Maîtriser le "Table Top" et les Réglages Essentiels en Planche à Voile : Une Progression Détaillée

La planche à voile, ou windsurf en anglais, est bien plus qu'un simple sport nautique ; c'est un état d'esprit, de la convivialité et des sensations très cool. Ce sport, qui a connu un essor considérable dans les années 70 avant de s’éteindre quelque peu 30 ans plus tard, connaît un véritable renouveau. Cette fluctuation est sûrement due au fait que l’industrie et les médias avaient trop poussé ce sport vers la performance, faisant oublier ses fondamentaux. Aujourd'hui, avec la plupart des marques qui proposent des stand-up-paddle sur lesquels une voile de windsurf peut être fixée, on redécouvre que le windsurf est un sport de finesse et de fitness, accessible et évolutif. Que l'on soit un débutant cherchant à glisser sur l'eau ou un expert visant des figures aériennes complexes comme le "table top", la compréhension des réglages et techniques est primordiale.

Les Fondamentaux du Windsurf : Première Planche et Premières Sensations

Lorsque l’on débute le windsurf, l’apprentissage est suffisamment exigeant physiquement pour ne pas se rajouter des difficultés supplémentaires à cause d’un matériel inadapté. Non, la planche à voile n’est pas un sport difficile, mais il faut comprendre quelques principes de base : l’importance du vent et savoir s’y adapter, notamment dans quel sens il souffle et comment il influence la position de la planche à voile. Les chutes font partie de l'apprentissage du véliplanchiste ; elles signifient que vous apprenez à vous positionner sur votre planche et à apprivoiser le vent. Tomber est utile, même si c'est frustrant.

Pour un apprentissage confortable, il est très important d’être peu toilé. Quel que soit votre gabarit, homme, femme ou enfant, vous débuterez le windsurf avec le même type de flotteur. Le plus important est de se familiariser avec la voile car c’est cet élément qui permet de s’équilibrer, d’avancer, de se diriger et de stabiliser la planche. Un flotteur sous-dimensionné est instable et vous dépenserez de l’énergie inutilement pour rester debout avant même d’avoir pris le tire-veille. Le volume doit être supérieur à 200 litres et la largeur d’au moins 80 cm. Vu de dessus, le flotteur doit être de forme presque rectangulaire. De profil, une épaisseur constante sur les trois quarts de la longueur signifie que le volume est réparti de façon homogène. Porter ou relever la voile est un exercice contraignant, elle doit donc être très légère pour débuter. Les modèles débutants sont généralement vendus avec un mât et un wishbone de petit diamètre. La bonne hauteur du wishbone est au niveau des épaules, voire légèrement en dessous, afin d’avoir les bras à l’horizontal. C’est le réglage standard pour débuter et progresser. La voile est maintenue juste à la force des bras et ne sert pas à vous équilibrer, mais l’erreur principale lorsque l'on débute en windsurf, complètement instinctive et naturelle, est de vouloir soulever la voile en tirant sur la main qui tient le wishbone. La conséquence est de relever l’arrière de la voile qui prend alors le vent, entraînant une sanction immédiate. L’autre erreur est de placer la main trop loin sur le wishbone.

Pour débuter le windsurfing, il faut savoir que le vent est votre meilleur allié pour économiser de l’énergie ou tout du moins en perdre le moins possible. Une voile de windsurf fonctionne sur le même principe qu’une aile d’avion et, quand elle est bien placée, elle vole toute seule. Si elle semble peser des tonnes, c’est que le vent prend dedans, et à ce jeu de brute, Éole gagne à chaque fois. Pour soulever la voile hors de l'eau, que ce soit pour avancer ou relever la voile au tire-veille, c’est l’effet de contrepoids qui entre en jeu. Il est important d’avoir connaissance de la bonne méthode : les jambes sont fléchies, le dos est droit et le regard se porte loin. Plus vous regardez loin, plus vous avez de l’équilibre. En regardant l’horizon ou tout autre point fixe, votre cerveau fait son travail d’ajustement de l’équilibre. Inversement, si les jambes sont droites et le haut du corps penché en avant, il est impossible de faire contrepoids pour soulever la voile hors de l’eau, ce sont donc les bras qui travaillent. En plus d’être inefficace, vous forcez sur les lombaires (bas du dos). Si vous voyez le bas de la voile et les poissons qui vous saluent, c’est le signe que vous regardez en bas.

