Le Gilet : Un Élément Essentiel pour la Sécurité Aquatique et une Pièce de Vêtement Polyvalente

Le gilet, qu'il soit un équipement de sécurité indispensable en mer ou un accessoire vestimentaire confortable, revêt des significations et des fonctions distinctes mais importantes. Pour la sécurité nautique, savoir comment choisir son gilet de sauvetage est une étape déterminante. À bord, le gilet de sauvetage n'est pas un accessoire : c'est l'équipement qui fait la différence entre un incident et un drame. Face à la diversité des modèles, que ce soit en termes de flottabilité, de déclenchement, de sous-cutale ou de certification, le choix peut vite devenir un casse-tête. En parallèle, un patron de gilet sans manches peut offrir un projet de couture gratifiant, permettant de créer une pièce de vêtement à la fois pratique et stylée. Cet article explorera ces deux facettes du gilet, en détaillant les critères de sélection pour la sécurité en mer et en proposant un guide pour la confection d'un gilet vestimentaire.

L'Importance Cruciale du Gilet de Sauvetage en Milieu Aquatique

Dans le domaine de la navigation, le gilet de sauvetage, ou VFI (Vêtement de Flottabilité Individuel), est un élément de sécurité essentiel en mer. En cas d’incident, ces brassières et gilets de sauvetage vous permettront d’améliorer votre protection, d’être repéré et d’être secouru. Il doit être porté par-dessus les vêtements et être en parfait état de fonctionner avant chaque navigation en mer. Vous vous garantissez ainsi une totale sécurité en mer. Les gilets de sauvetage sont conçus pour augmenter les chances de survie d’une personne, sans toutefois la garantir. Pour être pleinement efficace, l'équipement doit aussi bien convenir à votre activité qu'à votre morphologie afin de vous assurer une sécurité optimale.

Comprendre la Flottabilité : Les Normes en Newtons, Critère Fondamental de Sélection

L'indice de flottabilité des gilets de sauvetage est exprimé en newtons (N) et impose une fabrication selon la norme ISO correspondante. Ces normes et dispositifs sont très importants puisqu'ils permettent de guider au mieux vos recherches et votre choix en fonction de votre activité. La norme européenne définit les gilets en fonction de leur flottabilité exprimée en newtons (50, 100, 150 et 275). Il s’agit d’une flottabilité type pour un porteur de 70 kg. Exprimée en newtons (N), elle indique la force de portance du gilet une fois gonflé. Plus elle est élevée, mieux le gilet retourne et maintient un corps inconscient, notamment lesté de vêtements humides.

Différents Niveaux de Flottabilité et Leurs Applications :

  • 50 Newtons (N) : En dessous de 100 N, une brassière est considérée comme une aide à la flottabilité. La flottabilité minimale de 50 Newtons est adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ces vêtements offrent un faible encombrement, mais présentent des performances limitées en eaux agitées. Ils sont indiqués pour de bons nageurs, pour une utilisation en eaux protégées où les secours sont à proximité.
  • 100 Newtons (N) : La flottabilité minimale de 100 Newtons est adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de flottabilité est destiné aux personnes susceptibles d'avoir à attendre l'arrivée des secours en eaux abritées. Pour un enfant et bébé de moins de 30 kilos, le port d’une catégorie 100 Newton est obligatoire. Cette prescription permet de protéger vos enfants en assurant le retournement sur le dos même s’ils ne savent pas nager ou sont inconscients. Le principe est le même qu'un gilet de sauvetage adulte, mais avec un indice de flottabilité imposé. Les gilets de sauvetage de catégories 1, 2 et 3 doivent permettre l’auto‑redressement de la plupart des utilisateurs.
  • 150 Newtons (N) : La flottabilité minimale de 150 Newtons est adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau est recommandé pour les nageurs et non-nageurs et convient à toutes les eaux. Il garantit le retournement sur le dos d'une personne inconsciente, sauf dans de rares cas.
  • 275 Newtons (N) : La flottabilité minimale de 275 Newtons est adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de gilet de sauvetage est principalement destiné à une utilisation hauturière, y compris dans des conditions extrêmes, et est conçu pour les nageurs et non-nageurs.

