L'Esprit du "Va de bon cœur" : Une Odyssée Maritime et la Richesse des Expressions Nautiques

Le monde marin, avec ses défis, ses horizons infinis et ses légendes, a toujours nourri l'imaginaire collectif et enrichi le langage courant de métaphores puissantes. Au cœur de cette fascination se trouve l'histoire singulière d'un voilier nommé "Va de bon cœur", dont le destin extraordinaire est à l'image même de l'expression qu'il incarne : celui d'un engagement profond et sincère, dénué de toute arrière-pensée. Ce navire n'est pas seulement une prouesse technique ; il est le symbole vivant d'une détermination inébranlable et d'une passion qui traverse les décennies. L'étude de ce cas emblématique offre un point de départ idéal pour explorer la signification de l'expression "de bon cœur" et la manière dont l'univers nautique a imprégné nos conversations quotidiennes, offrant une palette d'expressions aussi poétiques qu'évocatrices.

L'Odyssée du "Va de bon cœur" : Une Vie de Persévérance Ancrée

Après quarante années de travaux, le bateau de Raymond Jaunin va enfin être transporté vers la Méditerranée, d’où il voguera vers Majorque, son port d’attache. Publié le 13.11.2021, l'achèvement de cette œuvre marque un chapitre poignant dans l'histoire de son constructeur. Raymond Jaunin sur son bateau «Va de bon cœur», qui est encore entreposé chez Fulliquet, à Cartigny, représente l'incarnation de la ténacité. Ni l’âge du capitaine, ni la pandémie, ni les soucis techniques n’auront eu raison du rêve de Raymond Jaunin. À 80 ans, le charpentier de Cartigny l’a réalisé. Le voilier de 16 tonnes et 17 mètres par 4,8 mètres qu’il construit depuis 1979 dans son hangar de Cartigny, est terminé. Il reste à le transporter à Port-Louis, un chantier naval situé à l’embouchure du Rhône. L’opération, qui n’est pas une sinécure, est prévue pour le 17 novembre, témoignant de l'ampleur du projet et de la complexité logistique de son déploiement.

Cela fait deux ans que Raymond Jaunin a repris la construction du bateau de ses rêves, un élan renouvelé après des années d'interruption. Les mâts se dressent désormais sur le navire installé au milieu des champs, offrant une vision saisissante de la concrétisation d'une ambition hors du commun. La persévérance de Raymond l’amène à bout touchant, mais les embûches sont nombreuses. Il surmonte un AVC, une pandémie mondiale et doit vendre sa maison pour finir son bateau ! Ces épreuves soulignent la force de caractère exceptionnelle de cet homme. « Va de bon Cœur » est enfin transporté en convoi exceptionnel sur les routes de France pour rejoindre la mer. Après plus de 40 ans, la coque est toute proche de toucher l’eau ! Un moment d'une rare intensité émotionnelle, marquant l'aboutissement d'une vie dédiée à une passion.

Raymond Jaunin, 84 ans, n’a jamais abandonné un rêve qu’il a nourri à partir de 35 ans et concrétisé près de cinquante ans plus tard en achevant la construction de son ketch baptisé Va de Bon Cœur. L’été dernier, il a enfin mis à l’eau son bateau. Raymond Jaunin a dû repousser maintes fois cette troisième mise à l’eau à cause de problèmes sur le moteur Perkins, d’époque, démontrant encore une fois sa capacité à surmonter les obstacles. « J’ai du mal à croire que j’ai construit ça », murmure Raymond Jaunin en regardant son fidèle bateau soulevé par un travel-lift, impressionnant portique de levage aux roues plus hautes qu’un homme. C’est ce qu’il faut pour transporter les 18 tonnes du ketch Va de Bon Cœur, mesurant 16,70 mètres de long et arborant 182 mètres carrés de voilure. « C’est la troisième fois que je le mets à l’eau, mais c’est toujours la même émotion », souffle l’heureux constructeur aux yeux bleus grand ouverts. Deux ans auparavant, en mars 2022, près de 80 personnes étaient venues voir le voilier flotter pour la première fois et fêter l’accomplissement d’un rêve. Car Raymond Jaunin, 84 ans, en avait 35 lorsqu’il a décidé de construire un bateau inspiré de Pen Duick III. Après avoir lu le récit du premier tour du monde de Marcel Bardiaux, Aux quatre vents de l’aventure (1958), il espérait lui aussi vivre un tel voyage, en famille, avec son épouse et ses enfants alors âgés d’un peu plus de 10 ans.

