Le nom "Fréquence Jazz" résonne à travers différentes sphères du monde maritime, évoquant à la fois des défis de navigation solitaire autour du globe, des innovations en matière de construction navale, et des expressions culturelles uniques qui prennent le large. Ce vocable, porteur d'une dualité entre la rigueur de la haute mer et la fluidité de la musique, a marqué des parcours et inspiré des discussions passionnées au sein de la communauté des navigateurs et des amateurs de voile.
Fréquence Jazz : Symbole d'une Première Circumnavigation Solitaire
L'une des manifestations les plus emblématiques du concept de "Fréquence Jazz" est sans doute liée au premier tour du monde réalisé par Jacques Riguidel. Son périple à bord de son voilier, également nommé Fréquence Jazz, représente une prouesse maritime significative. Ce voilier, d'une taille de 9,73 mètres, est devenu le compagnon de cette aventure qui a par la suite été immortalisée dans un livre intitulé « Un tour du monde en solaire ». Ce récit témoigne de l'engagement de Jacques Riguidel envers une navigation respectueuse de l'environnement, privilégiant des sources d'énergie alternatives. La mention d'un "TDM … 28000 milles … 210 jours …" dans les discussions révèle l'ampleur et la durée de tels voyages, soulignant les défis considérables qu'ils représentent pour un navigateur solitaire.
Le retour à terre de Jacques Riguidel ne marqua pas la fin de son amour pour le large. Après cette première expérience réussie, où le "Fréquence Jazz" fut le témoin silencieux de son audace, sa passion pour l'océan reprit le dessus. Cette persévérance illustre la force de l'appel du grand large qui pousse certains hommes et femmes à toujours chercher de nouvelles aventures maritimes.
L'Héritage et la Quête d'Autonomie : Le Projet Solar 34 de Jacques Riguidel
Fort de son expérience avec le voilier Fréquence Jazz, Jacques Riguidel a entrepris un nouveau projet ambitieux : la construction du Solar 34. Cette initiative s'inscrit dans la continuité de sa philosophie de navigation autonome et écologique. L’homme se mit en tête de construire un nouveau bateau pour repartir, cette fois-ci, à l’envers pour une deuxième circumnavigation en solitaire, toujours en privilégiant l’énergie solaire aux énergies fossiles. C'est une démarche cohérente qui renforce l'idée de durabilité qu'il chérit. « J’ai choisi, comme lors de mon premier tour du monde, d’utiliser l’énergie solaire pour des raisons techniques et idéologiques », explique Jacques Riguidel. Cette approche ne se limite pas à la navigation de plaisance, car, comme il le mentionne, « le bateau pourra être réutilisé ensuite en croisière ou en école ». Cette perspective d'une seconde vie utile pour l'embarcation s'aligne parfaitement avec son souhait d'un avenir plus durable pour la voile.
Le Solar 34 est un projet de construction personnelle, guidé par les plans de David Réard. Ce voilier est décrit par Jacques Riguidel comme « simple, robuste et relativement léger ». Sa structure est construite en contreplaqué renforcé de tissus de verre/époxy, un choix qui lui confère la résistance nécessaire pour affronter les conditions extrêmes d'un tour du monde à l’envers, malgré sa taille de 34 pieds. Il est important de noter que cette taille représente un léger accroissement par rapport à son précédent voilier, le Fréquence Jazz. « J’ai choisi de partir sur un bateau de 34 pieds, un peu plus grand que le précédent, et de le construire moi-même, pour des raisons économiques d’une part, mais aussi pour le plaisir de réaliser quelque chose par soi-même », indique-t-il, soulignant la double motivation derrière cette entreprise : l'accessibilité financière et la satisfaction personnelle d'un travail accompli de ses propres mains. La construction du Solar 34 a débuté à Bayonne, et sa mise à l’eau est prévue autour du mois de juin, avec un départ planifié pour le 28 octobre. Cette date revêt une signification particulière pour le skipper, qui confie : « C’est le jour de mon anniversaire. Et puis, ça correspond à la période favorable pour partir pour un tour du monde l’envers ».
