'oppose à une force dans les bras par contrepoids et on la transmet par pression sur les pieds. Il est normal de dériver au début ; le feeling viendra par la suite. L'entraînement à chausser ses straps sur la plage sans voile peut être un excellent moyen d'acquérir l'automatisme. Un truc tout simple pour ne pas galérer en cherchant les straps sur trois bords pour les mettre : allez à terre, posez-vous sur le sable, virez l'aileron et le gréement de votre planche et entraînez-vous à trouver les straps les yeux fermés, en étant simplement debout sur la planche et en tâtonnant le moins possible. Forcez-vous à les passer dès que votre planche accélère ; après, c'est que du bonheur, le pilotage automatique engagé !

Réglages et Optimisation du Matériel pour le Planiing

Pour décoller plus tôt au planning et améliorer l'expérience de glisse, des réglages précis du matériel peuvent faire une sacrée différence. Ces ajustements, souvent subtils, influencent directement la capacité de la planche à glisser sur l'eau.

Un des premiers points à considérer concerne la position du pied de mât. Reculer le pied de mât libère un peu l'avant de la planche, qui sortira de l’eau plus vite, facilitant ainsi le départ au planning. Il est conseillé d'essayer par incréments d'un centimètre à la fois pour trouver le réglage optimal. Si le centre de poussée de la voile est trop avancé, cela peut rendre la planche difficile à contrôler et à faire planer. Dans ce cas, reculer le pied de mât et/ou remonter le wishbone peut aider à rééquilibrer l'ensemble. Si vous partiez d'une situation équilibrée, reculer le pied de mât devrait être accompagnée d'une diminution de la hauteur du wishbone pour garder la position du centre de poussée par rapport au flotteur.

Le réglage de la voile est également crucial. On croit souvent qu’il faut tout raidir pour que ça envoie, mais une voile trop étarquée devient nerveuse, plate et peu tolérante. Il est important de se rappeler que plus il y a de vent, plus vous pouvez étarquer. Votre voile doit être bien réglée en ouvrant légèrement en tête pour libérer l'excès de puissance et améliorer la stabilité. Gardez de la puissance au niveau du wishbone en creusant la voile, et positionnez le wishbone à hauteur d’épaule. Ces réglages permettent d'optimiser le profil de la voile pour un écoulement laminaire du vent, essentiel pour la portance et la vitesse.

L'aileron est souvent un des grands oubliés du tuning. Un aileron plus grand donne plus de portance, donc vous fait décoller plus vite. C'est un facteur déterminant pour le départ au planning, surtout par vent léger ou pour les planches plus volumineuses. Pour les straps, réglez-les très larges au début ; cela sera plus facile pour les enfiler. Pour les planches avec plusieurs positions, placez les straps avant au centre et ne mettez qu’un strap à l’arrière. Ne vous occupez pas des straps arrière au début, vous n'êtes pas prêt à les enfiler. Une fois que vous aurez un bon équilibre entre votre gréement et votre flotteur, regardez où vous mettez les mains sur le wishbone. Il est possible que votre réglage de ligne de harnais sur la plage soit inadapté en navigation, car le centre de poussée du gréement peut bouger. En résumé, pour partir tôt au planning, il faut régler, tester, et planne.

Le Funboard : Une Discipline Axée sur la Vitesse

Le funboard est une discipline du windsurf axée spécifiquement sur la vitesse et les figures acrobatiques. Les planches de funboard sont caractérisées par leur longueur plus courte et leur légèreté par rapport aux planches traditionnelles pour débutants. Un élément distinctif majeur est l'absence de dérive sur ces planches. Cette configuration est délibérément choisie pour favoriser le planning, la vitesse de pointe et la capacité à réaliser des jibes (empannages rapides et fluides). Pour le funboard, l'effet de care est particulièrement utilisé. Cet effet, qui fonctionne à l’inverse de l’effet de carène, nécessite impérativement d'être en planning pour être exploité, permettant au véliplanchiste d'orienter la planche avec une grande précision en s'appuyant sur le rail.

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