Le nom du voilier, « Va de bon cœur », trouve son origine dans le nom donné à l’un des compagnons du devoir de Raymond Jaunin. En 1982, en Suisse, Mr Raymond André Jaunin débute la construction de son voilier. C’est sur sa propriété que commence l’aventure à partir de troncs d’Acajou. Le vrai début commence en 1970 après la construction de son SNIPE. À cette époque, il s’établit à son compte dans la charpente, étant Compagnon Charpentier des Devoirs de Liberté. Son nom de Compagnon est « Romand La Persévérance », un nom prédestiné au regard de son projet. Marié en 63, avec deux garçons et une charmante épouse, il a du travail, mais il continue de rêver, et sa petite famille va bien. Après la lecture de « Aux Quatre Vents de L’aventure » de Marcel Bardiaux, il dessine et redessine son bateau, se calquant sur le sien, rêvant qu'un tour du monde en voilier serait formidable. Mais 9 mètres, c’est petit pour une famille. En 1975, un accident de travail l’ampute de plusieurs doigts de la main gauche, mais il a la chance d’être opéré par un des meilleurs chirurgiens de l’époque, le Docteur André Charnay qui deviendra, ainsi que son épouse, un formidable ami et avec qui il passera des jours en mer entre la Turquie et la Grèce sur « La Fraidieu » (vent du lac Léman). La chance lui sourit, on lui offre une place de maître d’apprentissage dans une école professionnelle pour les apprentis charpentiers ; il est déjà suppléant, mais là ce serait à plein temps. Le choix est fait, il boucle ses chantiers en cours et accepte le poste. L’enseignement lui laisse du temps, et en 1977, il contacte Georges Auzepy-Brenneur, architecte naval à la Celle-St-Cloud près de Paris, dont il connaît les références par le voilier Kritter construit pour la course autour du monde. Le rendez-vous est pris et il se retrouve avec son épouse devant deux ou trois plans de bateaux susceptibles de leur convenir. La charpente, il connaît, la construction navale un peu moins, mais n’appelle-t-on pas les constructeurs de bateaux « Charpentier de marine », alors pourquoi pas lui ?

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Les plans reçus, il démarre par les Épures et tracés échelle 1 :1, passant 15 jours à genoux, suivi du collage des 38 membrures, des baraults de pont, du montage du squelette, du collage de la semelle de quille, puis un démontage, l'ajustage des cloisons transversales et un remontage définitif. Une étape colossale qui le place presque un mois d’avance sur le planning. L'étape suivante est la pose des lisses, bauquières, contre-bauquière, renforts divers et le contrôle des courbes avec un coup de rabot par-ci par-là. Entre temps, le plaquage en Acajou a été commandé, scié et séché, représentant 700 m² en 6mm d’épaisseur. Prêt ? partez. Philippe Durr (constructeur naval et champion du monde 6m JO) et Daniel Deshuss (également constructeur naval) viennent fibrer la coque avec lui, rencontrant quelques petits problèmes avec la résine vite résolus. En 1982, pour le 40ème anniversaire de sa femme, tout est prêt : palans, élingues, main d’œuvre, famille et amis, porte grande ouverte et des spectateurs admiratifs. Avec une caméra super 8, la musique est lancée. Un jour de plus, mais lequel ! Le soir, le bateau est retourné et les larmes coulent. Une pensée est adressée à Tony Moline, navigateur malheureux de la transat en double, qui a construit son rorqual sur plan Auzepy mais perd son bateau lors de la course.

