Le monde de la voile légère est en constante évolution, offrant une diversité de dériveurs adaptés à tous les niveaux et à toutes les aspirations. Parmi ces supports, le dériveur « RS Quba » se distingue comme une excellente porte d'entrée dans l'univers de la navigation, particulièrement pour les juniors et ceux qui cherchent à maîtriser l'art du barreur et de l'équipier. Son introduction a marqué un pas important dans la démocratisation de la voile, ouvrant la voie à des innovations qui ont façonné les pratiques actuelles, notamment avec l'arrivée de son successeur, le RS Zest, et la montée en puissance de dériveurs plus techniques et des foilers.
Le RS Quba : Un Tremplin Vers la Maîtrise de la Voile
Le stage de voile « RSQuba » est accessible à tous, faisant de ce support la meilleure école pour devenir un bon barreur et un bon équipier. À la première rencontre, il se révèle plus sportif et technique, mais il donne en échange de grands bords de « planning » pour de belles sensations, promettant une expérience enrichissante dès les premières sorties. Après quelques séances, les pratiquants commencent à affiner leurs réglages, témoignant de la progressivité de l'apprentissage sur ce bateau.
Les dériveurs « RS Quba » offrent un support de voile parfaitement adapté aux juniors. Légers et faciles d’accès, ces dériveurs permettent aux enfants d’appréhender la mer en duo sur un monocoque, facilitant ainsi l'initiation et la découverte des plaisirs de la glisse. Le dériveur RS Quba est un bateau puissant avec une carène planante pour favoriser la glisse, une caractéristique appréciable pour les jeunes marins cherchant à ressentir la vitesse sur l'eau. Dans les systèmes de classification des performances, tels que la table des handicaps dériveurs groupe OSIRISOPTELK, le RS Quba est représenté par différentes versions de voilure : le RS QBA DACRON, affichant un Rating de 13000 et un Coefficient de 0,7692, et le RS QBA MYLAR, avec un Rating de 12000 et un Coefficient de 0,8333. Ces valeurs témoignent de ses capacités et de sa place dans la hiérarchie des dériveurs d'école et de loisir, offrant des performances distinctes selon la matière de la voile.
L'Héritage de l'Initiation : L'Optimist et l'O'Pen Skiff
L'histoire de la voile légère pour les jeunes navigateurs ne peut être abordée sans mentionner l'Optimist, une référence indétrônable dans l'initiation. La célébrissime caisse à savon de Clark Mills reste le dériveur d’initiation par excellence, et ce depuis 1947. Ce petit voilier solitaire, conçu pour l’usage des enfants jusqu’à 15 ans, est généralement construit en fibre de verre et est utilisé tant pour l’initiation que pour la pratique de régates. Différents modèles sont construits : pour la régate en stratifié de verre chez Devoti et surtout chez le Danois Winner, référence en la matière, ou en polyéthylène rotomoulé pour l’école de voile chez 2Win, Erplast et d’autres. Ces Optimist d’école bénéficient pleinement des progrès réalisés par les nouveaux polyéthylènes désormais moulés en trois couches pour former une sorte de sandwich, améliorant ainsi leur robustesse et leur durabilité. Pour le reste, rien n’a changé, conservant un safran, une dérive à remonter au portant tout en s’appliquant à la contre-gîte, et cet indémodable gréement à livarde. Dans le tableau des handicaps, l'Optimist "École" présente un Rating de 17000 et un Coefficient de 0,5882, tandis que l'Optimist standard est à 16500 avec un Coefficient de 0,6061, illustrant leur positionnement comme supports d'apprentissage.
