Le windsurf, c’est plus qu’un sport : c’est une passion qui pousse à explorer les coins les plus ventés et les plus beaux de la planète. Naviguer sur les flots, propulsé par le vent : le windsurf, cette discipline qui marie surf et voile, connaît un succès retentissant aux quatre coins du globe. Certains spots, de par leurs conditions météorologiques et géographiques, se distinguent naturellement auprès des planchistes. Si vous rêvez d’eau turquoise, de vents réguliers et de sessions inoubliables, ce guide des spots de windsurf dans le monde est fait pour vous. Le meilleur est la combinaison du sport et du voyage. Je fais de l’exercice, je goûte à de nouvelles cuisines et j’explore de nouveaux territoires en même temps. Voyager, c’est découvrir de nouvelles vagues, de nouvelles cultures, de nouvelles émotions.
La quête du vent : Une planification rigoureuse pour une pratique optimale
Quoi de mieux que de programmer un séjour windsurf au chaud en plein hiver et fuir le froid de notre chère France ? Comme chaque spot a une saison de vent, planifiez votre voyage en fonction des meilleurs mois. Cela vous permettra non seulement de vous amuser en windsurf, mais aussi d’améliorer votre sécurité. En outre, la sécurité est importante. Je consulte toujours la météo locale, je porte un gilet de sauvetage et je connais les réglementations de la région. Bien que la plupart des destinations soient accueillantes pour les touristes, je vérifie toujours à l’avance les règles en matière de visa et les lois locales. Je regarde d’abord les saisons de vent. Presque tous les spots ont des vents réguliers de mai à septembre, mais les conditions locales diffèrent.
Période préférée de nombreux windsurfers souhaitant sortir de l’hibernation, le printemps annonce le retour de nombreux spots de proximité ventés, avec des statistiques de vent très appréciables. Ainsi, les îles Canaries (Fuerteventura et Lanzarote) et le Maroc (Dakhla et Essaouira) redeviennent des valeurs sûres dès le mois d’avril. Période parfaite pour partir en famille, l’été est une bonne période pour visiter les spots de méditerranée tels que la Grèce à Naxos, Kos, Limnos, Karpathos et en Crète où le Meltem souffle généreusement sur ces spots, sans oublier l’Egypte et ses statistiques de vent hallucinantes. Ces spots complètent des destinations printanières comme les Canaries et le Maroc où le vent soufflera plus fort pendant l’été. L’automne marque le retour de LA destination star du monde du windsurf de septembre à décembre : Jericoacoara au nord du Brésil. Foncez vers un trip incomparable dans un village 100 % feel good, pour partager glisse et déconnexion totale.
Cape Town : La pointe sud comme terrain de jeu absolu
C’est mon second chez moi. J’y suis allé pour la première fois en 2014 et j’y suis retourné une dizaine de fois depuis. C’est à Cape Town que j’allais chaque hiver pendant l’intersaison pour mon entrainement hivernal. C’est la pointe sud du continent africain, avec l’océan Atlantique d’un côté et l’océan Indien de l’autre. C’est un endroit très sauvage avec des conditions de navigation très variées. Il y a des centaines de spots différents aux conditions exceptionnelles, la majorité dans l’océan, mais aussi des lagons et des lacs. Le territoire est vaste et il y a toujours un endroit où naviguer. Cela peut nécessiter plusieurs heures de route. La meilleure période pour s’y rendre s’étend de novembre à mars, c’est-à-dire l’été dans l’hémisphère sud. J’affectionne particulièrement cet endroit pour la variété des conditions, mais aussi pour la diversité des activités disponibles, que ce soit en mer ou à terre. Des vagues puissantes, un vent fiable, et l’incroyable toile de fond de la Table Mountain font de cette destination un incontournable pour tout passionné.
Maui : La Mecque du windsurf moderne
C’est le spot légendaire du windsurf, nous l’appelons même la Mecque. Je suis allé pour la première fois à Maui en 2012. J’avais stoppé mes études pour me lancer à fond dans ma carrière de windsurfeur. Pour y rester plusieurs mois, j’ai trouvé un petit boulot dans une ferme de nénuphars. Pendant mon séjour, j’ai eu la chance incroyable de rencontrer les légendes de mon sport et même partager des vagues avec eux. Il y a du vent de mars à novembre et des vagues toute l’année. Les spots du North Shore sont bons presque tous les jours de la saison. Il y en a pour tous les niveaux. L’ambiance surfeur à l’américaine qui règne sur le North Shore est légendaire. Il y a une énergie unique sur cette petite île au milieu du Pacifique, c’est presque magique. La plage de Ho’okipa, reconnue mondialement, est le spot incontournable de l’île avec des vagues pouvant atteindre plusieurs mètres de haut, idéales pour les windsurfers expérimentés. La saison venteuse, entre mai et octobre, est le meilleur moment pour s’y rendre et pratiquer, offrant des alizés forts et fiables. Les débutants préféreront Kanaha Beach, avec ses eaux plus calmes et son environnement protégé.
