L’envol vers de nouveaux horizons : Le parcours aéronautique de Valérie
Le cheminement personnel est souvent pavé de déclics imprévus, de moments de bascule où la passion, longtemps latente, finit par prendre les commandes. Pour Valérie, le voyage vers l’aviation ne s'est pas fait en un jour. Il a pris racine dans l’imaginaire collectif des années 80. Sa passion date de ses 14 ans, lors d’une séance au cinéma… Top Gun ! La vitesse, les machines, Valérie voulait être Maverick, mais s’était alors contentée d’acheter les célèbres Ray-Ban. Ce désir d'altitude, cette soif de maîtriser les éléments, ne l'a jamais vraiment quittée. Il y a eu d’autres déclics pour l’aviation, comme lors de son premier vol, enfant, sur Air Inter, un « Paris-Biarritz ». Elle avait pu vivre le décollage depuis le cockpit, grâce à sa tante hôtesse de l’air.
Cependant, la vie suit son cours, avec ses études et ses responsabilités familiales. Ce n’est que bien plus tard, après avoir fondé une famille, qu’elle aura ce qu’elle appelle son moment « Eureka! », lors d’une conversation avec une amie proche. Valérie décide alors de faire un vol d’initiation, juste « pour voir ». En septembre 2018, sans pression particulière, juste la passion, elle décide de s’inscrire et de suivre les cours théoriques.
Au premier abord, assise dans la salle de cours, une certaine appréhension, des doutes la saisissent. « Serai-je à la hauteur ? ». Cette interrogation, légitime chez tout apprenti aviateur, témoigne de la profondeur de son engagement. Valérie parle d’une véritable thérapie, d’introspection, mais aussi des sensations fortes lors du premier vol solo, seule à bord. Le parcours n’est pas anodin. Beaucoup de choses à assimiler au début et puis, lors d’un simple vol avec son instructeur, un nouveau feeling, alors qu’elle préparait son atterrissage en survolant le Léman, visant la finale pour la piste 36… l’impression que ses bras étaient le prolongement des ailes du Robin. C’est cette fusion entre l’homme et la machine, ce sentiment de contrôle total, qui définit désormais son rapport à la performance.
L’héritage d’une légende : Valérie Arrighetti-Ghibaudo et le monde du windsurf
Si le ciel est aujourd'hui son nouveau terrain de jeu, Valérie Arrighetti-Ghibaudo reste une figure monumentale de l’histoire du windsurf mondial. Parmi les meilleures slalomeuses mondiales durant près de deux décennies, c’est en 2017 que la française a tiré sa révérence après notamment 12 titres mondiaux remportés.
Valérie Arrighetti-Ghibaudo explique : « Depuis début 2017, j'ai mis un terme à ma carrière en windsurf… En effet, mon épaule "prothésée" commençait à être handicapante, je n’avais plus de rapidité dans mes mouvements ce qui entraînait d'autres problématiques et après 25 ans de carrière, 8 titres de championne de France et 12 fois championne du monde sans parler des 2ème et 3ème places sur le podium, j’ai décidé d’arrêter le windsurf que cela soit en compétition et pour le plaisir. » Cette décision, mûrement réfléchie, marque la fin d'une ère. Pour elle, le sport d'adrénaline reste une constante. Elle ne fait que les regarder, mais elle n'a jamais stoppé le sport d’adrénaline et elle est toujours en recherche de performance en vélo de route avec entre 8000 et 9000 kilomètres par an et quelques courses cyclo sportives et en rallye automobile avec son ami.
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Le regard qu'elle porte sur l'évolution de sa discipline est empreint de nostalgie : « Ces années de windsurf ont été très riches entre les voyages, les rencontres, les rires et les pleurs. J'ai beaucoup aimé les années entre 1992 et 2000, les coureurs étaient solidaires, on s'entraidait, on formait une famille, les soirées étaient mémorables entre compétiteurs et organisateurs. Les années suivantes, ce n'était plus la même génération et ni la même mentalité, je n'ai plus retrouvé cet échange entre les coureurs et le reste… »
Aujourd'hui, son rapport au flotteur est distant : « Je n'ai plus mis les pieds sur un flotteur depuis 2017, je ne fais que les regarder sur le spot du Brusc et continue à suivre sur les réseaux sociaux les compétitions PWA quand il y en a ! Cela devient de plus en plus compliqué d'organiser et de valider des compétitions… Et malheureusement, cela le sera encore plus dans les années à venir. »
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