Une fois la voile sortie de l’eau, placez une main sur le wishbone au plus près du mât de la planche à voile et l’autre sur le mât. Soulevez la voile en l’amenant légèrement vers vous et celle-ci sera aspirée vers le haut. Pour vous déplacer, bloquez le bras dont la main tient le wishbone au niveau des hanches et l’autre bras est tendu. Le mât doit être perpendiculaire à la planche de windsurf quelle que soit votre position par rapport au vent. Les pieds sont placés de part et d’autre du pied de mât du windsurf et vous vous laissez simplement aller en arrière. N’ayez pas peur de la chute, ce n’est que de l’eau.

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Les conditions optimales pour commencer sont un vent faible qui ne dépasse pas 10 nœuds, un endroit avec peu de vagues, peu profond en bord de mer ou sur un plan d’eau. Le vent de terre pousse vers le large, rendant le retour difficile : le mieux est le vent soufflant le long du rivage. Ne tentez jamais de pratiquer le windsurf par vent de terre lorsque vous débutez. Pour progresser en planche à voile, la stabilité que confère le matériel donne confiance : un grand flotteur, une voile dont la surface est calculée par rapport à sa taille. Une fois à l'aise avec ces éléments, vous pourrez passer sur un flotteur plus petit. La voile, elle, est à choisir en fonction de la force du vent et du gabarit de la personne. Il est normal de chuter quand on apprend le windsurf, et il est conseillé de bien se protéger avec un gilet de flottaison et un casque.

Préparation du Matériel : Gréer sa Voile de Windsurf

Pour faire de la planche à voile, il est impératif de préparer correctement votre voile. Gréer et dégréer correctement votre voile de windsurf vous assure des performances optimales et une plus longue durée de vie de votre matériel.

Le mât s'insère dans le guindant, qui est la longueur du tronc du mât. La longueur du mât est indiquée par le guindant. Les mâts sont de taille standard : 340, 370, 400, 430, 460, 490. Le mât peut être allongé à la bonne taille grâce à l'extenseur de mât. Par exemple, si vous avez une voile avec un guindant de 445 cm et un mât de 430, vous avez besoin d'un prolongateur de mât de 15 centimètres (445 - 430 = 15). Certaines voiles sont dotées d'un variotop, permettant d'allonger la longueur du guindant de votre voile en haut, ce qui vous permet d'utiliser un mât plus long que celui spécifié. Par exemple, un guindant de 445 cm, avec variotop, peut être gréé avec un mât de 460 cm et le variotop rallongé de 15 cm. Il est à noter que presque aucun prolongateur ne peut être réglé à 0 cm, le réglage le plus petit étant généralement de 6 cm. Il convient d'ajouter ces 6 cm à l'extension du variotop.

La bôme, appelée boom en anglais, est également réglable pour s'adapter à la voile. Les bômes sont disponibles en taille standard, mais vous pouvez les ajuster à la bonne longueur à l'arrière (le point d'écoute) en poussant les pinces vers le haut, en faisant glisser la bôme et en repoussant les pinces vers le bas. Dans la plupart des cas, vous pouvez laisser la bôme dans cette position. Il est essentiel de veiller à ce qu'il n'y ait pas de saleté ou de sable entre les pièces extensibles, car elles pourraient se coincer. Nettoyez la rampe à l'eau claire ou, si nécessaire, à l'eau savonneuse.

Il est important que votre équipement soit prêt lorsque vous vous préparez, pour éviter les allers-retours. Assurez-vous d'avoir à portée de main la voile, le mât, la bôme, la rallonge et éventuellement une aide au réglage. Par vent fort, le gréement devient plus difficile, il faut donc choisir avec soin l'endroit où s'asseoir sur la plage ou l'herbe. Le sable est nocif pour votre matériel de planche à voile ; essayez donc de gréer votre matériel sur l'herbe si possible. Veillez toujours à avoir suffisamment d'espace autour de vous.

