L'été est arrivé, les vacances approchent et les voiliers sont de sortie, offrant l'occasion de revenir sur des bateaux qui ont toujours la cote. Le concept de "voler", ou plutôt de « foiler », est désormais à la mode dans le monde de la voile. En 2018, l'opportunité d'essayer l’UFO Foiler s'est présentée, et son histoire ainsi que ses spécifications méritent d'être contées. Ce catamaran volant, conçu par Steve Clark et fabriqué par Fulcrum Speedworks aux États-Unis, incarne une nouvelle approche de la navigation à foils, visant à démocratiser le vol sur l'eau. Le Foiling UFO est un catamaran volant de 2,66 mètres (8’8”), dont la construction a débuté en 2018 et qui est toujours en production. Dès son lancement, il a été salué par la profession, recevant des distinctions prestigieuses telles que le "2018 - SAIL magazine - Best Performance Boat under 30ft" et le "2018 - Sailing World - Boat of the Year: Best Dinghy". Ces récompenses soulignent son caractère innovant et ses performances remarquables dans sa catégorie.
L'UFO Foiler se veut avant tout un support accessible à n’importe quel pratiquant de dériveur dit archimédien. L'objectif est clair : créer un bateau qui peut être produit à un prix abordable, pour un large éventail de marins avec une quantité maximale de performances accessibles. Ce petit catamaran monobloc d’un peu plus de 3 mètres a tout pour conquérir le monde des clubs et des écoles de voile. Il se distingue comme une embarcation hydrofoil moderne et simpliste, qui permet à quiconque de "voler" dans les airs, libérant la coque de la traînée de l'eau. Il est plus stable que l'International Moth, ou même qu'une poussette d'enfant, avec un gréement simple et un ensemble d'hydrofoils entièrement rétractables. Avec un prix de 11 500 dollars américains, l'UFO rend le vol réalisable. En tant qu'objet volant unique, l'aspect le plus attrayant de l'UFO est sa capacité à naviguer dans des conditions qui immobilisent d'autres foilers sur la plage.
Conception et Philosophie : Simplicité et Durabilité au Cœur du Projet
La genèse de l'UFO Foiler est imprégnée d'une philosophie axée sur la simplicité et la durabilité, comme le souligne son co-créateur, constructeur et apôtre, Dave Clark, de l'usine Fulcrum Speedworks à Bristol, Rhode Island. "La complexité est l'ennemie", déclare Clark, qui a développé l'UFO avec son père, Steve Clark. Cette maxime guide la conception du bateau, visant à rendre le foiling accessible sans compromettre la robustesse. En effet, l'UFO est construit avec la durabilité comme objectif principal. Il est important de noter que le fossé entre une "embarcation de haute performance légère, sous-conçue et à la limite" et une "littéralement indestructible" est extrêmement large. L'UFO ne représente aucun de ces extrêmes, offrant un juste équilibre.
La construction de l'UFO est réalisée par infusion sous vide, avec un vinylester renforcé de carbone, pour un poids total de 50 kg (110 livres). On utilise un "stratifié de fibre de verre triaxiale d'une épaisseur apocalyptique". Ce processus de fabrication confère à la double coque à fond plat une grande facilité de manipulation et de transport, ne pesant que 31,5 kg à déplacer pour la structure nue (ce qui est différent du déplacement léger total de 50kg). Le bateau est conçu avec des fonds plats, ce qui permet de le sangler solidement sans difficulté et de le transporter très facilement sur le toit d'une voiture. Sa petite taille lui permet d'être rangé n'importe où : derrière les canapés, sous les lits, sous les porches, dans les sous-sols, à l'intérieur de bateaux plus grands, ou même suspendu dans les garages.
Le tunnel de la coque de l'UFO est une plateforme simple et déterminante qui lui permet de rentrer au port lorsque la brise est trop faible ou trop forte. Les T-foils se rétractent presque au niveau du fond du bateau, facilitant la mise à l'eau depuis le rivage ou un quai. Le haut du safran, dans sa conception initiale, n’a pas de système de blocage en butée. Cependant, un jonc en plastique a dû être rajouté par les moniteurs de la SNT en tête de safran pour permettre son blocage en navigation, la société américaine n’ayant pas fourni de pièce spécifique.
