L'Aventure au fil de l'Eau : L'Itinérance en Stand Up Paddle Gonflable sur Plusieurs Jours

L'appel du large et des étendues d'eau, qu'elles soient intérieures ou maritimes, trouve une résonance particulière chez ceux qui aspirent à une déconnexion profonde et à une immersion totale dans la nature. Le stand up paddle gonflable de randonnée s'est imposé comme un vecteur privilégié de cette quête d'aventure, permettant des périples de plusieurs jours, loin de l'agitation du quotidien. Cette nouvelle activité hybride, fusion du surf et du canoë, a rapidement conquis les côtes et a commencé à pénétrer dans l’intérieur des terres, offrant une infinité de lieux à découvrir, au pied de chez soi ou plus loin dans le monde. Elle promet une thérapie vitale, un refuge pour l'équilibre, où le déplacement lent et silencieux invite à une véritable introspection, aidant à être davantage en paix avec soi-même.

L'Émergence du SUP Gonflable de Randonnée : Une Révolution sur l'Eau

Quand le stand up paddle a commencé à se populariser il y a une dizaine d’années, un certain scepticisme prévalait. On s'interrogeait sur ce que pouvait bien apporter ce nouvel engin qui semblait peu aéro-et-hydrodynamique, dont la stabilité paraissait précaire et qui offrait peu d’espace de stockage de matériel. Le geste de pagayage, avec son effort asymétrique, suscitait également des interrogations. En comparaison, les kayaks de mer, avec leur carène effilée, glissent avec fluidité, sont confortables à propulser, tolèrent des conditions météo difficiles, et permettent d’emporter de quoi être autonome pendant des semaines. Cependant, l'essai a été transformé pour beaucoup. Le SUP consiste en une grande planche type surf et une pagaie simple, permettant de se déplacer sur l’eau soit énergiquement en tant qu’activité sportive, soit tranquillement au gré des envies pour explorer les paysages ou simplement se dététendre.

Le SUP a le vent en poupe depuis plus d’une dizaine d’années. Les planches varient en général entre 8 et 14 pieds de long, et 22 et 35 pouces de large, offrant une diversité de modèles adaptés aux multiples pratiques : paddle de vitesse, de surf, d’eau vive, ou de balade et randonnée. On distingue deux grandes familles de planches : les rigides, fabriquées à partir de divers matériaux, et les gonflables haute pression, qui utilisent la technologie drop-stitch. Ces dernières sont particulièrement pratiques à stocker et à transporter, un atout majeur pour l'itinérance. Pour une utilisation optimale du produit, des modèles comme le stand up paddle gonflable de randonnée sont destinés à ceux qui souhaitent faire de longues sorties à moindre effort. Ces planches ont été conçues pour rendre accessible toutes les belles balades en SUP, que ce soit en mer ou en eaux intérieures. La position debout permet de dominer les éléments, d’anticiper les dangers, de prévoir sa trajectoire, offrant une perspective unique et immersive sur l'environnement aquatique.

Un bon compromis pour l'itinérance réside dans une planche gonflable de longue distance, stable et robuste, du type 12’6 x 33 ou 14’ x 33. Elle doit être assez longue pour fixer des sacs étanches à l’avant et à l’arrière, grâce à un système d’œillet et de sangles ou cordons élastiques. Si la planche n’en possède pas d’origine, il est possible d’en fixer. La pagaie doit être simple et démontable en 3 parties, ce qui est indispensable pour la ranger facilement dans un sac avec le SUP. Par exemple, la pagaie ITIWIT 900 Pro Carbone 3 parties a montré son utilité pour cette flexibilité.

