Le trimaran de course au large, un temps emblème de l'écurie MACIF sous la houlette de François Gabart, a connu une trajectoire remarquable, jalonnée d'innovations, de victoires emblématiques, mais aussi de défis intenses. Ce bateau, initialement mis à l'eau le 18 août 2015, a été le théâtre d'une évolution constante, d'abord axée sur la fiabilisation puis résolument tournée vers la performance et le vol, avant d'entamer une nouvelle vie sous les couleurs d'Actual Leader, puis plus récemment avec l'écurie de Louis Burton et le sponsor Armand Thiery. Son histoire est celle d'une quête incessante de vitesse et d'excellence technique dans le monde exigeant de la course océanique.
L'Émergence d'un Géant : Le Trimaran MACIF avec François Gabart (2015-2017)
Dès l'été 2015, François Gabart et le team MACIF n’ont eu de cesse de fiabiliser et de développer l’Ultim dessiné par le cabinet VPLP. Cette période fut marquée par un engagement passionné, qui s'est concrétisé par une série de résultats impressionnants. Les victoires se sont enchaînées, forgeant la réputation d'un bateau et d'un skipper d'exception. Le trimaran s'est illustré en double sur la Transat Jacques-Vabre 2015, démontrant sa capacité à performer dès ses débuts. En solitaire, il a conquis The Transat bakerly 2016, confirmant l'habileté de François Gabart à dompter cette machine complexe en autonomie. L'année 2017 a vu le bateau triompher en équipage sur The Bridge début juillet, prouvant sa polyvalence et sa vélocité quelle que soit la configuration. Le point culminant de cette phase fut sans conteste le fabuleux Record du Tour du Monde en Solitaire, que François Gabart a accompli entre le 4 novembre et le 17 décembre derniers, en seulement 42 jours, 16 heures, 40 minutes et 35 secondes. Cet exploit planétaire a inscrit le trimaran MACIF dans l'histoire des records océaniques, témoignant de sa robustesse et de sa vélocité exceptionnelles.
La Quête de Performance : Évolution vers la Version 2 et le Vol (2017-2018)
Forte de ces succès et après une phase initiale consacrée à la fiabilisation, l'équipe MACIF a entamé une nouvelle étape stratégique. Les réflexions ont débuté au printemps 2017 avec un cahier des charges clair, impliquant le bureau d’études réuni autour d’Antoine Gautier, les architectes de VPLP et la société Gsea Design, spécialisée dans le calcul des structures. L'objectif était de "remettre un coup de boost à MACIF". François Gabart explique : "Après plus de deux ans au cours desquels nous avions principalement travaillé sur la fiabilisation, nous nous sommes concentrés sur la performance, donc sur le vol, l’enjeu de performance majeur du moment".
Cette orientation vers le vol a induit des modifications techniques substantielles. Le trimaran, dans sa V2 remise à l’eau le 31 juillet, a été doté de nouveaux appendices. Il est ainsi équipé de foils plus longs et plus fins, permettant une meilleure portance et une élévation plus précoce du bateau hors de l'eau. Parallèlement, des safrans en T relevables ont été ajoutés, essentiels pour le contrôle de l'assiette en mode vol. Un soin particulier a également été apporté à l’aérodynamisme de MACIF, avec l'intégration de nouvelles voiles spécifiquement conçues pour optimiser la portance et réduire la traînée. Une somme de petits détails a été méticuleusement revue, tous destinés à limiter la traînée aérodynamique du bateau lancé à pleine vitesse, chaque élément contribuant à maximiser la vélocité. Le gain espéré de ces évolutions était conséquent. François Gabart l'affirmait : "Le trimaran MACIF en version 2018 sera clairement très différent de celui que nous avons connu jusqu’à maintenant, il va nous permettre de voler plus tôt, plus haut, plus vite". L'ambition était claire : que tout ce travail leur permette de jouer avec les autres bateaux sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, puis, bien sûr, sur le tour du monde en 2019, marquant ainsi une nouvelle ère de compétitivité.