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Caractéristiques Techniques et Dimensions Détaillées
Pour bien comprendre l'UFO Foiler et sa place dans le monde nautique, il est essentiel de se pencher sur ses caractéristiques techniques et ses dimensions, en utilisant un vocabulaire spécifique à la navigation.
Modèle : Foiling UFOType de coque : CatamaranCatégorie : Catamaran volantConstructeur : Fulcrum Speedworks (États-Unis)Designer : Steve Clark (États-Unis)Année de première construction : 2018Production : Toujours en productionConstruction : GRP (polyester renforcé de verre) : sandwich de fibre de verre vinylester (infusion sous vide)
Dimensions principales du Foiling UFO :* Longueur hors tout (LOA) : 3,04 m (10’3”)
* La LOA (length over all) incluait traditionnellement la longueur de la coque. Aujourd'hui, de nombreux constructeurs utilisent la LOA pour inclure les porte-à-faux de rail, les beauprés, etc.- Longueur de la coque (LOD) : 2,66 m (8’ 8”)
- La LOD (length on deck) est utilisée pour la longueur de la coque.
- Largeur (Bau) : 1,7 m (5’ 7”)
- C'est la plus grande largeur de la coque et est souvent exprimée comme le Bau (Max).
- Tirant d'eau : 1,32 m (4’ 4”)
- C'est la profondeur de la coque depuis la ligne de flottaison (LWL) jusqu'au fond de la quille ou de l'ailette. Comme la LWL, il varie avec le poids du carburant, de l'eau, des provisions et de l'équipement. Le tirant d'eau réel d'un bateau est généralement un peu plus important que le tirant d'eau conçu ou annoncé à l'origine. Pour les bateaux à quille réglable (dérives, dagues, quilles relevables et pivotantes), le tirant d'eau (max) est mesuré lorsque la dérive est abaissée.
- Tirant d'eau avec appendices relevés : 0,1 m (0’ 4”)
- Déplacement léger (MLC) : 50 kg (110 lb)
- Le déplacement est le poids de l'eau de mer qu'il déplacera lorsqu'il est à flot. Le déplacement léger (aka lightship) est le poids de la coque et de l'équipement permanent, mais avec des réservoirs vides. Il n'inclut pas les provisions, l'équipement optionnel ou amovible.
Gréement et voiles du Foiling UFO :* Surface de voile au près : 7,8 m² (84 ft²)
- Surface de grand-voile : 7,8 m² (84 ft²)
- Type de gréement : Cat boat Marconi (grand-voile à corne carrée)
- Configuration du mât : Pied de mât intégré sur le pont
- Espars rotatifs : Non
- Angle des barres de flèche : Pas de barres de flèche
- Construction des espars : Espars en fibre de carbone
Appendices :* Foils : Foils en T
- Barre : Barre franche unique
- Gouvernail : Gouvernail unique avec foils en T
Autres caractéristiques :* Insable : Non
- Remorquable : Oui
- Équipage : 1 - 2 personnes
Ratio surface de voile/déplacement :Ce ratio est obtenu en divisant la surface de voile par le volume déplacé du bateau, élevé à la puissance deux tiers. Il peut être utilisé pour comparer le plan de voilure relatif de différents voiliers, quelle que soit leur taille.
Le Système de Foils : L'Art de Maîtriser le Vol
Le cœur de l'innovation de l'UFO Foiler réside dans son système de foils, qui rend le "vol" sur l'eau non seulement possible, mais aussi adaptable à l'expérience de chaque barreur. Le bateau est équipé de T-foils et d'un gouvernail unique avec des T-foils, une configuration essentielle pour la sustentation.
