Temps Match Water-Polo JO: Tout ce que vous devez savoir

Le water-polo, un sport collectif passionnant et exigeant sur le plan physique, est présent aux Jeux olympiques depuis 124 ans. Souvent sous-médiatisé, il mérite une attention particulière, surtout avec les Jeux de Paris en ligne de mire. Cet article explore en détail les règles, les équipements, et les spécificités de ce sport, tout en mettant en lumière son histoire olympique et son déroulement lors des JO de Paris 2024.

Un sport olympique historique à Paris

Le water-polo a fait son entrée au programme olympique lors des Jeux de 1900 à Paris. Un clin d’œil à l’histoire, cette année, les poloïstes du monde entier s’affronteront au Centre aquatique olympique de Saint-Denis pour les phases de poules et à la Paris La Défense Arena pour les phases finales. Les équipes de France, tant masculine que féminine, seront représentées, ajoutant une saveur particulière à cette édition.

Composition des équipes et règles fondamentales

Comme leurs homologues handballeurs, les poloïstes s’affrontent à 7 contre 7 dans une piscine. Sur le terrain, chaque formation dispose d’un gardien dans le but et de six joueurs de champ. Le principe du jeu est simple : les deux équipes ont pour objectif de marquer plus de buts que leurs adversaires en un temps imparti. Pour marquer, les joueurs se font des passes à la main et ont interdiction de garder la balle sous l’eau.

Une équipe se compose de 13 joueurs, dont six remplaçants. Dans l’eau, il y a toujours sept poloïstes : un gardien et six joueurs de champ. Le gardien porte le bonnet numéroté un, de couleur rouge. Les joueurs s’organisent en demi-cercle autour du but adverse, avec un poloïste au centre, appelé pointe (comme le pivot au handball). C’est un poste particulier, puisque le joueur tourne le dos à la cage opposée. Il a pour rôle de récupérer les passes rapidement afin de buter. Le gardien, comme au football, empêche l’adversaire de scorer.

Durée d'un match et temps morts

Un match de water-polo se déroule en quatre périodes de 8 minutes chacune (7 minutes pour les joueurs de moins de 18 ans), soit un temps de jeu de 32 minutes au total. Une pause de 2 minutes est prévue entre chaque période, sauf entre la deuxième et la troisième où ce temps de repos est de 5 minutes.

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Chaque équipe peut demander deux temps morts, soit des temps de concertation de 1 minute (afin de peaufiner sa stratégie d’attaque ou de défense). À savoir que ce temps ne peut être réclamé qu’en possession du ballon de water-polo. Cela évite de couper l’équipe adverse dans sa phase d’attaque. Le nombre peut passer à trois en cas de prolongation.

Prolongations et tirs au but

Une prolongation en water polo peut d’ailleurs être demandée en cas d’égalité entre les deux équipes à la fin du temps de jeu réglementaire. En cas d’égalité persistance malgré les prolongations, des tirs au but peuvent être réalisés.

La règle des 30 secondes

Durant le match de water-polo, deux tableaux indiquent le temps de possession du ballon, en sachant que l’équipe qui a pris possession du ballon (après un engagement ou une interception) dispose de 30 secondes pour tenter de marquer un but. Si ce temps de possession arrive à son terme, une faute est sifflée et la balle est rendue à l’adversaire. En cas de sortie de balle ou de corner, le décompte de ces 30 secondes est réinitialisé à 20 secondes.

Fautes et exclusions

Plusieurs fautes au water-polo peuvent être des motifs d’exclusion, parmi lesquelles le fait de manquer de respect envers l’arbitre⁣, frapper volontairement un adversaire ou encore la répétition de fautes graves. Une faute grave entraîne une exclusion de 20 secondes. Des fautes sifflées dans la zone des 5 mètres, comme le fait de commettre une faute qui empêche l’équipe attaquante de marquer, entraînent un pénalty.

Le terrain de jeu

D’après les règles du water-polo, un match masculin se joue sur une surface de 30 mètres de long par 20 mètres de large. Dans le cas d’un match féminin, ces dimensions passent alors à 25 mètres par 20. Le terrain de water-polo est divisé en plusieurs zones, grâce à plusieurs lignes de couleur. Des lignes blanches matérialisent le milieu de terrain et les lignes de but. Des lignes jaunes indiquent la zone de pénalty. Des lignes rouges indiquent quant à elles les zones où les attaquants ne peuvent pénétrer pour tenter de marquer un but. La surface de jeu est par ailleurs matérialisée par des plots.

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La ligne rouge (2 m) indique la zone de hors-jeu. Autour de chaque but, on trouve la zone des 2 mètres. On a le droit d’y entrer que si on possède la balle. Elle est délimitée par des plots rouges situés à 2 mètres de la ligne de but et des bouées rouges à 2 mètres des poteaux. Jusque là sous forme d’une ligne aux 2 mètres, cette zone rectangulaire a fait son apparition dans le water-polo en 2019.

Équipement

Pour être conforme, un ballon de water-polo doit peser entre 400 et 450 grammes à sec et avoir un diamètre de 21 centimètres. On distingue 5 différentes tailles de ballon au water-polo. De la taille 1 à la taille 5, chaque catégorie d’âge a son ballon autorisé, avec ses caractéristiques règlementaires.