Poursuivant cette lignée d'innovation pour les jeunes, l’Open Bic, devenu l’O’Pen Skiff, a insufflé un second souffle à l’univers des dériveurs et de la voile légère. Cette nouvelle marque axée sur la glisse est le fruit de la fusion entre Bic Sport et Tahé Outdoors, entreprise spécialisée dans le kayak. Si Bic Sport n’existe plus, l’accessibilité qui a fait le succès de l’entreprise perdure à travers l'O'Pen Skiff, qui, bien que changeant de nom, reste identique dans son esprit. On y retrouve une petite coque planante ouverte, autovideuse, propulsée par un gréement au profil bloqué par quatre lattes. Destiné aux enfants à partir de 9 ans pour le loisir ou la compétition en monotypie, ce petit bateau ludique et réactif se veut l’école de la glisse par excellence pour les plus jeunes. L’Open BIC est une vraie machine de glisse pour un maximum de plaisir sur l’eau, doté d’un gréement moderne et performant, et équipé d’un accastillage de marque (North, Ronstan, Robline), ce dériveur est un voilier très innovant faisant le lien entre la génération Optimist et celle des nouveaux dériveurs. L'O'Pen Skiff Dacron (OBIDLK) a un Rating de 15000 et un Coefficient de 0,6667, et l'O'Pen Skiff Mylar (OBICLK) un Rating de 14500 et un Coefficient de 0,6897, ce qui le positionne comme un dériveur plus performant que l'Optimist pour les jeunes, mais toujours axé sur l'initiation et le plaisir.
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Le RS Zest : La Nouvelle Génération du Dériveur Compact
L'évolution des dériveurs d'initiation et de club est illustrée de manière exemplaire par le RS Zest. Il s'agit d'un tout nouveau dériveur compact qui propose beaucoup d’espace pour l’équipage et, par conséquent, facilite les manœuvres. Le RS Zest remplace le RS Quba et il est déjà plébiscité par les familles et les centres d’entraînement. Les fonctionnalités de ce nouveau modèle sont bien plus importantes par rapport à l’ancienne génération de dériveurs de ce type. Son succès s'explique par le fait qu'il est spacieux pour deux navigateurs, mais également de taille idéale pour la pratique du solitaire. Les premiers pratiquants l’ont confirmé : ils adorent le design ergonomique et les petits détails qui facilitent la vie et la manipulation du bateau.
La construction en polyéthylène rotomoulé ne demande aucun entretien, ce qui est un atout majeur pour les écoles de voile et les particuliers. Des témoignages soulignent ses avantages pratiques : « Nous utilisons nos deux bateaux sur de nombreuses sessions d’entraînements et de sortie en soirée pour les débutants. » Un autre utilisateur ajoute : « Pour nous, c’est la possibilité d’utiliser ce dériveur à la fois pour les adultes et un autre jour pour les enfants. Le RS Zest nous permet de gérer les sorties en mer sans contrainte. Les débutants se sentent sereins et naviguent à plusieurs tout en gagnant en autonomie. »
Le design du RS Zest intègre des caractéristiques spécifiques qui améliorent l'expérience de navigation, telles qu'un « Clunk-Click mast gate lock », un système de safran « Lock-Up & Lock-Down rudder system with Kick-Up grounding system », et surtout une dérive pivotante (« Pivoting centerboard instead of a daggerboard »). Cette dernière est particulièrement appréciée, comme le confirme un navigant : « Notre plan d’eau offre très peu de tirant d’eau à marée basse, une dérive sabre peut rendre nos séances de navigation très compliquées, surtout si l’on veut naviguer la journée entière. » La dérive pivotante résout cette problématique. En somme, le RS Zest est véritablement le bateau que l’on met à l’eau sans crainte, avec juste le bonheur de mettre le cap sur des navigations faciles et fun. Sa performance est également reconnue dans le système de handicaps, où le RS ZEST obtient un Rating de 12750 et un Coefficient de 0,7843, le positionnant favorablement par rapport à son prédécesseur, le RS Quba Dacron.
