L'épopée des chantiers Amel : De La Rochelle au rayonnement mondial
Le chantier Amel est une référence dans la conception et la fabrication de bateaux de voyages. Fondé à La Rochelle en 1965 par Henri Amel, les Chantiers Amel conçoivent et produisent des voiliers de croisières transocéaniques pensés pour naviguer autour du monde. Monsieur Amel innove avec la création de bateaux en polyester dès le début de l’utilisation de cette technique par l’industrie nautique ou encore des enrouleurs électriques pour les voiles d'avant, des grand-voiles adaptée sur un mât à enrouleur très fiable. Navigateur passionné, il n'hésite pas à naviguer plusieurs mois par an, malgré son handicap visuel. Henri avait le dessinateur des chantiers Jacques Carteau comme aide afin de combler son handicap visuel.
Malgré des difficultés concernant son chantier, Henri Amel saura s’en sortir, avant de finalement devenir aveugle, ce qui ne l’empêchera pas de faire une longue carrière. Le chantier lance tout d'abord des petits monocoques, comme le Super Mistral Sport ou le Copain, qui ont connu un grand succès à l’époque. Jusqu’à aujourd’hui Les Chantiers Amel ont su produire des séries de bateaux longs (des ketchs) comme les Meltem ou les Mango, mais aussi des séries plus petites de sloops comme les Kirk ou bien les Fango. Depuis 2010 la société produit des Amel 64 ainsi que des Amel 55. Aujourd'hui Amel produit deux modèles : l'Amel 50 et l'Amel 60 qui ont abandonné le gréement de ketch.
L'expertise humaine, incarnée par des figures comme Jean-Jacques Lemonnier, a façonné l'âme de cette marque. Passionné de nautisme, Jean-Jacques Lemonnier a construit un lien tout particulier avec le chantier AMEL : de commercial, à son arrivée en 1979, jusqu’au poste de Président Directeur Général, il a grandi et évolué avec le chantier. Investi dans chacune de ses fonctions, il a toujours privilégié les relations humaines. Durant près de 40 ans de travail au chantier AMEL et 26 ans aux côtés d’Henri AMEL, Jean-Jacques Lemonnier a vu se dessiner, construire et commercialiser 12 voiliers AMEL : Maramu, Sharki, Mango, Fango, Santorin, Super Maramu et Super Maramu 2000, AMEL 54, AMEL 64 et AMEL 55. À sa parfaite connaissance des voiliers s’ajoute celle de leurs propriétaires, leurs navigations, leurs aventures où chaque AMEL a son histoire singulière et ses particularités. Jean-Jacques Lemonnier a accompagné au cours de ses dernières années un grand nombre de propriétaires AMEL, en les conseillant et en les accompagnant dans leur projet. Passeur d’histoire, AMEL YACHTS BROKERAGE met l’accent dans ses transactions sur la relation humaine. Basé sur la confiance, l’échange est essentiel et indispensable !
Le Copain : Un voilier emblématique de 5,25 mètres
Le Copain est un voilier de croisière de 5.25m (17’2”) dessiné par Henri Amel (France). Il a été produit par Amel (France) entre 1962 et 1968. C’est l’un des voiliers les plus rares sur le marché de l’occasion. Le Copain est un dériveur lesté ou quillard de 5,25 m construit dans les années 70 par la société Amel. Sa carrière s’est arrêtée brusquement lorsque le chantier qui le fabriquait a brûlé. Les moules de la série sont partis en fumée lors du sinistre. Une vingtaine d’exemplaires ont été écoulés. Petit frère du Pampero, le Copain rentre dans la catégorie fermée des constructions amateurs.
La version Quillard utilise une quille classique sans bulbe, solution la plus simple pour obtenir un centre de gravité bas. Le Copain est aussi disponible sur Boat-Specs.com en version Dériveur lesté. Avec une silhouette élégante, le bateau est moins long qu’il n’y paraît. Sur l’eau, il est aussi vif qu’un dériveur. Alerte à toutes les allures, il faudra néanmoins réduire la voilure lorsque la gîte dépasse les 30 degrés sous peine de se faire quelques frayeurs. La petite cabine est lumineuse et confortable. Les équipets nombreux sont bien répartis à l’intérieur et le Copain autorise la petite croisière côtière.
Lire aussi: Tout savoir sur les voiles de voilier
Caractéristiques techniques détaillées et architecture
Le Copain affiche des dimensions pensées pour la maniabilité et la transportabilité. La longueur de coque est de 5,25 m (17’ 2”) avec une longueur à la flottaison de 4,88 m (16’). Le bau (largeur) total est de 1,8 m (5’ 11”) et le bau à la flottaison est de 1,62 m (5’ 4”). Avec un tirant d'eau de 0,9 m (3’), il s'avère extrêmement polyvalent. Son déplacement lège (masse à vide) est de 480 kg, avec une masse de lest de 180 kg.
Construit en polyester et fibres de verre (GRP) pour la coque et le pont, ce monocoque est insubmersible et transportable. Le cockpit est de type arrière fermé, et l'intérieur propose deux couchages. La barre est une barre franche, associée à un simple safran au tableau. Côté motorisation, le Copain est propulsé par un moteur hors-bord, avec une puissance préconisée entre 3 et 5 chevaux (essence).
Le gréement est un Sloop Marconi en tête, avec un mât posé sur le pont. Il dispose d'un étage de barres de flèche avec un angle de 0 degré. Le gréement dormant est constitué de monotoron 1x19 continu. Les surfaces de voile sont les suivantes : une surface totale au près de 16 m² (172 pied²), au portant de 25 m² (269 pied²), une grand-voile de 7 m² (75 pied²), un génois de 9 m² (97 pied²), un solent de 6 m² (65 pied²), un foc de 3 m² (32 pied²) et un spi symétrique de 18 m² (194 pied²).
Analyse des performances et indices de navigation
Le rapport surface de voile sur déplacement, obtenu en divisant la surface de voile par le volume déplacé par le bateau à la puissance 2/3, donne des indications précieuses. Au près, le rapport est de 26.1 m²/T, ce qui indique un voilier rapide. Au portant, ce rapport grimpe à 40.78 m²/T. Le rapport déplacement longueur (DLR) est de 117, ce qui classe le Copain parmi les voiliers légers, typiques d'une navigation vive. Le rapport de lest de 38 % est un indicateur de la stabilité, bien que celle-ci dépende aussi des formes de coque et de la position du centre de gravité. La vitesse critique, obtenue en multipliant la racine carrée de la longueur de flottaison en pieds par 1,34, est de 5,36 nœuds.
Ce modèle démontre qu'en dépit de sa petite taille, le Copain a été conçu avec la même rigueur que les plus grands noms de la série Amel, alliant technicité et plaisir de navigation. Pour les propriétaires actuels, il représente une pièce historique du nautisme français, souvent entretenue par des passionnés qui apprécient sa vivacité et son caractère alerte sur l'eau.
Lire aussi: Innovations dans les voiles
Lire aussi: Tout savoir sur les types de voiles