Guide ultime pour l'aménagement d'un van dédié au windsurf

L’achat d’un fourgon est une étape qui soulève de nombreuses questions, notamment celles de la taille et de l’état d’avancement des travaux à l’intérieur (acheter le fourgon déjà aménagé, ou complètement vide ?). De notre côté, on a toujours eu de la chance : la première visite a toujours été la bonne. Mais c’est plus une exception qu’une règle. Ce qui nous a incité à acheter à chaque fois : le vendeur inspirait vraiment confiance, il n’y avait aucun doute quant à son honnêteté.

Choisir son véhicule pour le windsurf

Souhaitant faire l'acquisition d'un Van pour y stocker mon matériel de windsurf et accessoirement moi-même lors de quelques jours/semaines de windsurf trip, je me pose pléthore de questions que certains pratiquants se sont sûrement déjà posés. Il s'agit d'un partage d'expériences, conseils autour des vans dédiés windsurf. Mon idée est d'y vivre quelques semaines par an tout au plus, et je ne suis pas très exigeant sur le confort.

En récoltant des avis ici et là, et pour des questions de prix, je pense m'orienter vers un Trafic : L1H1, L2H1, L2H2, là encore moultes possibilités. Au niveau de la dimension un L2H1 c'est vraiment mieux pour le windsurf. En général 40 cm de plus seulement mais ça change tout à l’intérieur : un lit qui fait la largeur du véhicule, et tout le matos en dessous. H1 L1 le mât de 490 passe en poussant sous les sièges avant, un étage plancher à mi hauteur et on peut y dormir dedans en plus du matos.

D’autre part, il est préférable de se renseigner sur la présence de la marque dans le pays en question, pour ne pas vous retrouver coincé.e et en panne sur un autre continent, juste parce que le garage ne peut pas avoir la pièce nécessaire. Par exemple, Renault n’est pas présent au Canada et aux États-Unis. Avoir une panne sur ce continent avec un Renault vous mettra face à deux solutions : faire venir les pièces de France (cher et pas toujours possible) ou abandonner le fourgon sur place.

Budget, besoins et préparation

Le budget qu’on est prêt à mettre dans son fourgon aménagé, on peut dire que c’est LA première question à se poser. Le budget de l’aménagement d’un fourgon aménagé est plutôt propre aux besoins de chacun. Vous ne mettrez pas la même somme dans un fourgon qui ne vous servira que pour les weekends que dans un fourgon qui vous servira de maison à l’année.

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Pour mon projet, l'aménagement a coûté 4456,18 euros. C’est une bonne question en effet, et j’ai envie de dire que cela dépend surtout de votre budget, de vos envies et de vos besoins. Un aménagement premium, avec des matériaux nobles et des produits high tech, coûtera forcement beaucoup plus cher qu’un aménagement basique. Pour moi « Less is more ». La vie en van ou la « Vanlife », c’est pour moi un rapprochement aux choses simples. Trouver de l’eau, un endroit où poser le van pour dormir, être au plus proche de la nature… C’est ça la vie en en van.

Faire des plans en fonction de ses envies et besoins, c’est très bien. Le léger détail un tout petit peu important, c’est que votre bel aménagement, il va être implanté dans un véhicule qui roule, et qui peut supporter un poids maximum. Pas plus. Et en plus, pour ne rien enlever à l’épreuve, il faut que ce poids maximum soit bien réparti !

Étape 1 : Nettoyage et préparation

Une fois que vous avez trouvé votre van idéal, il convient évidemment de le vider et de le nettoyer à fond avant même de penser à l’aménagement. Quand on achète un van utilitaire d’occasion, il aura généralement servi à un artisan ou un particulier qui aura, peut être, lui même aménagé l’espace arrière du véhicule à sa façon. Il faudra ainsi le vider entièrement pour pouvoir le nettoyer de fond en comble. C’est à dire retirer le sol s’il y en a un, les habillages qu’ils soient d’origine ou pas, et tout ce qui se trouve à l’intérieur.

Lors de l’achat d’un van ou d’un fourgon d’occasion voué à être aménagé il y a des points sur lesquels vous devrez faire très attention : la rouille et l'entretien. La rouille c’est une vraie plaie, et quand elle se développe, elle peut détériorer énormément l’habitacle et le bas de caisse jusqu’à rendre le véhicule impossible à passer au contrôle technique. Demandez toujours le carnet d’entretien et les factures du van ou fourgon que vous souhaitez acheter afin de vérifier si l’entretien à bien été effectué.

Étape 2 : Isolation et protection

Une étape cruciale, qui sera essentielle pour certains mais pas pour d’autres. Si vous souhaitez juste partir quelques week-ends dans l’année alors cette étape ne sera pas essentielle pour vous. Quoi que personnellement je trouve qu’un van aménagé est bien plus confortable avec une bonne isolation. L'isolation isole du bruit, mais aussi de l’humidité et de la chaleur, qui sont les problèmes principaux dans un van.