Des modèles spécifiques se distinguent pour la randonnée et les longues distances. Le stand up paddle gonflable Touring Aventure X-500, par exemple, fait 13 pieds de long par 31 pouces de large et 6 pouces d’épaisseur, le tout pour 335 litres et 12 kilogrammes. Son poids maximum recommandé en usage est de 140 Kg, et sa charge maximale atteint 320 Kg, ce qui permet d’embarquer des affaires personnelles. Il est conçu pour naviguer en toute sécurité et se faire plaisir sur des moyennes et longues distances, avec des finitions très bien faites et un ensemble bien pensé. La planche de randonnée X-500 possède un unique aileron arrière à glissière, ce qui est une caractéristique à prendre en compte, car un boîtier US Box serait plus polyvalent. L’aileron orange, bien large, apporte de la stabilité et n'est pas trop haut pour pouvoir naviguer dans des eaux peu profondes. L’arrière de la planche est doté d'une poignée de portage bien pratique pour le transport à deux, une fonctionnalité également présente à l'avant. Une attache de leash ergonomique est présente à l'arrière, et le leash accordéon est vendu avec la planche, un petit plus appréciable. Une sangle de portage main confortable et large facilite le maniement. Enfin, à l’avant, on trouve une valve de gonflage classique. Le gonflage doit se faire à 17 Psi pour une utilisation optimale, et il est conseillé de la gonfler un peu plus si on recherche encore plus de rigidité. Le tout se range dans un sac à dos sans roulette, avec une poche à l’intérieur, bien que des roulettes et des rangements supplémentaires seraient un plus.

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Le modèle RACE est souvent considéré comme le meilleur SUP gonflable pour la randonnée, les balades de longues distances et la course. Son design impressionnant - 427cm de longueur, 71cm de largeur et 15cm d’épaisseur - octroie à cette véritable machine de course une stabilité et une vitesse inégalées. Ce SUP gonflable RACE a été conçu pour offrir une meilleure rigidité, une grande précision et une forte puissance. Il est également gradué pour assurer des repères de placement sur la planche pour des Riders aguerris. Les Stand Up Paddle AquaMarina sont gonflables et entrent facilement dans leur sac de transport, polyvalents pour la randonnée, la course ou les balades de longue distance.

Cependant, le paddle a des capacités limitées par rapport à un kayak, par exemple. Il va en moyenne moins vite et, avec du vent et/ou des vagues de face ou de travers, il nécessite davantage d’efforts pour avancer. Quand ça souffle ou remue, on peut, pour réduire la prise au vent et augmenter la stabilité, pagayer temporairement à genou en réduisant la longueur de la pagaie, mais la technique atteint vite ses limites. Le paddle est un engin moins marin qu’un kayak de mer, il est donc sage d’adapter ses objectifs.

La Préparation Méticuleuse : Clé de Voûte d'une Aventure Réussie

L'aventure en stand up paddle sur plusieurs jours, c’est la nature, la liberté, et la découverte, mais une expédition, ça ne s’improvise pas ! Cela est d'autant plus vrai si l'on compte partir sur plusieurs jours et bivouaquer au fil de l’eau. Il faut penser à tout : alimentation, hydratation, vêtements et équipements, sans oublier la sécurité. Hervé Barrière, un spécialiste des expéditions en SUP, dont le palmarès d’aventures comme le DI360, la Loire725, le Great Glen Challenge ou des expéditions en Estonie et en Laponie, témoigne de l'importance d'une préparation rigoureuse.

Le choix de la destination est toujours hyper compliqué, car le monde est un terrain de jeu où de belles découvertes peuvent se faire à 100m de chez soi comme à 10 000. Pour des périples d'environ 6 jours de rame, il est préférable de chercher des cours d’eau suffisamment longs, en évitant si possible le passage de multiples écluses, car les portages avec 40 kg de matériel peuvent être très contraignants. Il est essentiel de regarder la topographie des lieux, surtout pour le bivouac, afin de ne pas être proche des villes. Il est recommandé de tracer son parcours pour illustrer la distance globale du SUP trip, puis, suivant le nombre de jours, de se fixer une distance quotidienne minimale et maximale. Cela permet d’identifier les points de sorties potentiels. Par exemple, lors d'une expédition en Laponie, où la région est peu peuplée et les villages rares, il était nécessaire de noter tous les villages bordant la rivière Torne et possédant un arrêt de bus, puis d'analyser la ligne de bus pour planifier le retour. Ainsi, en cas d'aléas, il est possible de prendre une décision éclairée : continuer ou s'arrêter, sachant que certains jours peuvent être sans bus.