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Jericoacoara : L’esprit "feel good" brésilien
La première fois que je suis venue ici, c’était en septembre 2011. À l’époque, j’étais encore étudiant. Je m’étais offert ce voyage grâce à mon job d’été. C’est un spot très connu. Tous les amateurs de sports de glisse se rendent à « Jeri ». Cela crée une excellente ambiance, tant sur l’eau que sur terre. Plage magnifique, coucher de soleil pieds nus dans le sable avec de l’eau de coco ou un délicieux cocktail… Que demander de plus ? La meilleure saison se situe entre juillet et janvier. En haute saison, il est important de réserver une chambre à l’avance. Jericoacoara, situé dans un parc national, à quelques heures de Fortaleza, offre des conditions de vent quasi constantes et des vagues pour tous les niveaux.
L’Île Maurice : Le paradis du lagon et du reef
J’ai découvert l’île Maurice quelques mois après le Cap Vert pour le shooting photo pour la nouvelle gamme de planches et de voiles de mon équipementier. Nous sommes allés sur l’île avec toute l’équipe. Le Morne Brabant est une montagne au bord de l’eau entourée d’un immense lagon idéal pour la pratique de la planche à voile, du wingfoiling et du kitesurf pour tous les niveaux. L’océan Indien est extrêmement puissant, tout comme ses courants. J’ai adoré surfer la vague One Eye sur le reef (à 1,5 km de la plage). C’est l’un des meilleurs spots de vagues du monde. Des sites comme Le Morne ont des vagues fortes et des récifs, qui conviennent mieux aux véliplanchistes expérimentés.
Sal, Cap-Vert : Puissance et technicité
Sal, je l’ai mise en cinquième position parce que je ne veux pas que trop de gens y aillent. J’ai pu m’y rendre en mars 2023, après mon titre de champion du monde. C’était mon cadeau en fait. J’ai pris mes billets d’avion à la dernière minute, après avoir vérifié les prévisions météo quelques jours à l’avance. Le vent souffle légèrement de terre et les vagues sont longues, parfaites et puissantes. Elles déroulent devant les rochers, ce qui explique que surfer sur de telles vagues est dangereux. La baie de Santa Maria offre des descentes plus douces et Cural Joul pousse même les meilleurs. Une combinaison 3/2 mm convient aux eaux transparentes. De l’autre côté de l’Atlantique, le Cap Vert profite aussi de ces vents chauds et réguliers. Cet archipel est reconnu depuis des années pour les conditions idéales qu’offrent les îles de Sal et de Boa Vista, et pour les windsurfers de tous niveaux.
Six-Fours : Le berceau et le spot de cœur
C’est mon home spot ! C’est là que tout a commencé et que je surfe la plupart du temps. J’ai eu la chance de naviguer sur certains des meilleurs spots de la planète. J’ai fait mes premiers pas sur une planche à voile à l’âge de 6 ans avec mon père à Six-Fours. Comme j’étais petit et que l’équipement était lourd, c’était difficile au début. Après quelques heures, j’ai réussi à tirer mes premiers bords. J’ai tout de suite adoré la sensation de la planche qui glisse sur l’eau, la vitesse et la voile qui tirait mes bras. C’était incroyable. La baie est magnifique, entre îles, plages, lagune et pointes rocheuses avec les massifs forestiers en fond. Les conditions sont très variées et peuvent être exceptionnelles quand on est là au bon moment. Pour les débutants ou les familles, des endroits comme la Plage du Rayolet restent calmes et accueillants. Il y a un club sympa près du Brusc, ça s’appelle Cahute Gliss’ Center, je crois. Des plages comme celles de Six-Fours sont idéales pour les véliplanchistes débutants en raison des eaux plates et des vents doux.
Fuerteventura : L’aventure dans les Canaries
Je suis allé à Fuerteventura pour la première fois en 2009 (après avoir passé mon bac !). C’était mon premier voyage en avion avec mon matériel… Une sacrée aventure ! J’ai obtenu une wildcard pour participer à l’étape de la Coupe du monde organisée dans le sud de l’île, à Sotavento. Je n’avais aucun classement mondial et de ce fait je suis tombé au premier round contre le numéro 1 mondial. Je ne sais pas par quel miracle mais j’ai gagné le duel. Depuis, je suis retourné sur l’île chaque année pour participer à la Coupe du monde, mais aussi pour le plaisir de naviguer. Le vent y souffle toute l’année, beaucoup plus fort dans le sud (parfois à 50 nœuds) et avec plus de vagues dans le nord. Au sud, le vent est plus fort et au nord, les vagues sont plus grosses. Corralejo est idéal pour les conditions moins extrêmes. Sotavento, réputé pour ses conditions de slalom et pour le windsurf foil, attire des riders du monde entier.
