Guide complet sur le métier de skipper : de la passion à la profession

Le skipper est le capitaine d’un voilier. Également appelé chef de bord ou encore patron, dans le domaine de la plaisance à la voile, le rôle du skipper est avant tout d’assurer le transport de passagers à bord d’un bateau à voiles d’un port à l’autre. Un skipper peut travailler pour son compte ou bien proposer ses services à une entreprise. Commandant de bord d’un voilier de course ou de croisière, aussi appelé capitaine, le skipper maîtrise le vent et la force de la nature pour diriger son embarcation sur l’eau. Pour les croisières, il pilote et transporte ses passagers sur un navire de plaisance à voile, à destination d’un lieu établi avant le départ. Il peut aussi les initier à la manœuvre et à la conduite du bateau. Il peut également assurer le convoyage d’un voilier pour des propriétaires particuliers, respectant le trajet et la destination prévus par le contrat. Le skipper peut aussi être sportif professionnel, dans ce cas c’est le barreur d’un voilier participant à une régate.

Le parcours pour accéder à la profession

Qui veut devenir skipper est tenu de passer par un parcours assez fastidieux. Le diplôme requis pour passer skipper a été récemment renommé en « Capitaine 200 Voile » ou C200V en abrégé. Pour pouvoir se présenter au concours d’entrée, il faut avoir été déclaré apte et en bonne forme physique par un médecin des gens de la mer. La formation se divise ensuite en 5 modules alternants cours théoriques et applications pratiques, allant de la mécanique et entretien des machines à la radiocommunication, en passant bien sûr par la navigation et la météorologie. Le brevet de capitaine 200 voile est le diplôme à obtenir pour devenir skipper à titre professionnel et percevoir une rémunération en échange.

France Compétence indique que ce brevet permet « de commander un navire de plaisance à voile de jauge brute inférieure à 200 (sans limites de distance de la côte) ou de puissance propulsive inférieure à 250 kW en tant que capitaine ou chef mécanicien ». Cette formation permet l’obtention du brevet de capitaine 200 voile grâce aux modules des formations, dispensés en 925 heures de cours alliant pratique et théorie. En France, le cercle des skippers professionnels est étonnamment restreint, rassemblant environ 700 passionnés de la mer. Pendant sa formation, le skipper apprend les connaissances élémentaires de la mer et de la navigation. C’est un métier qui nécessite de conserver ces compétences durant toute sa carrière grâce à son expérience pratique et régulière de la voile.

Qualités et compétences du skipper

Pour se préparer à ce métier, il faut surtout être en très bonne condition physique et notamment être un très bon nageur. Il faudra donc bien suivre les cours d’EPS. Ensuite, il faut savoir qu’être skipper, c'est bien plus qu’un simple métier, il s’agit d’une passion. Passion de la mer, du voyage, de la nature. Le contact avec la nature et la mer, le travail au grand air, bien sûr, mais aussi les rencontres avec les clients et les autres navigateurs, la diversité des bateaux et des lieux de navigation.

La mer est pour moi un des derniers espaces de liberté quasi-totale, relativement peu réglementé, où l’on retrouve les véritables valeurs, comme, par exemple, de consommer le strict nécessaire et de laisser le superflu à terre. La notion du temps est différente en mer : on mange quand on a faim, on dort lorsqu’on a sommeil ou que le bateau et les éléments vous en laissent le temps. Sang-froid pour faire face à tout type de situations, résistance à la fatigue physique et morale pour tenir durant les compétitions ou longues périodes de travail et rigueur absolue quant au respect des règles de sécurité, telles sont les compétences nécessaires pour devenir skipper.

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Réalités du quotidien en mer

Le défi, parfois, de réparer des petites avaries avec les moyens du bord (à la "MacGyver") est souvent source de satisfaction. Sans conteste, il y a la difficulté de le concilier avec une vie de famille traditionnelle, les périodes de navigation et donc d’absence du foyer pouvant parfois être longues. Enfin, on s’imagine souvent le skipper sur son voilier les doigts de pieds en éventail, or ce n’est que rarement cela. Il faut s’occuper du bateau, de la route, des réglages de voile, et le mauvais temps peut venir interrompre le farniente. Naviguer dans le vent fort, mouillé par les vagues ou les embruns, secoué dans tous les sens en se cognant et en se cramponnant où l’on peut n’est pas toujours une partie de plaisir.

