L’acquisition d’un bateau est un projet qui mérite une mure réflexion en tenant compte de certains critères. Si vous envisagez d’acheter un trimaran, vous devez choisir en évaluant la stabilité, la légèreté et la rapidité des modèles qui vous plaisent. Le trimaran, en tant que voilier multicoque, assure une meilleure stabilité et un confort de navigation en mer. Grâce à de nombreuses améliorations au fil des années, le trimaran de croisière est reconnu pour sa grande vitesse, sa stabilité, son confort de navigation et la sécurité qu’il confère. C'est un bateau beaucoup plus rapide que les bateaux monocoques de même taille. Ce type de voilier, avec son architecture unique, a connu une évolution remarquable, dont les Formule 40 représentent un chapitre aussi intense qu'éphémère, mais d'une importance capitale pour le monde de la course au large et la conception des multicoques modernes.
Le Trimaran : Un Concept Révolutionnaire de Stabilité et de Vitesse
Le trimaran est un multicoque qui assure une meilleure stabilité et un confort de navigation en mer. Comme son nom l’indique, le trimaran est un voilier constitué de trois coques bien distinctes, avec une coque centrale plus grande et deux flotteurs connectés à la coque centrale par des bras de liaison. Ces éléments lui garantissent une stabilité exceptionnelle. Les passagers et les équipiers qui ont le mal de mer en monocoque se sentiront mieux sur un trimaran de croisière, profitant ainsi d'une expérience en mer plus agréable et sécurisée.
L'histoire moderne de ce type d'embarcation remonte à un immigrant ukrainien qui a construit les premiers trimarans en contreplaqué aux États-Unis en 1945. Ce modèle de bateau a commencé à séduire dans les années 1960 et 1970, marquant le début d'une ère d'innovation dans la conception des multicoques. Au fil du temps, le trimaran est devenu synonyme de performance et de sécurité. Quorning Boats a développé des modèles de voiliers de plus en plus modernes, résistants et performants au fil de ces 50 ans d’existence. Leur équipe, toujours à la recherche de l’excellence, a su développer des modèles de trimarans plus confortables, plus rapides et sécurisants, avec des équipements électroniques qui rendent la navigation plus simple. Ces avancées ont posé les bases de l'ingénierie et de la philosophie qui allaient un jour donner naissance à des séries de courses mythiques, comme les Formule 40.
L'Émergence des Formule 40 : Des "Libellules" de Course
Le monde de la course au large, en particulier celui des multicoques, est riche en périodes d'innovation intense. C’est dans ce contexte que sont nées les Formule 40. Elles ont vu le jour en réaction aux multicoques géants des transats des années 80, qui étaient devenus énormes et dispendieux. Certains imaginaient alors de faire courir plus souvent des multis plus petits, plus maniables et plus abordables, se contentant de régater en baie ou sur des parcours côtiers. Tout serait permis ou presque, les bateaux seraient spectaculaires, rapides, ne nécessiteraient que quatre ou cinq équipiers.
Ces "libellules survitaminées" n'ont volé que de 1986 à 1989, une période éphémère mais marquante. Tout a commencé deux ans plus tôt, lorsque quelques précurseurs, comme Jean-Luc Nélias, sur son Colibri, ont initié le mouvement avec des day-boats reconvertis en bateaux de course. Puis, quelques mois plus tard, sous l'égide de la Fédération française de voile, un avis officiel a été libellé, précisant que la jauge de la Formule 40 tenait en trois points. Mesurant de 10 à 12 mètres de long seulement, ces embarcations déboulent, surfent, lèvent la patte et bondissent, offrant un spectacle incroyable.
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Dès le début, l'engouement a été palpable. Des sept concurrents présents au Grand Prix de Brest, début 1986, on est déjà passé à neuf au Trophée des Multicoques de La Trinité, quelques semaines plus tard. Le Trophée des Multicoques était alors le grand rendez-vous de la saison, où tous les trimarans et catamarans géants qui se disputaient d'habitude la victoire sur l'Atlantique venaient se mesurer entre trois bouées à un jet de pierre de la côte, tester leurs réglages, valider leurs modifications, et faire des essais. C'est dans cette effervescence que les Formule 40 ont montré une certaine tendance aux ruades plus ou moins contrôlées, faisant le spectacle et captivant les observateurs.