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Bonaire : Une piscine à ciel ouvert
J’y suis venu pour la première fois en 2014 à l’occasion d’une étape de la Coupe du monde. C’est un spot mythique pour la pratique du windsurf freestyle. Le lagon de Sorobon est magnifique, avec une eau turquoise à 28 degrés et des alizés constants entre 15 et 25 nœuds. C’est une véritable piscine à ciel ouvert pour faire de la planche à voile au milieu des tortues et des flamants roses. Des eaux chaudes, peu profondes, un vent stable et une ambiance tropicale. Lac Bay, sur la côte sud-est de Bonaire, est un spot exceptionnel offrant des conditions parfaites pour les riders de tous niveaux. Les eaux peu profondes et cristallines de la baie, protégées par une barrière de corail, créent un environnement sûr et idéal pour apprendre ou se perfectionner en windsurf.
Dakhla : L’immensité aux portes du désert
Je suis allée deux fois à Dakhla. J’en garde un souvenir incroyable car j’y suis allée pour la première fois en mars 2020, au début du COVID ! Je suis resté coincé là-bas parce que les frontières étaient fermées. Dakhla se trouve à l’extrême sud du Maroc, aux portes du désert du Sahara. L’atmosphère y est plutôt mystique et les spots de windsurf sont extra. Dans la lagune, le plan d’eau est plat. Vous pouvez naviguer en toute sécurité, que vous fassiez du windsurf, du kitesurf ou du wingfoiling. Elle est adaptée à tous les niveaux. Dans l’océan, j’ai pu surfer quelques-unes de mes plus longues vagues. Le sud du Maroc et la région de Dakhla permettent, en plein hiver, des vacances de quelques jours dans les meilleures conditions, notamment pour les amateurs de wave riding sur le spot de Lassarga. Un lagon classé à l’UNESCO, une eau cristalline, et des conditions idéales pour le slalom, le foil et le freeride.
Leucate : La capitale de la tramontane
Ma première visite ici remonte à 2009, lorsque j’ai participé à ma première compétition professionnelle (une coupe d’Europe) à La Franqui. J’ai perdu, mais j’ai adoré. Leucate est connue pour sa tramontane et ses 300 jours de vent par an. La tramontane souffle souvent très fort. C’est un endroit idéal pour le freestyle et la pratique du windsurf en général. Les 10 km de plage et d’eau plate conviennent à tous les styles. Le spot d’Eole est de niveau intermédiaire, peu profond, et le vent souffle en moyenne à 25 nœuds ou plus. La meilleure période pour y aller est de mai à octobre. Situé dans le sud de la France, non loin de Narbonne, Gruissan attire les windsurfers de tout l’hexagone et bien au-delà. Le Défi Wind, l’un des plus grands rassemblements de windsurf au monde, s’y déroule chaque année. Le spot est célèbre pour ses conditions de vent exceptionnelles, notamment grâce à la tramontane, un vent fort et régulier.
L’importance de la connectivité dans le windsurf global
Les voyages ont toujours occupé une grande place dans ma vie. Chaque nouvelle destination apporte son lot de vagues, de cultures et d’émotions. C’est là qu’Ubigi eSIM a vraiment changé la donne pour moi. Pas besoin de chercher une carte SIM locale ou d’attendre pour se connecter ! Elle fonctionne instantanément dans plus de 200 destinations. Je l’active et je suis connecté. La flexibilité est ce que j’aime le plus. Je peux choisir la quantité de données dont j’ai besoin, de 1 Go à illimitée, et recharger à tout moment… Même sans Wi-Fi ! Tout se fait via une simple application. Cela a rendu les voyages encore plus faciles. Je peux consulter la météo avant une séance, partager mes aventures en temps réel et rester proche de ma famille et de mes amis, quel que soit l’endroit où le vent me mène. Aucune carte SIM physique n’est nécessaire. Elle fonctionne immédiatement, je ne perds donc pas de temps à attendre d’être connecté. J’évite les frais d’itinérance exorbitants et je profite de forfaits de données de 1 Go à illimités. Je contrôle ma consommation, que je sois en Australie, au Brésil ou aux États-Unis.
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