Le Fascinant Univers des Trimaran Ultimes en Construction : Entre Haute Technologie, Quête de Records et Coûts Colossaux

Si un concours de beauté existait pour les trimarans de course, il est indéniable que le nouveau Maxi Edmond de Rothschild ferait sans doute partie des favoris. Récemment, ce géant des mers a pris la mer pour la première fois au large de Lorient, offrant un spectacle très attendu. Les premières images sous voiles de ce trimaran Ultim, avec ses premiers bords sous voiles, ont enfin permis de le voir évoluer dans son élément naturel, suscitant une grande anticipation dans le milieu de la course au large. Cet événement marque une étape significative dans l'évolution constante de la classe Ultim, une catégorie de bateaux qui incarne l'apogée de la technologie, de la performance et de l'ingénierie nautique.

La Classe Ultim : Apogée de la Performance Océanique

Les bateaux de la classe Ultim sont souvent qualifiés de « géants des mers », et cette appellation n'est en rien exagérée. Ces imposants trimarans représentent l'apogée de la technologie et de la performance dans le monde exigeant de la course au large. Conçus avec un objectif clair de pulvériser les records océaniques, ils ne manquent jamais de subjuguer tous ceux qui ont la chance de les contempler en action. Il s'agit d'une catégorie spécifique de bateaux de course, principalement composée de gigantesques trimarans ultraperformants, qui se distinguent par leur capacité à offrir des vitesses extraordinaires.

Les voiliers de la classe Ultim comptent sans conteste parmi les plus rapides au monde en course au large. Grâce à l'intégration de technologies de pointe, notamment leurs foils, ils sont capables de s’élever au-dessus de l’eau, limitant ainsi fortement la résistance hydrodynamique et atteignant des vitesses ahurissantes. Qu’ils naviguent en équipage, en double ou en solitaire, ces machines de course atteignent des vitesses très élevées, parfois proches de 100 km/h, dépassant largement celle du vent apparent. Cette performance à couper le souffle est le fruit d'une collaboration étroite entre ingénieurs, marins expérimentés et technologues avant-gardistes, unis par un désir commun de repousser les limites du possible.

Les ultimes trouvent leurs racines dans la nécessité historique de concevoir des multicoques capables de naviguer à des vitesses jusqu'alors impensables, inaugurant une nouvelle ère pour les records océaniques. Pour rester à la pointe de la technologie et maintenir leur suprématie, ces multicoques subissent régulièrement des innovations techniques. Ces améliorations incluent non seulement des avancées en matière de performance pure, mais également des dispositifs de sécurité sophistiqués, essentiels pour affronter les conditions extrêmes des océans. La classe Ultim, c'est un peu la Ligue des champions de la course au large, regroupant des machines ultra-sophistiquées, pilotées par des marins d'exception.

Dans le monde de la voile, les régates où concourent les ultimes sont parmi les plus prestigieuses et exigeantes, mettant à l'épreuve l'endurance et l'ingéniosité des équipages. Ces marins, bien plus que de simples navigateurs, deviennent de véritables athlètes complets. Reliés par un désir commun de repousser les limites, ils affrontent des océans tumultueux, sous des climats extrêmes, avec une détermination infaillible. Chaque manœuvre à bord de ces monstres des mers demande une précision chirurgicale, et naviguer sur ces trimarans exige une préparation minutieuse, transformant l'expérience en quelque chose d'inégalable. On pourrait comparer cette sensation à piloter une Formule 1 des mers, où chaque décision et chaque action ont un impact immédiat sur la performance et la sécurité. Les amateurs de voile et de marines trouvent quelque chose de particulièrement captivant dans les multicoques, surtout lorsque ceux-ci appartiennent à la classe Ultim. Que ce soit lors des départs de course ou pendant les tests en mer, observer ces majestueux engins inspire respect et admiration.