Les Défis et les Leçons de la Route du Rhum 2018
La Route du Rhum 2018 s'est présentée comme le premier grand test pour le trimaran MACIF en version optimisée pour le vol. Dès le départ, le bateau a montré son potentiel, étant le premier sur la ligne. Il s'est fait passer par Gitana 17 avant Fréhel, mais l'a repassé peu de temps après le passage de la porte à Fréhel, menant une course magnifique en tête dès le deuxième jour. Cependant, après l'abandon de Gitana 17, François Gabart, qui avait pris une avance conséquente avant d'aborder le tour de la Guadeloupe, a dû faire face à des problèmes majeurs. Ce que l'on ne savait pas encore, c'est que MACIF était lourdement handicapé, sans foil tribord et sans safran bâbord depuis le 2ème jour de course. Ces avaries cruciales ont considérablement compromis sa capacité à maintenir son rythme et son avantage technique.
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Sous la Soufrière, un passage réputé complexe autour de la Guadeloupe, MACIF est resté scotché pendant 1 heure et 15 minutes, une durée qui a permis à IDEC Sport, skippé par Francis Joyon, de revenir à seulement un mille. Malgré cette pression intense, François Gabart a repris l'avantage dans le canal des Saintes, démontrant une résilience et une détermination hors du commun. Cependant, la course a basculé une fois de plus, lorsque Francis Joyon l'a repassé à seulement cinq milles avant la ligne d'arrivée à Pointe à Pitre. Cette fin de course fut un crève-cœur, l'issue finale étant le résultat direct des problèmes techniques accumulés. Face à l'ampleur des dommages et la difficulté de naviguer avec un tel handicap, il a été décidé que le trimaran rentrerait par cargo, une solution logistique nécessaire pour préserver le bateau après cette épreuve exigeante.
Optimisations et Derniers Grands Moments sous les Couleurs MACIF (2019-2020)
Suite aux enseignements de la Route du Rhum 2018, le trimaran MACIF a fait l'objet d'un chantier d'optimisation approfondi. Le 22 mai 2019, le trimaran était remis à l'eau, transformé par une série de modifications pensées pour améliorer sa stabilité et sa performance en vol. À l'intérieur, le moteur a été déplacé dans le but de modifier le centre de gravité, une optimisation cruciale pour l'équilibre du bateau. Les systèmes de foils et de safrans, éléments clés de la navigation en vol, ont été entièrement revus pour garantir une meilleure fiabilité et efficacité. De plus, la coque centrale a été découpée à l'arrière, façon Sodebo Ultim, une innovation destinée à procurer plus de stabilité en vol et à réduire la traînée hydrodynamique.
Ces améliorations ont été rapidement mises à l'épreuve. Le 3 août, MACIF prenait le départ de la Rolex Fastnet Race. Après avoir mené une bonne partie de la course, il s'est fait passer par Gitana 17 sur la ligne d'arrivée, prenant finalement la deuxième place à seulement 58 secondes du vainqueur, démontrant que les optimisations avaient ramené le bateau au plus haut niveau de compétitivité.
En février, François Gabart et la MACIF ont annoncé une nouvelle importante : Pascal Bidégorry serait le skipper du trimaran pour The Transat CIC. Cette décision a permis à François Gabart de se ménager un temps de récupération bien mérité après des années intenses. Remis à l'eau début mars, les entraînements de Pascal Bidégorry ont à peine eu le temps de débuter. Malheureusement, la pandémie de Covid-19 est passée par là, entraînant un confinement généralisé et, par conséquent, l'annulation de The Transat CIC, comme toutes les compétitions sportives de l'époque. Ce coup dur a mis un terme inattendu à cette période de transition.
Un Tournant Majeur : La Fin du Partenariat MACIF et la Vente du Trimaran
Le monde de la course au large a été secoué en juin par un "coup de tonnerre". Alors qu'un nouveau trimaran était en construction et que MerConcept, l'entreprise de François Gabart, emménageait dans sa nouvelle base à Concarneau, la MACIF, profitant d'un contrat non signé pour le sponsoring du futur trimaran, a annoncé la fin du programme Ultim. Cette décision a marqué la fin d'un partenariat de dix ans, jalonné de victoires et de records. Les raisons invoquées n'étaient ni économiques, ni liées au Covid-19, ni aux résultats sportifs, laissant planer un certain mystère sur les motivations profondes.
