La notion de « skipper » est riche et polysémique. Si dans le langage courant des amateurs de loisirs créatifs, le terme peut parfois désigner une esthétique ou une pièce spécifique, il trouve ses racines profondes dans l'art de la navigation et du commandement en mer. Pour comprendre cette figure, il convient d'explorer deux mondes qui, bien que différents, exigent tous deux précision, patience et une maîtrise technique rigoureuse.
L'art du bracelet wrap : précision et style
Le bracelet wrap est un bijou enroulé autour du poignet, composé d'un cordon et de perles variées, s'adaptant à tous les styles. Pour la petite anecdote, le bracelet wrap porte bien son nom car "wrap" en anglais signifie "enrouler". C'est un bracelet composé d'un cordon, sur lequel on fixe différentes perles. Ultra simple à réaliser, ce bijou, qui plaît autant aux hommes qu'aux femmes, s'entortille autour du poignet et se ferme à l'aide d'un bouton. Inspiré des bijoux ethniques et bohème chic, il se porte avec une tenue chic ou une tenue décontractée, en toutes occasions.
Pour sa réalisation, vous aurez besoin d'un cordon, de perles de différents matériaux, et d'un bouton pour la fermeture. La longueur du cordon varie en fonction du nombre de rangs que vous souhaitez, allant de 57 cm pour un rang à 190 cm pour cinq rangs. Le matériel nécessaire comprend un cordon dont la longueur va dépendre de votre projet, des perles (pierre gemme, Miyuki, verre, résine, nacrées, métal, facettées, cristal), un bouton pour attacher votre création, des aiguilles à perler pour tisser vos perles, et du fil nylon ou du fil C-Lon pour accrocher vos perles sur le cordon.
La longueur de cordon de votre bracelet wrap va dépendre de votre projet. Si vous souhaitez réaliser un bracelet wrap simple ou un bracelet multirang, elle ne sera pas la même. Adaptez la longueur de votre cordon grâce à notre tableau : 1 rang (57 cm), 2 rangs (76 cm), 3 rangs (114 cm), 4 rangs (152 cm), 5 rangs (190 cm). Une fois la technique acquise, vous pouvez réaliser des bracelets à 2, 3, 4 ou 5 tours comme ce bracelet wrap multirang avec des perles facettées ou ce bracelet wrap léopard.
Pour les étapes du tutoriel, coupez un morceau de fil d'environ 57 cm (la longueur peut varier selon la taille de votre poignet). Passez le fil dans le bouton en le mettant au milieu de celui-ci. Faites un noeud au bord du bouton. Coupez une bonne longueur de fil C-lon (environ 1 mètre). Passez le fil dans l'aiguille, doublez-le et faites un noeud aux extrémités du fil. Fixez l'extrémité du fil C-lon au coton ciré, soit en piquant l'aiguille dans le coton ciré, soit en faisant un noeud autour du coton ciré. Enfilez une ronde polaris sur le fil C-lon et bloquez la ronde polaris contre le coton ciré. Astuce : Pour être plus à l'aise et pour faciliter la réalisation du bracelet, bloquez l'extrémité du bracelet au niveau du bouton (en le bloquant avec un clou ou autre). Passez le fil C-lon sous le coton ciré. Repassez l'aiguille dans la ronde polaris en passant le fil C-lon au dessus du coton ciré. Enfilez une seconde ronde polaris sur l'aiguille. Passez-la sous le coton ciré. Continuez et enfilez 25 rondes polaris supplémentaires. Faites un noeud autour du coton ciré. Coupez le surplus de fil C-lon. Pour une meilleure tenue dans le temps, je vous conseille de brûler le fil dépassant du noeud, à l'aide d'un Thread Zap ou d'un briquet, ou de mettre un point de colle toujours sur le fil dépassant du noeud. Faites un noeud avec le coton ciré au bord de la dernière ronde polaris. Laissez environ 2 cm de coton ciré pour pouvoir y passer le bouton et faites un second noeud. Coupez les extrémités du fil, pour un meilleur rendu vous pouvez brûler les extrémités du coton ciré. Vous pouvez aussi laisser quelques millimètres de fil dépasser.