Il est crucial de noter que ces chiffres sont des minimums légaux. La flottabilité requise est un minimum réglementaire, pas un objectif. Par mer formée, avec des vêtements lourds ou en navigation solitaire, il est fortement recommandé de choisir systématiquement le cran au-dessus.

Choisir son Gilet de Sauvetage : Taille, Poids et Morphologie

Savoir comment choisir son gilet de sauvetage selon sa taille et son poids est un élément déterminant, puisque votre équipement doit aussi bien convenir à votre activité qu'à votre morphologie afin de vous assurer une sécurité optimale. Même si la question la plus fréquente reste le choix de la taille du gilet de sauvetage, ce n'est pas forcément le premier critère vers lequel se tourner. Ces éléments vont vous permettre de choisir un gilet de sauvetage par rapport à votre poids. Pour les gabarits les plus forts à la recherche d'un gilet de sauvetage 120 kg, voire un gilet de sauvetage 150 kg, là encore la notion de poids du porteur n'est pas l'élément principal dans votre recherche.

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Les différents types de gilets de sauvetage, qu'ils soient en mousse, à système gonflable, manuel ou à déclenchement automatique, ont la capacité d'être ajustables et s'adaptent plus facilement à votre morphologie. Selon votre poids, des sangles réglables sont mises à disposition sur le gilet afin de porter un équipement efficace pour votre sécurité et bien-être. Un gilet de sauvetage adulte est élaboré pour des tailles standards et adapté à un tour de taille compris entre 60 et 130 centimètres. Des modèles sont également disponibles pour de plus grands tours de taille encore, pouvant aller jusqu’à 175 centimètres. Les personnes corpulentes ou porteurs équipés de vêtements lourds et enveloppants pourront eux aussi prétendre à un équipement adapté. Selon le type de modèle, il se peut que votre équipement soit proposé sous les déclinaisons S, M, L ou XL par exemple. Le fabricant peut désigner les grandeurs du tour de poitrine.

L'enfilage et l'ajustement doivent être évidents pour une personne non formée à cet effet. De plus, les exigences ergonomiques stipulent que le gilet de sauvetage doit offrir un certain confort à l’utilisateur et lui permettre d’effectuer certains mouvements, tant dans l’eau qu’à l’extérieur. Bien réglé, ces gilets de sauvetage ont pour objectif précis de conserver la tête hors de l'eau en cas de chute accidentelle en mer et d'assurer le retournement d'une personne inconsciente avec un gonflage automatique.

Les Différents Types de Gilets de Sauvetage et Leurs Mécanismes

La technologie des gilets de sauvetage a évolué pour offrir diverses options adaptées à différents besoins et préférences.

Gilets à Flottabilité Permanente (en mousse) :Ces gilets sont moins chers à l’achat mais plus encombrants. Ils assurent, selon leur taille, une flottabilité simple par mer calme jusqu’à une flottabilité active par mer agitée, permettant notamment le retournement. Ces brassières ou gilets assurent par ailleurs à bord une certaine protection physique en cas de choc. Conçus en forme de plastron, ils possèdent deux modes de fixation. Les brassières se passent au cou et se fixent avec une à deux sangles positionnées entre le bassin et le thorax. Les gilets sont quant à eux à passer comme un vêtement classique par les bras et se fixent par une fermeture éclair doublée d’une sous-cutale passant entre les cuisses et assurant un bon maintien.

Gilets Gonflables :Plus chers à l’achat, ces gilets ont un encombrement réduit. Ils se portent sur les vêtements et allient sécurité et confort, permettant une meilleure mobilité lors des déplacements ou des manœuvres. Les gilets gonflables sont également conçus en forme de plastron. Ces gilets étant gonflables, la flottabilité est assurée par l’action d’une bouteille de gaz CO2 capable de gonfler instantanément des réservoirs d’air. Cette particularité donne au gilet automatique un avantage important en termes de mobilité. À porter sur les vêtements, il n’entrave pas les mouvements et facilite manœuvres et déplacements à bord. Les gilets automatiques existent en taille enfant, et sont à privilégier pour leur assurer une sécurité maximum, étant moins contraignants pour eux aussi.