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La MACIF, par la voix de Jean-Bernard Le Boucher, Directeur des Activités Mer du Groupe Macif, a déclaré : "Nous avons pris la décision de mettre fin au programme Ultim et de tourner une page dans le partenariat qui nous lie à François Gabart depuis maintenant 10 ans. Cette période, jalonnée de victoires et de records aura permis au plus grand nombre de vivre des moments d’une rare intensité". Ils ont également tenu à remercier chaleureusement François "pour tous ces moments de joie partagée" et se sont dits fiers d'avoir pu œuvrer "activement à ses côtés au cours des 10 dernières années pour faire avancer la filière nautique de la course au large et apporter notre pierre à l’édifice dans les progrès de la voile de compétition".
De son côté, François Gabart a exprimé ses sentiments face à cette annonce : "Ces 10 années de partenariat sous les couleurs de la Macif ont été riches en émotions. Nous avons vécu ensemble de belles victoires en Figaro, en Imoca puis en Ultim. Je comprends et respecte le choix de la Macif. Une page se tourne et une autre s’ouvre". Il a également souligné l'importance de son équipe : "J’ai la chance avec MerConcept, d’avoir une équipe formidable à mes côtés. Nous allons mettre toute notre expérience et notre énergie pour construire ce nouveau bateau volant et rester acteurs de l’évolution du monde maritime de demain".
Après cette annonce majeure, le trimaran MACIF a effectué une dernière sortie significative le 21 juillet, en compagnie de François Gabart et de son équipe, au large des côtes Bretonnes. Il s'agissait d'une longue sortie avec des pointes à près de 40 nœuds, un dernier tour de piste sous ses couleurs d'origine. Rapidement, des spéculations sur son avenir ont émergé. Cinq propositions d'achat auraient été faites, impliquant sans doute Pascal Bidégorry, une équipe étrangère et un candidat officiellement déclaré : Marc Thiercelin, qui aurait choisi de poursuivre son projet d'ultim, l'ex-Oman, avec l'ex-MACIF.
Finalement, le 24 août, Actual Leader et Yves Le Blévec ont annoncé avoir racheté le trimaran, mettant fin à l'ère MACIF pour ouvrir un nouveau chapitre. L'acte de vente officiel entre Jean-Bernard Le Boucher du Groupe Macif et Samuel Tual, Président d’Actual Leader group, a été signé ce jeudi 10 décembre à Lorient. Yves Le Blevec est désormais à la barre d’un Ultim volant, un bateau qu'il décrit comme "pointu et très haut de gamme".
L'Ère Actual Ultim' 3 : Nouveaux Horizons avec Yves Le Blevec (2020-2022)
Avec le rachat du trimaran par Actual Leader group, une nouvelle ère s'est ouverte pour ce bateau emblématique, désormais baptisé Actual Ultim' 3. Ce nouvel Ultim symbolise les défis que le groupe s'apprête à relever. Samuel Tual, Président d’Actual Leader group, a articulé sa vision : "C’est une nouvelle étape dans notre programme, nous avons saisi l’opportunité qui se présentait à nous pour évoluer vers un projet gagnant." Il a expliqué que si Actual Leader 1 était un bateau performant et fiable, "au regard des évolutions techniques permanentes des Ultims, il ne nous positionnait pas parmi les favoris." Avec ce nouveau trimaran, la démarche est toute autre, la nature du projet évolue. Samuel Tual a mis en avant deux raisons à cette acquisition dans un contexte de pandémie : "La première, que le Vendée Globe illustre à la perfection, c’est que dans un contexte de privations de libertés, nous serons très fiers d’apporter une part de rêve à tous, via un programme ambitieux de tour du monde, porté par un skipper de talent." La seconde raison touche directement au métier d'Actual Leader : "nous devons faire face à une crise économique grave, nous allons avoir beaucoup de travail et des défis particulièrement pointus à relever dans les mois à venir. Nous nous devons d’être performants, pour accompagner les demandeurs d’emploi et les entreprises dans cette période difficile. Ce nouvel Ultim est à l’image des défis qui nous attendent en 2021."