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Le gréement des voiles de planche à voile se déroule en plusieurs étapes :

  1. Insérez le mât dans le fourreau de mât et tirez la voile sur le mât aussi loin que possible. Cette dernière partie est souvent difficile. Placez-vous ensuite à l'ouverture de la bôme et poussez le mât plus loin dans l'oreille de mât à partir de là.
  2. Insérez le prolongateur de mât dans le mât. Enfilez la ligne dans la poulie en vous assurant que les lignes passent bien l'une à côté de l'autre pour éviter frottements et dégâts matériels. Un conseil simple est "intérieur - extérieur - intérieur" : la première ligne passe par la poulie du côté du mât, la deuxième par la poulie extérieure et la troisième par la poulie centrale. Tirez ensuite sur le prolongateur de mât jusqu'aux ¾ de sa longueur.
  3. Placez la bôme sur le mât. Ouvrez la pince et positionnez la bôme à la bonne hauteur (hauteur des épaules).
  4. Serrez ensuite le point d'écoute / l'élévateur. Passez le cordage dans l'œillet et tendez votre voile. Souvent, il suffit de tendre la voile de 1 à 2 centimètres. La voile n'a pas besoin d'être trop tendue car elle a besoin d'être gonflée. Si vous tirez trop sur l'outrigger, votre voile deviendra trop plate.
  5. Tendez la corde de l'extenseur de mât à 100 %. Prêtez attention au vent : par vent fort (force 4 à 5), vous pouvez tendre votre voile de façon à ce que le Loose Leach soit créé en haut.
  6. Lors de la première utilisation de la voile, il est nécessaire de tendre les lattes à l'aide d'un tendeur fourni avec votre nouvelle voile, souvent situé dans la partie supérieure de votre sac à voile. Des indications sur la voile indiquent le sens de rotation des lattes. Tournez-les jusqu'à éliminer tous les plis autour de la latte. Vous ne devrez serrer les lattes que la première fois.
  7. Pour les voiles à cambers, qui créent un renflement supplémentaire pour planer plus rapidement et offrent un profil plus aérodynamique, il est déconseillé d'en acheter pour les débutants. Pour les gréer, réglez votre voile de windsurf camber comme expliqué ci-dessus, puis appuyez sur la voile jusqu'à entendre le filage de la voile, signe que les cambers sont en place.

Le démêlage d'une voile de planche à voile est presque trois fois plus rapide et comporte moins d'étapes. Tout d'abord, desserrez l'outrigger et retirez la bôme du mât. Ensuite, desserrez complètement le hale-bas et retirez le prolongateur du mât de la planche à voile. Enroulez la voile par le haut et fixez-la à l'aide de l'élastique situé dans le guindant. Si quelqu'un tient le haut de la voile, il est beaucoup plus facile de dévisser le mât de l'attache du mât. Lorsque vous enroulez votre équipement de surf, assurez-vous que votre équipement de planche à voile est sec, car il est déconseillé de ranger une voile mouillée.

Optimisation des Réglages : Pied de Mât et Wishbone pour la Performance

Les réglages du pied de mât (PDM) et du wishbone sont des éléments cruciaux pour adapter la planche à voile aux conditions, au matériel et au gabarit du rider. C'est un peu comme les ailerons pour le choix du réglage, il n'y a aucune règle universelle si vous n'avez pas le même matos que le voisin et pas le même gabarit. La position du creux de la voile influe énormément sur la position du PDM sur la board. En gros, avec une voile dont le creux est reculé, on avance le PDM, et vice versa. De même, la board et la portance de l'aileron influencent pas mal ces réglages.