On distingue plusieurs systèmes de déclenchement pour les gilets gonflables :

  • Le gilet gonflable manuel : Il est constitué d’un poinçon à actionner manuellement en cas de chute. Ce poinçon perfore l’opercule de la bouteille de gaz (CO2) qui gonfle le gilet.
  • Le gilet gonflable automatique dit à pastille de cellulose : Ce système fonctionne avec une cartouche munie d’un élément soluble mais résistant à l’humidité et aux embruns. Le gilet se déclenche donc qu'après immersion dans l'eau. Le système UML MK5 est un système de gonflage automatique à pastille hydrosoluble, reconnu pour sa fiabilité et sa grande rapidité de déclenchement. Dans des conditions normales d'utilisation, le gilet de sauvetage est entièrement gonflé en environ 3 secondes après l'immersion du mécanisme. La capsule automatique contient un ressort puissant, maintenu comprimé par un élément en papier hydrosoluble.
  • Le gilet gonflable automatique pressiostatique : Ce système fonctionne avec une valve hydrostatique qui s’active sous l’effet d’une pression faible de l’eau. Ils se déclenchent de façon autonome en cas de chute. Le système UML Pro Sensor Elite®, plus récent, constitue une évolution du MK5. Il intègre des indicateurs visuels avancés permettant à l'utilisateur de vérifier que la cartouche de CO₂ est correctement installée et fonctionnelle.

Le système de déclenchement est l'un des critères techniques les plus importants. Ce mécanisme de gonflage automatique repose sur une combinaison d'immersion et de pression. Il ne s'active qu'en cas d'immersion complète dans l'eau, à une profondeur minimale de 10 cm. Le ressort actionne alors un dispositif de percussion, qui perce l'extrémité de la cartouche de gaz. Un indicateur visuel, situé à l'avant du mécanisme, permet à l'utilisateur de vérifier d'un coup d'œil le bon positionnement de la cartouche et le bon état de fonctionnement du système.

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Accessoires et Équipements de Sécurité Essentiels

Sur un gilet de sauvetage, l'ajout de certains accessoires de protection divers peut grandement améliorer la sécurité et les chances de repérage. Ces équipements ne sont pas des gadgets.

  • Sous-cutale : Essentielle pour éviter que le gilet ne remonte sur la tête de l'utilisateur, assurant ainsi un maintien efficace.
  • Harnais : Le harnais permettant de s'accrocher à bord de votre bateau peut également impacter la flottabilité du gilet de sauvetage. En cas de conditions de navigation difficiles, le harnais de sécurité garantit des déplacements plus sûrs sur le pont. En navigation hauturière, au-delà de 6 milles d'un abri, tout voilier doit être équipé d'un harnais et d'une longe par personne embarquée. Pour les navires non voiliers, la présence d'au moins un harnais et d'une longe est obligatoire. La norme EN ISO 12401 définit les exigences des harnais de sécurité et lignes de vie.
  • Dispositif lumineux : Dans la réglementation de la division 240, il faut impérativement à bord un dispositif lumineux. Celui-ci peut être collectif, sous la forme d'une lampe torche étanche ayant au moins 6 heures d'autonomie, ou individuel. Le feu individuel doit lui aussi être étanche, avoir une autonomie de 6 heures, et doit être impérativement soit porté par chaque personne à bord, soit fixé sur l'équipement individuel de flottabilité, à savoir la brassière ou le gilet de sauvetage. Chaque gilet de sauvetage doit être doté d’un porte-lumière de repérage des naufragés sur lequel on peut fixer une lumière compatible satisfaisant aux exigences minimales énoncées dans le document intitulé Life‑Saving Appliances, édition 2003 de l’OMI.
  • Sifflet : Il est recommandé d'équiper votre gilet de sauvetage d’un sifflet fixé de telle manière que son utilisation se fasse sans difficulté. Chaque gilet de sauvetage doit être muni d’un sifflet solidement attaché par un cordon. Le sifflet doit être situé de manière à ce qu’il soit visuellement et physiquement accessible et que l’utilisateur puisse s’en servir lorsqu’il est dans l’eau. Le sifflet doit être conforme à ISO 12402-8: 2006, par.
  • Matériaux rétroréfléchissants : Les gilets de sauvetage doivent être pourvus de matériaux rétroréfléchissants d’une superficie totale d’au moins 400 cm² distribués de manière à ce qu’ils soient utiles lors de recherches depuis les airs ou la surface de l’eau, dans toutes les directions. En ce qui concerne les gilets de sauvetage réversibles, la disposition de ces matériaux devrait respecter cette exigence, peu importe de quel côté le gilet de sauvetage est porté. Le matériau rétroréfléchissant doit être distribué de manière à réfléchir la lumière uniformément dans toutes les directions, autour et au-dessus du gilet de sauvetage. Si le gilet de sauvetage est conçu pour un enfant ou une jeune personne et qu’il ne peut offrir une superficie suffisante au-dessus du niveau d’eau, il doit alors être possible d’y fixer un matériau rétroréfléchissant d’au moins 300 cm² (pour une jeune personne) et d’au moins 200 cm² (pour un enfant), en autant que la plus grande valeur possible soit utilisée sur la superficie visible à la surface.
  • Couleur : Afin de faciliter le repérage, le tissu extérieur du gilet de sauvetage doit être de couleur rouge, orange ou jaune, ou une combinaison de ces couleurs, conformément à CAN/CGSB-65.19-2004, tissu de type I.
  • Éléments optionnels : Des articles comme des dispositifs de protection du visage et de protection oro-nasale, des sangles d’entre-jambe et des poches sont des éléments optionnels qui peuvent faire partie du gilet de sauvetage. S’il a des poches, le gilet de sauvetage doit être conforme aux exigences du par. 7.16.

