Cet article explore la signification et les contextes des termes « signe du voile » et « signe du rideau » à travers diverses sources, incluant des textes religieux et médicaux. L'objectif est de fournir une compréhension approfondie de ces expressions en analysant leurs usages et implications dans différents domaines.
Le voile dans les textes religieux
Le voile comme élément de pudeur et de protection
Dans le Hadith, le voile (thûb) est mentionné dans divers contextes, souvent liés à la pudeur et à la protection. Muhammad raconte à Abû Hurayra que le prophète Ayûb (Job) utilisait son voile (thûbi-hi) pour ramasser des sauterelles d’or. Sahl b. Sadd rapporte que « l’on faisait la prière avec le Prophète ayant un voile noué sur ses épaules ». Jâbir b. ‘Abdallah revendique le fait de prier vêtu d’un simple thûb, à l’instar du prophète.
Selon Az-Zuhri, juriste marwanide, il faut comprendre qu’on peut s’enrouler dans un thûb, en le croisant sur ses épaules, en s’appuyant sur une observation du prophète de ‘Umar b. Abu Hurayra, toujours original, rapporte que le prophète se serait exclamé « chacun de vous a-t-il deux thûb ? ». Le même aurait rapporté un Hadith en fait un peu plus long, ajoutant ceci « Plus tard un homme adressa la question à ‘Umar : « Si, répondit-il, Dieu vous a donné l’aisance, usez du superflu ».
Dans le “livre des Expéditions Militaires”, le hadith 30 (3170) donne des informations sur le costume porté par les médinois. Ainsi, au récit de Anas, une femme s’empare du thûb d’un homme pour le menacer, elle l’étrangle dans son propre voile masculin, et dans le “livre de l’exégèse”, au XL, 1, ‘Abdallah b. ‘Amrû b. al-‘Âç conte à ‘Urwa b.
Jusqu’à l’an 8 de l’hégire, la nudité (totale ?) ne semble pas avoir été un tabou pour les hommes, puisque Muhammad, dans le Hadith XXV, 42 et LXIII, 25, rapporté par Jâbir, sur le conseil de son oncle Al-‘Abbâs, avait utilisé son unique Izâr comme coussin pour porter des moellons sur son épaule, avant de tomber d’insolation, après quoi on ne l’y reprit plus. (une petite variante se glisse entre les deux versions : « Ari-nî Izâr-î » « donne-moi mon drap-voile » devient « Izâr-î ! Izâr-î » « mon drap ! Bukhari interprète ce hadith dans un sens de répression à la pudeur ; sans aucune preuve à l’appui à notre connaissance ; « Cache ta nudité !
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Quant à la ‘Awra masculine, il semble y avoir un débat dans la communauté, Ibn ‘Abbâs et deux autres compagnons considèrent que le prophète y intégrait la cuisse, mais en dépis de la « précision » revendiquée par Bukhari, on doit constater qu’il s’agit d’un évènement sans signification « Le Prophète couvrit son genou quand ‘Uthmân entra » dont l’auteur rappelle en plus que l’Isnad est peu fiable… il ajoute un hors sujet total, et rapporte le Hadith vérifié de Anas b.
Le hadith I, 3 mentionne la volonté du prophète de « s’envelopper » sous le choc de la révélation (« Zamlû-nî ! »). En XXV, 17, Safwan b. Ya‘la nous apprend que les révélations du prophète avaient souvent lieu alors qu’il était complètement couvert d’un voile (Thûb qad Udzilla), caché du monde, ce qui est induit dans un hadith exégétique rapporté à ‘Aysha en LXV, XXIV, 6. (Dès qu’on eut dévoilé (fa-lammâ surrî) l’Envoyé de Dieu, il se montra souriant, et les premières paroles qu’il prononça furent celles-ci). Au hadith LXV, LIII, 1 ‘Aysha explique également que ce voile protège la dignité de Dieu, et le regard de l’homme en contextualisant ce verset (XLII, 51) : « Il n’a pas été donné à l’homme d’entendre la parole de Dieu autrement que par la révélation ou derrière un voile (ilâ wahyâ(n) Aw min warâ’ Hijâb(in))».