Un exemple marquant de l'époque fut The Smyth Team, le catamaran de l’Américain Randy Smyth, dessiné et construit en 1986 par Gino Morelli. Par seulement 15 nœuds de vent et une mer plate comme le dos de la main, ce petit catamaran tout blanc empanaché d'écume déchirait la surface à plus de 22 nœuds. À bord, quatre équipiers faisaient semblant de maîtriser les ruades de leur étalon. Mais cela ne durait pas longtemps : une rafale, un choqué de chariot tardif, ou un mouvement de barre un peu lent, et le bateau enfournait ses coques jusqu'au pied de mât. Sportif, cet engin ! Des spectateurs avisés murmuraient alors qu'il n'était "pas formidablement marin". Cette série promettait beaucoup, et la question se posait déjà : comment serait-il possible d'imaginer que ce faire-part de naissance serait à l'origine d'un avis de décès trois ans plus tard seulement ?
Architectures et Innovations au Cœur des Formule 40
Le monde de la Formule 40 a été un véritable laboratoire d'idées, attirant les meilleurs talents de l'architecture navale et de la voile. Dans cette série, on trouvait des catamarans, des trimarans, et même des foilers. Certains étaient gréés en cat-boat, d'autres plus classiquement en sloop, illustrant la liberté créative de la jauge. Parmi les architectes ayant marqué cette période, on comptait Gilles Ollier, Marc Lombard, Michel Joubert et Bernard Nivelt, Gino Morelli, Nigel Irens, ainsi que Marc Van Peteghem et Vincent Lauriot-Prévost (VPLP), dont les noms résonnent encore aujourd'hui dans le design de multicoques.
Un exemple emblématique de trimaran Formule 40 est le célèbre Biscuits Cantreau. Il y a eu quatre trimarans Formule 40 baptisés Biscuits Cantreau, tous signés Van Peteghem/Lauriot-Prévost, construits chez CDK et menés par Jean Le Cam. Le n°2, notamment, s'est illustré lors de sa victoire au Grand Prix de Southampton en juillet 1987. Ces bateaux incarnaient la quintessence de la performance de l'époque, alliant rapidité et une certaine fragilité inhérente à la recherche de la légèreté et de la vitesse extrême.
Les sponsors étaient également au rendez-vous, qu'il s'agisse d'investisseurs privés comme Fleury-Michon ou Biscuits Cantreau, ou de partenaires publics tels que Rochefort et la Région Nord-Pas de Calais. Les coureurs les plus en vue se pressaient pour participer à ces courses, incluant des noms légendaires comme Serge Madec, Philippe Poupon, Alain Comyn, Jean Le Cam, Christophe Auguin. Les étrangers n'étaient pas en reste, à commencer par Randy Smyth, l'ex-champion olympique américain, qui apportait une dimension internationale à ces compétitions. Des Grands Prix se mettaient en place en Angleterre et en Belgique, témoignant de l'ampleur et de la popularité croissante de la série.
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Cependant, des voix s'élevaient déjà pour prédire les défis futurs. Parmi elles, Daniel Charles, alors journaliste à Neptune-Yachting, argumentait que "pour être au minimum de la jauge, il faudra employer des matériaux chers, comme le carbone, les budgets vont exploser, les sponsors ne suivront pas, le public sera trop loin des régates, il va bouder, la télé aussi." Ces prédictions se sont malheureusement avérées exactes.
La Fin d'une Époque et la Naissance d'un Héritage Durable
Effectivement, après trois saisons pourtant animées, la Formule 40 s'est éteinte. Ce fut un "feu de paille" par sa brièveté, mais le monde de la Formule 40, bien qu’éphémère, a généré une recherche et une créativité inestimables. Des architectes renommés comme Ollier, Lombard, Joubert-Nivelt, Morelli, Irens ou VPLP ont ainsi pu tester in situ nombre d’idées, repoussant les limites de la conception navale. Les Formule 40 ont prouvé la faisabilité de bateaux rapides et spectaculaires, même à des tailles plus modestes que les géants des transats.