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Le périple envisagé pour le Solar 34 s'étendra sur 30 000 milles, naviguant contre les vents et les courants dominants, une entreprise ardue qui devrait durer entre 220 et 250 jours. Pour atteindre une autonomie totale, Jacques Riguidel a fait des choix radicaux. « J’embarquerai un dessalinisateur alimenté par panneaux solaires. Par contre, je n’aurai ni gasoil, ni moteur à bord, et très peu d’instruments. Ça permet de gagner beaucoup en poids », explique-t-il. Cette approche minimaliste, visant à « revenir aux bases de la voile », est au cœur de son projet. Son objectif principal est de « prendre du plaisir à faire naviguer un bateau à la force du vent ». La logistique alimentaire est également pensée pour l'autonomie et la résilience : « En ce qui concerne la nourriture, j’emporterai des lyophilisés et des conserves. C’est important que la nourriture soit variée. On est secoué en permanence, c’est difficile ».
Le financement d'une telle expédition est un aspect crucial. Si pour le moment Jacques Riguidel construit le bateau sur ses fonds propres, il est activement à la recherche d'une flottille de partenaires et sponsors. Ces collaborations sont essentielles pour lui permettre de boucler son budget estimé à 150 000 €. Il note qu'il n'a pour l'instant que des partenaires techniques et cherche des partenaires en échange de visibilité sur le bateau et sur le site Internet. Son budget, précise-t-il, « n’a rien à voir avec ceux des bateaux de course », soulignant la nature différente et plus humble de son projet par rapport aux campagnes de course océanique professionnelles. Le skipper n’a pas encore choisi son port de départ et d’arrivée, car il est en train de prospecter côté Atlantique, en fonction des conditions d’accueil dans les ports.
La Construction Navale et les Débats Autour du Strongall® et Autres Matériaux
Les discussions autour du voilier Fréquence Jazz et d'autres embarcations similaires ont souvent soulevé des questions fondamentales sur la construction navale, les matériaux utilisés, et les choix techniques. La question « Qui connaît ce bateau en strongal ? » posée par dalaerese en 2008 témoigne d'un intérêt pour des matériaux spécifiques et innovants. Un autre internaute, mars, interrogeait : « veux savoir strongal c’est quoi ? », révélant la curiosité générale autour de cette technologie. Le Strongall® est un matériau qui est notamment mentionné en lien avec la version "Classic" d'un sloop de 35 pieds, à l'instar du JPB 40, qui possède une coque en Strongall® « pour se frotter à l’aventure ». Ce choix de matériau est intrinsèquement lié à la promesse de robustesse et de capacité à résister aux contraintes des navigations exigeantes.
Au-delà du Strongall®, les conversations ont abordé divers aspects techniques. Des questions pratiques comme « oups pas de wc ?? » soulèvent l'importance des aménagements intérieurs pour la vie à bord, même sur des voiliers conçus pour l'aventure. La taille des bateaux est également un sujet récurrent, comme le montre la question « qui connaît sa taille réelle ? » posée par herv50e. Ces interrogations témoignent de l'attention portée aux détails qui caractérisent chaque embarcation.
Dans ce contexte, des types de voiliers spécifiques sont évoqués, chacun avec ses particularités. Le "Panoramer" est présenté comme « Un sloop devenu un classique de chez META », décrit comme « Volumineux, puissant, équilibré », ce qui en fait « le type même du navire hauturier qui n’a peur de rien ». Cette description souligne les qualités recherchées pour les voyages au long cours. Le Panoramer existe en différentes configurations, dont une « version Cool : une quille moins profonde et une bonne motorisation » et une « version Classic : à l’instar du JPB 40, ce sloop de 35′ possède sa version “Classic” ». Ces variantes permettent aux navigateurs de choisir la configuration la mieux adaptée à leurs besoins, qu'il s'agisse de croiser tranquillement au moteur ou de mettre les voiles pour taquiner le vent qui se lève, comme le décrit l'usage du « Randonneur côtier ».