Si le thûb est le costume général, il peut être un objet de luxe, dont l’ostentation (le fait de « traîner pompeusement ») est coupable (LXII, 6, 3709), au rapport de ‘Abd Allah b. ‘Umar. Les transmetteurs, nous affirme Bukhari, se sont posé la question de savoir si le prophète avait précisé « traîne du Izâr », ou seulement du « Thûb ». Il ne s’agissait, là encore, pas de normativité, mais d’un rejet de l’outrecuidance. En XXVIII, 13, on apprend qu’on ne doit pas non plus porter de chemise, caleçon, turban ou cape, et qu’en l’absence de sandale, il faut néanmoins couper sa botte au dessus de la cheville.
Le voile féminin : observation et usage
Dans le Hadith LXVII, 83 ‘Aysha observe avec l’intérêt d’une jeune fille des Abyssins en train de s’entraîner au javelot, pour qu’elle puisse regarder aisément, le prophète la « cache », « fa-satara-nî ar-rasûl »… « Figurez-vous la joie d’une toute jeune fille en entendant ces divertissements » nous dit-elle. Le voile des femmes semblait en effet poser un problème pratique pour les règles juridique du témoignage. Dans le verset (LII, 11), Bukhari inclut l’acte de Samura b. Les femmes du paradis portent un voile (LVI, 6 ; LXXXI, 50), et dans ce cadre, il filtre la lumière éblouissante qui émane de leur visage et qu’aucune créature terrestre (à l’instar de celle de Dieu), ne pourrait surmonter, ainsi, « le voile (an-naçîf) sur leur tête vaut mieux, à lui seul, que tout ce que renferme ce monde ! ».
Au même, on trouve un passage sur le vêtement de prière des femmes, et c’est ‘Ikrima qui rapporte « Si la femme peut couvrir tout son corps avec une seule étoffe (fî-Thûb-in), ça lui est licite ». Dans le Hadith LXIV, 9, on apprend de ‘Ali que les femmes arabo-bédouines utilisent le voile (bi-Kisâ’), comme aujourd’hui, en y nouant (muhtajiza) les affaires importantes (sans doute la monnaie et les bijoux) dont des actes rédigés, en l’occurrence un « écrit ». Dans el Hadith exégétique LXV, V, 9, Qays b. ‘Abd Allah rapporte que « Nous étions en expédition (na-ghzû) avec le Prophète, et comme nous n’avions aucune femme avec nous, nous nous demandâmes s’il ne fallait pas nous châtrer (na-khtaçî). Le Prophète nous interdit de le faire et, à partir de ce moment, il toléra que nous épousions une femme « par le tissu » (bi-l-thûb).
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Le voile parait un minimum vital du mahr délivré à la femme épousée régulièrement par un prétendant, au prétexte d’une anecdote, rapportée par Sahl b. Sadd, au hadith LXVI, 21, qui voit un homme, en l’absence de tout bien, même pas un seul « thûb-â(n) », et même d’anneau (khâtam-â(n)) de fer, à qui le Prophète concède la valeur d’un mahr en terme de capacité de récitation coranique ! Dans VI, 24 et VIII, 2 (et XXV, 81) Hafsa bt ‘Umar rapporte que les femmes de la communauté interdisaient aux jeunes filles pubères de sortir pour aller à la Msalla, jusqu’à ce qu’elle rencontre la femme d’un compagnon de Ghazzû du prophète, qui, lui avait demandé si une femme démunie de voile (Julbâb, le terme coranique) pouvait se passer d’aller à la Msalla, le prophète, apparemment contrarié, exige que celle qui n’en a pas s’en voit préter un, pour participer aux activités des croyants.
On comprend ici que certes ce hadith est connecté au verset XXXIII, 59 sur le Julbâb (le seul à s’y référer, encore qu’implicitement), mais qu’il s’agit aussi, et avant tout d’une obsession des femmes. On en déduira plus loin que 1 : si les femmes doivent porter (veulent porter) un Julbâb pour sortir, c’est bien moins normativement important que le fait d’aller à la Mçalla, qui, lui, est un devoir religieux et cultuel. Il est fait un autre usage, assez grivois, du Julbâb, lorsqu’au rapport de ‘Aysha (LXXVII, 6), la femme de Rifa‘a al-Quradzi, fraichement divorcée, découvre que son nouveau mari, ‘Abd ar-Rahman b.
