Le verset 34 de la sourate An-Nisa (Les Femmes) est un sujet de débat complexe au sein de la communauté musulmane, en particulier en ce qui concerne l'interprétation du terme controversé de « frapper » les femmes. Cet article vise à fournir une analyse approfondie de ce verset, en tenant compte des contextes historique, social et linguistique, ainsi que des différentes perspectives et interprétations.
Méthodologie d'analyse
Une approche holistique est essentielle pour comprendre pleinement le verset 34 de la sourate An-Nisa. Cette approche doit prendre en compte :
- Le contexte de la révélation : Comprendre les circonstances historiques, sociales et psychologiques entourant la révélation du verset permet de mieux cerner les intentions du législateur divin.
- La validité du Coran : Le Coran est un texte intemporel et universel, s'adressant à l'humanité dans son ensemble, transcendant les époques et les lieux. Son message est dynamique et pertinent pour chaque génération.
- L'importance de l'histoire : Pour saisir pleinement le message divin, il est impératif de comprendre sa révélation initiale et son évolution au fil du temps. Cette approche permet d'appréhender le contexte dans lequel le message a été révélé et d'éviter toute rupture avec sa signification originelle.
- L'actualité du message : Le message du Coran est éternellement actuel, reliant le passé, le présent et le futur. L'objectif du message divin doit être saisi dans sa globalité et ouvert à l'avenir.
- L'analyse multidisciplinaire : Une analyse historique, anthropologique, sociale et psychologique, combinée à une étude approfondie de la langue arabe à travers la linguistique moderne, est essentielle pour saisir le sens et les finalités du législateur divin. La dimension divine se manifeste à travers la dimension humaine, et cette analyse permet d'approfondir la foi.
Le choc des cultures : La genèse du débat
L'étude historique révèle que la question de la correction physique des femmes n'était pas un sujet de préoccupation à La Mecque. Bien que les femmes mecquoises aient pu être frappées, elles ne s'en plaignaient pas et ne considéraient pas cela comme une atteinte à leur dignité, car cette pratique était courante à l'époque. Il est crucial de se rappeler le contexte social de l'époque, où l'infanticide féminin était une pratique courante, et où les critères éthiques différaient considérablement de ceux d'aujourd'hui.
Le débat sur la correction physique des femmes a émergé à Médine, à la suite d'un choc culturel entre les migrants mecquois et les habitants de Médine. La sourate An-Nisa a été révélée à Médine, entre la fin de la troisième année hégirienne et le début de la cinquième année. Cette période était marquée par la fragilité de la communauté musulmane, comme en témoigne la défaite d'Ohod. Il est possible que le verset 34 ait été révélé pour résoudre un différend qui aurait pu avoir des conséquences graves.
Les textes historiques indiquent que les femmes de Médine jouissaient d'une plus grande liberté que les femmes de La Mecque. Il était courant pour les Mecquois de frapper leurs femmes, une pratique qui ne posait pas de problème particulier. Cependant, à Médine, la situation a changé.
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L'interdiction prophétique de frapper les femmes
Le prophète Mahomet a joué un rôle de protecteur des femmes et a cherché à mettre fin à la pratique de la correction physique des femmes en s'appuyant sur les nouvelles habitudes adoptées par les femmes de La Mecque à Médine. Il a interdit aux hommes de frapper leurs femmes.
Cependant, cette interdiction n'a pas empêché certains maris de frapper leurs femmes, et certains auxiliaires, influencés par les nouvelles habitudes des Mecquois, ont également commencé à frapper leurs femmes. Les femmes battues de Médine se plaignaient au Prophète, qui appliquait la loi de la réciprocité (qisàs), conformément au principe d'égalité entre les époux.
Cette situation a perduré pendant trois ans, jusqu'à la révélation du verset 34 de la sourate An-Nisa. Suite à la révélation du verset, le Prophète a abrogé la loi de la réciprocité concernant les couples. Ce changement soulève des questions quant aux raisons qui ont motivé cette décision.
Les tendances "féministes" et "anti-féministes" à Médine
Il semble qu'il existait deux tendances distinctes à Médine : une tendance « féministe », menée par Oum Salama, et une tendance « anti-féministe », menée par Omar Ibn Elkhattab.