Entretien et Durée de Vie d'un Gilet de Sauvetage

Les gilets de sauvetage ont une durée de vie limitée, accentuée par les agressions auxquelles ils sont soumis (rayonnement ultra-violet, en mer avec le sel, abrasion, micro-organismes, hydrocarbures, compression,…). En mer, le nettoyage à l’eau douce après chaque utilisation est préconisé, le stockage dans un endroit sec, aéré et à l’abri des rayonnements solaires est recommandé, les réparations de fortune sont déconseillées. Un contrôle tactile et visuel doit être réalisé régulièrement. Pour les gilets gonflables, il vous faudra remplacer la cartouche de gaz après utilisation du gilet de sauvetage, ou si elle n'est plus opérationnelle. Pour un gilet automatique, il faudra en plus changer également la pastille à sa date d'expiration ou après utilisation du gilet.

Il est recommandé une révision annuelle pour rester efficace le jour où vous en aurez besoin. Un gilet gonflable se contrôle dans son intégralité : état de la vessie, état de la cartouche CO₂, pastille de déclenchement, sangles. Avant de prendre la mer, il est indispensable d’informer l’équipage sur l’utilisation des gilets et brassières de sauvetage.

Cadre Réglementaire et Approbation : L'Assurance d'une Sécurité Homologuée

L'Europe impose des normes strictes pour l'utilisation d'un gilet de sauvetage ou d'une aide à la flottabilité. Tous les gilets de sauvetage doivent donc être agréés CE (ou ISO). Cette information doit être apposée sur l'étiquette de conformité présente sur le gilet. La division 240 rend l'Équipement Individuel de Flottabilité (EIF) obligatoire pour tout type de navigation de plaisance.

Au Canada, le Conseil canadien des normes a conféré à l’ONGC (Office des Normes Générales du Canada) le titre d’organisme d’élaboration de normes nationales. En conséquence, les normes que l’Office élabore et soumet à titre de Normes nationales du Canada se conforment aux critères et procédures établis à cette fin par le Conseil canadien des normes. L’ONGC participe à la production de normes facultatives dans une gamme étendue de domaines, par l’entremise de ses comités des normes qui se prononcent par consensus. La présente norme a été incorporée par renvoi au Règlement sur l’équipement de sauvetage pris en vertu de la Loi sur la marine marchande du Canada. Deux des objectifs énoncés dans la Loi sur la marine marchande du Canada sont de protéger la santé et le bien-être de ceux qui participent au transport et au commerce maritimes, y compris l’équipage, et d’établir un programme efficace d’inspection et d’exécution de la loi. La loi accorde à Transports Canada le pouvoir d’établir des règlements qui permettront d’atteindre ces objectifs.