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La réalité du skipper en navigation hauturière
Mais que veut vraiment dire être le·la skippeur·euse d’un bateau en navigation hauturière ? À bord de Loustic avec Noémie, « Qui est la skippeuse ? / Who is the captain ? », est la question qui nous est la plus couramment posée : lors des check-ins de marina, lors de rencontres avec d’autres marins, et même autour de la table en famille avant de partir. En effet, la vraie question, celle qu’on aurait dû se poser, c’est : « Que veut dire être la skippeuse du bord ? ». Naïvement, on peut se dire au premier abord que c’est la personne qui a la responsabilité du bord, qui fait marcher le bateau vite et bien, et pour cela, l’équipage lui en est reconnaissant. Quelle gloire ce titre de skippeur·euse ! Finalement, c’est être à la fois la figure maternelle, paternelle et le·la chef·fe d’entreprise, mais ça, ce n’est pas dans la définition si claire et précise.
Pour devenir skippeur·euse, il faut être doué·e en voile. L’équipage attendra d’ailleurs du·de la skippeur·euse, qu’il·elle les emmène d’un point A à un point B, comme un devoir de résultat. Mais la réalité, c’est qu’en arrivant au point B, en ayant rempli l’intégralité du contrat de skippeur·euse, il faut se préparer à un « Là franchement, tu as fait cette petite chose qui ne va pas, ou celle-ci ». Car personne ne notifiera la belle arrivée de port, elle faisait partie du contrat implicite que l’équipage a signé. Dit-on merci beaucoup au· à la boulanger·ère pour avoir fait un bon pain aujourd’hui alors qu’il·elle en fait tous les jours ? Malheureusement non, et je suis la première à blâmer pour cela. Je suis de nouveau la première à blâmer pour ce comportement, 20 ans à naviguer sur le bateau familial, à me faire emmener du fameux point A au point B, et ai-je dit au skippeur : « Merci pour cette belle arrivée, merci pour cette décision de prise de ris juste avant le grain » ? Non. Alors, la conclusion de ce billet, est : la prochaine fois que vous prendrez la mer, montrez à ce·tte fameux·euse skippeur·euse que vous êtes reconnaissant·e pour tous les nœuds qu’il·elle a pu se faire au cerveau afin de prendre dans la très grande majorité des cas les bonnes décisions malgré la quantité impressionnante d’incertitudes. Et alors, vous pourrez lui glisser un « par contre, pour l’arrivée de port, préviens-moi plutôt de la consigne pour utiliser un peu moins l’impératif ! ».
Les défis quotidiens des navigateurs au long cours
Chaque journée passée à bord du bateau est une lutte intense contre les éléments. Gérer la fatigue, l'alimentation et les réparations, passer près de 3 mois dans des conditions parfois dantesques… Les navigateurs luttent tous les instants pendant leur course. Sur le Vendée Globe, une journée « type » peut varier considérablement en fonction de la position du skipper sur le globe. En effet, le climat change, et avec lui les conditions de navigation. Lorsqu’un skipper traverse l’équateur, il peut se retrouver confronté à une zone de calme où les vents disparaissent, nécessitant une vigilance accrue pour éviter d’être pris dans la pétole. En revanche, dans les océans australs, les conditions deviennent beaucoup plus extrêmes, avec des vagues gigantesques et des vents violents, ce qui implique une gestion quasi constante des différents paramètres de navigation.
Parmi les difficultés rencontrées par les participants, la fatigue est le plus grands ennemis de tous. Tous les jours, la gestion des efforts et du sommeil est la priorité la plus importante, car une nuit complète de repos est un luxe que peu de marins peuvent se permettre. Contrairement au sommeil sur terre, qui dure entre 6h et 8h, les skippers adoptent une stratégie connue sous le nom de sommeil polyphasique. Cette méthode fragmentée maximise les périodes de récupération courtes, mais fréquentes. Ainsi, chaque cycle peut durer entre 20 et 40 minutes en fonction des conditions de navigation. En cas de problème inattendu, les skippers peuvent compter sur leurs alarmes et autres systèmes d’alerte embarqués. Reliés aux capteurs du bateau, ils préviennent automatiquement les skippers en cas de changement brusque de vent ou de proximité avec un obstacle. Grâce à ces dispositifs, les navigateurs peuvent alors s'endormir en toute sécurité, sachant qu’ils seront réveillés en cas de besoin. Malgré ces innovations technologiques, la vie à bord reste stressante et, au moindre bruit, chaque marin doit se tenir en alerte.