En LXXVIII, 62, ‘Aysha pleura « jusqu’à ce que ses larmes mouillent son khimâr » (hattâ ta-bulla dumû‘-hâ khimâra-hâ en se remémorant son serment de ne plus parler à son neveu ‘Abd Allah b. Zubayr, ce qui est, selon une disposition prophétique, immoral si cela dure plus de 3 jours et que la personne est aussi un musulman. Son beau-frère Az-Zubayr, un proche donc, se jette à son cou (« derrière le rideau ») pour la supplier de revenir sur son vœu ; il y a ici un conflit moral entre le risque de pécher en répudiant un vœu et celui de fuir un musulman/un parent, ‘Aysha finit par parler à son beau-neveu, et expia sa rupture de serment par la libération de 40 esclaves ! Selon VIII, 32 ; LXV, XXXII, 8, LXV, II, 9 ‘Umar se vantait auprès de Anas b. Dans les même hadith, Bukhari rapporte aussi la version de ‘Aysha, un peu différente.
Dans le hadith suivant, Bukhari par ‘Urwa, rapporte de ‘Aysha le fait que le prophète trouvait légitime de lui laisser voir son oncle de lait, après quoi elle recommanda toujours, afin de rendre cet épisode normatif, d’observer le même « interdit », avec les oncles de sang comme avec les oncles de lait ! ‘Utba b. Mais c’est la fin de l’histoire qui nous intéresse, il reconnut en l’enfant, finalement, les traits de ‘Utba, et, ce faisant, il ne pouvait plus décemment être considéré demi-frère de son épouse, Sauda bt. Zama‘a ; qui du donc se couvrir devant lui. Dans le LII, 11, l’affranchit Sulayman b. L’histoire de ‘Aysha et du tirage au sort des femmes pour les expéditions du prophète est abondamment répétée (LII, 15, LVI, 64, LXIV, 34, LXV, XXIV, 6-8, ), dans des contextes différents, on y apprend régulièrement qu’après le verset du voile (ba‘da mâ Unzila al-Hijâb), elle fut, à ces occasions, placée sur un Palanquin (Hawdaj) obturé. C’est en LXIV, 40 (4261) et LXVII, 13 et 60 qu’on apprend que, selon Anas, Safiya bt. Ainsi, « lorsqu’on se remit en marche, le Prophète l’installa derrière lui et étendit un voile (wa madda al-hijâb) ».
Cependant, il affirme que la « mère des croyants » ne se mêlaient pas à la gente masculine, refusait donc d’aller toucher le pierre noire. La pudeur impliquait de processionner la nuit, pour rester caché aux hommes, et elles attendaient la sortie des hommes. ‘Abdallah b. Ceci confirme que le Julbâb n’est pas, comme nous l’avons dit, un voile de visage, et que sont port n’est que secondaire, tant que le tissu (thûb) couvre la femme, elle peut (et surtout, elle doit) faire sa prière en plein air.
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Le signe du rideau en médecine
Définition et contexte clinique
Le « signe du rideau » est une expression médicale qui se réfère à un phénomène observé lors de certains examens neurologiques. Il s'agit d'un signe clinique pouvant indiquer une parésie faciale.
Observation et interprétation
Dans le contexte médical, un exemple de l'utilisation de cette expression est mentionné dans une observation clinique d'un patient présentant une parésie facio-brachiale gauche. Cette observation indique la présence d'un "signe du rideau vers la droite extrêmement net".
Vertiges : diagnostic et prise en charge
Le vertige est une illusion de mouvement, soit du patient, soit de l'environnement, qui se traduit le plus souvent par une impression de rotation ou parfois de déplacement linéaire. Il peut s'agir d'un symptôme spontané, déclenché ou majoré par les mouvements de la tête. Il s'accompagne habituellement de signes neurovégétatifs tels que des nausées, des vomissements ou des sueurs. Il n'existe pas de troubles de la conscience au cours de la crise. Le vertige ainsi défini traduit généralement une perturbation fonctionnelle ou lésionnelle du système vestibulaire, de la périphérie à ses connexions centrales.Les vertiges sont un motif fréquent de consultation, puisqu'une personne sur sept environ dit en avoir éprouvé au moins une fois. Il s'agit d'un symptôme banal, mais pouvant révéler une cause grave.Attention, le terme vertige est souvent utilisé par les patients pour désigner bien autre chose qu'un vertige au sens médical du terme. Le premier temps de l'examen est celui d'un interrogatoire méticuleux afin d'éliminer les «pseudo-vertiges». Il s'agit le plus souvent du malaise lipothymique dont les symptômes associent flou visuel, tête lourde, acouphènes, sensations de jambes flageolantes, paresthésies des quatre extrémités, impression de perte de connaissance imminente. Le vertige des hauteurs est un faux vertige d'origine phobique. L'ataxie posturale qui est une sensation d'instabilité ou d'ébriété, parfois augmentée par les mouvements de tête, peut être d'origine vestibulaire mais également d'autre origine comme cérébelleuse ou proprioceptive.