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Héritage et Innovation : L'Exemple du Maxi-Trimaran IDEC SPORT (Ex-Groupama 3)

L'histoire des trimarans Ultimes est jalonnée de constructions emblématiques, et le bateau aujourd’hui appelé le maxi-trimaran IDEC SPORT en est un parfait exemple. Anciennement connu sous les noms Groupama 3 puis Banque Populaire VII, il possède un palmarès exceptionnel et a largement contribué à définir les standards de la classe. C’est en décembre 2004 que Groupama a annoncé la construction de ce trimaran géant, destiné à battre les plus grands records océaniques avec pour objectif ultime le mythique Trophée Jules Verne.

À une époque où la course à l’armement maritime battait son plein, l'équipe Groupama, sous la direction de Franck Cammas, a pris une décision stratégique audacieuse. Elle a décidé de concevoir un bateau de taille raisonnable, le « plus petit » trimaran capable de rivaliser avec des géants comme Orange II. Franck Cammas et son équipe ont opté pour une longueur de 31,50 mètres, soit 105 pieds, une conception novatrice qui a été confiée aux architectes Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot-Prévost du cabinet VPLP, reconnus pour leur expertise dans le domaine des multicoques de course.

La construction de ce projet ambitieux a débuté en 2005 au chantier Multiplast à Vannes, un site réputé pour son savoir-faire dans la construction navale de haute performance. Après près de 130 000 heures de travail méticuleux et une ingénierie de pointe, le bateau a été mis à l’eau le 7 juin 2006. Franck Cammas, à l'époque, avait souligné la philosophie derrière sa conception : « Nous avons décidé de concevoir un trimaran de puissance moyenne. Groupama 3 est léger mais suffisamment long pour assurer la sécurité dans les mers du Sud. Sa puissance provient de sa largeur, tandis que sa légèreté résulte de l’optimisation de la structure, de la rationalisation de l’équipement et de la qualité de construction. » Cette approche soulignait l'importance de l'équilibre entre puissance, légèreté et sécurité, particulièrement cruciale pour les campagnes océaniques.

Groupama 3 a innové par son concept, se positionnant plus proche des trimarans Orma de 60 pieds, à l'instar de Groupama 2, que des géants précédents qui étaient plus lourds et principalement conçus pour affronter les conditions extrêmes du Grand Sud. Tandis qu'un bateau comme Orange II, mesurant 36,80 mètres, excellait dans les mers formées mais peinait dans les vents légers, Groupama 3 s'est révélé être beaucoup plus polyvalent. Il était performant aussi bien dans le gros temps que par conditions modérées, une qualité essentielle pour la diversité des parcours océaniques.

Le palmarès de ce multicoque est éloquent : il a été le détenteur du Trophée Jules Verne en 2010, 2012 et 2017, une prouesse qui témoigne de sa rapidité et de sa fiabilité sur les parcours autour du monde. Le bateau a également remporté les trois dernières éditions de la Route du Rhum, parmi de nombreuses autres performances notables, prouvant sa capacité à exceller sur des courses transatlantiques exigeantes. Douze ans après sa mise à l’eau, ce multicoque polyvalent continue de démontrer sa fiabilité et ses performances, des qualités qui, associées à l’expertise de Francis Joyon, ont permis de maintenir ce bateau à un niveau de compétitivité exceptionnel dans le paysage de la course au large.

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Le Défi Financier et Structurel : Le Coût d'un Ultime

L'acquisition ou la construction d'un trimaran de la classe Ultim représente un investissement colossal, dont la complexité et le secret financier entourent souvent les chiffres exacts. Il est difficile de connaître le prix exact d’un Ultime neuf à sa mise à l’eau. Tout d’abord, parce que les sponsors et armateurs préfèrent rester discrets sur le sujet, une pratique courante dans le monde de la haute compétition. Ensuite, il est crucial de comprendre qu'un Ultime n’est pas une Ferrari ; le prix n’est jamais connu à l’avance dans la mesure où il s’agit ici d’un produit qui n’existe pas en magasin.