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La transmission étant effective entre Macif et Actual Leader, Yves Le Blevec et son équipe ont commencé à travailler sur leur nouveau trimaran. Comme à chaque prise en main de ces engins de course complexes, la première étape d’appropriation passe par du démontage. Yves Le Blevec a souligné : "L’équipe de MerConcept nous a fourni beaucoup d’informations, mais nous devons également tout découvrir et comprendre par nous-mêmes. Nous allons tout inspecter, de façon à nous approprier les subtilités de cet Ultim." Il a ajouté : "Nous sommes montés en gamme en terme de cohérence, d’homogénéité globale. Ce trimaran a été pensé et fabriqué avec beaucoup de rigueur et de technicité. Il a bénéficié d’une vision résolument high-tech." Aucun développement majeur n'a été programmé lors du chantier d’hiver, qui devait s’achever dès la mi-mars, l'objectif pour 2021 étant de naviguer le plus possible.
Après sa remise à l'eau sous ses nouvelles couleurs le 13 avril 2021 à Lorient, le trimaran a rapidement repris les flots. Le 28 avril 2021, lors d'une nouvelle sortie d'entraînement, François Gabart était à bord, témoignant de la continuité de l'expertise. Début juin, un incident a malheureusement frappé l'équipe : sur une mauvaise chute sur le pont du trimaran, Yves Le Blevec s'est retrouvé plâtré pour 6 semaines. Malgré cet aléa, Yves Le Blevec est remonté à bord pour la Rolex Fastnet Race et Actual Ultim' 3 a pris une très honorable 2ème place, démontrant la résilience de l'équipe et le potentiel du bateau.
L'année 2022 a vu Actual Ultim' 3 poursuivre sa montée en puissance. Le 13 avril, le trimaran a été remis à l'eau à Lorient sur l'anneau. Le 27 avril, les foils ont été mis en place à La Trinité-sur-Mer, une étape technique cruciale. Le 5 mai, la première sortie en mer dans la baie de Quiberon a permis d'atteindre une pointe à 30 nœuds, validant les réglages. Le 28 mai, Actual Ultim' 3 s'est imposé sur l'ArMen Race, devant Sodebo Ultim 3 et IDEC Sport, une victoire significative. Le 1er juillet, il a pris le départ de la Finistère Atlantique Challenge Action Enfance. Après avoir été dans le coup durant les premières heures, le bateau s'est très vite distancé. Un incident a marqué cette course : 48 heures avant l'arrivée, le trimaran a heurté un OFNI (Objet Flottant Non Identifié), entraînant la perte de l'aile de raie de sa dérive. Le 15 septembre 2022, un entraînement en commun avec SVR Lazartigue au large de Groix et des Glénan a permis de valider de nouvelles configurations et de comparer les performances. Le 9 novembre 2022, Actual Ultim' 3 a pris le départ de la Route du Rhum, qu'il a terminée à la 5ème place sans pouvoir rivaliser avec les leaders de la course, une performance qui soulevait des questions quant à l'atteinte des objectifs fixés. Le 30 novembre, au lever du jour, Actual Ultim' 3 a terminé son convoyage à La Trinité-sur-Mer, aux côtés d'IDEC Sport.
Passage de Relais et Développements Techniques Continus (2023-2024)
L'année 2023 a marqué un nouveau jalon dans l'histoire du trimaran. Le 13 janvier, Yves Le Blevec a annoncé qu'en accord avec son sponsor, il passait la main à Anthony Marchand, un skipper prometteur qui allait prendre les rênes du projet. Cette transition a été accompagnée par d'importantes évolutions techniques. Le 10 juin, l'ensemble des systèmes de foils sur les deux flotteurs semblaient avoir été démontés, indiquant un chantier majeur. Après une sortie au large de Belle-Île et quelques bords avec SVR Lazartigue le 5 juillet, le trimaran n'avait toujours pas ses nouveaux foils fin août. Un foil a été installé sur tribord, mais il semblait être la V2 du trimaran, et non la nouvelle génération tant attendue.