Anticiper les difficultés sur le parcours est une étape cruciale. Une approche méthodique consiste à réaliser des mini-cartes de parcours et à passer beaucoup de temps sur les vues satellites. Contacter les clubs de SUP, de kayak ou de rafting de la région, les mairies ou les associations de pêcheurs et de randonneurs est également très utile, car les gens apprécient de partager leur amour des lieux. Les réseaux sociaux et les blogs peuvent aussi être de précieuses sources d'information. Pour la Laponie, par exemple, la découverte d’un blog d’un étudiant Allemand ayant descendu une partie de la rivière Torne en packraft a fourni des retours d'expérience inestimables sur ce qui était bon et ce qui aurait pu être amélioré. Il est également important de consulter des sites comme Vigicrues pour connaître le comportement des rivières ou des fleuves sur une période plus longue que celle visée. Sans être sur place, il est impossible d'anticiper 100% des risques ou des inconnues, mais ces démarches permettent de les minimiser. Une fois sur l'eau, il faut savoir s'adapter : si un passage ne semble pas sûr, il est préférable de sortir et de faire un portage, même si cela n'est pas toujours plaisant. Des vues satellites peuvent parfois se révéler trompeuses : ce qui semble dégagé et gris peut en réalité être un amas de gros rochers, rendant le portage difficile. Dans de telles situations, il faut savoir improviser, quitte à faire des allers-retours dans la forêt avec le matériel. Ces expériences, bien que frustrantes, sont des sources d'apprentissage.

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La planification des zones de bivouac est essentielle pour le respect de la réglementation et de l'environnement. Dans les pays nordiques, le bivouac est souvent très toléré à condition d'éviter de camper à proximité d'une habitation et si aucun signe n'interdit explicitement le camping ou n'indique une propriété privée, tout en respectant les règles de propreté. Les zones potentielles de bivouac et les points d'eau sont généralement mentionnés sur les cartes journalières. L'installation du campement se fait souvent au feeling : en approchant de l'heure prévue pour s'arrêter, on cherche des berges globalement plates, calmes, et si possible avec une belle vue. Il est parfois préférable de s'arrêter plus tôt si l'on découvre un spot particulièrement agréable, car l'itinérance, c'est aussi prendre le temps d'apprécier les lieux.

Le choix de la période de l'année est également crucial. Il faut chercher des périodes d’ensoleillement correctes. Partir en Estonie en mars, par exemple, ne permet de profiter que de 4 heures d’ensoleillement par jour, ce qui n'est pas idéal.

L'Équipement du Randonneur en SUP : Autonomie et Sécurité

Pour une expédition en SUP sur plusieurs jours, l'équipement doit être pensé pour l'autonomie, la sécurité et le confort, malgré les contraintes d'espace et de poids.

La Planche et la Pagaie :La planche ITIWIT X900, par exemple, est une fidèle compagne pour de nombreuses aventures. Elle est jugée super plaisante, ayant servi pour la DI 360 et la Great Glen Challenge. Bien qu'elle fasse 31 pouces de large, elle privilégie la stabilité et le confort de rame, ce qui est essentiel sur de longues navigations. Cette largeur permet de se concentrer sur la rame et le paysage, et facilite les passages en "white water" (gentils) ou la navigation en mer. La X900 offre de multiples fixations pour les sacs et sa double chambre assure une bonne rigidité, préservant une excellente glisse. Pour le gonflage, la pompe ITIWIT facile 20 PSI est recommandée. Elle est double action et permet un gonflage globalement rapide et facile, tout en étant compacte. La pagaie ITIWIT 900 Pro Carbone 3 parties est indispensable car elle rentre dans le sac avec le SUP, permettant même d'emporter une pagaie de secours. L’olive de la pagaie, inchangée, est appréciée pour son ergonomie et sa préhension agréable.

Transport et Stockage du Matériel :Trois sacs sont généralement utilisés pour transporter l'ensemble du matériel. Deux de la marque Ortlieb et un ITIWIT. Le sac Big Zip peut contenir le gilet, la combinaison sèche, la pompe et le reste. L'utilisation de petits sacs étanches Sea to Summit de couleurs différentes est une astuce pratique : à chaque couleur sa fonction (sac cuisine, sac rechange, sac urgence, sac électronique). Cela permet de savoir immédiatement quoi prendre sans avoir à tout ouvrir. Les sacs T-zip sont préférés, car en cas de pluie, on peut ouvrir rapidement le sac, prendre le mini-sac souhaité et le refermer. Contrairement aux sacs polochons où il faut souvent tout sortir pour atteindre ce qui se trouve au fond, ce qui est moins pratique. Le sac ITIWIT est un sac étanche modulable 30-40l, qui peut être personnalisé avec des sangles type sac à dos pour servir de sac cabine, transportant le drone, les powerbanks et la GoPro. Pendant la navigation, il est fixé sur le sac de devant. Pour les fixations sur la planche, le Big Zip est placé à l’avant et des sangles sont passées dans les anneaux d’origine de la planche, les sangles étant préférées aux élastiques pour les gros sacs car la manipulation est plus aisée. Un sac à roulette est placé à l’arrière, ses roulettes calées à l’extérieur de la planche, profitant du pin tail de la board ITIWIT X900. Les élastiques sont considérés comme plus pratiques pour des randonnées à la journée avec de petits sacs.