Pourquoi ce drôle de bonnet ? Croiser un joueur de l'équipe de France de water-polo en tenue officielle, c'est se trouver en face de Princesse Leia qui aurait avalé un troisième ligne de rugby. Pourquoi donc ces colosses de 2 m et 100 kg ne sortent-ils jamais sans ce couvre-chef ? Pour éviter les blessures au tympan, qui pourraient être causées par un choc avec le ballon (qui peut aller jusqu'à 100 km/h) ou avec l'adversaire.

Stratégies et postes

Les joueurs de champ s’organisent la plupart du temps en demi-cercle, à 5-7 mètres du but adverse, avec un joueur au centre nommé pointe. Pour défendre, à peu près tous les coups sont permis pour les défenseurs sauf au niveau de la tête. Une grande liberté de manœuvre qui offre régulièrement un très beau spectacle.

À l’exception du gardien de but, tous les joueurs participent à la défense et à l’attaque dans le jeu. Les joueurs dépensent donc énormément d’énergie au cours d’un match. Pendant l’action de jeu ou lors d’une pause, un joueur peut sortir et être remplacé par un coéquipier. Récemment apparue au water-polo, la flying zone élargit la zone de remplacement des joueurs.

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Arbitrage et fautes

Pour arbitrer la rencontre, deux arbitres sont situés aux bords du bassin. L’arbitrage est complexe au water-polo, puisque les deux officiels sont situés au bord du bassin et ne voient donc que très peu ce qui se passe sous l’eau. Cependant, le sport est encadré par un règlement strict. Globalement, il y a une grande liberté de manœuvre des défenseurs sur le porteur de balle : dès qu’il l’a entre ses mains, on peut le « charger » ou le couler.

Le système de fautes se divise en deux catégories : les fautes simples et les fautes graves.

  • Fautes simples: La balle doit être maniée à une seule main (sauf pour le goal). Elle ne doit pas être sous l’eau et le joueur ne doit pas l’utiliser pour s’appuyer ou se reposer dessus. Le joueur ne peut s’appuyer sur aucune partie du bassin (buts, bords ou fond du bassin) pendant le jeu (si un gardien s’appuie sur le bord du bassin, un penalty est sifflé contre son équipe).
  • Fautes graves: Une faute commise sur un attaquant dans la zone des 5 mètres est sanctionnée par un penalty, si ce dernier est en position de marquer. Il est alors tiré sur la ligne des 5 mètres. Nager sur le dos de son adversaire ou le frapper entraîne une faute grave assortie d’une exclusion de 20 secondes. Le joueur va alors « en prison ». A la troisième faute grave, le joueur est exclu définitivement et remplacé (Exclusion Définitive Avec remplacement (EDA). Dans le cas d’une faute encore plus grave, comme un coup volontaire, le joueur est exclu du match et ne peut être remplacé que quatre minutes après la faute.

Ce qui est interdit et donc considéré comme « faute grave » : « Tenir, enfoncer ou tirer un adversaire vers l'arrière ». Mais plus le niveau s'élève, plus le niveau de tolérance augmente et sans caricaturer, les contacts sous-marins (le « jeu de position » en langage expert) s'apparentent à de la lutte gréco-romaine. Pour trancher sur ces phases, le VAR a fait son apparition aux derniers Jeux de Tokyo.

Le water-polo : un sport exigeant et spectaculaire

Pour schématiser, si on veut exceller au water-polo, il faut être mi Léon Marchand, mi Mikkel Hansen. Savoir nager comme le Poséidon français et tirer au but comme le Thor danois. Le tout pendant quatre périodes de huit minutes durant lesquelles les sept guerriers d'une équipe ne disposent que de 30 secondes pour tenter de marquer, sans jamais être autorisés à prendre pied au sol, ni sur les rebords. "C'est un sport hyper complet", nous éclaire Lou Counil, ancienne internationale tricolore et consultante pour franceinfo: sport. "Il faut de l'endurance pour pouvoir répéter les efforts et parcourir cinq kilomètres de nage par match, de la vitesse pour sprinter et de la force pour passer son vis-à-vis en un contre un."

Le très sérieux Bleacher Report a classé le water-polo comme "sport le plus difficile du monde" en 2011. Pour établir son classement, le site américain s'est basé sur plusieurs critères, notés sur 10 : vitesse, endurance, force, agilité, technique et coups reçus.

Les enjeux pour les JO de Paris 2024

Cet été, douze nations masculines et dix féminines sont engagées dans les bassins parisiens pour décrocher la médaille d’or. Que ce soit le tournoi masculin ou le tournoi féminin, la compétition débute par une phase de deux poules composées de six équipes chez les hommes et cinq chez les femmes. L’équipe de France de water-polo débute la compétition ce samedi (18h30), avec les Bleues face à l’Espagne. Leurs homologues masculins seront eux dans le bain à partir de dimanche soir (19h30), contre la Hongrie.

La formule du tournoi olympique chez les hommes comme chez les femmes, les équipes qualifiées sont réparties en deux groupes avec une seule nuance : ce sont des groupes de six chez les hommes et de cinq chez les femmes. Les quatre premiers de chaque groupe sont qualifiés pour les quarts de finale, qui marquent le début de la phase à élimination directe.

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