Le 7 septembre, une confirmation est tombée : un problème dans le processus de fabrication des nouveaux foils était à l'origine de la livraison retardée. De plus, lors d'une sortie cet été, le trimaran aurait endommagé sa dérive centrale. Malgré ces contretemps, le 25 septembre, Actual Ultim' 3 a retrouvé son deuxième foil, lequel ressemblait aux nouveaux modèles prévus. Le 29 septembre 2023, le bateau a pris part aux 24H Ultim, avec une configuration inédite, combinant un nouveau foil et un ancien foil, offrant ainsi une plateforme d'évaluation comparative. Le 2 octobre, l'ancien foil tribord a été démonté, et le 3 octobre, la potence pour hisser le nouveau foil dans son puit a été mise en place. Finalement, le 4 octobre au matin, le deuxième nouveau foil a été installé, complétant ainsi l'ensemble des appendices de dernière génération.
Ces ajustements de dernière minute ont précédé un départ important. Le 15 octobre, le trimaran a quitté La Trinité pour Le Havre, en vue du départ de la Transat Jacques Vabre. Le 29 octobre 2023, Actual Ultim' 3 a pris le départ de la Transat Jacques Vabre, sans parcours côtier en raison des conditions météorologiques exigeantes. Les Class40 et les Ocean Fifty ont également pris le départ, mais en direction de Lorient, tandis que les IMOCA60 sont restés à quai au Havre. Le 26 novembre au matin, le trimaran est arrivé à Lorient, skippé par Yves Le Blevec, une partie de l'équipe technique et Jean-Baptiste Le Vaillant, une arrivée qui marquait la fin de cette transatlantique complexe. Le 6 décembre, il a retrouvé son mât et ses voiles à Lorient La Base, avant de regagner son port d'attache de La Trinité-sur-Mer le lundi suivant. Des travaux sur les voiles ont été effectués, puis le bateau est resté à flot, en attente de nouvelles navigations.
L'année 2024 a débuté par un défi majeur : l'ARKEA Ultim' Challenge Brest. Le 7 janvier, Actual Ultim' 3 a pris le départ de cette course autour du monde en solitaire. Le 23 janvier, alors qu'il venait de prendre la 4ème place de la course, l'équipe a indiqué une collision sur le foil bâbord. Le foil, bien que non détruit, s'est mis à "s'éplucher" petit à petit. Il s'agissait du même foil déjà très abîmé lors de la Transat Jacques Vabre, et qui avait été réparé quelques jours avant le convoyage vers Brest, soulignant la difficulté de gérer des avaries récurrentes sur des pièces aussi sollicitées. Le 26 janvier, le bateau est arrivé à Cape Town, où une dizaine de personnes de l'équipe l'attendaient pour des réparations d'urgence. Le retrait du foil a été effectué, suivi de vérifications des connectiques, de la réparation de l'écoute du J1, de la réparation du système de barre, et de celle des vérins des pilotes automatiques, des interventions essentielles pour permettre au bateau de poursuivre sa course. Après ces réparations intenses, le 13 mars, il a quitté Brest et a rejoint son port d'attache de La Trinité-sur-Mer. Un chantier à flot a été ensuite entrepris pour préparer des sorties partenaires. Le 4 mai, le trimaran a remporté le Tour de Belle-Île en seulement 1 heure et 38 minutes, sur un petit parcours en raison des conditions météorologiques, démontrant sa capacité à performer même sur des formats plus courts. Le 25 septembre au matin, il a rejoint le port de Concarneau pour la Finistère Atlantique. Le 28 septembre, il a pris le départ de la course avec un bon départ dans le petit temps, restant au contact des premiers. Cependant, il a commencé à se faire distancer à partir du cap Finistère, terminant finalement à la 5ème place. Le 9 octobre, il a quitté Antibes pour Saint-Tropez, probablement pour des opérations de relations publiques. Le 14 octobre, il était en route pour Lorient. Le 1er janvier, le trimaran était à La Trinité, prêt à prendre la mer.