Le vent souffle et tu as envie de t’échapper sur l’eau, mais tu hésites entre deux sports qui font beaucoup parler d’eux en ce moment : le wingfoil et le windfoil. Si tu ne sais pas celui qui te correspond le mieux, pas d’inquiétude, tu n'es pas le seul ! Ces deux disciplines combinent glisse et sensations fortes, mais chacune a ses particularités. Dans cet article, on va t’aider à faire le choix entre ces deux sports en fonction de ton niveau, de tes envies, et des conditions de vent. Le Wind Foil et le Wing Foil sont deux activités qui se ressemblent beaucoup à première vue, alors comment choisir ? Les deux sports, il s'agit de voler au-dessus de l'eau grâce à un foil, à l'aide d'une planche et d'une aile qui permet de prendre le vent.
Qu’est-ce que le foil et pourquoi le windfoil ?
Pour ceux qui sont en retard d’une guerre, le foil est le nom donné à un appendice qui remplace l’aileron. C’est un morceau de carbone (ou d’aluminium ou encore de fibre de verre), avec des ailes, suspendu à l’arrière de votre planche. Les plus vieux d’entre nous ont probablement connus la vraie « Planche à voile » avec laquelle on naviguait en « déplacement ». Ce terme est donné aux embarcations qui flottent car leur volume est plus important que leur poids. Lorsqu’elles avancent, ces embarcations déplacent un volume d’eau équivalent à leur poids. Bien évidement, c’est un mode de navigation plutôt lent.
Il y a une grosse 20aine d’années, le funboard a été inventé en proposant un nouveau mode de navigation : le planning. Cette fois, la planche n’est plus portée par son volume mais par une portance générée grâce à la vitesse. On a ainsi démultiplié la vitesse, et surtout les sensations grâce à une résistance à l’avancement beaucoup plus faible… la glisse… vous voyez ce dont je parle. Le windfoil (ou windsurf à foil) est une nouvelle génération de glisse. Après la navigation en déplacement puis au planning, on passe à une navigation en vol. Les sensations de glisse font encore un bon en avant, en particulier grâce à une diminution drastique de la trainée. Et qui dit moins de trainée, dit moins de puissance vélique nécessaire, plus de légèreté. Le foil permet qui vous permet de planer à 1 mètre au-dessus de l’eau en lightwind. L’objectif est bien sûr de réduire la traînée et d’augmenter les performances.
Une nouvelle mode ou une évolution irrémédiable ?
C’est la grande question du moment. En prenant un peu de recul, on a observé le même type de réaction lors de l’arrivée du funboard : beaucoup de compétiteurs en planche open dénigraient le funboard, avant d’y passer ou d’abandonner. La transition a pris des années. Au final, il y a fort à parier que l’évolution vers le windfoil sera irréversible même si elle prendra du temps. L’accélération du développement a tout à voir avec la tendance générale au foil (hydro) dans les sports nautiques. Depuis 2017, les grandes marques de planche à voile travaillent sérieusement sur le développement des wind foils qui sont maintenant en vente. Véritable renouveau de la pratique, le foil vient moderniser un sport.
Caractéristiques du vent léger et fonctionnement en pratique
La première erreur que font les gens est de commencer avec un vent trop faible, en pensant que le windfoiling est l’arme parfaite pour voler à 5 nœuds. Alors que 5 nœuds n’est pas assez pour un débutant, il devient très technique de voler à moins de 10 nœuds, en particulier la partie de pompage pour générer assez de puissance pour démarrer. Les meilleures conditions météorologiques pour démarrer sont un vent régulier de 12 à 15 nœuds avec de l’eau plate. Le vent vous donnera assez de vitesse pour soulever la planche au-dessus de l’eau avec un minimum d’effort.