Oum Salama était une femme de La Mecque qui avait épousé le Prophète après la mort de son mari. Elle était connue pour ses opinions progressistes et a remis en question les inégalités entre les hommes et les femmes. Elle a exprimé son désir de participer aux batailles et a déploré le fait que les hommes reçoivent le double de l'héritage.
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Omar Ibn Elkhattab, quant à lui, était connu pour sa dureté et sa sévérité envers les femmes. Il aurait même demandé au Prophète de permettre aux hommes de frapper leurs femmes.
L'islam a apporté une révolution qui a offert aux femmes de nouvelles perspectives après une vie de soumission totale. Elles ont voulu mener cette révolution jusqu'à son terme. Pour comprendre le verset 34, il est essentiel de tenir compte des équilibres d'intérêts et de leur répartition équitable selon les us et coutumes de l'époque, plutôt que de se baser sur une inégalité fondamentale entre les sexes.
L'interprétation du verset 34 : Un enjeu majeur
Le verset 34 de la sourate An-Nisa est souvent interprété comme justifiant la supériorité des hommes sur les femmes et autorisant la correction physique en cas de désobéissance. Cependant, cette interprétation est contestée par de nombreux érudits et intellectuels musulmans.
Le verset en question est le suivant : "Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !"
Cette interprétation standard met en avant la suprématie de l'homme sur la femme, justifiée par les faveurs divines et les dépenses financières. Les femmes sont censées être obéissantes à leurs maris et protéger leur honneur et leurs biens en leur absence. En cas de désobéissance, les hommes sont autorisés à les exhorter, à les délaisser dans leurs lits et, en dernier recours, à les frapper.
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Cependant, cette interprétation a été critiquée pour son caractère patriarcal et misogyne. De nombreux érudits ont souligné que le terme « frapper » doit être interprété dans un sens symbolique, comme une forme de réprimande non violente. Certains suggèrent même que le verset ne doit pas être interprété littéralement et qu'il est contraire à l'esprit général du Coran, qui prône l'égalité et la justice entre les hommes et les femmes.
Une traduction alternative et une analyse sémantique
Une traduction littérale alternative du verset 34, combinée à une analyse sémantique approfondie, permet de remettre en question l'interprétation traditionnelle et de proposer une vision plus égalitaire des relations hommes-femmes.
La traduction alternative proposée est la suivante : "Les hommes ont des responsabilités/qawwâmûn quant aux femmes en fonction de ce que Dieu favorise certains d'entre eux par rapport à d'autres/ba‘ḍa-hum ‘alâ ba‘ḍin et par ce qu'ils dépensent de leurs biens. Les vertueuses sont pieuses et gardiennes en l'intime/al-ghayb de ce que Dieu veut que l'on préserve. Quant à celles dont vous craignez l'impiété manifeste/nushûz, exhortez-les, et délaissez-les en leurs lits, et éloignez-vous d'elles/wa-ḍribû-hunna ! Si elles sont en de bonnes dispositions envers vous, ne cherchez pas de voies contre elles ; certes, Dieu est Élevé, Grand."
Cette traduction met l'accent sur les responsabilités des hommes envers les femmes, plutôt que sur leur autorité. Elle souligne également que les hommes ne sont pas tous égaux et que leurs responsabilités doivent être exercées en fonction de leurs moyens. Les femmes vertueuses sont décrites comme pieuses et gardiennes de leur foi, plutôt que comme obéissantes à leurs maris. En cas d'impiété manifeste, il est conseillé aux hommes d'exhorter leurs femmes, de les délaisser dans leurs lits et de s'éloigner d'elles.
L'analyse sémantique des termes clés du verset permet de soutenir cette interprétation alternative :
- Qawwâmûn : Ce terme, souvent traduit par « autorité », signifie en réalité « ceux qui ont des responsabilités ». Il ne s'agit donc pas d'une affirmation de la supériorité masculine, mais plutôt d'une reconnaissance des obligations des hommes envers les femmes.
- Ba‘ḍa-hum ‘alâ ba‘ḍin : Cette expression, généralement traduite par « en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci », peut également signifier « en fonction de ce que Dieu favorise certains d'entre eux par rapport à d'autres ». Cette interprétation met en évidence que les hommes ne sont pas tous égaux et que leurs responsabilités doivent être exercées en fonction de leurs moyens.