L'interrogatoire et l'examen clinique sont fondamentaux dans la conduite diagnostique. Ils permettent de reconnaître le syndrome vestibulaire, de connaître la durée, les facteurs déclenchants et la récurrence des vertiges, les symptômes associés au vertige, notamment neurologiques ou otologiques. A. Caractéristiques : vertige rotatoire ou linéaire, instabilité ou ébriété. Mode d'installation : brutal (vasculaire), rapidement progressif, positionnel.
Un nystagmus est un mouvement oculaire régulier de va-et-vient des yeux composé au moins d'une phase lente. Un nystagmus peut être d'origine vestibulaire périphérique, vestibulaire central ou non vestibulaire. L'examen clinique doit également rechercher une déficit vestibulo-oculaire lors de la manœuvre du Head-Impulse-Test (HIT, vidéo 13.4), qui teste la fonction vestibulaire canalaire. Elle permet de détecter un déficit vestibulaire périphérique dans le plan horizontal. En pratique, des impulsions brèves et rapides de la tête sont données au patient, soit vers la gauche, soit vers la droite, tandis que le sujet a pour consigne de fixer une cible (le nez de l'examinateur) située en face de lui. Si la fonction vestibulaire est normale, le regard reste fixé sur la cible.
Épreuve de Romberg : sujet debout, pieds joints, yeux ouverts puis fermés. Un sujet normal tient > 6 secondes les yeux fermés. En cas de troubles proprioceptifs, les oscillations du corps se font en tous sens. À la marche aveugle : le patient réalise à plusieurs reprises trois pas en avant puis trois pas en arrière. Manœuvre de Fukuda (vidéo 13.5) : le sujet debout, yeux fermés, marche sur place.
L'épreuve calorique permet l'analyse vidéo des nystagmus spontanés ou induits par la stimulation vestibulaire, incluant la rotation du patient ou l'épreuve calorique. Pour cette dernière, le conduit auditif externe droit puis gauche est successivement irrigué par de l'eau chaude puis de l'eau froide. Cette stimulation thermique induit un mouvement des crêtes ampullaires simulant une rotation de la tête.
Un vertige positionnel est déclenché spécifiquement par un changement de position de la tête. L'interrogatoire recherche notamment un vertige déclenché par le retournement dans son lit, le coucher, le lever ou l'hyperextention de la tête. Le patient doit être asymptomatique en dehors de ces positions. Il s'agit le plus souvent d'un vertige paroxystique positionnel bénin. Il représente le tiers des causes de consultation pour vertiges. Il s'agit d'un vertige bref de moins de 30 secondes, le plus souvent intense, rotatoire ou linéaire (chute dans un trou), avec ou sans nausées. Il est récurrent et déclenché exclusivement par des mouvements spécifiques : se retourner dans son lit, se lever, se coucher, regarder en l'air. La crise de VPPB se répète durant une période de 3 semaines à 1 mois le plus souvent. Il n'y a aucun symptôme associé et le patient est asymptomatique entre deux vertiges. Il peut survenir dans les suites immédiates d'un traumatisme crânien ou à distance d'une névrite vestibulaire, mais le plus souvent, aucune cause n'est retrouvée.Le mécanisme est expliqué dans la figure 13.2. Le diagnostic repose sur la provocation du vertige et la mise en évidence du nystagmus positionnel qui lui est associé par la manœuvre de Dix et Hallpike (vidéo 13.3). Le nystagmus apparaît avec un temps de latence, de direction vertico-rotatoire battant vers le sol, épuisable en moins de 30 secondes (vidéo 13.7). En dehors de cette manœuvre, le reste de l'examen clinique vestibulaire, neurologique et otologique est normal. Aucun examen complémentaire (explorations vestibulaires ou imagerie) n'est nécessaire si tous les éléments cliniques sont réunis. Le traitement consiste en une manœuvre thérapeutique qui mobilise les débris otolithiques et les disperse. Deux manœuvres thérapeutiques ont fait la preuve de leur efficacité : la manœuvre libératoire décrite par Semont (figure 13.3) et la manœuvre de repositionnement des particules décrite par Epley (figure 13.4). Elles visent toutes deux à libérer le canal semi- circulaire postérieur des débris d'otoconies, en réalisant une rotation de 180° dans le plan du canal vers l'avant.