À partir de 1987, l’abandon est total, il quitte l’enseignement et il réouvre l’entreprise avec son fils. En 1990, il part en Afrique pour 6 mois de coopération technique au Cameroun, un retour difficile marqué par une cassure familiale et une séparation. De 1995 à 1998, il se consacre à l'achat et la réparation d’une maison de village, au travail à l’entreprise, et à des voyages. Un petit sursaut en 2003 voit la finition du pont avec un ami. Entre 2004 et 2018, le rêve est toujours présent, mais plus l’énergie ou plutôt la passion, pris par les aléas de la vie, il se disperse, avec le décès de son amie, et une nouvelle rencontre. La Russie devient son centre d’intérêt, avec des expériences et un voyage qui se termine par un « FLOP ». Se séparer du bateau, le vendre ? À qui ? Sans quille, sans hélice et gouvernail, sans rien de fini, c'est impossible. La patience de son fils François, qui tourne autour de ce monstre qui lui prend la moitié de l’atelier depuis 1987, est remarquable. En octobre 2012, grâce à ses amis Marcel et Betty, il fait une nouvelle rencontre. Roswitha entre dans sa vie. Le bateau l’interpelle, mais avant tout ils doivent organiser leur vie. En 2015, le choix est fait, ils vont s’expatrier en Espagne, à Majorque aux Baléares. Et le bateau ? Oublié… Seulement voilà, il trône toujours au milieu de l’atelier, il faut absolument libérer la place, d'autant plus que ses petits-fils entrent à leurs tours dans l’entreprise de leur père. Fin 2018, Marcel Lachat leur propose de le racheter pour une somme dérisoire, de le mettre dans son jardin musée et d’en faire un « mobile home ». C’est le déclic, le mot de trop. À cet instant précis, la décision est prise, Roswitha et lui l’ont décidé : ON VA LE TERMINER.

La première grande étape est la peinture de la coque d’un blanc immaculé, grâce à Phil et Antoine. Et voilà que le 15 juillet, le bateau sort de l’atelier en grandes pompes. Une place pour le finir lui est offerte par Arnaud Fulliquet dans la cour de son entreprise, à peine 1 km plus loin. À ce jour, la quille et le lest sont en place, le moteur et l’hélice vont suivre ainsi que le gouvernail. Il reste encore beaucoup de travail, et trouver des fonds devient indispensable jusqu’à la mise à l’eau, mais comme dit le dicton : « À Cœur Vaillant Rien d’impossible ». Que Dieu le garde de son amour et le préserve en bonne santé. Les prévisions sont optimistes, 5 à 6 mois et le bateau ira jusqu’à Marseille dans un chantier naval pour quelques finitions, puis, voguera jusqu’à Majorque, qui devrait être son port d’attache. Cet incroyable récit de persévérance et de passion démontre la signification profonde de l'expression "de bon cœur" : s'engager pleinement, avec une volonté pure, malgré les tempêtes de la vie.

Retour à l’été 2024. « C’est dans l’eau que c’est beau, un bateau », souffle Raymond Jaunin, alors que le grutier Fabien le complimente sur son voilier, la télécommande du travel-lift en main pour mener Va de Bon Cœur à la tant attendue darse de mise à l’eau. Ému, l’énergique Suisse regarde son brave voilier partir lentement, puis rentre dans sa fourgonnette blanche pour rejoindre directement la darse. À côté de la darse, trois voiliers s’abritent sur le quai d’accueil. « Il y a 40 nœuds établis dans le golfe de Fos-sur-Mer », nous apprend Stéphan, qui profite du spectacle en attendant de pouvoir repartir avec son trimaran bleu turquoise. « C’est limite pour la mise à l’eau, confirme le marin constructeur, il ne faudrait pas que ça souffle davantage. » Heureusement, Va de Bon Cœur est lourd et ne semble pas perturbé par le vent.

Quand les Flots Inspirent les Mots : L'Héritage Marin dans le Langage Courant

Mettre les voiles, avoir le vent en poupe, faire des vagues… De nombreuses expressions de marins font désormais partie du langage courant. Il faut dire qu’elles illustrent à merveille certaines situations du quotidien, non sans une pointe de poésie. L'univers marin est au cœur de l’identité de Pimpant, une entreprise qui a su intégrer cette richesse lexicale à sa philosophie. C'est d'ailleurs lors d'une balade à la mer que le projet est né. En effet, Juliette, la fille des co-fondateurs de Pimpant, leur a demandé d’où venait le déchet plastique qu’elle venait de trouver. De là, Karline et Baptiste se sont mis à réfléchir pour trouver une solution qui permet de réduire l’utilisation de plastique jetable à la maison. C’est ainsi que le projet des produits d’hygiène et d’entretien rechargeables est né, traduisant un engagement « de bon cœur » pour l'environnement.