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Divers règlements, notamment le Règlement sur l’équipement de sauvetage, le Règlement sur les petits bâtiments et le Règlement sur l’inspection des petits bateaux de pêche, établissent des exigences relatives à la présence de gilets de sauvetage à bord des bâtiments canadiens. Le règlement stipule également que c’est Transports Canada qui a la responsabilité d’approuver les gilets de sauvetage. Les utilisateurs de la présente norme devraient savoir que l’autorité en matière d’approbation pour les gilets de sauvetage au Canada, Transports Canada, Sécurité maritime, exige que des marques additionnelles figurent sur le gilet de sauvetage lorsqu’une approbation est accordée, ce qui comprend, par exemple, le numéro d’approbation, l’information sur l’approbation, l’organisme qui l’a approuvé et les restrictions quant à son utilisation.

Il est fortement recommandé de se procurer un gilet de sauvetage qui satisfait aux exigences de la présente norme et qui a été approuvé par Transports Canada pour un type particulier d’activité. Les utilisateurs de la présente norme devraient savoir qu’il n’existe pas un modèle de gilet de sauvetage pouvant offrir une protection adéquate à toutes les personnes, dans toutes les circonstances.

Des spécifications techniques précises sont également définies. Par exemple, la résistance du gilet de sauvetage doit être suffisante pour permettre à son utilisateur d’être hissé à bord d’une embarcation. Le gilet doit être fonctionnel dans une plage de températures d’eau salée de 1 à +30 °C. Les matériaux doivent être imputrescibles, résistants à la corrosion et ne pas être indûment altérés par l’eau de mer, le carburant ou les éléments fongiques. Le tissu extérieur doit résister à la perforation, au déchirement et à l’usure. Les tissus sur lesquels repose l’intégrité structurale doivent être conformes à CAN/CGSB-65.19-2004. Le gilet de sauvetage ne doit présenter aucun signe de dommages comme le rétrécissement, le fendillement, le gonflement, la dissolution ou un changement dans les propriétés mécaniques, lorsqu’il est enfilé et attaché après l’essai d’exposition aux variations de température. Les fils (al. a Les essais et les exigences doivent être effectués conformément à l’UL 1191, section 19 (Webbing Closures and Adjusters), à l’exception des changements indiqués à l’al. La résistance au carburant est exigée pour la catégorie 4. Chaque pièce métallique du gilet de sauvetage doit, conformément aux exigences de l’al. 6.3.3 a. du métal pour lequel des études ont été publiées attestant de sa résistance à la corrosion due au brouillard salin ou dont la résistance à la corrosion est égale ou supérieure au métal Muntz à l’essai décrit au par. et présenter une compatibilité galvanique avec les autres métaux avec lesquels elle entre en contact, établie par l’essai de résistance à la corrosion au par. Les gilets de sauvetage à revêtement polymère doivent être revêtus d’un composé entièrement réticulé de chlorure de polyvinyle ou d’acétate de chlorure de polyvinyle. Le vieillissement artificiel doit être effectué conformément à l’al. Pour les expositions 3 à 10, chaque échantillon doit avoir une résistance à la rupture minimale de 666 N et conserver au moins 60 % de celle établie pour l’exposition 1. La flottabilité totale minimale requise pour chaque taille et chaque classe de gilet de sauvetage est indiquée au tableau 4 et doit être mise à l’essai. La moyenne des mesures doit satisfaire à cette exigence pour le nombre de sujets précisés au tableau 5.

Innovations et Co-Conception : L'Exemple du Gilet SNSM-Tribord LJ180N

Les innovations en matière de gilets de sauvetage continuent d'améliorer la sécurité en mer. Les Sauveteurs en Mer et Tribord avaient une envie commune : « Créer un produit de référence pour la sécurité des plaisanciers et des marins », comme le souligne Marc Sauvagnac, directeur général de la SNSM. Il en résulte un gilet de sauvetage comme aucun autre, révélé à la presse au mois de septembre 2022, « après trois années de conception, de croquis et de design ».

Ce gilet-harnais - le LJ180N - est à part. Autogonflant, il est capable de retourner sur le dos une personne qui tombe à l’eau « en toutes circonstances, même si l’on chute la tête en avant », se félicite Guénolé Havard, le directeur de la marque Tribord. « C’est sur cet aspect-là que l’on a passé le plus de temps. » L’enjeu était de concevoir un gilet de sauvetage dédié à la navigation hauturière, qui s’adresse au grand public, mais aussi aux utilisateurs les plus exigeants. Le gilet de sauvetage LJ180N co-conçu par la SNSM est en vente en boutique et sur le site internet de Decathlon.