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Les discussions témoignent également d'une diversité de perspectives et d'expériences. Un commentaire mentionne : « J’en connais un, 14m en Martinique, en alu », indiquant l'existence de voiliers de tailles et de matériaux différents, comme l'aluminium. D'autres mentions, telles que « et le kirk ? » ou « Dalu 33… Kesaco? », pointent vers l'éventail des modèles et des designs qui animent le monde de la voile. Comme l'a noté Guillemot, « c’est intéressant chacun a sa sensibilité », reflétant l'idée que le choix d'un voilier est souvent une affaire très personnelle, influencée par les préférences individuelles, le type de navigation envisagé et la perception de la robustesse ou du confort. L'affirmation « J'aime beaucoup ces bateaux » illustre le sentiment d'attachement que les navigateurs peuvent développer envers ces machines conçues pour l'aventure.
Fréquence Jazz comme Inspiration Culturelle : Honky Tonk Sail à Douarnenez
Au-delà des récits de circumnavigation et des débats techniques, le terme "Fréquence Jazz" trouve une résonance particulière dans le domaine culturel, notamment avec la compagnie Honky Tonk Sail. Cette initiative propose une fusion artistique originale où « Jazz et peinture se marient » sur les quais de Douarnenez (Finistère). L'événement, prévu du 21 au 24 juillet, s'inscrit dans le cadre d'une tournée à la voile de quatre mois, transformant les bateaux en scènes flottantes. Deux catamarans accostent sur les côtes pour offrir un spectacle visuel et musical unique.
Depuis leur voilier, la compagnie Honky Tonk Sail propose un « concert-dessiné », une performance innovante où l'art visuel et la musique s'entremêlent. Après une avant-première aux Filets Bleus le jeudi 21, la compagnie se produit chaque soir à 22h au Môle de l’Enfer, sur le Port Rhu. Les bateaux ne sont pas seulement des lieux de représentation, ils sont aussi le lieu de vie des artistes-marins. Soizic Séon, accompagnée de deux autres peintres, crée des « œuvres évolutives, projetées en direct sur les voiles », fruit d’une « improvisation graphique ». C’est une véritable « création in situ », un spectacle qui s’adapte à l’histoire du lieu visité.
La tournée s'étend de la Loire jusqu'à Brest, une véritable odyssée fluviale et maritime. La philosophie de Honky Tonk Sail est de valoriser la lenteur du voyage. « On ne va pas plus vite qu’un vélo. On ne peut pas tricher : si on est à Douarnenez un jour, on ne peut pas être le lendemain à Paris », explique Soizic Séon. Loin de considérer cette contrainte comme un inconvénient, elle en fait « une partie intégrante du spectacle ». Avoir une scène flottante offre la possibilité de « créer un espace culturel là où on ne l’attend pas » et, en itinérance, de rendre accessibles « même les endroits isolés ».
L'impact de ces performances est éloquent, comme en témoigne une expérience aux Açores : « L’an dernier, la surprise était aux Açores. On jouait pour un public dans l’eau. En kayak, en bouée ou en combi, les gens regardaient et écoutaient. C’était féerique : on avait créé un lieu au milieu de rien ». Cette capacité à transformer des lieux inattendus en scènes magiques souligne la force du concept. À Douarnenez, cette « ouverture d’horizon » est proposée la journée du 22 juillet en collaboration avec la MJC, avec au programme une visite « théâtralisée » de leurs voiliers. L'objectif est multiple : « Pour apprendre et surprendre, mais surtout pour faire rêver ». L'interaction avec le jeune public est essentielle : « Ouvrir les bateaux aux enfants, ça ouvre quelque chose de leur tête ». C’est une démarche qui va au-delà de la performance artistique pure, visant à « vivre autrement, prendre le temps et rencontrer du monde ».
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La musique choisie pour accompagner ces spectacles est le jazz de la Nouvelle-Orléans. C'est une « musique ancienne aux thématiques intemporelles », dont Soizic Séon souligne l'histoire profonde : « Une histoire d’hommes noirs et blancs qui se rencontrent et qui souffrent. Une histoire de métissage ». Les cinq musiciens, issus d’horizons variés, adaptent leur jeu et improvisent selon le lieu et l’ambiance, offrant un « jazz toujours épuré, acoustique, qui se transporte et qui nous transporte ». La cohérence de cette démarche se retrouve jusque dans sa sonorité. Le projet Honky Tonk Sail, bien que sa page web soit en cours de création, démontre une manière novatrice de lier la navigation, l'art et la rencontre humaine, portant le "Fréquence Jazz" à un niveau d'expression culturelle.