Le système de contrôle des foils par une "wand" (une baguette ou palpeur) permet de régler la hauteur de vol très haut, très bas (y compris un « mode sans vol ») et à tous les niveaux intermédiaires. Cette disposition associée à un palpeur réglable dans la verticalité situé au milieu des deux étraves permet, in fine, de jouer sur la hauteur des foils en fonction de l’expérience du barreur. Un peu à l’image des roulettes d’un vélo pour enfant : plus de hauteur correspondant à moins de stabilité et vice versa. Cela signifie que l'on peut progressivement ajouter des défis à son expérience UFO au fur et à mesure que l'on se sent prêt, du « mode débutant » au « mode extrême ». Pour commencer et apprendre, Clark conseille de voler bas.
Avant de prendre son premier vol, il est crucial de régler le foil (son rake) en position neutre grâce à un axe traversant. La baguette de hauteur de vol est facilement réglable en fonction du défi souhaité pour la journée. Les foils sont également entièrement rétractables. Puisque l'assemblage du foil avant de l'UFO est situé devant le mât, l'UFO peut virer et empanner tandis que le foil avant est entièrement retiré de l'eau. C'est une caractéristique unique qui permet à l'UFO de naviguer de manière fiable dans la période entre le lancement ou l'atterrissage et le vol. Les avantages en termes de convivialité et de sécurité ne peuvent être surestimés. Une fois arrivé en eau suffisamment profonde, il suffit d'abaisser complètement les foils et de s'envoler ! De plus, le bateau possède un mode « parking » inhabituel dans lequel il maintient sa position de lui-même, apparemment indéfiniment sans intervention extérieure d'aucune sorte.
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Gréement et Voilure : Une Inspiration Issue de la Planche à Voile
Le gréement de l'UFO Foiler reflète la recherche de simplicité et d'efficacité, empruntant des éléments à l'univers de la planche à voile pour optimiser les performances. Côté gréement, l’UFO Foiler propose une combinaison wishbone/barres de flèche qui autorise un contrôle optimal du cintrage du mât. L’esprit de la planche à voile n’est pas loin, sa simplicité non plus ! Le mât en trois sections, réalisé en fibre de carbone et en carbone-verre, est conçu pour coller aux exigences de rigidité exigées pour chaque segment. Cependant, le tube de mât en carbone utilisé par Clark est flexible, il a donc ajouté un système de haubans pour le rigidifier. Le gréement de l'UFO, ayant un ADN commun avec celui d'une planche à voile, semble jouer un rôle dans la capacité remarquable du bateau à tirer parti des vents forts.
Après avoir positionné le mât grâce à son pied avec encoche en toute facilité, le bateau est prêt pour la mise à l’eau. L’envoi de la grand-voile en Mylar entièrement lattée s’effectue par le biais d’une ralingue classique. La grand-voile de l'UFO est hautement réglable et peut être configurée pour fournir uniquement la quantité de puissance dont le corps du marin a besoin, sans excès. Cela signifie que l'UFO est accessible et amusant pour les marins de toutes tailles, âges et niveaux de compétence. La surface de voile au près et la surface de la grand-voile sont toutes deux de 7,8 m² (84 ft²). La configuration du mât est un pied de mât intégré sur le pont.
Expérience de Navigation : L'Apprentissage du Vol
Naviguer sur l'UFO Foiler est une expérience transformatrice, exigeant une réadaptation des compétences traditionnelles de la voile, mais offrant des sensations de vol uniques. Les sensations n'ont rien à voir avec celles d’un dériveur classique ; il faut tout réapprendre. Il faut beaucoup de réactivité à l’écoute car avec la vitesse, le vent apparent change très vite. Nul doute qu’une demi-journée de pratique aurait été suffisante pour appréhender la phase de vol.
Mise à l'Eau et Premiers Pas :La mise à l’eau de l’engin volant est une formalité, seulement 31,5 kg à déplacer pour cette double coque à fond plat, facile à manipuler et à transporter. Il n'y a pas de souci particulier lors de la mise à l'eau. Le record actuel de vitesse "du toit de voiture à la mise à l'eau" est d'environ 15 minutes. Il suffit d'assembler le mât, d'attacher la bôme et les haubans en une seule fois, de gréer le mât, de retourner le bateau sur le côté, d'insérer les foils, de redresser le bateau, de hisser la voile et de le lancer.