Alimentation et Hydratation :La planification alimentaire prévoit généralement deux repas par jour et du grignotage. Les repas sont souvent des lyophilisés, avec des versions à 1000 Kcal en hiver et 650 Kcal en été. Pour le grignotage, une ration quotidienne de 50g d’amandes, 50g de noix de cajou, 50g de figues sèches et 50g d’abricots secs est conseillée, même si les fruits secs ne sont pas toujours entièrement consommés, il est préférable de les avoir. Pour la boisson, l’eau est exclusive. Au départ, on remplit deux gourdes souples de 2L chacune et deux poches à eau de 2L, ce qui représente 8kg de bagages supplémentaires. En général, 2L sont bus dans la journée, et 1L sert pour les lyophilisés et comme boisson chaude. Un ou deux "trucs plaisir" sont aussi emportés, un petit luxe qui peut faire du bien.

Le Campement et le Sommeil :Le confort du sommeil est primordial, même dans des conditions spartiates. Un duvet Lestra Alaska Extrem, capable de tenir à -19 degrés, et une tente 4 saisons Hilleberg Nammatj 2 GT sont des choix solides. Pour le sommeil, un T-shirt long et un pantalon technique (type sous-vêtements de ski) sont portés, complétés par une cagoule de motard et un masque d’avion, élément indispensable en Laponie où la luminosité est omniprésente en été. Les nuits peuvent être difficiles si le matelas gonflable est percé, comme l'a vécu Adeline, occasionnant des nuits inconfortables qui affectent la fatigue générale. Des difficultés peuvent survenir pour fixer la tente, surtout dans des sols mous ou recouverts de mousse, où les sardines ne tiennent pas, nécessitant de l'apprentissage et de l'adaptation. Les étapes citadines sont évitées le plus possible, souvent réservées à l'arrivée et au départ, mais peuvent être envisagées pour un break ou si la météo est particulièrement défavorable, comme cela a pu être le cas en Estonie.

La Sécurité et la Connectivité :Pour la sécurité, il est essentiel d'avoir un téléphone, deux powerbanks et un Inreach. Cet appareil permet de déclencher les secours même sans réseau, ce qui est crucial en randonnée en groupe, et encore plus en solo. L’Inreach est comparé à une assurance : il vaut mieux l’avoir et ne pas s’en servir que ne pas l’avoir.

Vivre l'Aventure : Rythme, Défis et Moments Inoubliables

Une fois l'aventure lancée, le rythme se met en place. Par exemple, lors d'un séjour en Finlande, la décision de prendre les journées "à la cool" s'est avérée payante : pas de réveil, pas d’objectif de distance, pas de performance physique. La "slow life" se prête tout à fait à l’atmosphère de la Finlande, où tout, dans ce pays et dans ses paysages, invite à la contemplation. Le temps peut être étonnamment doux, même chaud une fois sur l’eau, permettant de ramer avec le moins d’habits possible et de se baigner régulièrement dans le lac à 19/20°C pour se rafraîchir. Les journées se décomposent souvent avec des pauses repas au feeling, environ 2h de rame en fin de matinée, et 2h ou 3h après la pause déjeuner.

Les Défis de la Navigation :Les éléments peuvent apporter leur lot de défis. Le vent, qui devait être un avantage, peut changer d’avis, obligeant à ramer contre lui. Les coups de rame réguliers peuvent être hypnotiques, mettant dans un état méditatif, tandis que d’autres fois, ils peuvent entraîner des "vagues de folie" où tout le répertoire de la musique française peut y passer, accompagné de chorégraphies ridicules. Les jours de grand vent, avec des bourrasques à plus de 30 nœuds, peuvent forcer à une journée off, à rester sur place. Les jours de fort vent et de vagues, les bras chauffent, et des pauses régulières sont nécessaires pour récupérer les muscles. La chance d'avoir une météo parfaite sur la plupart du séjour peut faire oublier la difficulté de naviguer avec des conditions défavorables.