Heureusement, c’est assez rare. Il y a du travail pour peu que l’on soit prêt à travailler loin de chez soi ou à quitter le domicile sur d’assez longues périodes. En avançant dans l’expérience, on développe un réseau d’amis skippers, de clients, etc. et le travail ne manque pas si on se bouge un peu. Les voiliers et yachts auront toujours besoin de capitaine. En revanche, il est bon de se prévoir une deuxième casquette, car il n’est pas évident d’exercer après un certain âge, ce travail demandant une excellente condition physique.

Aspects financiers et opportunités de carrière

Un skipper débutant peut espérer gagner entre 1 400 € et 1 550 € net mensuels en commençant sa carrière. Le salaire médian des skippers dépend de la taille du voilier qu’ils naviguent, mais aussi de la destination, de la durée du trajet et de la nature de la prestation. Pour le charter, c’est-à-dire le transport de passagers, le salaire moyen d’un skipper se situe environ à 100 € par jour, tandis que pour du convoyage, c’est-à-dire le déplacement d’un bateau, le salaire moyen est plutôt de 200 € par jour. De prime abord, on imagine que c’est un taux horaire élevé, cependant il faut bien avoir à l’esprit les longues journées de travail et les absences de longue durée.

Certains skippers perçoivent une sorte de pourboire, notamment en travaillant pour de riches clients en yachting. Cela constitue alors un élément variable de la rémunération du skipper. Selon les employeurs, certains prévoient une prime liée à la longue durée de navigation et donc d’éloignement. Par ailleurs, certains chefs de bord se verront proposer une rémunération au mille nautique selon les voyages. Dans ce cas, les pratiques habituelles sont de l’ordre de 3 € à 4 € du mille nautique, bien qu’il n’y ait pas de grille salariale établie. Après plusieurs années d’expérience, vous pouvez vous former à la vente et à la création d’une entreprise et ainsi créer ou reprendre une entreprise de vente ou de location de bateaux de plaisance. Il est aussi possible de se diriger vers le commandement de navires de plaisance de plus grande taille, en passant le brevet de capitaine de yacht. Enfin, il est aussi envisageable d’ouvrir une école de voile et de s’orienter vers l’enseignement et la formation dans le domaine nautique.

Premier saut de skipper : préparation et conseils

Skipper un bateau pour la première fois ne doit pas être intimidant, tant que vous vous préparez. Rien ne vaut le sentiment d’être responsable d’un yacht, de décider où aller et d’emmener l’équipage dans une aventure. Et il y a un réel sentiment d’accomplissement à la fin lorsque vous ramenez l’équipage et le bateau à la maison en toute sécurité. Pour tous ceux qui débutent dans la voile ou qui équipent pour quelqu’un d’autre, suivre le parcours de formation RYA et devenir Day Skipper est un excellent moyen de faire passer votre voile au niveau supérieur.

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La préparation est la clé. En termes simples, vous devez décider où aller, avec qui vous accompagner et comment vous y rendre. Gardez votre premier voyage de skipper dans des eaux familières. Bien qu’il puisse être tentant de partir à la découverte, vous en aurez probablement assez de réflexion sans avoir à vous déplacer dans un endroit entièrement nouveau. Lorsque vous prenez le bateau, profitez-en pour discuter avec l’affréteur et les gens sur d’autres bateaux à proximité pour obtenir des connaissances locales.

Gestion de l’équipage et sécurité

Les voiliers ne sont pas particulièrement spacieux en contrebas, donc je n’essaie généralement pas de remplir toutes les places à bord. Même ainsi, il est essentiel que l’équipage puisse s’entendre et cela signifie que vous devez choisir soigneusement qui inviter. Il est également important que les gens sachent à quoi s’attendre. Lorsque vous skippez les premières fois, il vaut la peine d’inviter un marin expérimenté et compétent à agir en tant que premier matelot. Mais vous devez les choisir judicieusement, car vous ne voulez pas que quelqu’un prenne le relais ou vous dirige si vous êtes un peu lent à travailler sur quelque chose.

Ce dont vous avez vraiment besoin, c’est d’une personne calme et solidaire qui vous donnera l’espace pour expérimenter. Vous devez également indiquer clairement au reste de l’équipage qui est le premier compagnon et qu’il devra peut-être prendre le commandement. Vous êtes responsable de la sécurité de tous et vous devez prendre cela au sérieux, mais en fait, ce n’est généralement pas trop onéreux si vous êtes sensé et prudent. Je demande un numéro de contact d’urgence pour chaque membre d’équipage, et en retour, je leur donne les détails d’un contact à terre. La communication est la clé à l’heure de diriger, surtout à bord d’un bateau. Il est important que chaque membre de l’équipage sache quel est son rôle et ce qu’il doit faire à tout moment. Lors d’une situation de crise il faut éviter les malentendus à cause d’une mauvaise communication. A bord d’un bateau, l’équipage devient votre petite famille.

