Le surf est bien plus qu’un simple sport, c’est une façon de vivre en harmonie avec l’océan et la nature. Pourtant, comme toutes les activités humaines, il peut avoir un impact environnemental. Entre la production de planches, l’utilisation de produits chimiques et les déchets laissés sur les plages, il est essentiel pour les surfeurs d’adopter des pratiques écoresponsables pour préserver l’environnement marin. La nature est tellement belle ! Je la vois, chaque jour, mais je vois également l’impact de l’homme. Et j’ai envie de continuer d’aller surfer dans de l’eau propre, de marcher sur des plages où il y a plus de sable que de plastique.
La réalité de la pollution plastique sur les littoraux
Le plastique est l’un des plus grands polluants de l’océan. Bien qu’il ne vienne pas toujours directement des surfeurs, les plages et les océans sont constamment envahis par les déchets plastiques, posant un danger pour les animaux marins. Certaines choses sautent aux yeux. Plus jeune, après les pluies, il y avait beaucoup de déchets sur les plages. Aujourd’hui, ces déchets nous les voyons tout le temps, qu’il y ait des grosses pluies ou non. S’agissant des micro-plastiques c’est impressionnant. Il y a quelques années, c’était surtout les gros déchets qui étaient visibles sur la plage.
Le plastique est un véritable fléau au niveau environnemental. Chaque année, on en retrouve entre 5 et 13 millions de tonnes dans nos océans. D’ici 2050, les scientifiques s’accordent désormais à dire que les déchets seront plus nombreux que les poissons. La pollution plastique dans nos océans est l'une des plus grandes menaces pour les écosystèmes de surf à travers le monde. Avec les compétences artistiques d'Ethan, il est facile de visualiser la destruction de spots de surf immaculés avec son baril de plastique au lieu d'eau propre.
L’empreinte carbone du surfeur professionnel et amateur
La surfeuse Justine Dupont s’est lancée depuis deux ans dans une démarche bas carbone, avec pour but de réduire son empreinte écologique, préserver un écosystème dans lequel elle « baigne », et sensibiliser la communauté sportive. J’aimerais bien sûr être totalement neutre en carbone, mais la neutralité n’est pas forcément toujours possible, parce que malgré tout, mes activités contribuent à émettre du CO2. J’essaye donc avant tout de réduire au maximum mon empreinte carbone. Et ce qu’il n’est pas possible de réduire, je le compense.
Pour l’instant, les jet-skis qui nous permettent de surfer des grosses vagues en sécurité sont encore à essence, même si des recherches sur des jet-skis électriques sont en cours. Le surf est souvent synonyme d’aventure, et beaucoup de surfeurs voyagent régulièrement pour trouver les meilleures vagues. Cependant, ces déplacements génèrent des émissions de CO₂, notamment pour les trajets en avion et les road trips. J’ai également déménagé au Portugal afin d’être plus près du site de Nazaré, l’un des plus grands spots de surf du monde. Pour des raisons pratiques bien sûr, mais aussi parce que cela m’évite des allers-retours incessants en avion. Avec mon partenaire - la MAIF - nous mesurons l’impact carbone de mon activité de surfeuse professionnelle, et chaque année, je fais un don équivalent au « poids » carbone de mes activités à des associations qui agissent pour l’environnement.
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Vers des équipements et des choix de vie durables
Depuis deux ans, je suis végétarienne, cela a un impact important. Je fais également beaucoup de tri, je fais en sorte de ne pas utiliser de plastiques à usage unique, de faire mes courses au marché local afin de favoriser les produits de proximité. Réduire, c’est une démarche très intéressante, cela nous interroge sur nos pratiques au quotidien, et c’est un vrai challenge !
Les planches de surf traditionnelles sont fabriquées à partir de matériaux non biodégradables comme la mousse de polyuréthane, la résine époxy et le polyester, qui dérivent du pétrole. Leur production libère des composés chimiques qui polluent l’air et les sols. Une marque comme Nomads Surfing propose aujourd’hui des planches de surf fabriquées avec des matériaux plus durables, comme le liège, ou des mousses à base de matériaux recyclés. Il est également recommandé d’opter pour une wax naturelle et biodégradable, car les wax traditionnelles contiennent des produits chimiques qui se dissolvent dans l’eau et affectent l’écosystème marin.
L’initiative collective et la sensibilisation
Chez les surfeurs, nous sommes tous très impliqués, très sensibles à ces questions, et les retours ont été très positifs. Loin d’être les derniers à se préoccuper de la santé des océans, les surfeurs ont décidé de lancer une bouteille à la mer avec comme message : remplacer le plastique par du verre, matière recyclable à l’infini. Les championnes Justine Dupont et Maud Le Car sont les ambassadrices de cette belle idée avec le #cheertotheocean. Une initiative portée par Friends of Glass, suite à leur récente étude : plus de 70% des européens seraient prêts à changer leur comportement envers l’océan. Le surfeur basque Aritz Aranburu s’est également engagé dans cette campagne de sensibilisation à l’occasion de la journée internationale de l’océan.
Participer aux actions de nettoyage des plages est un excellent moyen de contribuer à la préservation de l’océan. Beaucoup de communautés de surfeurs organisent des « beach clean-ups » réguliers pour ramasser les déchets et sensibiliser le public. Remplacez les bouteilles d’eau en plastique par des gourdes réutilisables et évitez les emballages jetables lorsque vous partez pour une session de surf. Save The Waves souligne également l'importance que ce qui est sur votre téléphone soit tout aussi important que la façon dont vous l'utilisez. Avec l'application Save The Waves récemment lancée, les surfeurs et les amateurs de plage de tous les jours peuvent désormais signaler et marquer les menaces côtières en quelques clics sur leur téléphone. Chaque personne peut contribuer à la réduction du plastique dans nos océans et aider à signaler les débris marins lorsqu'elle en voit. Vérifier les étuis de téléphone biodégradables de Pela puis télécharger l'application Save The Waves dès aujourd’hui.
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