La presqu’île de Quiberon, véritable joyau du Morbihan, s'est imposée au fil des décennies comme le deuxième spot de surf incontournable de Bretagne. Cette renommée n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d'une passion transmise par des pionniers visionnaires. Au cœur de cette dynamique, la figure de Sylvain Millot, fondateur de la première école de la presqu’île, incarne le lien indéfectible entre l’histoire locale et la professionnalisation d'une discipline devenue aujourd'hui un pilier du patrimoine culturel quiberonnais.
Les racines d’une passion : Sylvain Millot et l’éveil du surf quiberonnais
Tout commence par des « hasards » et des jeunes qui cherchaient à tuer le temps. Sylvain Millot crée la première école de la presqu’île en 1996. Il est l’un de ces « gamins du coin », épris de surf dès ses 14 ans, grâce à un ami de son père. Quelques chutes et moqueries plus tard, l’Alréen se fraie une place, en autodidacte, parmi la quinzaine de surfeurs de l’époque, pour la plupart des pêcheurs. « C’est un milieu qui clashe beaucoup. L’assiduité et le respect, c’est hyper important pour prouver que tu peux en faire partie. »
La première école de surf, Surfing Paradise y a ouvert ses portes en 1996. Depuis, elles se sont multipliées, face au succès grandissant de la pratique. L’histoire de cette discipline est intrinsèquement liée à celle de ses fondateurs. De son côté, son ami Guillaume Le Priellec lance la même année le Spirit Surf School, premier club associatif. Pour lui aussi, le surf est presque une coïncidence, mais devient vite une passion. « On passait nos journées dans l’eau », raconte-t-il.
L’institutionnalisation du surf sur la presqu’île
Trente ans plus tard, les communes de Saint-Pierre-Quiberon et Quiberon comptent cinq écoles, une dizaine de magasins spécialisés et un club. La presqu’île accueille, sur sa côte sauvage, des milliers de curieux en quête de sensations fortes. Stéphanie Doyen, maire de Saint-Pierre-Quiberon, considère que la pratique fait partie intégrante du patrimoine culturel quiberonnais.
L’élue sollicite même l’expertise des anciens comme Sylvain pour prendre des décisions. « Il m’a aidée à monter le dossier, explique l’édile. Je l’ai conviée à quelques réunions concernant le zonage entre les différentes activités nautiques sur les plages. » Il y a un mois, la commune de Saint-Pierre-Quiberon a décroché le Graal, en recevant la certification « Ville de Surf » par la Fédération française. La glisse s’installe aussi dans le milieu scolaire, puisque les enfants et adolescents de la presqu’île peuvent profiter d’une option surf en sport. Dans la même dynamique, cette bande de terre de quatorze kilomètres a fait parler d’elle, en mars dernier, en créant la première réserve de vagues de France sur la plage de Port Blanc. L’objectif est clair : protéger l’identité et les spécificités des lieux de surf dans le pays.
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Surfing Paradise : Excellence et accessibilité
Depuis maintenant plus de 15 ans, Surfing Paradise est labellisé par la fédération française de surf et cette année, encore, elle renouvelle son label. L’école, ouverte du 1er mars au 24 décembre, brasse entre 150 et 200 personnes chaque jour l’été. Elle propose une location de planche de surf à Quiberon simple, rapide et abordable. Envie de dompter les vagues de Bretagne ? Toute l’équipe de Surfing souhaitait vous remercier pour cette saison 2024 magnifique.
La surf school de Quiberon est devenue un pôle d'attraction majeur. Parmi les initiatives récentes, Surfing Paradise lance son covoiturage pour les cours de surf. De plus, pour cet été, l’école ouvre des cours de surf dédiés aux enfants de 6 à 9 ans, appelés le « jardin des vagues ». Vous souhaitez venir découvrir les plages et les paysages de la presqu’île de Quiberon ? Venez prendre vos cours ou louer vos planches chez Surfing Paradise. Une grande partie de la saison est faite ! On n’a pas eu l’occasion de vous remercier pour ces beaux moments de partage et d’apprentissage. Pour ceux qui cherchent des idées cadeaux, offrez le bon cadeau surf à vos proches, alors que Noël approche à grands pas.
La nouvelle génération : Transmission et mixité
Il s’agit désormais d’une affaire de transmission. Paco Contesse incarne la deuxième génération de surfeurs, observant les apprentis tentant de dompter les vagues sous son œil avisé. Selon l’International Surfing Association (ISA), 81 % des pratiquants sont des hommes, « mais c’est en train de bouger », affirme Guillaume Le Priellec. Et quelques figures féminines émergent même de ce milieu masculin. Comme Vaiana Turi, jeune Quiberonnaise de 19 ans d’origine tahitienne, qui décrit un sport « où l’on se dépasse et l’on apprend beaucoup sur soi ».
C’est elle qui a fait remonter son père Antoine Turi, ancien surfeur de talent dans les années 1980, à Tahiti, sur la planche. « Mon truc, c’est de profiter. » Quelques cours au collège puis à Surfing Paradise lui ont suffi pour être piquée, elle aussi. « Ensuite, j’ai passé beaucoup de temps à juste regarder, observer les autres », précise-t-elle. Qu’il neige ou qu’il pleuve, Vaiana glisse sur les vagues de la côte sauvage toute l’année. La jeune surfeuse continuera de parcourir les bancs de sable de la presqu’île, de Mané Guen à Port Blanc, en passant par Penthièvre et Sainte-Barbe, à la recherche de la vague parfaite, unique, sensationnelle. Comme l’ont fait Sylvain, Guillaume, Antoine, Paco. Peut-être qu’elle aussi, formera à son tour des enfants épris de ce sport.
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