Les skippers privilégient donc des repas déshydratés ou lyophilisés, qui sont légers et se conservent sans réfrigération, tout en offrant une nutrition suffisante. Autre inconvénient de la vie à bord : il n’y a pas de toilettes sur les bateaux du Vendée Globe ! Les aventuriers doivent donc utiliser des seaux la plupart du temps qu’ils vident ensuite dans la mer. Mais ils ne peuvent rien jeter d’autre dans l'eau afin d'éviter toute pollution superflue. A l’arrivée, leurs déchets sont d'ailleurs contrôlés pour vérifier qu’ils n’ont pas jeté des poubelles par-dessus bord. Après de longues semaines seuls sur leur bateau, les skippers peuvent renouer avec leur vie d'avant. Un retour à la normale qui prend souvent plusieurs mois, comme le rappelait Jérémie Beyou lors de son arrivée aux Sables-d'Olonne. « Les premières heures sont géniales, tout se passe bien, ce sont les retrouvailles, la première douche, la première nuit, et puis après il y a toute la fatigue qui te tombe dessus ! ». De son côté, Charlie Dalin s'attend même à avoir besoin de plusieurs mois pour récupérer complètement : « J'ai mis huit mois à récupérer la dernière fois même si j'espère que ce sera un peu moins long cette fois-ci », confiait le grand vainqueur de cette 10e édition juste après avoir mis le pied à terre.
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La préparation technique et logistique des courses au large
Le 6 septembre, les skippers de la Golden Globe Race s’élanceront des Sables-d’Olonne pour un tour du monde en solitaire, sans escale, sans assistance et sans électronique. Préparer une course de cette envergure n’est pas une mince affaire. Au-delà des aspects techniques liés à la préparation du voilier, la gestion de l’avitaillement, notamment de la nourriture et de l’eau ne doit pas être négligée. Le skipper Damien Guillou prendra le départ de la Golden Globe Race le 6 septembre prochain. Après avoir passé de nombreux mois sur la préparation de son bateau, le finistérien a pu organiser son avitaillement. Dans près de 3 mois, le départ de la Golden Globe Race, tour du monde à « l’ancienne », sera donné. Après avoir consacré de nombreux mois à la préparation de son Rustler 36, le skipper finistérien s’est attaqué au sujet nourriture et eau. Damien Guillou prévoit théoriquement de boucler son tour du monde en environ 200 jours, mais il embarque 230 jours de nourriture car il préfère se laisser « 30 jours de gras, s’il y avait un problème » et aussi pour pouvoir varier un petit peu. Tout est organisé de façon précise et ordonnée dans le bateau en fonction des zones dans lesquelles il se trouvera et de la température qu’il fera.
Les métiers de la navigation et responsabilités professionnelles
Les métiers de la navigation sont relativement diversifiés car ils reprennent tous les métiers de commandement de navire, d’entretien du navire et de service à bord. Le skipper assure le transport de passagers sur des navires de plaisance à voile. Il peut également piloter un voilier pour le compte d'un tiers (organisme ou particulier). Le/la skipper professionnel(le) assure tout d'abord le transport payant de passagers vers une destination fixée d'avance. Lors du transport, les passagers ont la possibilité de participer ou non à la manœuvre et à la conduite du navire. Le skipper peut également assurer le convoyage d'un voilier pour le compte d'un tiers propriétaire, locataire ou emprunteur de ce navire. Hors saison, il est employé au convoyage de bateaux de particuliers. Il participe à des compétitions, parfois en solitaire. Pour en savoir plus sur les formations du yatching et de la plaisance, consultez le site de l'Institut Français de la Mer. Il peut aussi s'orienter vers le commandement de navires de plaisance plus importants en devenant capitaine de yacht.
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