Le RS Aero : Innovation, Performance et Polyvalence
Au-delà des dériveurs d'initiation, le marché a vu l'émergence de monotypes à la pointe de la performance, à l'instar du RS Aero. En 2015, RS a mis sur le marché une petite bombe, le RS Aero, qui a manqué de peu la sélection en tant que support officiel pour les JO 2024. Ce nouveau dériveur solitaire est le résultat de trois ans de développement technique et de conception par le chantier RS Sailing et l'architecte Jo Richards, avec plusieurs tests effectués sur différents types de coques et de gréements. Le RS Aero se présente comme un dériveur solitaire doté d'un design réussi et sûr, léger mais non extrême, offrant enfin l'opportunité à tous les marins de s'amuser sur l'eau sans contrainte.
Les atouts du RS Aero sont considérables. Il est ultra-léger (coque 30 kg, 45 kg complète, à peine plus que l'Optimist !), ce qui permet à une seule personne de manipuler le bateau, de le soulever sur une galerie de voiture, de le transporter à la plage et de le gréer. Il offre une grande sensibilité : tel un véliplanchiste, le barreur ne fait qu'un avec le bateau, qui répond au doigt et à l'œil à la moindre sollicitation, permettant de s'amuser dans toutes les conditions de vent, et quel que soit l'état de la mer, pour une pure glisse. L'étonnante facilité à naviguer est un autre point fort : comparé au Laser, le RS Aero est plus facile à bien des égards car le bateau accélère et répond immédiatement. Au près ou aux allures portantes, vent léger, médium ou fort, l’Aero a la capacité d’aller vite, et très rapidement, on acquiert les bons repères de réglages et de positionnement.
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La construction du RS Aero est soignée, la coque en sandwich époxy avec des renforts carbone (mât/bôme carbone, safran/dérive polyester) et une forme très simple, facilitant la fabrication, offrant un poids léger et un prix attractif. La conception a visé à réduire le poids tout en maintenant une résistance et une rigidité maximales, minimisant également les coûts de production. Avec une longueur de 4 mètres et une largeur de 1,45 mètre, le RS Aero est un bon compromis pour accueillir des barreurs de toutes tailles et faciliter sa manipulation, y compris sa mise à l'eau et son transport sur le toit d'une voiture. La carène présente un étrave fine pour améliorer les performances au près et une queue plate, avec des bouchains (chines), pour favoriser la glisse au portant et offrir une grande stabilité. Les bouchains, en plus de chasser les embruns, apportent une excellente stabilité au portant. Les appendices sont également bien pensés, la dérive permet de gagner de l'espace dans le cockpit et est ajustable en navigation selon les allures (près, débridé, portant), équipée de marqueurs pour faciliter le réglage.
Pour s'adapter à une large audience, plusieurs tailles de grand-voile sont disponibles (5.2 / 7.4 / 8.9m²), faisant du RS Aero le dériveur familial par excellence : des tout-petits en école de voile aux adolescents adeptes de la glisse, en passant par les parents amateurs de belle voile, chacun trouvera son compte à bord du dernier-né de RS Sailing. Les voiles en Dacron, d'une surface de 7,4m², sont idéalement adaptées aux poids plumes expérimentés. Les différentes configurations de voilure se retrouvent dans les handicaps : RS AERO 5M2 (AER5L) à 11300 (0,8856), RS AERO 6M2 (AER6M) à 11000 (0,9091), RS AERO 7M2 (AER7M) à 10700 (0,9346), et RS AERO 9M2 (AER9M) à 10200 (0,9804), soulignant la polyvalence et l'évolutivité de ce dériveur.
Le Laser : Un Indétrônable Support Olympique
Lorsqu'on évoque les dériveurs monotypes à succès, le Laser est une figure emblématique. Au départ, en 1969, il n’était question que de concevoir un dériveur capable de voyager sur le toit d’une voiture, dans l'esprit du Flying Dutchman. L'idée était celle d'un dériveur de loisir, éventuellement éligible aux régates de club du vendredi soir, mais guère plus. Personne n’imaginait alors que le Laser, officiellement présenté en janvier 1971, serait diffusé à 15 000 unités dès les deux premières années. Ni qu’il deviendrait série olympique masculine en 1996, puis féminine en 2008 dans la version Radial (un peu moins toilée). Le Laser est un dériveur monotype très populaire, devenu l'un des dériveurs les plus répandus dans le monde avec plus de 200 000 unités construites au début de 2011. Il est indétrônable du fait de sa diffusion, de son implantation dans les clubs et de sa stricte monotypie.
