Le Jeanneau Symphonie, plus qu'un simple voilier, incarne un pan de l'histoire de la plaisance française, unissant des récits de famille, des refits ambitieux et des rêves d'évasion maritime. Ce bateau, conçu à une période charnière pour la construction navale, continue de susciter l'intérêt et la passion, se révélant être un choix privilégié sur le marché de l'occasion pour ceux qui cherchent à allier robustesse, performance et une histoire riche. Son accessibilité et ses qualités intrinsèques en font une alternative attrayante pour les amateurs de navigation, qu'ils soient en quête d'un projet de restauration ou d'un compagnon fiable pour de nouvelles aventures.
Une Renaissance Familiale : L'Histoire Émouvante du Symphonie Comby
Au-delà de l’épatant refit d’un classique des années quatre-vingt, cette histoire est celle d’une fratrie cabossée par le deuil. C'est l'histoire d'un bateau de famille perdu de vue et retrouvé, sorti des limbes de l’oubli. Puis restauré, réparé comme on répare la vie. Les bateaux de famille ne sont pas comme les autres, porteurs de souvenirs et d'émotions intenses. Si l’histoire du Symphonie de la famille Comby est particulièrement poignante, c’est sans doute parce que la fratrie est attachante, témoignant d'un lien indéfectible avec leur passé maritime.
L'aventure familiale avec le précédent bateau, un Evasion 32, a commencé un été mémorable de 1982. Pour cette croisière, Bertrand Comby avait embarqué trois adolescents sur le voilier familial. Parti de Marennes, son port d’attache, le joyeux équipage avait fait route vers la Vendée, puis la Bretagne. Avec ses nouvelles voiles, le Saint-Grégoire faisait merveille dans la brise. Dire qu’ils se plaignaient serait exagéré, disons qu’ils avaient pris l’habitude de déplorer son poids, son fardage et son manque d’allant au près. Le père encaissait, stoïque, sans doute déjà en réflexion pour le futur. C'est dans ce contexte que le projet d'acquérir un Symphonie a pris forme. Un fringant Symphonie, produit par le chantier Jeanneau depuis quelques années sur un plan signé par un tout jeune architecte qui commençait à se faire un nom, Philippe Briand, représentait une perspective enthousiasmante pour la famille. Bertrand Comby avait signé pour ce bateau immédiatement disponible et pour la reprise de l'Evasion en question, marquant un nouveau chapitre pour la famille. Et c’est ainsi que tout a commencé cet été-là, y compris l’idylle entre Anne, la grande sœur, et l’ami invité qui est aujourd’hui son mari, entremêlant les souvenirs personnels à l'histoire du bateau.
Cependant, l'histoire du Symphonie de la famille Comby est aussi marquée par la tragédie, et elle est moins légère, hélas. Un triste jour de mai 1989, Bertrand Comby disparaît brutalement dans un accident de voiture. Malgré la tragédie et peut-être justement pour ne pas rompre le dernier fil qui les rattachait à leur père, les enfants voulaient garder le bateau. C’était un crève-cœur, un de plus, mais il fallait vendre. Le bateau fut vendu, laissant un vide et un souvenir précieux mais lointain.
Puis, le destin intervient. Un coup de chance incroyable, considérant que 367 Symphonie sont sortis de l’usine des Herbiers ? Si on veut, c'est ce que l'on pourrait penser au vu de la rareté de l'opportunité. C'est Pierre Comby qui, animé d'une détermination profonde, a retrouvé et racheté le Symphonie familial. Au vendeur qui lui vantait les qualités du bateau, il a coupé le sifflet et n’a demandé qu’une chose : le nom du premier propriétaire mentionné sur le carnet de francisation. La confirmation était sans appel : c’était bien Bertrand Comby. Comme on vous l’a dit : le Comby est impulsif ! Cette impulsion était en réalité une quête de réappropriation, un désir de "remettre les choses à leur place".