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Chez Pimpant, leur moteur est de planter la graine du changement pour les générations futures. En ce sens, ils développent des produits sains pour la santé et respectueux de l’environnement. Fabriqués en France, rechargeables, composés d’actifs et d’ingrédients d’origine naturelle ou naturels, ludiques et sensoriels, tous leurs produits sont aussi efficaces ! Chez Pimpant, on a aussi un attachement particulier à l’Océan et à la mer. Ce n’est pas pour rien que le siège de l’entreprise et sa logistique se trouvent en bord de mer ! Ce n’est pas un secret, l’Océan est le poumon bleu de la planète et il est aussi un puits carbone très important. C’est pour ces raisons qu’il est important de le préserver. En bref, toutes ces choses font que chez Pimpant, nous raffolons du vocabulaire nautique - vous pouvez d’ailleurs retrouver quelques expressions sur leur site ! Du coup, ils se sont dit que ce serait pas mal de vous partager leurs 23 expressions de marins préférées ! Chez Pimpant, ils sont des marins dans l’âme. Ce qui leur plaît le plus, chez les moussaillons ? Leur humour décalé bien sûr et leur bonne humeur, mais aussi leur sens de la formule et leur engagement envers la mer. Leur amour pour l’univers marin se ressent d’ailleurs jusque dans leurs prises de parole.

Décryptage des Expressions Maritimes : Un Voyage Lexical au Fil des Vagues

Le langage des marins, né des nécessités de la navigation et de la vie en mer, est d'une richesse incomparable. Ses images fortes et son sens pratique ont naturellement trouvé leur place dans notre vocabulaire quotidien. Voici quelques-unes de ces expressions imprégnées d’eau salée, dont la signification, souvent imagée, révèle la sagesse des gens de mer.

Expressions Liées à l'Action et à l'Engagement

  • Être sur le pont : Quand un matelot est sur le pont, c’est qu’il est paré à l’abordage, prêt à agir. Dans la vie quotidienne, cela signifie “être à son poste”. Cette expression rappelle d’ailleurs la fameuse phrase “tout le monde sur le pont !” qui fait référence au combat naval, soulignant l'urgence et la nécessité d'une mobilisation générale.
  • Mettre les voiles : Ici, pas de mystère. Cette expression, qui date des années 1900, signifie tout simplement “s’en aller discrètement”, comme un bateau qui hisserait ses voiles pour voguer vers de nouveaux horizons. L'idée de départ, souvent subreptice, y est intrinsèquement liée.
  • Cap sur… : À l’origine, l’expression “mettre le cap sur…” signifiait pour les marins “diriger le navire” vers une direction donnée. Appliquée à la vie de tous les jours, l’expression signifie donc “prendre une certaine direction”, une orientation résolue vers un objectif.
  • Jeter l'ancre : Dans l’univers des pêcheurs et autres navigateurs, jeter l’ancre revient à immobiliser un bateau en jetant son ancre dans la mer. L’expression marine signifie donc, pour le commun des mortels vivant sur la terre ferme, s’installer quelque part. Elle évoque un arrêt, une pause durable. L’expression lever l’ancre quant à elle signifie l’inverse, à savoir “s’en aller”, reprendre son chemin.
  • Prendre le large : Si elle est particulièrement courante aujourd’hui, cette expression ne date pas d’hier ! Dès le XVe siècle, on l’utilisait pour désigner les bateaux qui s’en allaient en haute mer, loin des côtes. Dans le langage courant, “prendre le large” signifie “partir”, un peu comme l’expression “mettre les voiles”, mais avec une connotation de liberté et d'éloignement.
  • Virer de bord : Cette expression est transparente et signifie comprendre par là changer de direction, faire demi-tour. Elle est souvent utilisée pour évoquer un changement d'avis ou de stratégie.
  • Faire avec les moyens du bord : Dans l’univers de la marine, cette expression prend tout son sens. En effet, les navigateurs sont souvent amenés à se débrouiller avec les seules ressources dont dispose leur équipage. Dans la vie courante, cela implique donc de se débrouiller avec ce qu’on a, en faisant preuve d'ingéniosité et de résilience face aux contraintes.