Les lésions cérébelleuses ou du tronc cérébral peuvent induire une séméiologie vestibulaire centrale positionnelle dont le diagnostic différentiel n'est pas toujours aisé avec un VPPB.
Un vertige aigu constant sur plus de 12 heures correspond à un syndrome vestibulaire destructif : vertiges rotatoires intenses, difficulté de maintenir la station debout, nystagmus, recrudescence des vertiges aux mouvements de la tête, intense réaction végétative avec vomissements, intense réaction anxieuse.
À la phase aiguë, la névrite vestibulaire se présente sous la forme d'un grand vertige durable (24 à 48 heures), permanent et accentué par les mouvements de tête. Il n'y a aucun signe neurologique ou cochléaire. Le vertige cède ensuite la place à une grande instabilité jusqu'à compensation du déficit vestibulaire, dans un délai de quelques semaines.Sur le plan physiopathologique, il s'agit d'un processus viral, inflammatoire ou plus rarement vasculaire. au delà de 48 heures, les dépresseurs vestibulaires doivent être arrêtés et il faut faire lever le patient, le sortir de son lit, encourager les positions qui déclenchent le vertige, avec pour seule prescription médicamenteuse un anti-émétique (dompéridone, Motilium®). La rééducation vestibulaire, aidant à la compensation vestibulaire, doit être prescrite d'emblée, à raison d'une séance tous les jours la première semaine, à réévaluer ensuite en fonction de l'évolution.
Un accident vasculaire de topographie latéro-bulbaire touchant les noyaux vestibulaires. Les symptômes vestibulaires sont un grand vertige rotatoire, un nystagmus de direction et de sens de battement variable et des troubles posturaux ressemblant à une atteinte périphérique.
Le principal diagnostic différentiel de la neuronite vestibulaire est l'infarctus cérébelleux. Le tableau clinique est dominé par un grand vertige, des nausées et des vomissements. L'examen clinique peut mettre en évidence un syndrome cérébelleux cinétique homolatéral ou une dysarthrie. Au moindre doute sur cette étiologie, une prise en charge de type accident vasculaire constitué doit être organisée, notamment une mutation en unité neurovasculaire si les délais de la thrombolyse/thrombectomie sont respectés. Ils s'intègrent dans un contexte étiologique précis, évocateur du mécanisme, qui conditionne la conduite thérapeutique. Le patient présente un syndrome vestibulaire aigu isolé. Le vertige aigu au décours d'un traumatisme crânien avec signes otologiques évoque une fracture du rocher translabyrinthique. En l'absence de fracture objectivable, il évoque une commotion labyrinthique. Il justifie dans tous les cas un recours spécialisé. La labyrinthite infectieuse est une complication rare et grave des otites chroniques : la survenue d'un vertige destructif chez un sujet atteint d'une otorrhée avec otalgie doit conduire au recours au spécialiste en urgence.
C'est la situation clinique la plus difficile. Il peut correspondre à la première manifestation de vertiges récurrents en lien notamment avec une migraine ou une maladie de Ménière. Cependant, tout vertige transitoire inaugural même isolé doit d'abord faire évoquer un accident ischémique transitoire (AIT) du territoire vertébro-basilaire, même si le vertige isolé n'est pas classé dans les symptômes typiques des AIT. Les vertiges vasculaires sont de survenue brutale, durant quelques minutes, au maximum 1 heure, et généralement associés à d'autres symptômes neurologique de souffrance vasculaire du territoire vertébro-basilaire comme une hémianopsie, des paresthésies, une ataxie, une dysarthrie, une diplopie, un déficit moteur hémicorporel. Dans de rares cas, le vertige peut être le seul symptôme. Il peut exceptionnellement être récurrent depuis quelques jours en cas de sténose artérielle. L'examen clinique est généralement normal.