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Lors de l’achat, le Symphonie était dans un état pitoyable, mais son Yanmar était neuf, un point de départ prometteur pour la restauration à venir. Le Symphonie, dans son jus, avec un lest rouillé et une dérive bloquée, lors de sa livraison à Aigues-Mortes, témoignait d'un besoin urgent d'attention. Il était grand temps que quelqu’un s’en occupe, et Pierre Comby était prêt à relever le défi. L’idée de Pierre était claire : que le bateau reparte sur des bases saines et solides « pour les vingt prochaines années ». Autrement dit, qu’il reste un bateau de famille et embarque son fils Gauthier comme Pierre et ses frères avaient été embarqués par leur père. De ce côté-là, c’est plutôt bien parti à en juger par la banane qu’affiche le jeune Gauthier en question, à la barre sous la houlette souriante de son père. Les archives Voile Magazine de juin 2023, accompagnées de photos de F.-X., illustrent cette passation. Un cliché d’époque que nous nous sommes amusés à reconstituer, montrant de gauche à droite Antoine, Grégoire (au second plan et à la barre), et Pierre Comby, soulignant la continuité familiale. La bouée couronne, celle du précédent Saint-Grégoire, un Evasion 32, avait même voyagé dans le temps jusqu’au Symphonie 2023, symbole de cette fidélité aux origines. Grégoire, l’aîné des frères Comby, a ainsi retrouvé à la barre des souvenirs de jeunesse, des moments précieux partagés autrefois. Pierre, tout sourire au milieu de ses frères, a tenu son pari. Par passion pour ce sympathique croiseur des années quatre-vingt ? Pour revivre une tranche d’enfance, raviver le souvenir de son père ? La réponse, il la laisse tomber après un temps d’introspection : ce qu’il voulait, c’était « remettre les choses à leur place », un projet de cœur autant qu'un chantier naval.
La Rénovation d'un Classique : Précision et Savoir-Faire
La restauration du Symphonie de la famille Comby est un exemple remarquable de la manière dont la passion et le savoir-faire peuvent redonner vie à un bateau en fin de course. Pierre Comby s'est retoussé les manches, bénéficiant de l’aide précieuse de Philippe Achard, un technicien aux mains d’or et formateur à l’Institut nautique de Méditerranée. Ensemble, ils ont entrepris un travail d'une minutie exceptionnelle.
Sur la coque, le gel-coat des œuvres vives a été entièrement pelé pour un traitement osmose complet. Après un long séchage, un tissu a été stratifié à l’époxy avant peinture, garantissant une protection durable et une surface impeccable. Les œuvres mortes ont bénéficié d'une laque quasi miroir, réalisée sans trucage et en plein air, témoignant de la qualité du travail accompli. Le lest a été sablé, ce qui n’était pas un luxe compte tenu de son état initial. Sur une image du remontage du lest, on peut même distinguer la tête de la nouvelle dérive. En effet, la dérive, oxydée à cœur et bloquée dans le saumon, était bonne pour la ferraille et a dû être remplacée.
Le cockpit a également été l'objet d'une attention particulière. Dans le cockpit, Philippe s'est fait plaisir avec des lattes de teck travaillées une à une, collées et jointées avec amour, un travail fait main qui confère une esthétique et une durabilité remarquables. Les lames de teck ont été façonnées individuellement pour le cockpit, ajoutant une touche d'artisanat.
À l’intérieur, même application quasi maniaque dans le calage des nouveaux planchers aux rainures parfaitement alignées, où l'attention aux détails est visible à chaque recoin. Dans le carré, à l’heure du casse-croûte, on pourrait se croire dans un bateau neuf. La légende d'une photo mentionne: "En 1981. Pierre Comby (à droite) confortablement installé dans les selleries neuves du carré avec son frère Grégoire et l’ami Philippe Achard (à gauche), les mains d’or du Symphonie", suggérant que le résultat final évoque la fraîcheur et la qualité de l'époque d'origine. Les dimensions intérieures sont généreuses pour un bateau de cette taille : la hauteur sous capot dans le triangle avant est de 1,70 m, et la hauteur sous barrots dans le cabinet de toilette atteint 1,75 m. La table du carré mesure 86 x 73 cm, sans compter l’abattant de 70 cm, offrant un espace convivial. La table à cartes est de 98 x 64 cm. La soute bâbord est immense, et l'état de surface des parois est plus flatteur que sur bien des bateaux neufs, prouvant la qualité de la rénovation. Derrière l’épaule de Pierre, la toile ouverte sur la cuisine abrite la huche à pain, un détail charmant qui évoque un certain art de vivre à la française. La huche à pain, vue côté cuisine, illustre cette recherche d'authenticité et de fonctionnalité.