Organisation logistique et financière

L’un des premiers aspects pratiques de l’organisation d’un voyage est de régler les finances. Vous devrez couvrir le coût du bateau, ainsi que l’amarrage et le carburant, puis décider d’inclure la nourriture, les repas et les boissons. Je trouve que l’option la plus simple est de partager tous les coûts également, et la première étape consiste à préparer un budget approximatif afin que les gens aient une idée du coût du voyage. Il est généralement préférable de surestimer et de rembourser un petit peu les gens. Enregistrer toutes les dépenses et tous les paiements aidera à éviter les désaccords. La première étape de la planification des repas à bord consiste à vérifier les allergies, les goûts et les aversions de chacun. Une bonne nourriture à bord stimule le moral et peut être un moment fort du voyage.

Navigation et technique de base

Skipping signifie que vous aurez beaucoup à penser, alors saisissez toute occasion de « tricher » en préparant les choses à l’avance. Évidemment, les choses vont changer, vous devrez donc revérifier les prévisions tous les jours, mais avoir une idée de la météo générale devrait vous aider à décider de tourner à gauche ou à droite lorsque vous quittez la marina le premier jour.

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En tant que skipper, ne vous laissez pas presser par le loueur et ne vous mettez pas vous-même sous pression. Une prise en charge en bonne et due forme n'est pas guindée, mais constitue la meilleure protection pour éviter les dommages et un éventuel litige sur la caution. Si les dommages existants sont balayés par le personnel de l'affrètement avec un "nous savons, c'était l'équipage précédent", la prudence est de mise. Insistez néanmoins sur la mention dans le procès-verbal et emportez une copie signée. En cas de dommages importants, prenez des photos avec votre téléphone portable.

Responsabilités du skipper professionnel

Le travail d'un skipper de voilier est le cœur et l'âme de l'exploitation d'un navire, alliant un ensemble complet d'outils techniques à des capacités de leadership innées. La navigation est au cœur des responsabilités du capitaine. Il sait lire les cartes maritimes, déchiffrer les prévisions de marée et utiliser des outils tels que le GPS et les systèmes radar. Il connaît les zones de navigation, les subtilités du trafic commercial intense de la Manche, par exemple, ou la complexité du marnage. Leur expertise en météorologie leur permet d'anticiper les changements de temps, d'interpréter les prévisions complexes et d'ajuster les itinéraires pour assurer la sécurité et l'efficacité du voyage. Ils planifient à l'avance, sans jamais perdre de vue le voyage du navire.

L'entretien relève également de ce domaine : il s'agit de s'assurer que les voiles, le gréement et le matériel de sécurité sont en parfait état. S'ils sont employés, ils gèrent l'équipage, délèguent des tâches et encouragent la collaboration. Et lorsqu'il est confronté à des défis inattendus - qu'il s'agisse de dysfonctionnements de l'équipement, de conditions météorologiques défavorables ou d'urgences en matière de sécurité - l'expertise chevronnée et l'attitude calme du skipper de voilier guident le cap, garantissant ainsi la sécurité de tous à bord.

Facteurs de rémunération pour les capitaines à plein temps

Le salaire que vous offrirez dépendra en grande partie de divers facteurs. L'expérience et qualifications du skipper comptent énormément. Un débutant peut s'attendre à un salaire annuel d'environ 25 000 à 30 000 livres sterling. En revanche, les skippers chevronnés, en particulier ceux qui possèdent des certifications spécialisées ou de l'expérience sur des navires de luxe ou commerciaux, peuvent percevoir des salaires allant de 50 000 à 60 000 livres sterling. La complexité et la taille de votre voilier, ainsi que les responsabilités spécifiques que vous attendez de votre skipper, influenceront son salaire. Embauchez-vous pour un poste permanent à temps plein ? S'agit-il d'un poste saisonnier ou d'un contrat de projet ? Les emplois à temps plein peuvent offrir une plus grande stabilité, mais les contrats, en particulier pendant les saisons où la demande est forte, peuvent être assortis de tarifs journaliers plus élevés. Outre le salaire de base, tenez compte des autres avantages que vous pourriez offrir, tels que la nourriture et le logement, l'assurance maladie ou les primes. Ces avantages peuvent influencer la rémunération globale et rendre votre offre plus attrayante pour les candidats potentiels. En général, les frais de déplacement et les dépenses personnelles sont pris en charge par l'employeur. Les pourboires, souvent accordés après une sortie en mer réussie, sont un bon moyen de s'assurer les services d'un bon skipper pour le prochain projet ou la prochaine saison.

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