Cet héritage s'est manifesté à travers plusieurs descendants, directs ou indirects. En 1990, juste après la disparition de la Formule 40, une nouvelle épreuve a vu le jour : le Trophée des Champions. L'idée de base était d'organiser une régate par an, avec une poignée de skippers médiatiques venant d'horizons divers (voile olympique, transat, tour du monde solo), et des régates au ras des berges de La Trinité, puis au pied du Cap d'Agde ou de La Grande-Motte, utilisant des catamarans monotypes de 25 pieds, toilés et spectaculaires. Ce qui est ensuite devenu le Trophée Clairefontaine a perduré, montrant l'influence persistante de la philosophie des F40.
Il ne faut pas non plus oublier deux autres descendants plus ou moins directs des Formule 40. D'abord, les Extreme 40, dont le circuit propose les plus grands noms de la Coupe de l’America aux prises dans les plus beaux stades nautiques naturels du monde. Ensuite, les "libellules du lac Léman" - Maxis-Multis, D35, M20 - qui continuent de faire vibrer les passionnés. Et enfin, les AC45 ailés des America’s Cup World Series, qui représentent l'apogée de l'innovation en matière de multicoques de course, intégrant les leçons tirées des expérimentations des Formule 40. La série, avec sa diversité de catamarans, de trimarans et de foilers, a laissé une empreinte indélébile sur l'évolution de la voile de compétition.
Formule 40 d'Occasion : Des Légendes Toujours en Mer
Malgré leur disparition en tant que série de course active, certains Formule 40 ont prouvé être increvables et indémodables. L'un des exemples les plus frappants est le Formule 40 Biscuits Cantreau 4. Successivement rebaptisé Ylliam, Spirit of Belgium et, finalement, Agir, ce plan VPLP construit chez CDK a été remis à l’eau à Auckland, Nouvelle-Zélande, en octobre 2012, et ce, bien qu'il ait été durement accidenté en 1999 ! Son endurance témoigne de la qualité de conception et de construction de ces machines de course.
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L'influence des Formule 40 s'étend bien au-delà de leur propre série. Le trimaran avec lequel la "petite fiancée de l’Atlantique", Florence Arthaud, a remporté la Route du Rhum en 1990, est un exemple éloquent de cet héritage. Ce trimaran, Pierre 1er, était un 60 pieds conçu par le déjà réputé duo d’architectes VPLP. Il fut inspiré du très véloce Formule 40 Biscuits Cantreau dessiné pour Jean-Le Cam. Pour cette navigatrice hors-norme, il fallait un bateau d’exception. Habituée à récupérer d’anciens bateaux pas toujours dans la fleur de l’âge, Flo a convaincu le groupe immobilier Pierre 1er de construire un bateau neuf en vue de cette quatrième édition de la Route du Rhum.
Le trimaran conçu pour Florence Arthaud fut révolutionnaire. Il fut le premier à présenter des flotteurs à la longueur maximale de la jauge (60 pieds soit 18,28 m). Ces flotteurs étaient si volumineux qu’ils permettaient, une évolution majeure dans le sport de la voile, de soulever la coque centrale. Un mât aile pour maximiser la puissance, trois safrans et autant de cockpits pour toujours garder le contrôle, la révolution était en marche. Un jeune impétrant, Laurent Bourgnon, a bien senti l'importance de cette avancée et s'est fait construire un quasi-sister-ship. Quant à la construction, elle fut de haut vol, réalisée par le département Technologies Avancées de Jeanneau (JTA) et un certain Bruno Belmont - aujourd’hui chez Lagoon - dans l’atelier situé au bord de la Loire près de Nantes. Cette construction techniquement sans faille, dont la renommée s’ébruitera jusqu’à Hollywood, a donné naissance à un bateau mythique.