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La plomberie a également été entièrement refaite. Quitte à refaire la plomberie, Philippe Achard a même réussi à intégrer un receveur dans le plancher du cabinet de toilette qui devient une douche, avec sa pompe de vidange. La douche pourra servir, notamment grâce à la capacité accrue en eau douce : Pierre n’a pas lésiné sur l’eau douce, avec 100 litres dans ce réservoir inox. Une cuve à eaux noires d'une capacité de 30 litres a également été installée par Philippe Achard, modernisant ainsi les équipements. L'intégralité du système électrique a été revue avec la même rigueur. À l’image de ce tableau électrique tout neuf, la totalité de l’électricité a été refaite avec un soin quasi maniaque par Philippe Achard. Il n’y a plus un câble, plus une cosse d’origine, garantissant une fiabilité et une sécurité optimales.
Les équipements de pont et le gréement n'ont pas été oubliés. Un nouveau panneau de pont a été installé, ainsi qu'un nouvel accastillage, incluant des winches à self-tailing, qui se révèlent être bien pratiques pour la manœuvre. Un nouveau gréement dormant et courant, de même que de nouvelles voiles, ont été installés, optimisant les performances du voilier. Les opérations de ré-accastillage annonçaient joyeusement la fin du chantier, promettant des navigations sereines. Malgré cette rénovation exhaustive, un seul point faible a été identifié en circulant à bord de ce Symphonie fantastique : un antidérapant un peu juste. Il faudra plus de billes de verre la prochaine fois, une petite imperfection facilement corrigeable face à l'ampleur du travail accompli. Le résultat est un bateau qui allie le charme de son époque à la fiabilité des équipements modernes. Grégoire, l’aîné, a ainsi pu envoyer la grand-voile en vitesse avant de se mettre à l’écoute de génois, et le Symphonie a pu allonger sa foulée dans une fin de tramontane fraîche mais maniable, prouvant ses qualités retrouvées.
Le Jeanneau Symphonie : Un Voilier Historique et Innovant
Le Symphonie est un voilier construit par le chantier Jeanneau, de 1979 à 1983. Ce plan Briand est un bateau qui a marqué un tournant dans l’histoire du chantier vendéen. Il a été une passerelle entre deux générations de voiliers, témoignant des évolutions de la plaisance de l'époque. La fin des années 1970 et le début des années 80 ont effectivement marqué un tournant significatif dans le monde de la plaisance. Cette époque a profondément bouleversé la construction navale, voyant l'émergence de nouvelles techniques et de conceptions innovantes.
Les années 1970 avaient permis l’éclosion des voiliers en polyester, notamment avec la sortie de modèles emblématiques comme le Golif et le Grand largue, de Maurice Edel, qui ont démocratisé la voile et l'accès à la propriété d'un bateau. Le début des années 80 a ensuite été l’avènement d’une nouvelle idée de la plaisance, plus orientée vers la croisière et le confort à bord, en réponse à l'évolution des attentes des plaisanciers. Le Symphonie de Jeanneau a été, pour le chantier, une passerelle cruciale entre ces deux époques, intégrant les leçons du passé tout en anticipant les besoins futurs.
À la fin des années 70, le chantier Jeanneau devait impérativement renouveler sa gamme de voiliers. Constituée alors des Poker, Brin de Folie, Sangria et autres Love Love, la gamme avait pris un coup de vieux et nécessitait un souffle nouveau pour rester compétitive. Le constructeur a alors sorti quelques nouveautés qui ont rencontré un succès incontestable, comme le Mélody, un excellent plan Mauric, et l’Aquila, démontrant la capacité d'innovation du chantier. Pour ce nouveau voilier de 9 mètres, Jeanneau a pris la décision stratégique de faire appel à Philippe Briand, un jeune talent prometteur. Le Symphonie allait ainsi devenir le premier voilier de série du jeune architecte français. Ce fut le premier d’une longue carrière, ponctuée de nombreux succès, avant qu’il ne s’oriente vers le yachting, laissant une empreinte durable dans le design naval.