Trouver un bivouac peut également être un défi. En sortant d'un parc naturel, les bivouacs peuvent devenir plus difficiles à trouver. En effet, toutes les berges, qu’il s’agisse d’îles ou du continent, peuvent être occupées par des maisons. La règle veut qu’on ne pose pas la tente à moins de 150m d’une habitation, et cela peut s'avérer compliqué tant les abords sont convoités par des "summer cottages" finlandais ou des logements permanents. Paradoxalement, on ne voit quasiment jamais personne dans les maisons ou sur leur porche, ce qui donne une atmosphère très particulière. Des îles repérées comme potentielles zones de bivouac peuvent s'avérer inexploitables, car proches du continent, elles sont déjà fortement occupées par des maisons, ou totalement entourées de roseaux, empêchant de s'en approcher. Cela peut obliger à rebrousser chemin, affectant le moral et augmentant le stress de trouver un endroit pour la nuit, surtout après une longue journée de rame.

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La météo, imprévisible, peut se dégrader rapidement. Un orage peut éclater en fin d’après-midi, obligeant à reconsidérer la sécurité du bivouac. Se réfugier dans la tente à proximité des arbres ou attendre sur les rochers que le temps s’améliore peut sembler n'offrir aucune option idéale. Être accroupi, sous la pluie qui fouette le visage, peut faire prendre conscience que la proximité avec l’eau rend potentiellement conducteur en cas d’éclair. Après de telles frayeurs, il est plus prudent, en cas de prévision d’orage, de rester proche des côtes afin de pouvoir se réfugier au plus vite près d’une habitation. Les départs peuvent être en trombe, sans même le temps de se brosser les dents ou de prendre le petit déjeuner, et on peut se retrouver à pagayer en pyjama sous les habits de pluie.

Les Moments Inoubliables :Malgré les défis, les récompenses sont immenses. La beauté du paysage le matin suffit à faire oublier les désagréments. Les sens sont constamment en éveil, et la beauté des paysages est un régal permanent pour les yeux. Les seules préoccupations se résument alors à trouver un endroit où s’arrêter pour déjeuner quand la faim se fait sentir, et à trouver un endroit où poser la tente quand l’envie de se poser arrive. Le lac miroir, les coups de rame réguliers et hypnotiques, l'état méditatif sont des expériences profondes.

Des phénomènes naturels, comme un arc-en-ciel majestueux et complet, avec des couleurs vives à 500m, peuvent offrir un spectacle inoubliable, l'une des images les plus marquantes du séjour. La brume peut faire découvrir un nouveau paysage, une nouvelle atmosphère, plus ressemblante à l’idée que l'on avait de la Finlande avant le départ, avec quelque chose de mystique se dégageant de cette étendue et de ses immenses arbres innombrables. Tenter de capturer la musique des gouttes tombant sur l'eau est une expérience à vivre.

Les rencontres sont aussi une partie précieuse de l'aventure, qu'il s'agisse d'un couple sur leur bateau échangeant sur le projet d'une longue itinérance, ou d'autres pagayeurs autour d'un feu de bivouac. Les animaux sauvages enrichissent également l'expérience : des castors sur les rives, le ballet du cincle plongeur, ou même des puffins, dauphins, tortues et rorquals le long des côtes en Corse.

Les Petits Maux de l'Aventure :L'aventure peut aussi comporter son lot de petites blessures et désagréments. Un matelas gonflable percé peut occasionner de mauvaises nuits à répétition, jouant sur la fatigue. L’absence de vraies douches chaudes et de nourriture équilibrée peut commencer à peser. Un accident, comme renverser une popote d'eau bouillante sur le pied, peut laisser de jolies cloques jusqu’à la fin du trip. Ces incidents, bien que difficiles sur le moment, restent anecdotiques face à l'incroyable expérience vécue.

Destins et Destinations : Explorer le Monde en SUP

L'itinérance en SUP offre une façon unique de voyager et d’appréhender le monde et la nature, non pas uniquement en tant que spectateur, mais en tant qu'acteur. Pagaie en main, on avance et on découvre.

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