Le 18 novembre 1990, à 23h10 en métropole, 17h10 à Pointe-à-Pitre, Florence Arthaud coupait victorieusement la ligne d’arrivée, après 14 jours et 10 heures de mer depuis Saint-Malo. Elle paraissait d’autant plus menue, dans son T-shirt blanc à bretelles, que son trimaran était grand. Perchée sur le flotteur au vent, Flo savourait ce moment de grâce, qui la faisait définitivement entrer dans l’histoire de la course au large. Derrière elle, relégués à plus de 8 heures, les hommes n'étaient pas des amateurs pourtant, mais plutôt des légendes vivantes : Philippe Poupon, Laurent Bourgnon et Mike Birch.
Le trimaran original, Pierre 1er, fut rapidement revendu par son armateur, Christian Garrel, au grand désespoir de sa skipper vedette. Cette dernière lorgnait pourtant sur un multicoque encore plus grand pour s’attaquer au Trophée Jules Verne autour du monde, mais se séparer de Pierre 1er restait un crève-cœur. C’est un certain Steve Fossett, milliardaire-aventurier, qui en a fait l’acquisition et l’a renommé Lakota. Cinquième de la Route du Rhum 1994 à son bord, on le retrouvera ensuite autour du monde à la barre du catamaran géant Playstation. Le fabuleux trimaran leur survivra aux mains de passionnés, d’abord Scandinaves, sous le nom de Sony, puis français à nouveau ces dernières années. Il a repris son nom Amérindien de Lakota, tribu du peuple Sioux. Aujourd'hui, il est de nouveau à vendre et toujours aussi fringant, capable de filer 16 nœuds par seulement 10 nœuds de vent, pour un prix de 250 000 Euros pour ces trois coques mythiques.
Acquérir un Trimaran d'Occasion : Avantages et Considérations
L'attrait pour un trimaran d'occasion, qu'il s'agisse d'une ancienne Formule 40 ou d'un modèle plus récent, est considérable et offre de nombreux avantages. Le trimaran est un bateau très stable, qui convient donc aux personnes ayant peu d'expérience en navigation, mais aussi aux professionnels du secteur maritime qui recherchent des bateaux solides offrant une excellente stabilité et une grande maniabilité. Ce voilier multicoque est également facile à manœuvrer et se caractérise par son confort et sa grande vitesse. Il est idéal pour la navigation de plaisance et la course à la voile.
Acheté d'occasion, le trimaran offre également de nombreux avantages. Tout d'abord, il est accessible financièrement et se trouve donc à un prix très abordable par rapport aux trimarans neufs. Cette acquisition permet aussi une grande flexibilité pour les utilisations du trimaran, qu'il s'agisse de croisière familiale, de raids sportifs ou de participation à des régates amateurs. Enfin, le trimaran d'occasion est une bonne occasion pour se lancer dans la navigation multicoque, sans un investissement initial trop lourd.
Le trimaran est le bateau idéal pour les plaisanciers qui recherchent espace et confort. Le système de flottaison permet au trimaran d'offrir une embarcation spacieuse avec un grand volume, ce qui n'est pas toujours le cas sur un catamaran habitable. Les trimarans se distinguent également par leur maniabilité, qui est due à l'angle des flotteurs et au volume de la coque centrale. Le trimaran dispose d'une excellente tenue face aux vagues grâce à sa stabilité très élevée. Les trimarans d'occasion à vendre sont souvent recherchés par des propriétaires qui les ont utilisés pour la navigation de plaisance et la course à la voile. Pour les débutants, un trimaran est une solution idéale pour découvrir le monde de la voile et les voyages en mer.
Il n'existe pas de prix moyen universel pour un trimaran. Un trimaran s’achète auprès d'un chantier naval, d'un spécialiste multicoque ou sur le marché de l'occasion. Des entreprises comme Star Yachting, agence idéalement située dans les Alpes Maritimes, à Nice, sont des distributeurs officiels de trimarans, catamarans et autres bateaux neufs ou d'occasion depuis plus de 20 ans. Leurs experts en voile peuvent aider à trouver le trimaran idéal. Que ce soit l'équipe ou les services proposés, la réactivité et les conseils avisés sont des critères souvent mis en avant par les clients, illustrant l'importance d'un accompagnement qualifié pour ce type d'acquisition. Il est toujours important de se rappeler qu'un crédit vous engage et doit être remboursé, nécessitant une gestion financière prudente.