Une fois à flot, en fonction des conditions météo rencontrées, on peut partir en mode solo et sans assistance ou au contraire se faire aider par un pneumatique le temps de descendre le plan porteur du safran qui n’a pas de position intermédiaire. Ce dernier étant bloqué en position basse par un bout, il faut un peu de profondeur avant d’être en capacité de manœuvrer correctement son UFO. Le gouvernail est équipé d'un frein à friction et d'une drisse de descente pour permettre de faire varier sa profondeur et de diriger en eau peu profonde. Ainsi, à partir de 40 cm (16 pouces) d'eau et au-delà, on peut s'éloigner du rivage et y revenir de manière fiable.
Le Vol et les Conditions de Vent :Malgré quelques risées qui rentrent dans le chenal de La Trinité, il faut tout de même un minimum de 8 nœuds de vent pour commencer à déjauger. Bien que le bateau puisse parfois décoller par très faibles vitesses de vent avec un skipper expérimenté, la base pour un vol fiable est d'environ huit nœuds. Essayer de tirer suffisamment de puissance pour voler avec trop peu de vent est fastidieux et dans ces circonstances, il est préférable de faire autre chose. À 8 nœuds et plus, le vol est magique et inoubliable. En dessous de 8 nœuds, l'UFO redevient un catamaran de déplacement agréable et passe d'excitant et rapide à relaxant et tactique. C'est un autre avantage d'être un catamaran. Les marins ultralégers ont été filmés en vol par 5 nœuds de brise et la référence pour un décollage pour des marins de 102 kg (225 livres) est de 10 nœuds.
Les essais avec plusieurs moniteurs des Glénans, descendus de leur archipel pour tester ce nouveau foiler, ont montré que l'UFO excelle dans les vents forts. Au cours des six dernières années, l'UFO s'est avéré être exceptionnellement doué pour voler en toute sécurité et de manière constante par vents très forts. Lors de régates de foiling multi-classes, l'UFO s'est avéré être le seul foiler construit à ce jour qui aime simplement les vents forts. Par des vents supérieurs à 22 nœuds, lorsque d'autres bateaux volants se dirigent vers le rivage, l'UFO veut continuer à jouer. La limite supérieure de vent est davantage une question de goût et de compétence. Des UFO ont été navigués par 36 nœuds, mais cela exige beaucoup d'habileté et de concentration. Le fait que la limite supérieure de vent sur l'UFO soit si élevée rend le nombre de jours optimaux pour faire voler un UFO (si l'on est expérimenté) plus élevé par an qu'avec tout autre bateau de production à foils.
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Maniabilité et Sécurité :Il est difficile de virer sans vitesse à cause d’un centre de dérive très avancé par rapport au centre de voilure. On pourra toujours privilégier l’empannage, mais attention au soleil en sortie ! Le fait que l'UFO soit un très petit catamaran signifie que, lorsqu'il flotte, les coques flottent relativement profondément dans l'eau et créent une résistance latérale, comme les coques d'un Hobie 16 ou d'un Hobie Wave. Cela signifie qu'il peut naviguer au près sans aucune dérive dans l'eau. Ce n'est pas le cas des foilers non catamarans. Le Fulcrum design team a strictement adhéré à l'axiome : « s'il y a un point de voile (disons, au près ou au portant) sur lequel il ne peut pas toujours faire du foil, vous ne pouvez pas l'appeler un foiler ». L'UFO fait du foil sur tous les points de voile : au près, au portant et au reaching. De plus, on peut le régler pour qu'il ne fasse pas de foil lorsque l'on est fatigué, et il le fera également, ce qui permet de rentrer facilement.
Quand on commence à vraiment se dépasser pour apprendre à faire du foil, il y a de bonnes chances de chavirer. L'UFO est facile à redresser après un chavirement et même après une inversion complète en « tortue ». Cette dernière partie est critique, car lorsque les catamarans sont trop lourds pour être redressés après une inversion, la seule option est de faire flotter le mât. Cela a l'inconvénient inattendu de rendre le bateau très susceptible de s'éloigner de vous. L'UFO est conçu pour rester à vos côtés au cas où vous seriez séparé du bateau.