Un PDM trop reculé et la planche se cabre. À l'inverse, on peut essayer de rendre sa planche le plus possible ardente, "à la limite de l'envoler" pour survoler le clapot sans freiner, au détriment du contrôle. L'inconvénient est qu'il faut toujours être concentré. Sur des planches tendues qui naviguent à plat, comme les Starboard ou AHD, le réglage PDM "avancé" (pas trop quand même) et wish haut est bien adapté pour faire lifter la planche sur l'aileron. Ces derniers temps, certains ont tendance à reculer un poil plus le PDM que d'habitude mais aussi à baisser le wish pour compenser. Si la planche a déjà tendance à s'envoler, on peut reculer facilement d'un ou deux centimètres le PDM ; si la planche s'envole toujours, baisser le wish la replaquera sur l'eau.

Guy Cribb a partagé des préceptes qui peuvent servir de base. Pour le PDM, il recommande que le wishbone dépasse l'arrière de la planche, entre un doigt et un poing de large selon la taille de la personne. La hauteur du wishbone est pour lui une variable de réglage de la puissance : plus on est surtoilé, plus on descend le wish, et plus on est sous-toilé, plus on le monte. Le réglage de base est à la poitrine (tétons) sur la plage, avec une variation de hauteur de +/- 5cm. Donc, si on est surtoilé, on descend le wish. Si on est surtoilé, on commence par régler l'écoute, puis le wish, et en dernière instance, on avance le PDM parce que ça fait coller la planche à l'eau et que ça donne plus de contrôle. Il est important de noter que tous ces réglages modifient l’équilibre de la voile et impliquent un ajustement du positionnement des bouts de harnais.

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La règle générale est que moins il y a de vent, et plus on recule le PDM pour faciliter le départ au planning, et plus ça bastonne, et plus on avance le PDM pour plaquer la planche sur l’eau. Certains recherchent le moment où ils ne contrôlent plus rien (ou le pied avant qui sort) en reculant le PDM et en montant le wish, puis, une fois trouvé, ils baissent le wish de 2cm et ravancent d'1cm le PDM. Cela est laborieux, mais permet de trouver un bon équilibre entre les deux pieds et un lift adapté. L'idée principale et universelle pour le pied de mât est d'avoir la planche qui touche l'eau juste devant le strap avant. Plus elle touche et ça ralentit, moins elle touche et ça pousse de l'eau. Le poids du rider influence la position : un rider plus lourd avancera le PDM, un plus léger pourra le reculer pour la même voile. Sur des configurations extrêmes, comme avec une petite voile de 3.7 et une planche de 77L très toilée, tout est mis à l'avant pour éviter que la planche ne s'envole.

En freerace, le PDM est souvent réglé en fonction de la bordure de la voile, qui doit être bien parallèle au pont quand on est bordé. Avancer le PDM couche le mât et écrase la bordure, tandis que le reculer redresse la bordure. Sur certaines planches, en partant du réglage strap arrière par rapport à l'aileron, qui impose le strap avant et fixe la position du bonhomme, la voile est bien réglée quand le PDM est au milieu du rail. Il est à noter que la sensibilité à la position du PDM est énorme sur certaines marques, comme Exocet, où un petit recul du PDM peut changer radicalement le comportement, voire un avancement en cas de voile trop grande pour le flotteur. À l'inverse, d'autres marques permettent de naviguer avec un PDM au milieu sans se poser de questions.

Au final, peu importe les réglages, du moment que l'on a ceux qui nous permettent de progresser le plus possible, c'est l'essentiel. Un mauvais réglage peut parfois masquer un défaut de technique et faire croire que le réglage est optimal, ce qui rend ce sport rigolo dans sa complexité. La sensation de planning et de glisse est souvent liée à des réglages de base, comme placer la plaquette du PDM à la limite du puits du rail de PDM pour faciliter le départ au planning. Plus on progresse, plus les sensations sont fines et permettent d'affiner ces ajustements selon l'humeur du jour et l'allure du plan d'eau.

L'Impact des Ailerons : Single, Tri-Fin et Quad pour le Contrôle

Le choix et le réglage des ailerons ont un impact significatif sur le comportement de la planche, en particulier dans les vagues et pour les sauts. L'architecture des ailerons, qu'il s'agisse de configurations single fin, tri-fin, ou quad fin, modifie profondément les sensations et les performances sur l'eau.