Une cinquantaine de prototypes ont été nécessaires pour parvenir à ce résultat. Beaucoup d’essais ont été réalisés en mer, de jour, de nuit, dans la houle, le froid, sur des semi-rigides, sur des voiliers. Avec ce gilet, les concepteurs facilitent le retournement d’une personne inconsciente en tenue de voile hauturière. L’expertise primordiale de la SNSM, qui est le premier acteur à intervenir auprès des naufragés, a permis de mettre au point un gilet si avancé. L'organisation fait évoluer ses moyens de sauvetage en fonction des situations auxquelles ses membres sont confrontés lors des accidents en mer, disposant ainsi d’un matériel parfaitement adapté. Il est primordial que ce gilet fonctionne, même quand on est équipé en tenue hivernale. Le travail a porté sur l’ergonomie et sur les phases de gonflage. Il faut aussi et surtout que ce gilet tourne très rapidement, qu’il maintienne une personne tombée à la mer avec les voies aériennes en dehors de l’eau.

Le gilet pèse moins de 1,5 kg, car l’autre défi était de créer un gilet « que l’on ait envie de garder pendant ses sorties en mer. Porter un gilet un ou plusieurs jours est assez contraignant », concède Guénolé Havard. C’est pour cela qu’ils ont beaucoup travaillé sur son ergonomie, son confort, ainsi que sa résistance. Ces essais se sont déroulés au Tribord Sailing Lab, un centre de conception et de développement de 3 000 m² établi à La Rochelle.

Grâce à un processus commun de recherche et développement, ce gilet est ainsi le premier du marché doté d’une vessie asymétrique, facilitant le retournement. Cette vessie « en forme de bélier », comme la décrit Benjamin Serfati, assure au mieux le maintien de la tête hors de l’eau. Pour la repérabilité, il fallait que le gilet soit visible de loin en mer. C’est pourquoi a été ajoutée une lampe flash visible à 360° et jusqu’à 3,5 kilomètres à la ronde par temps calme.

Le "Patron de Gilet sans Manches" : Un Projet de Couture Accessible

Au-delà des équipements de sécurité marine, le terme "gilet" peut également désigner un vêtement sans manches. Un patron de gilet sans manches offre l'opportunité de se lancer dans un projet simple et rapidement réalisé en couture.

Pour réaliser ce type de gilet, la première étape est de télécharger et préparer le patron. En remplissant un formulaire, vous recevrez le patron en PDF dans votre messagerie. Il est parfois nécessaire de patienter une vingtaine de minutes pour la délivrance du message. Si vous avez déjà rempli un formulaire pour recevoir un gilet enfant, il peut être nécessaire de recommencer pour obtenir le fichier complet incluant le patron enfant et adulte. Une fois le patron reçu, il faut l'imprimer et le découper.

Tutoriel de Confection (Niveau Débutant) :Ce tutoriel est de niveau débutant, nécessitant uniquement de savoir mettre un fil dans votre machine et dans votre canette. Un tutoriel vidéo est souvent disponible pour accompagner les étapes.

  1. Découper les tissus : Il s'agit de découper le tissu de doublure et le tissu sherpa (ou autre matière choisie).
  2. Préparer les poches : Surjeter la poche puis la coudre. Placer ensuite les poches sur les repères indiqués sur le patron et les coudre.
  3. Assembler les épaules : Superposer endroit contre endroit le tissu sherpa et épingler les épaules. Faire de même avec le tissu doublure, puis piquer.
  4. Préparer l'encolure et les manches : Épingler l'encolure et les manches.
  5. Insérer le cordon : Glisser le cordon avant d’épingler la hauteur du gilet. Couper le cordon en 4 morceaux d'environ 25 cm et glisser le cordon sur les repères marqués sur le patron. Arrêter l’épinglage juste après l’arrondi de façon à pouvoir retourner le gilet sur l’endroit après la couture.
  6. Assembler les côtés : Retourner l’ouvrage via les épaules. Épingler les côtés, endroit contre endroit, sherpa contre sherpa, puis doublure contre doublure. Piquer les côtés.
  7. Refermer le bas : Épingler à 1 cm le bas du gilet, en alignant les coutures de côté, puis coudre.

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