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Cependant, ce plan Briand ne trouvera pas le succès commercial escompté à l'origine. Si plus de 300 exemplaires (précisément environ 367 unités vendues) sont sortis du chantier Jeanneau, ce score reste modeste par rapport à d’autres voiliers de l'époque. Il s'est retrouvé un peu coincé, dans le catalogue du chantier, entre le Mélody, encore produit avec succès, et le fameux Rush, qui allait marquer son temps. Le Rush, de Ron Holland, est arrivé seulement un an plus tard et sera construit, lui, à près de 600 exemplaires, illustrant la concurrence féroce et l'évolution rapide du marché.
Caractéristiques Techniques et Vie à Bord du Symphonie
Malgré un succès commercial initial modeste, le Jeanneau Symphonie s'est imposé comme un excellent bateau, dont les qualités marines sont reconnues. On retrouve là, ce qui fait la caractéristique de Philippe Briand : des lignes équilibrées et un comportement sûr en mer. Sans être une bête de près comme le Rush, le Symphonie est un voilier performant et au comportement sain en mer. Il passe bien dans les vagues et supporte bien les coups de vent, faisant de lui un compagnon fiable pour diverses conditions météorologiques. Il apprécie tous les types de temps, une polyvalence qui le rend attrayant pour les navigations côtières comme pour les croisières plus longues. Avec une voilure généreuse, il assure une navigation agréable, permettant d'atteindre des vitesses honorables, même dans un petit temps, offrant des sensations de glisse appréciables. Son cockpit bien pensé et sa barre équilibrée ajoutent à l'expérience de navigation, offrant une sensation de sécurité aux marins. Toutefois, ses limites se manifestent lorsqu'il s'agit de remonter au près, où il peut montrer moins d'efficacité par rapport à certains de ses concurrents, un trait caractéristique qui doit être pris en compte par les puristes de la performance au vent. Cette caractéristique, bien que notable, n'enlève rien au fait que le Symphonie demeure un excellent compagnon pour les croisières, offrant une expérience confortable pour les équipages, tout en restant un modèle apprécié des amateurs de navigation.
Le Symphonie existe en 3 versions, offrant aux acheteurs d'occasion différentes options. Dès le départ, le chantier a proposé les versions Petit Tirant d’eau (PTE) et Grand Tirant d’eau (GTE). La dernière étant, tout logiquement, la plus performante, privilégiée par ceux qui recherchent de meilleures aptitudes au près et une meilleure stabilité.
Côté aménagements intérieurs, le Symphonie a représenté une évolution positive de ce que proposait Jeanneau à l’époque. Il faut bien avouer que la finition n’était pas le fort du chantier à l’époque, l’Aquila en étant un bon exemple. Mais sur le Symphonie, les aménagements ont été mieux travaillés, marquant un progrès dans la qualité perçue et le confort. Il en ressort un intérieur plutôt cosy et confortable, des qualités appréciées par les plaisanciers. Avec une longueur de 9,5 mètres et une largeur de 3,25 mètres, ce voilier est conçu pour offrir un espace intérieur agréable et fonctionnel, optimisant chaque recoin.
L'aménagement intérieur se compose d'une petite cabine à l'avant, idéale pour l'intimité, ainsi qu'un carré lumineux et spacieux avec des banquettes confortables et une grande table convertible en couchage, offrant des possibilités d'hébergement flexibles. Au pied de la descente, vous retrouvez un coin cuisine en U, très spacieux, faisant face à une vaste table à cartes, un agencement pratique pour la vie à bord. Derrière cette dernière, la couchette cercueil est fonctionnelle, offrant un poste de veille ou un lit d'appoint. Le carré est très volumineux, confortable et libère une coursive pour aller vers l’avant, ce qui améliore la circulation à l'intérieur. La partie située à bâbord se transforme en couchette double, augmentant la capacité d'accueil. Si le Symphonie n’a pas de cabine arrière, il propose un volume très agréable dans le carré, compensant l'absence d'une cabine dédiée. La cuisine en L est bien équipée avec deux éviers, une gazinière et un réfrigérateur, tandis qu'un espace de rangement généreux permet d'organiser facilement les affaires, un aspect crucial pour les croisières.