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Personnellement j’ai opté pour une isolation à l’Armaflex 19mm. J’ai choisi cette option car j’ai du faire cette étape seule. L’Armaflex était donc la solution la plus pratique et la moins onéreuse pour moi. Pour protéger la partie visible de la carrosserie, j’ai utilisé de la toile de jute que j’ai collé avec de la bombe de colle spéciale tissu. Budget : 299 euros.

Étape 3 : Aérations

Une autre étape importante, qui permettra à l’air de circuler dans le van et éviter la condensation. En principe, il faut une aération haute et une aération basse. Pour cette aération, il faudra prévoir 2 grilles (une qui sera posée à l’extérieur et une autre à l’intérieur). Pour poser celle de l’extérieur il faudra faire un trou dans la carrosserie. Cette opération est délicate car encore une fois il est essentiel de rendre ensuite cette partie hermétique afin d’éviter toute entrée d’eau ou d’humidité. Budget total : 117 euros.

Étape 4 : Habillages et sols

Pour réaliser les habillages, j’ai conservé les originaux Volkswagen qu’il y avait dans le van. Sur le coté gauche l’ancien propriétaire avait fait un habillage en lambris de bois que j’ai décidé de garder et de peindre en blanc pour donner un coté chaleureux et lumineux à la fois. Pour cette étape, il vous faudra donc une scie circulaire, une scie sauteuse, un mètre, un crayon, de l’huile de coude et des planches de bois en contreplaqué de 8 et 15 mm.

Pour le sol, j’ai utilisé des plaques de contreplaqué en 15 mm. Puis j’ai posé ensuite les lames de PVC adhésives par dessus. Rien de bien compliqué mais vous devrez en redécouper pour que cela soit parfaitement adapté au sol du van. Budget total : 441 euros.

Étape 5 : Mobilier

Pour le mobilier, j’ai choisi la solution la plus simple et la plus rapide pour moi qui n’est pas trop bricoleuse. J’ai donc pris un Kit à monter soi-même de chez Simple Vans. Pas besoin d’être un grand bricoleur, il suffit de suivre les notices et de bien respecter chaque étape pour construire les meubles un à un. Je vous conseille de commencer par la peinture ou le vernis avant de les monter afin de faciliter la suite du montage des meubles et d’éviter d’en mettre partout sur les autres parties des meubles. Budget total : 1799 euros.

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Étape 6 : Équipements nomades

J’ai choisi des équipements nomades pratiques à transporter : un lavabo nomade sans électricité BOXIO, des toilettes sèches BOXIO, une glacière à compression TOTAL COOL 45 L, une douche solaire DECATHLON et un réchaud Camping Gaz. Ces équipements permettent de conserver un maximum d'espace pour le matériel de windsurf tout en assurant une autonomie de base pour les trips sportifs. Budget total : 717,25 euros.

Étape 7 : Électricité et décoration

Pour le système électrique, j’ai opté pour la centrale électrique Jackery 1000 V2 avec les panneaux solaires de 100W, offrant le meilleur rapport qualité prix sur le marché. Pour la décoration, j’ai choisi des rideaux en gaze de coton, des guirlandes lumineuses et des éléments récupérés. Ces détails permettent de se sentir bien, comme dans un petit cocon après une grosse session sur l'eau. Budget électricité : 999 euros. Budget décoration : 73,93 euros.

La problématique du transport du matériel de surf

Voyager en van pour surfer, c’est le combo parfait sur le papier… mais dans la réalité, même transporter une seule planche peut vite devenir un vrai défi. Selon l’aménagement de ton van et la taille de ta planche, il faut jongler avec l’espace disponible, la circulation à l’intérieur et la protection du matériel. Contrairement à une maison ou un garage où le stockage est rarement un problème, un van est un espace ultra optimisé, où chaque centimètre compte.

La solution la plus répandue consiste à fixer ses planches au plafond du van, à l’aide de tendeurs, de crochets ou de racks suspendus faits maison. Une autre option consiste à installer des racks muraux à l’extérieur du van, fixés sur les parois. Pour ceux qui disposent d’un lit fixe en hauteur, il est possible d’aménager un tiroir ou un caisson coulissant sous la couchette.

Enfin, face aux contraintes d’espace, des entreprises comme Newave proposent des planches de surf démontables et modulaires. Une fois démontées, les pièces prennent très peu de place et peuvent facilement être rangées dans un sac. Dans un Renault Trafic, VW Transporter ou Fiat Ducato, on trouve couramment des coffres largement suffisants pour accueillir un tel sac, qui peut ainsi être rangé à plat dans un coffre, à la verticale entre deux meubles, ou même dans une soute latérale.

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