Les Ultimes sont, par définition, tous des prototypes uniques. Leurs prix varient considérablement en fonction des études effectuées en amont, du chantier naval choisi pour la construction, des architectes qui supervisent le projet, et de nombreux autres facteurs spécifiques à chaque développement. Néanmoins, il est illusoire de penser qu’à moins de 15 millions d'euros, on puisse s’offrir un maxi-trimaran volant dernier cri, capable de rivaliser au plus haut niveau. Pour donner une idée concrète, on sait en revanche qu’à ce prix-là, un bateau de référence comme Gitana 17, qui a tout gagné, peut être acquis. Cyril Dardashti, directeur de l’écurie Edmond de Rothschild, a déjà annoncé publiquement que le futur acquéreur de "le trimaran bleu" allait devoir débourser entre 13 et 15 M€ pour s’offrir ce joyau technologique.

Le marché de l'occasion pour les Ultimes est également très particulier, voire anecdotique. Étant donné qu’il n’y a que sept trimarans dans la catégorie Ultim 32/23 (faisant référence à la longueur et à la largeur maximale autorisées), le marché de l’occasion est, par conséquent, très peu actif. Cependant, certaines transactions ont eu lieu, donnant des indications précieuses. En 2020, le M100, l'ancien Maxi Macif de François Gabart, a été racheté pour 5 millions d'euros par le Team Actual. Plus récemment, on sait que le dernier Ultime neuf, SVR Lazartigue, construit en 2021, a été racheté 13,7 millions d'euros par le Groupe Kresk. Ces chiffres illustrent une tendance nette : en l’espace de seulement deux ans, les coûts des bateaux de course de cette envergure ont sérieusement augmenté. La guerre en Ukraine, avec ses répercussions sur les chaînes d'approvisionnement et les prix des matières premières, n’a pas fait baisser le prix des matériaux, bien au contraire, contribuant à cette inflation.

Au-delà du coût direct d'achat, la construction d’un Ultime neuf est un projet de grande envergure qui représente 40 à 50 % du coût total du bateau. Un tel projet donne au chantier naval du travail pour une équipe significative de 25 à 30 personnes à temps plein, et ce pendant une période prolongée de deux ans. En amont de la phase de construction physique, une part non négligeable du budget est allouée aux études des architectes et aux calculs de structure, des étapes cruciales pour la performance et la sécurité du navire. Ces études préliminaires à elles seules peuvent représenter un investissement substantiel, estimé entre 1,5 et 2 millions d'euros, soulignant la complexité et l'ingénierie avancée requises pour ces "Formules 1 des mers".

Les Nouvelles Générations d'Ultimes en Chantier : Vers l'Infini et au-delà

Le monde de la course au large est en perpétuelle évolution, et l'annonce de nouvelles constructions de trimarans Ultimes est toujours un moment très attendu. Ces projets incarnent la volonté constante de repousser les limites technologiques et sportives.

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Le Projet Gitana 18 : L'Héritage du Vol Hauturier Repensé

L'écurie Gitana, forte de 150 ans d’histoire maritime, s’inscrit incontestablement dans la longue durée de l'innovation et de la performance. L’annonce de la construction d'un nouveau maxi-trimaran par cette écurie était particulièrement attendue. Si Gitana 17 a bousculé les standards il y a près de sept ans avec l’avènement du vol hauturier, son successeur, dénommé Gitana 18, un Ultim de 32 mètres de long pour 23 mètres de large, ne devrait pas non plus manquer d’arguments.

Ce nouveau géant est pensé pour respecter scrupuleusement le cadre architectural de la classe Ultim, notamment ses dimensions et ses règles principales. Cependant, cette nouvelle unité conservera une certaine liberté dans des développements ciblés, comme ce fut le cas avec Gitana 17, notamment sur les sujets d’asservissement des appendices. Si au premier coup d’œil, Gitana 18 pourra ressembler à son prédécesseur, dans les faits, les deux géants seront très différents, et ce, malgré une géométrie de plateforme similaire.