- Qânitât : Ce terme, souvent traduit par « obéissantes », signifie en réalité « pieuses ». Il s'agit donc d'une description de la vertu des croyantes, plutôt que d'une injonction à l'obéissance.
- Ḥâfiẓât : Ce terme signifie « gardiennes ». Les femmes vertueuses sont gardiennes de leur foi et de leur intimité, plutôt que gardiennes des biens et de l'honneur de leurs maris.
- Nushûz : Ce terme, souvent traduit par « désobéissance », signifie en réalité « impiété manifeste ». Il s'agit donc d'un comportement qui va à l'encontre des principes de la foi, plutôt que d'une simple désobéissance aux ordres du mari.
- Wa-ḍribû-hunna : Ce terme, le plus controversé du verset, est souvent traduit par « frappez-les ». Cependant, de nombreux érudits ont souligné que le verbe « ḍaraba » peut avoir de nombreuses significations, dont celle de « s'éloigner », « réprimander » ou « frapper symboliquement ». Dans ce contexte, il est possible que le verset recommande aux hommes de s'éloigner de leurs femmes en cas d'impiété manifeste, plutôt que de les frapper physiquement.
En conclusion, une analyse approfondie du verset 34 de la sourate An-Nisa, tenant compte des contextes historique, social et linguistique, ainsi que des différentes perspectives et interprétations, permet de remettre en question l'interprétation traditionnelle et de proposer une vision plus égalitaire des relations hommes-femmes.
Le verset du voile (S24.V60) et les femmes ménopausées : Une interprétation erronée
Le verset 60 de la sourate 24, souvent interprété comme autorisant les femmes ménopausées à se dévoiler davantage, est en réalité un exemple d'exégèse patriarcale qui réduit la féminité à la seule notion de désirabilité masculine.
Le verset en question est le suivant : « Et quant aux femmes atteintes par la ménopause qui n'espèrent plus le mariage, nul reproche à elles d'enlever leurs vêtements [de sortie], sans cependant exhiber leurs atours et si elles cherchent la chasteté c'est mieux pour elles. »
Cette interprétation suggère que les femmes ménopausées, n'étant plus considérées comme désirables par les hommes, peuvent se permettre d'alléger leur tenue vestimentaire sans être blâmées. Cependant, cette lecture est profondément sexiste et contredit les principes d'égalité et de respect des femmes prônés par le Coran.
Une analyse contextuelle et littérale du verset révèle une signification différente. Le verset s'inscrit dans un ensemble de recommandations relatives à la pudeur et à la moralité sociale. Il concerne plus précisément la pudeur dans l'espace privé, et non dans l'espace public.
Le terme « al-qawâ‘id », souvent traduit par « femmes atteintes par la ménopause », désigne en réalité les femmes d'âge avancé, voire très âgées. L'expression « lâ yarjûna nikâḥan », généralement interprétée comme « qui n'espèrent plus le mariage », peut également signifier « qui n'éprouvent plus de désir charnel ».
La locution « an yaḍa‘na thiyâba-hunna », souvent traduite par « d'enlever leurs vêtements [de sortie] », peut signifier « s'il advient qu'elles délaissent de leurs tenues ». Cette interprétation suggère que le verset concerne les femmes âgées qui, en raison de leur âge et de leur état de santé, peuvent avoir des difficultés à veiller sur la correction de leur habillement.
Le verset précise que ces écarts vestimentaires ne doivent pas être intentionnels (« sans vouloir se mettre en valeur et sans impudeur »). Il s'agit donc d'une forme de miséricorde divine envers les femmes âgées qui ne sont plus en mesure de respecter pleinement les règles de pudeur.
En conclusion, le verset 60 de la sourate 24 ne doit pas être interprété comme une autorisation pour les femmes ménopausées de se dévoiler davantage. Il s'agit plutôt d'une reconnaissance de la situation particulière des femmes âgées et d'une invitation à la bienveillance à leur égard.
Sourate 24 verset 31 : Interprétations et réalités du "voile"
Le verset 31 de la sourate 24 est souvent cité pour justifier l'obligation du port du voile en Islam. Cependant, une analyse approfondie du texte révèle que cette interprétation est basée sur des extrapolations et des traductions inexactes.
Le verset en question est le suivant : "Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès."