Côté navigation, la voilure se compose d'une grand-voile, d'un génois lourd et d'un génois léger, accompagnés d'un spi symétrique qui apporte une polyvalence appréciable. Ce mix optimal de dimensions adaptées, d'aménagement intelligent et de voilure variée fait de ce modèle un choix idéal pour les sorties en mer, que ce soit pour une courte escapade ou une croisière plus longue, s'adaptant aux préférences et aux conditions.
Le Symphonie d'Occasion : Un Choix Idéal pour les Navigateurs
Le Jeanneau Symphonie, conçu à la fin des années 1970 par l'architecte naval Philippe Briand, a vu le jour dans un contexte où le chantier Jeanneau souhaitait renouveler sa gamme de voiliers. Ce modèle représente une transition marquante dans l'histoire de la marque, intégrant des caractéristiques de confort et de performance qui répondaient aux nouvelles attentes des plaisanciers de l'époque.
Bien que son succès commercial initial ait été limité, avec environ 367 unités vendues, il a su s'imposer comme un voilier d'occasion accessible, offrant une belle alternative pour les amateurs de navigation en quête de valeur. Ce modèle a ouvert la voie à des designs plus modernes et adaptés à la croisière, tout en conservant l'esprit de la navigation traditionnelle, attirant ainsi un large public en quête d'aventure et de sécurité en mer. C'est un bateau parfait pour un couple à petit budget, souhaitant naviguer sur un bateau costaud, marin et bien construit, offrant un excellent rapport qualité-prix sur le marché secondaire. De plus, il est souvent proposé sur le marché de l'occasion à un prix raisonnable, rendant ce modèle accessible à un large éventail de navigateurs, des débutants aux marins plus expérimentés. Explorer nos nombreuses fiches voiliers avec présentation, histoire, avis et fiche technique peut souvent révéler des pépites comme le Symphonie.
Préparer l'Aventure : L'Exemple de Mederic et Marie
Le marché de l'occasion offre des opportunités uniques de réaliser des rêves marins, et le Jeanneau Symphonie se prête particulièrement bien à ces projets ambitieux. Mederic, 24 ans, moniteur de voile aux Glénans, et Marie, sa sœur de 30 ans, développeuse web, en sont un parfait exemple. Ils ont acheté un Symphonie d'occasion dans le but de réaliser leur rêve de large et d'entreprendre une transat au sextant, une véritable aventure qui allie tradition et défi personnel.
Leur inspiration est venue de sources contemporaines et profondes. Marie explique : « On a suivi le Vendée Globe 2020-2021, et notamment le film sur la course autour du monde d'Alan Roura », des récits qui ont nourri leur désir d'aventure. Leur parcours nautique, bien que différent, les a préparés à cette entreprise. Si Mederic a navigué de 7 à 10 ans en Optimist, Marie, elle, a pris ses premiers cours de dériveur aux Glénans au moment du déconfinement, en compagnie de son frère, marquant le début d'une passion partagée. En 2021, ils réitèrent l'expérience, consolidant leurs compétences. Mederic a poursuivi sa formation au centre de voile, qui, en échange d'un programme de bénévolat pour entretenir la flotte, propose des formations à la voile. Le jeune homme a ensuite basculé sur un programme de découverte de l'habitable avant d'enchaîner une formation de monitorat et d'occuper un poste de moniteur en septembre 2022, acquérant ainsi une expertise précieuse. Marie, de son côté, a également refait un stage de croisière chaperonné par son moniteur de frère, bénéficiant de son expérience. Depuis, Mederic a obtenu son Yachtmaster Offshore et passe actuellement le grade Ocean, qu'il fera valider après une navigation au sextant, témoignant de son engagement envers la haute mer. Marie exprime avec enthousiasme sa motivation : « J'ai adoré le dériveur, être dehors tout le temps, proche de l'eau. Cette transat, c'est à la fois de l'aventure et de l'évasion, mais aussi des connaissances techniques à apprendre. C'est hyper grisant… », capturant l'essence de leur projet avec le Symphonie.