Dans les grandes lignes du cahier des charges de cette nouvelle unité aux cinq flèches, figurent deux grands axes immuables : d’abord, l’amélioration du « moteur », c’est-à-dire les voiles et tout ce qui est au-dessus du pont, et ensuite, la limitation de la traînée. En matière d’aérodynamisme, un effort important sera consacré à la plateforme, puisque ce Maxi sera le premier construit autour d’une nouvelle règle de visibilité. De plus, un travail approfondi sera mené sur le gréement pour optimiser la performance aérienne. Côté hydrodynamisme, l’ensemble des appendices, comprenant les foils, les safrans et la dérive aile de raie, sera revu. L'objectif est de permettre au bateau de voler plus tôt et plus efficacement. Il bénéficiera non seulement de l’état de l’art actuel en matière d'hydrodynamisme, mais aussi et surtout de l’expertise précieuse acquise grâce à la somme colossale de datas collectées sur Gitana 17, une ressource inestimable pour l'optimisation.

Une grande nouveauté fait également partie du projet Gitana 18, puisque le nouveau géant sera construit chez CDK Technologies. L’écurie aux cinq flèches a en effet choisi de faire confiance à Stéphane Digard et ses équipes de CDK Group. Leurs dernières réalisations, tant chez les Ultim que dans d’autres classes, le sérieux de leur démarche, la qualité de leurs infrastructures dotées d'un outil industriel de pointe qui répond à l’ensemble des attentes et des processus de fabrication, ont fortement motivé ce choix final. Sans oublier la proximité géographique, un atout majeur tant dans la gestion quotidienne du projet que pour la démarche d’impact environnemental en place chez Gitana.

Un architecte impliqué dans la conception des maxi-trimarans, rappelant son expérience sur le premier Maxi Edmond de Rothschild, a exprimé son enthousiasme et sa vision : « Dans le projet du premier Maxi Edmond de Rothschild, j’ai aimé le défi, la page blanche mais aussi la démarche collective grâce à laquelle nous avons dessiné le bateau. Le travail d’équipe avec mes collaborateurs - Véronique Soulé, Romaric Neyhousser, Hervé Penfornis, Loïc Goepfert et Romain Garo entre autres - mais aussi la confiance dans laquelle s’est déroulée la mise au point avec l’équipe Gitana. Tout n’a pas fonctionné tout de suite, c’est un peu inhérent quand on innove vraiment, mais nous avons trouvé les solutions ensemble pour les résultats que l’on connaît. Aujourd’hui, nous avons envie de continuer l’histoire. Avec ce nouveau bateau, nous avons tous envie de faire le pas suivant, et il y a beaucoup de matière et de pistes. Nous sommes peut-être au tiers de nos connaissances sur le vol océanique, et encore. Dans le nouveau projet, les études ont montré qu’il y avait du potentiel. Il y aura des petits pas et des grandes ruptures technologiques. Et c’est l’arbitrage de cela qui créera ce nouveau Maxi. Nous travaillons sur un bateau qui possédera les mêmes atouts en termes de performance, mais en comblant ce que nous avons identifié comme des points faibles. Un des gros critères aussi dans notre démarche est la durabilité, en cherchant au maximum des solutions innovantes pour minimiser les impacts et les détériorations qui en découlent. Nous avons aussi réfléchi plus à l’intégration du marin dans la plateforme, car les efforts sur ces bateaux ne sont pas du tout à l’échelle humaine, et c’est aussi de notre responsabilité de rendre cela accessible au navigateur. Ce qui m’intéresse, c’est toujours de chercher, de découvrir des choses pas forcément attendues sur le chemin, et puis les rencontres. » Cette perspective souligne la complexité de l'innovation et l'engagement envers l'amélioration continue et la durabilité.