Conditions de Mer :La plupart des conditions de clapot et de vagues ne posent aucun problème pour un UFO réglé en fonction des conditions du jour. Après tout, les hydrofoils motorisés ont été développés pour la première fois par diverses marines de premier plan comme moyen de voler en douceur au-dessus des états de mer difficiles. Ajuster la hauteur de vol aide l'UFO à voler en douceur à travers le fond de la houle, sans être gêné. Les mers roulantes posent encore moins de problèmes, car l'UFO les traversera comme n'importe quel autre bateau. Le clapot extrêmement serré et haut peut être très gênant, ce qui n'est pas propre à l'UFO. Les vagues ont un effet sur les vitesses de vent de base nécessaires pour décoller. Il faut imaginer faire décoller un avion sur une piste cahoteuse. Cela est vrai pour tous les bateaux hydrofoil. Dans les eaux agitées, dix à douze nœuds peuvent être nécessaires pour obtenir des décollages faciles.
Certes, il est facile à faire voler mais épuisant même pour des sportifs habitués à une telle intensité. Il faut dire que le vent solaire soufflant en rafales à plus de 20 nœuds n’était pas forcément le plus adéquat pour une première expérience. Les conditions, le réglage et la technique sont importants, et si on l'utilise de manière incorrecte, il est probable d'obtenir des résultats incorrects. C'est le défi que l'UFO est construit pour relever. On risque probablement de l'endommager.
Accessibilité et Public Cible : Un Foiler pour Tous les Âges
L'UFO Foiler se distingue par son approche inclusive, visant à rendre la navigation à foils accessible à un public extrêmement large, des jeunes débutants aux marins expérimentés. Rarement une équipe de conception conçoit un bateau avec une niche étroite à l'esprit. Pourquoi s'embêter ? C'est une erreur dans la conception de yachts de concevoir un bateau pour une gamme étroite d'utilisateurs, alors que pour la plupart, les gens sont divers et l'objectif des bateaux monotypes est de rassembler de grandes flottes.
En effet, l'UFO est très largement applicable et a volé avec des charges utiles allant de 32 kg (70 livres) - un petit enfant - à 122 kg (270 livres) - un grand homme adulte et un adolescent. Les pilotes d'UFO ont eu entre 8 et 72 ans, et pesaient de 40 kg (90 livres) à 107 kg (235 livres). Les jeunes marins réussissent bien en naviguant en paires ou avec un adulte de poids moyen à léger. Cela signifie que l'UFO est accessible et amusant pour les marins de toutes tailles, âges et niveaux de compétence.
Ceci dit, le bateau sera probablement le plus satisfaisant dans toutes les conditions de vent entre les mains des adolescents, des hommes petits et moyens et de toutes les femmes. À l'extrémité inférieure de la fourchette de poids, les marins peuvent se sentir surpuissants, et à l'extrémité supérieure, la vitesse du vent requise pour le décollage est d'environ deux nœuds plus élevée que la moyenne. La session de test des juges dans des conditions inférieures à 8 nœuds n'a pas permis le vol pour Tom Rich ni Greg Stewart, qui dépassent tous deux les 90 kg (200 livres). Mais Clark, à 77 kg (170 livres) et avec deux ans d'expérience sur le bateau, le fait voler en un clin d'œil, en utilisant une technique cinétique explosive qu'il a perfectionnée pour le décollage.
L'UFO Foiler a été mis à notre disposition par la SNT (Société nautique de La Trinité-sur-Mer), ce qui témoigne de sa vocation à être un support pour les clubs et les écoles de voile. Il est innovant, créatif et peu coûteux. Le Foiling UFO pourrait-il suivre les traces de ces bateaux emblématiques comme le Hobie 14 ou le Laser et faire progresser le monde de la voile ? L'avenir le dira.
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