La maladie de Ménière est une maladie qui affecte les adultes et se manifeste par l'association de crises de vertiges rotatoires durant quelques heures, au maximum 24 heures, et de signes cochléaires unilatéraux (surdité fluctuante, acouphènes et sensation de plénitude de l'oreille). Typiquement, une crise de vertige débute par des acouphènes unilatéraux, une sensation de plénitude de l'oreille, une majoration de l'hypoacousie. Pendant la crise, le syndrome vestibulaire est harmonieux et le plus souvent controlatéral au côté atteint, car le mécanisme est de type irritatif. La fréquence des crises est variable, de une par an à plusieurs par semaine. Au cours de l'évolution, l'audition s'altère et il s'installe une hypoacousie permanente progressive sur les fréquences moyennes ou graves (figure 13.7), alors que les vertiges sont moins fréquents et remplacés par une instabilité permanente. Une exploration de la fonction auditive est nécessaire au diagnostic. L'évolution est variable selon les patients, mais certaines formes conduisent à une cophose et peuvent se bilatéraliser.Le diagnostic est généralement aisé, sauf au stade initial de la maladie, lorsque l'affection est purement vestibulaire. La surdité de perception fluctuante et prédominant sur les fréquences graves est le signe caractéristique de l'affection.Les symptômes de la maladie de Ménière sont liés à un hydrops labyrinthique, c'est-à-dire une hyperpression des liquides de l'oreille interne, probablement consécutifs à un défaut de résorption du liquide endolymphatique.Le traitement est d'abord médical, reposant sur des antivertigineux (bétahistine [Serc®, Lectil®, Extovyl®]) et/ou un diurétique (Diamox®). Il est du ressort du spécialiste.
La migraine vestibulaire est définie par l'International Headache Society comme la survenue, chez un sujet migraineux, d'au moins cinq épisodes associant un vertige régressif de 5 minutes à 72 heures, et dont au moins la moitié des épisodes sont associés à au moins l'une des caractéristiques suivantes : céphalées migraineuses (intensité modérée à sévère, pulsatile, uni- latérale, augmentée par l'effort), phonophobie et photophobie, ou aura visuelle. Les épisodes ne pouvant pas être expliqués par une autre pathologie vestibulaire. rnational Headache Society dans les syndromes périodiques précurseurs de la migraine. Il s'agit d'accès brusques de vertige sévère durant de quelques minutes à quelques heures avec résolution spontanée chez un enfant en bonne santé par ailleurs. Il doit être associé à au moins l'un des symptomes suivants : nystagmus, ataxie, vomissement, pâleur ou plénitude de l'oreille.
Le diagnostic différentiel principal de la maladie de Ménière est représenté par le schwannome vestibulaire ou les autres processus expansifs de la fosse cérébrale postérieure pouvant potentiellement comprimer le nerf cochléo-vestibulaire. Le schwannome vestibulaire (le terme de neurinome de l'acoustique est incorrect) est une tumeur bénigne développée au dépend des cellules de Schwann du nerf vestibulaire. Il est généralement révélé par une surdité de perception, et parfois par des vertiges.
Signes neurologiques additionnels
Atteinte du nerf facial
L'atteinte du nerf facial peut se manifester de différentes manières, selon la localisation de la lésion. Une paralysie faciale centrale, par exemple, résulte d'une atteinte de la commande supranucléaire de ce nerf. C'est en fait l'expression faciale du syndrome pyramidal, par atteinte du contingent de faisceau pyramidal (faisceau cortico-nucléaire) issu de l'opercule rolandique (partie basse du cortex de la frontale ascendante). Après décussation, il atteint les noyaux du facial : à noter que le noyau supérieur reçoit des fibres deux faisceaux cortico-nucléaires alors que le noyau inférieur ne reçoit que du faisceau contro-latéral. Cette dernière particularité anatomique explique que le territoire facial supérieur ne soit pas atteint dans la paralysie faciale centrale (pas de signe de Charles Bell).
Autres atteintes neurologiques
L'atteinte du IX peut provoquer une névralgie exceptionnelle, avec une douleur unilatérale au niveau de la gorge, provoquée par les mouvements de déglutition. Une paralysie labio glosso pharyngée peut également survenir, entraînant une voie nasonnée, une lenteur ou une impossibilité des mouvements rapides des lèvres et de la langue.
Troubles de l'olfaction
Le déficit de l'olfaction peut être complet (anosmie) ou partiel (hyposmie). Les signes cliniques associés incluent une déviation du globe oculaire (strabisme), une limitation de sa course lors de la commande volontaire ou de la poursuite automatique, et une mydriase (dilatation de la pupille) qui peut être réactive ou aréactive à la lumière. Le test de LANCASTER permet d'apprécier le type et le degré de la paralysie.