Argo Racing : Une Nouvelle Aspiration aux Records avec VPLP et Multiplast

Après avoir navigué ces dernières années en MOD70, l’équipe américaine Argo Racing a pris une décision majeure. L'annonce était attendue : après le MOD70, le Team Argo lance la construction d’un nouveau maxi-trimaran signé VPLP, cette fois pour partir sur des tentatives de record d'une autre envergure. Passionné par les multicoques océaniques, le propriétaire américain Jason Carroll a été ces dernières années un acteur majeur des courses multi-classes à la barre du MOD70 Argo, sixième exemplaire de cette série monotype lancée au début des années 2010.

Jason Carroll a décidé de franchir une marche supplémentaire en lançant un nouveau trimaran de taille Ultim, mesurant 32 mètres de long sur 23 mètres de large, qui lui permettra de viser plus haut. Chad Corning, directeur général d’Argo Racing, a expliqué cette transition stratégique : « Nous sortons d’une excellente campagne avec le MOD70, mais nous avons atteint les limites de ce bateau. Nous sommes notamment très intéressés par des records de premier plan, comme ceux de l’Atlantique Nord ou de la Route de la Découverte, qui ne sont pas battables avec le MOD70. » Ce sera donc un maxi-trimaran, dont la conception a été confiée à l’agence VPLP Design, qui possède une grande expérience en la matière. C'est elle qui a notamment dessiné les Ultimes Banque Populaire XI et SVR Lazartigue.

La collaboration avec VPLP Design n'est pas nouvelle pour l'équipe Argo. « Nous avons travaillé avec VPLP sur l’optimisation du MOD70, nous avions donc une relation de travail solide avec eux, » a poursuivi Chad Corning. Il a ajouté que VPLP a également conçu le bateau de croisière de Jason Carroll, un Gunboat 80. Toute cette expérience commune, combinée à leurs nombreux succès avérés, a conduit à ce choix, qui s'est avéré « facile ». Ce choix a été accueilli avec une satisfaction compréhensible du côté de VPLP Design. Quentin Lucet, architecte associé, a confié : « Ce genre de projet, de par sa dimension, n’arrive pas très souvent, donc nous sommes très heureux de travailler avec Argo Racing sur ce futur trimaran. »

VPLP Design livrera les plans de la plateforme en fin d’année 2026, ce qui permettra d’attaquer la construction à Vannes chez Multiplast, le chantier choisi par Argo Racing. Là encore, « comme pour VPLP, la décision a été facile », a expliqué Chad Corning, témoignant de la confiance établie avec ces partenaires. Yann Penfornis, directeur général de Multiplast, accueille ce nouveau challenge avec un enthousiasme certain : « Faire un bateau de records est quelque chose qui nous plaît bien et est solidement ancré dans l’histoire du chantier. Nous allons nous investir à fond sur ce projet et savons que le calendrier va permettre aux architectes puis à nos équipes d’avoir le temps de bien travailler. » La construction de ce nouvel Ultime débutera en janvier 2027 pour une livraison prévue au premier trimestre 2029, avec un horizon de lancement à l'horizon 2029.

Le passage d'un MOD70 à un trimaran de 32 mètres soulève une question simple : pourquoi changer de plateforme alors que le bateau actuel affichait un palmarès solide ? L'équipe Argo Racing naviguait jusqu’ici sur un trimaran monotype de 21,20 mètres, optimisé au fil des saisons. Le futur Argo, avec 32 mètres de long pour 23 mètres de large, s'inscrit pleinement dans la catégorie des Ultim. Ce type de multicoque offre des avantages techniques indéniables, notamment un allongement de coque supérieur et une plateforme plus large, et donc une puissance vélique exploitable bien plus importante. Ces caractéristiques sont essentielles pour atteindre les vitesses nécessaires à la conquête des records océaniques les plus prestigieux que l'équipe vise désormais.

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