Expressions Liées aux Conditions et au Succès

  • Bon vent ! : Aujourd’hui, lorsqu’on s’exclame “bon vent !” à quelqu’un, c’est souvent une manière polie de signifier “bonne route !” ou “bonne continuation”. Mais à l’origine, on dégainait cette expression aux marins pour leur souhaiter d’avoir une météo clémente. Elle était donc à prendre au mot… Eh oui, car seul un bon vent peut assurer une navigation sûre et agréable aux matelots ! Elle est le souhait d'une aide favorable pour la réalisation d'un projet.
  • Avoir le vent en poupe : Si vous êtes l’enfant spirituel de Jacques Cousteau, vous le savez déjà : le terme “poupe” désigne l’arrière d’un bateau. Lorsqu’un bateau à voile a le vent en poupe, cela signifie donc que le vent facilite sa navigation, puisque le voilier est propulsé en avant grâce au vent qui souffle de l’arrière. Le sens figuré, nous le connaissons aujourd'hui ! Avoir le vent en poupe, cela veut dire réussir ou être tendance - en fonction du contexte. C'est l'image d'une situation où tout concourt au succès.
  • Arriver à bon port : Après avoir bénéficié d’un bon vent, un bateau arrive à bon port. Logique ! On comprend donc aisément que cette expression, qui date du XIVᵉ siècle, signifie “atteindre sa destination” ou, plus généralement, son objectif. C'est la métaphore de l'accomplissement et de la réussite après un parcours semé d'embûches.
  • Veiller au grain : Si l’expression signifie aujourd’hui “être prudent”, elle fait surtout référence au domaine maritime. En effet, au XIXe siècle, on désignait par “grain” une tempête imprévisible nécessitant une grande vigilance. Elle incarne la nécessité d'une attention constante face aux dangers potentiels.

Expressions Liées aux Personnes et aux Caractères

  • Marin d'eau douce : Si, un jour, on vous traite de marin d’eau douce, moussaillon, ce n’est certainement pas pour vous flatter ! Par définition, un marin d’eau douce est un amateur, puisqu’un vrai marin navigue en mer : il affronte la houle et traverse les océans. L’expression désigne donc quelqu’un d’inexpérimenté, manquant de savoir-faire ou de courage face à l'adversité.
  • Vieux loup de mer : L’expression désigne un marin expérimenté, qui en a dans la bouteille. C’est tout l’inverse du marin d’eau douce quoi. Le vieux loup de mer a mené sa barque, parcouru l’Atlantique, le Pacifique. Dans la vie de tous les jours, on désigne par vieux loup de mer un homme endurci et expérimenté, qui a acquis une grande sagesse grâce à son vécu.