Une planche en single fin est souvent décrite comme facile et réactive. Elle peut être plus aérienne, avec le pied avant qui a plus envie de sortir du strap, et un côté "foil" qui peut être apprécié pour la vitesse et le cap. Cependant, elle peut perdre en vivacité dans les cut backs par rapport à d'autres configurations.

Les planches en quad fin présentent des caractéristiques distinctes. Le volume peut être limite pour le poids du rider dans des vents irréguliers, rendant délicat de garder l'équilibre et occasionnant des passages à l'eau dans les trous de vent. Au planning, une traînée est générée par les quatre ailerons, rendant la planche lente et le planning tardif. On peut avoir l'impression d'avoir de l'air dans la voile, mais la planche rechigne à partir au planning, un peu comme si on avait une algue dans l'aileron. Il peut y avoir de la difficulté à cranter sans être au planning franc, nécessitant d'abattre très franchement pour prendre le planning avant de pouvoir remonter au vent. La position générale sur la planche est également impactée, le rider doit se tenir plus vertical, plus en appui sur l'avant, sans pousser sur le pied arrière. Une pression excessive sur le pied arrière en plein bord peut entraîner un dérapage immédiat, bien que souvent récupérable. L'avantage notable est que la planche est collée au plan d'eau et navigue très à plat, elle n'est jamais aérienne, ce qui assure un contrôle quasi constant, particulièrement bénéfique dans la baston. En surf, la lenteur ressentie sur les bords se répercute dans le bottom turn. Une quad fin est souvent plus adaptée aux vagues creuses qui accélèrent, où l'on peut rester dans la "pocket" avec des surfs permettant de maintenir la pente maximale. Dans des vagues molles, il n'est pas toujours évident d'aller vite dans le bottom, ce qui donne un côté "mou" au surf. Néanmoins, pour les sauts, une quad fin peut donner l'impression de ne rien avoir sous les pieds, avec un appel de saut hyper agréable et une planche très légère dans les airs.

Le tri-fin, quant à lui, est souvent considéré comme un excellent compromis, voire le meilleur choix pour certains styles de navigation en vague. Il y a des points communs avec le quad, comme une planche rivée à l'eau qui ne "foil" pas, une posture nécessitant de revoir l'appui (pas trop sur le pied arrière, plutôt droit), et une tendance à déraper si l'on appuie trop sur le pied arrière, mais nettement moins qu'avec un quad. Les gains sont nombreux : un départ planning nettement plus précoce, beaucoup moins l'impression de traîner de l'eau, et surtout, une amélioration significative dans le surf. On retrouve de l'accélération dans le bottom avec une planche qui descend bien la vague et prend de la vitesse, y compris dans des vagues molles, et le cut back en haut de vague est tout simplement magique. La planche réagit au quart de tour en fin de bottom, et le cut back peut être très rapide et radical. Un avantage majeur du tri-fin sur le single est la vivacité en Cut Back, également appréciée en back side. Cependant, la transformation d'une planche single en tri-fin n'est pas toujours optimale ; le rail peut trop planter et obliger à passer complètement en appui pied arrière, ce qui casse la vitesse de la planche. Cela peut fonctionner en conditions side ou side off, mais moins sur les spots on shore.

Le pincement des ailerons est un autre aspect à considérer. Il est généralement réalisé seulement si l'on utilise des dérives asymétriques, avec un côté plat comme en surf. Pour les latérales à double profil, il n'y a pas de pincement. Le shape de la planche a également un rôle à jouer : si la carène présente des concaves, les flux d'eau filent droit vers l'arrière, donc pas de pincement. En revanche, si la carène est en "Vé" sur l'arrière, les flux d'eau sont chassés sur les côtés, ce qui permet un pincement. L'importance de tester et re-tester différentes configurations est primordiale pour trouver celles qui conviennent le mieux à sa façon de naviguer et aux conditions rencontrées.

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