Ses dimensions sont de 4,23 m de longueur et 1,42 m de maître-bau. Les voiles se déclinent en plusieurs surfaces : 7,06 m² pour l'ILCA 7 (ex-standard) et 5,7 m² pour l'ILCA 6 (ex-Radial). Les championnats du monde ont débuté en 1974 aux Bermudes. Le Laser, sous ses différentes appellations et voilures, figure également dans le tableau des handicaps : ILCA 4 (ex 4.7) (LAS4L) et Laser 4.7 (LP4L) ont un Rating de 12050 (0,8299). L'ILCA 6 (ex Radial) (LARL) et Laser Radial (LPRL) sont à 11300 (0,8856), et l'ILCA 7 (ex Std) (LASM) et Laser Std (LPSM) à 11000 (0,9091). Ces différentes voilures permettent d'adapter le bateau à la force physique et à l'expérience du marin, consolidant sa réputation de support polyvalent et compétitif.
Autres Dériveurs Notables et Spécificités Techniques
Le paysage des dériveurs est riche de modèles variés, chacun apportant ses propres caractéristiques et répondant à des besoins spécifiques :
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Le RS Féva : Ce support permet de découvrir le dériveur en s’initiant immédiatement au skiff. Ce bateau léger en polyéthylène associe une stabilité remarquable à des qualités de glisse inédites jusqu’ici sur des bateaux d’initiation. Facile à prendre en main et très tolérant, il se révèle très évolutif et procure de très belles sensations au planning. On remarquera un dessin de carène particulièrement abouti et un spi extrêmement facile à manipuler, faisant de lui le tremplin idéal vers des premiers bords de largue endiablés. Le RS FEVA Doub a un Rating de 12350 (0,8097) et le RS FEVA Solitaire (RSFSL) un Rating similaire.
Les Hansa : Ces bateaux sont exceptionnellement manœuvrables et inchavirables grâce à leur dérive lestée. Avec le poids du barreur installé en position basse dans le bateau, ils acquièrent une stabilité étonnante même avec un équipage léger. Le Hansa 303 est un bateau plus évolutif, mono ou bi-place avec une grand-voile et un foc, et il permet à deux adultes de naviguer ensemble.
La Pram BOW : Elle est belle la Pram avec son étrave inversée et ses bordés en CP d’okoumé. C'est un petit cat-boat qui allie un design très contemporain et une construction en contreplaqué-époxy aussi respectueuse que possible de l’environnement. Le procédé imaginé par Youri Guedj et Alan Le Calvez, du cabinet BOW (Be On Water), comporte des clés d’assemblages des panneaux qui faciliteront la tâche des constructeurs amateurs. Plusieurs Pram ont d’ailleurs été construits par des lycées ou des associations d’insertion. Ceux qui veulent un bateau fini peuvent aussi s’adresser au chantier Nicolas Arnoult, à Saint-Philibert, qui a d’ailleurs commencé la construction d’un Canot’, le grand frère du Pram - toujours sur plan Bow. Le PRAM BOW (PRBL) est classé avec un Rating de 11500 et un Coefficient de 0,8696.
Le Topper : Ian Proctor, le créateur du Topper, est l’un des monstres sacrés du « dinghy sailing » britannique. Il était aussi fabricant de mâts, et c’est au cours d’un voyage d’affaires aux États-Unis qu’il a conçu un enthousiasme débordant pour les carènes de scow. Sa première tentative, le Minisail, était très amusante, mais elle fut balayée par l’arrivée du Laser. La deuxième fut la bonne : ce fut le Topper, également transportable sur le toit d’une voiture. Le TOPPER (TOPPLK) a un Rating de 13750 (0,7273). D'autres modèles sous l'égide Topper sont présents, comme le TOPAZ DUO no sp (TOPDL) à 12750 (0,7843), le TOPAZ UNO (TOPUL) à 12500 (0,80), le TOPAZ VIBE (VIBEL) à 11400 (0,8772), le TOPAZ OMEGA (TOPOM) à 10800 (0,9259) et le TOPPER CRUZ (TCRZM) à 10400 (0,9615).
