Alors que les Jeux olympiques de Paris 2024 mettent le sport sur le devant de la scène, il est pertinent d'examiner la popularité des différentes disciplines sportives en France, notamment en comparant le football à d'autres sports olympiques. L'Hexagone est largement dominé par le football, mais montre aussi de nombreuses spécificités régionales.
La Prédominance du Football
Avec plus de 2,2 millions de licences délivrées, le football est le sport numéro un dans l'Hexagone, selon les données de l'Institut national de la jeunesse et de l'Éducation populaire (Injep). Particulièrement populaire en Bretagne, dans les Pays de la Loire et à Mayotte, le football est le sport qui recense le plus de licenciés dans tous les départements français avec seulement deux exceptions notables, Paris et les Hauts-de-Seine, où le tennis se place premier. Il est aussi le sport le moins féminisé, avec seulement 10% de licenciées.
Le Tennis : Un Concurrent de Taille
Après le football, le tennis est le sport qui compte le plus d'adeptes, avec plus de 1,1 million de licenciés. Géographiquement, le tennis s'impose dans une large partie de l'Hexagone, mais notamment dans les zones urbaines.
Autres Sports Populaires
L'équitation suit le tennis avec plus de 675.000 licenciés. À eux trois, ces sports concentraient 44% des licences sportives en 2022, selon une publication de l'Insee d'avril dernier. L'équitation est plus fréquente dans les régions rurales, notamment en Normandie et dans les campagnes franciliennes.
D'autres particularités régionales sont notables. Le rugby bénéficie notamment d'un solide ancrage territorial en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, tandis que dans les départements cotiers des Côtes-d'Armor et le Morbihan, les habitants préfèrent la voile. Par ailleurs, le basketball, historiquement bien implanté dans les Pays de la Loire, est particulièrement pratiqué dans cette région.
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En Corse, on note une prédilection pour la pratique sportive du tir, avec 5 fois plus de licences délivrées dans ce sport pour les deux départements de l'île de Beauté par rapport au reste du pays. Pour des raisons géographiques, la voile y est aussi bien présente, placée à la 5e place des licenciés, contre la 12e à l'échelle nationale, selon l'Insee, alors que le rugby ou le handball rencontrent un succès moindre par rapport au reste du pays.
Les Sports Olympiques et Leur Popularité
Il est intéressant de noter que la popularité d'un sport ne se traduit pas nécessairement par un intérêt accru lors des Jeux olympiques. Par exemple, le football, bien que très populaire en France, est considéré comme ayant un intérêt limité dans le contexte des JO comparé aux grandes compétitions internationales et aux championnats domestiques. Seul le tournoi féminin revêt un véritable enjeu.
En revanche, certains sports moins populaires en termes de licenciés peuvent susciter un grand intérêt lors des Jeux olympiques. L'athlétisme, par exemple, est considéré comme le sport roi des JO avec sa multitude de disciplines.
Les Nouveaux Sports Olympiques
Chaque ville organisatrice des Jeux Olympiques peut choisir plusieurs sports additionnels, en plus du programme fixe. Pour Paris 2024, c'était le surf, l'escalade, le skateboard, et le breakdance. En 2028, le comité d'organisation de Los Angeles a choisi d'écarter le breaking pour introduire cinq autres disciplines, à l'accent américain naturellement. Le premier nouveau, c'est le flag football, sorte de football américain sans contact. On retrouvera aussi le squash, un sport très populaire aux US, notamment chez les hommes d'affaires, et qui compte également 200 000 pratiquants en France. Le cricket reviendra aux affaires, plus d'un siècle après sa brève apparition en 1900 et un match France-Angleterre. Quatrième nouveau sport et plus méconnu d'un point de vue français : le jeu de crosse, ou lacrosse. Enfin, le baseball et le softball feront aussi leur retour, déjà introduits aux Jeux Olympiques de 2021 à Tokyo.
Les Enjeux des Jeux Olympiques
Pour de nombreuses fédérations, l'enjeu de la rentrée scolaire à venir sera de capitaliser sur l'expérience olympique. Les Jeux olympiques offrent une perspective d’accélération des transformations urbaines mais dans un choc des échelles spatio-temporelles difficile à gérer par les acteurs concernés. Quelle que soit l’échelle concernée, il est difficile de « faire territoire », de susciter l’adhésion de populations plus ou moins concernées, plus ou moins favorisées. Il existe également un choc des échelles temporelles : 15 jours d’épreuves médiatisées (près de 5 semaines avec les jeux paralympiques) mais 20 ans de transformations de la métropole parisienne, bref un événement par essence éphémère mais dont l’empreinte est très forte, tant sur un plan sportif que culturel, touristique, politique et même territorial, si elle est accompagnée de stratégies d’acteurs cohérentes. Sinon, les Jeux olympiques peuvent être parfois associés aux GPII (Grands Projets Inutiles et Imposés), aux stratégies d’éviction (des habitants, parfois des touristes).
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