Expressions Liées aux Difficultés et aux Situations

  • Se faire mener en bateau : A priori, cette expression n’a aucun sens, et c’est normal. Elle doit son existence à une simple déformation linguistique ! Issue du Moyen-Age, l’expression faisait au départ référence aux bateleurs, ces saltimbanques connus pour leurs tours d’adresse. Mais avec le temps, le terme de bateleur s’est doucement confondu avec le mot « batelier », qui désigne le capitaine d’un navire fluvial. Résultat ? “Mener en bateau” signifie désormais duper quelqu’un, lui raconter des bobards, une explication qui met en lumière l'évolution fascinante du langage.
  • Être dans les parages : Lorsqu’on cherche un objet qui se trouve dans les parages, cela signifie qu’il se trouve à proximité. Mais à l’origine, le mot parage (au singulier) désignait un espace maritime situé près d’une terre, soulignant la notion de proximité géographique.
  • Être dans une mauvaise passe : Ou, autrement dit, traverser une période difficile. Pour un navigateur, l’expression signifie “être au creux de la vague”, qui rime avec chute - contrairement à la crête de la vague, qui symbolise l’élan et l’énergie. C'est l'image d'un moment de vulnérabilité ou de crise.
  • Être au taquet : L’expression signifie généralement que l’on se donne à fond. Chez Pimpant par exemple, on est tous au taquet pour vous proposer le meilleur des produits rechargeables ! Mais qu’est-ce qu’un taquet ? Dans l’univers de la navigation, le taquet est un dispositif permettant de maintenir le cordage d’un navire à une certaine position, impliquant une tension maximale et une action énergique.
  • Prendre une biture : ou, autrement dit, boiiiire tout son soûl ! Une expression qui tire une fois de plus son origine de l’univers marin (ils sont fous ces pirates !). Par « biture », on désigne en effet un câble qui se déroule lors du mouillage de l’ancre. On peut donc supposer qu’il faut être à quai pour prendre la biture. Et si l’on est à quai, on peut donc boire. Elle dépeint une consommation excessive d'alcool, souvent associée aux périodes de relâche après le travail en mer.
  • Ce n'est pas la mer à boire : Popularisée par Jean de la Fontaine au XVIIe siècle, cette métaphore un poil exagérée invite à relativiser. Peu importe la tâche qui nous impressionne, elle n’est pas impossible. Elle dédramatise une situation qui semble insurmontable.
  • Faire des vagues : Par définition, une vague est exubérante, imposante, parfois même déchaînée. Lorsqu’on fait des vagues, on génère de l’agitation, donc. Cette expression est utilisée pour décrire quelqu'un qui provoque du remue-ménage ou attire l'attention.
  • Aller à contre-courant : Une expression au sens assez transparent, qui signifie que l’on défie la tendance générale. Dans l’univers aquatique, un contre-courant est un courant marin secondaire qui s’oppose au courant principal. Elle illustre l'acte de s'opposer à la majorité, d'adopter une voie différente.
  • Naviguer en haute mer : Lorsqu’un marin navigue en haute mer, celle-ci s’étend à perte de vue. Il n’y a pas de rivage à l’horizon. Cette navigation s’oppose à la navigation côtière. Elle évoque un éloignement des terres, une aventure lointaine et souvent risquée.
  • Promettre mer et monde : C’est un peu la variante maritime de l’expression promettre monts et merveilles. Dans les deux cas, il s’agit de promettre des choses extraordinaires, mais pas forcément réalisables. Elle souligne l'exagération des promesses, souvent faites sans réelle intention ou capacité de les tenir.

"De Bon Cœur" : Une Essence de Positivité et de Sincérité

L'expression "de bon cœur" dépasse le simple contexte maritime pour décrire un état d'esprit, une manière d'agir. L'origine de l'expression "rire de bon cœur" réside dans le fait de rire avec le cœur léger, sans moquerie ou arrière-pensée. Le bon cœur est signe de comportement positif. Cela signifie accomplir une action avec sincérité, générosité et sans contrainte. Quand Raymond Jaunin a entrepris la construction de son voilier « Va de bon cœur », il l'a fait avec cette détermination profonde, cette absence de calcul et cette pure passion qui caractérisent un acte "de bon cœur". Son projet, fruit de décennies de travail acharné, est une illustration parfaite de l'adage "À Cœur Vaillant Rien d’impossible", une maxime signifiant qu'il ne faut pas baisser les bras, peu importe la situation. Aller de l'avant sans se décourager, telle est la maxime de ce proverbe, et elle a guidé chaque étape de l'entreprise de ce charpentier.

Le concept de "bon cœur" imprègne également l'approche de l'entreprise Pimpant, dont le moteur est de planter la graine du changement pour les générations futures. En développant des produits sains pour la santé et respectueux de l’environnement, fabriqués en France, rechargeables et composés d’ingrédients d’origine naturelle, Pimpant agit "de bon cœur" pour un avenir plus durable. Leur attachement particulier à l'Océan et à la mer, ce poumon bleu et puits carbone important qu'il faut préserver, est un engagement sincère qui résonne avec la pureté de l'intention que l'expression véhicule. Agir "de bon cœur", c'est donc s'investir pleinement, avec conviction et sans calcul, que ce soit dans la construction d'un rêve personnel, la préservation de l'environnement ou l'appréciation des richesses linguistiques léguées par le monde maritime.

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