Une traduction littérale plus précise du verset est la suivante : "Dis aussi aux croyantes de baisser leurs regards (Yaghđuđna Min 'Abşārihinna) [dans le sens de ne pas regarder avec insistance], et de préserver leur sexe intact [de tout rapport sexuel hors mariage], et de n'exhiber de leur parure (zinâtouhouna) que ce qui en paraît (illâ mâ zhahara minhâ), et de rabattre (līađribna) leurs étoffes (bi-khumûrihinna) sur leurs décolletés ('alâ juyûbihinna), de n'exhiber leur parure que devant leurs époux ; ou leurs pères ; ou les pères de leurs époux ; ou leurs fils ; ou les fils de leurs époux ; ou leurs frères ; ou les fils de leurs frères ; ou les fils de leurs sœurs ; ou leurs femmes (nisâ'ihinna) ; ou leurs esclaves ; ou les domestiques mâles impuissants ; ou les enfants qui n'ont pas encore découvert l'intimité des femmes ('awrat al-nisâ')."
Cette traduction met en évidence plusieurs points importants :
- L'importance de baisser le regard : Le verset recommande aux hommes et aux femmes de baisser leur regard, c'est-à-dire de ne pas regarder avec insistance. Cette recommandation vise à prévenir la tentation et à maintenir la chasteté.
- La chasteté sexuelle : Le verset recommande aux hommes et aux femmes de préserver leur sexe intact, c'est-à-dire de s'abstenir de tout rapport sexuel hors mariage.
- La parure visible : Le verset autorise les femmes à montrer de leur parure ce qui en paraît. Cela peut inclure les bijoux, le maquillage et les vêtements.
- L'utilisation d'étoffes pour couvrir le décolleté : Le verset recommande aux femmes de rabattre leurs étoffes sur leurs décolletés. Le terme « khumur » désigne des étoffes en général, et non un voile spécifique. Le terme « juyûb » désigne le décolleté, et non la poitrine. Il s'agit donc d'une recommandation de couvrir le décolleté avec une étoffe, et non de se voiler la tête.
L'interprétation du verset 31 de la sourate 24 comme une obligation de se voiler la tête est donc une extrapolation basée sur des traductions inexactes et une lecture sélective du texte.
Le terme "hijab" dans le Coran : Une séparation, pas un vêtement
Le terme "hijab" est mentionné à plusieurs reprises dans le Coran, mais un seul verset est utilisé par les islamistes pour justifier l'obligation du port du voile. Il s'agit du verset 53 de la sourate 33 :
"Ô vous qui croyez ! N’entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu’invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu’on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu’Allah ne se gêne pas de la vérité. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau (Ĥijābin) : c’est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs ; vous ne devez pas faire de la peine au Messager d’Allah, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui ; ce serait, auprès d’Allah, un énorme péché."
Ce verset concerne spécifiquement les femmes du Prophète et ne s'applique pas à toutes les musulmanes. Il ne s'agit pas d'une obligation de se voiler, mais d'une recommandation de s'adresser aux femmes du Prophète derrière un rideau (hijab).
Le terme "hijab" a pour racine "hajaba", qui signifie "se placer entre deux choses". Un hijab est donc quelque chose qui sert à séparer, à isoler, à mettre hors de la vue, sans toutefois en préciser la nature. Il peut s'agir d'un rideau, d'un mur ou de tout autre objet qui sert à séparer deux espaces.
En conclusion, le terme "hijab" dans le Coran ne désigne pas un vêtement spécifique, mais plutôt une séparation physique ou symbolique. L'interprétation du "hijab" comme une obligation de se voiler est donc une manipulation du texte coranique à des fins politiques et idéologiques.
La régression de la condition féminine : Une instrumentalisation des textes sacrés
La tendance "anti-féministe" s'est renforcée au 2ème et 3ème siècle de l'hégire, avec l'émergence d'une jurisprudence (fiqh) qui insistait sur l'infériorité de la femme et sa soumission à l'homme. De faux hadiths ont été rapportés pour justifier cette vision patriarcale.
L'espace social de la femme a été réduit à sa maison, où elle est devenue "sa reine", mais une reine qui peut être corrigée physiquement par son maître en cas de désobéissance.
Cette mentalité "anti-féministe" a laissé des traces chez ceux qui appellent à suivre ce modèle aujourd'hui. Elle est responsable de l'instrumentalisation des textes sacrés pour justifier l'oppression des femmes et le maintien d'un ordre social patriarcal.