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Tout ceux qui passent au windfoil se rendront très vite compte que l’engin est bien plus simple à maîtriser dans peu de vent et à vitesse faible et moyenne (entre 12 et 15 knt, avec des voiles de 5,2 à 6,5). Si on analyse le fonctionnement du foil à petite vitesse, on a un équilibre stable : quand on appuie sur le pied arrière, cela occasionne une augmentation de la portance et fait monter le foil, mais en même temps, cela occasionne une augmentation de la trainée et ceci a pour effet de freiner et de refaire baisser la portance. A plus haute vitesse, l’inertie supérieure de l'ensemble rend la baisse de vitesse beaucoup plus faible et le foil a vite tendance à sortir de l’eau si on ne corrige pas la balance de poids entre les 2 pieds.
Choisir entre Wingfoil et Windfoil
Le wingfoil, c’est le nouveau sport de glisse. A mi-chemin entre le kitesurf et le windsurf, il se pratique avec une planche équipée d’un foil et une aile gonflable que tu tiens directement dans les mains. Pas de harnais, juste toi, ton aile et ta planche. Pour ce qui est du Wing Foil, c'est une pratique plus accessible, plus légère et pratique qui coûte globalement moins cher que le Wind Foil. Le wingfoil est idéal si tu cherches un sport fun, accessible et qui offre de belles sensations de glisse. Moins de vitesse comparé au windfoil : si tu cherches avant tout à réaliser des pointes de vitesse, le wingfoil est peut-être moins adapté. Peut être un peu technique au début : si tu n’as jamais pratiqué de sport de glisse nautique, l’apprentissage peut être un peu compliqué, il reste tout de même accessible, il te faudra quelques sessions pour vraiment maîtriser l’équilibre et le contrôle du foil.
Le windfoil, c’est la version “foilée” du windsurf. Concrètement, il faut une planche de windsurf classique, ou il faut rajouter un foil sous la carène et le tour est joué. Le windfoil est parfait si tu cherches avant tout de la vitesse, c'est aussi le choix idéal si tu pratiques déjà le windsurf et que tu veux franchir le cap en ajoutant une nouvelle dimension à ta pratique. Les sensations de vitesse impressionnantes : avec le windfoil, tu peux atteindre des vitesses bien supérieures à celle du wingfoil. Maîtrise exigeante : demande une bonne maîtrise de la voile et du positionnement du corps pour éviter les décrochages. Dépend davantage des conditions météo : pour vraiment profiter il vaut mieux des vents soutenus et stables.
L’apprentissage et le matériel requis
Le niveau requis pour le windfoil est celui de la navigation confortable au harnais, pieds dans les footstraps. Bien sûr, les excellents funboarders apprendront souvent plus vite, mais contrairement au kitefoil qui est réellement technique, le windfoil est accessible à la plupart. Pour donner une idée, il faut 2 demi-journées à un bon navigateur pour commencer à voler sur des bords entiers. En fonction de la dextérité des pratiquants, il faut entre 2h et 5h pour faire des vols de plus de 50m. La décontraction arrive au bout de 4 ou 5 sorties. Au final, le windfoil est une activité beaucoup moins physique que le funboard. Les frottements étant très réduits, on utilise très peu de force propulsive.
Pour le matériel, le flotteur doit répondre à des critères précis. La plupart des foils nécessitent un boitier d’aileron type deep tuttle. Si vous désirez utiliser une planche équipée en powerbox, il faudra soit revendre votre flotteur, soit faire remplacer le boitier. La position des footstraps est très importante en windfoil. La navigation en foil se fait plus ‘debout’ qu’en funboard. Il est nécessaire d’avoir les pieds bien à plat sur la planche, donc éviter les straps très excentrés des planches de slalom. L’un des éléments fondamentaux est l’équilibre longitudinal : il faut globalement que la poussée du foil se fasse entre les 2 pieds.
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Le windfoil est très peu exigeant côté voile car il nécessite très peu de poussée. Globalement, on navigue avec 2m2 de moins qu’en funboard et des voiles de vague ou de freeride à 2 cam légères sont idéales. Niveau marques, RRD, Goya, Fanatic, Duotone, Neil Pryde sont quelques-unes des marques les plus présentes. Vous pourrez trouver des foils d’entrée de gamme en alu (à privilégier pour les débutants), et des foils haut-de-gamme en carbone.
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