Le 420 et le 470 : On ne présente plus le 420, vedette incontestée de l'occasion en voile légère. Avec une longueur de 4,20 m (qui lui donne son nom) et un maître-bau de 1,63 m, un tirant d’eau de 0,97 m, une grand-voile de 7,5 m² et un foc de 2,8 m², le 420 (420M) affiche un Rating de 10700 (0,9346) en double et un Rating de 11800 (0,8475) en solitaire (420SL). Son prédécesseur en compétition, le 470 ou Quat’sept, fut le 1er exemplaire produit par le chantier Jean Morin à Pessac (Gironde) en 1963. Il a une longueur de 4,70 m (qui lui donne son nom) et un maître-bau de 1,70 m, un tirant d’eau de 1,15 m, une grand-voile de 8,75 m² et un foc de 3,85 m². Le 470 (470F) est classé avec un Rating de 970 (1,0309) et a connu ses heures de gloire olympiques avec Thierry Peponnet Champion Olympique en 1988.
Dériveurs Historiques et de Compétition : Le Finn, avec sa conception suédoise de 1949, devint Série Olympique aux J.O. de 1952 et Serge Maury remporta la Médaille d’Or aux J.O. de 1972. Il mesure 4,50 m de longueur, 1,51 m de maître-bau et a un déplacement minimum de 116 kg. Son Rating (FINM) est de 10300 (0,9709). Le Flying Dutchman, lancé en 1952, présent aux J.O. de Rome en 1960, est un grand dériveur de 6,06 m de longueur, 1,78 m de maître-bau, 1,20 m de tirant d’eau, avec une grand-voile de 10,2 m² et un foc de 8,4 m². Il est présent dans les handicaps sous FD Foc 5,5 m2 (FDFF) à 910 (1,0989) et F D GENOIS (FDGF) à 880 (1,1364). Le 505, lancé en 1954, est un bateau fortement toilé avec une voile au près d'un peu plus de 16m2, mesurant 5,00 m de longueur et 1,40 m de bau maximum. Son Rating (505F) est de 880 (1,1364). Le Fireball, lancé en 1962, a une longueur de 4,938 m, un maître-bau de 1,371 m, un déplacement de 80 kg et une voilure de 10 m² de grand-voile et 3,25 m² de foc. Son Rating (FIRF) est de 960 (1,0417). L'Europe, lancée en 1962, est plus petite avec 3,67 m de longueur, 1,55 m de maître-bau et une grand-voile de 6,5 m². Son Rating (EURL) est de 11400 (0,8772). Le Snipe, datant de 1931, mesure 5,00 m de longueur, 1,40 m de bau maximum et une grand-voile de 7,80 m². Son Rating (SNIM) est de 10800 (0,9259). Le Contender lancé en 1971, mesure 4,98 m de longueur, 1,715 m de bau maxi, avec une grand-voile de 9 m² puis 10,15 m² et un foc de 4,30 m². Son Rating (CONTF) est de 970 (1,0309).
L'Avènement des Dériveurs Foiler : Vers la Glisse Ultime
La recherche de la vitesse et de nouvelles sensations a conduit à l'émergence des dériveurs à foils, une technologie qui permet aux bateaux de "voler" au-dessus de l'eau.
Skeeta et Nikki : Il faut de la puissance pour dompter les 8,50 m² de la voile du Skeeta. Le Skeeta et son petit frère, le Nikki, respectivement destinés à un public adultes et enfants/adolescents, se démarquent de leurs concurrents par un système de montage de foil d’une pertinente ingéniosité et d’une facilité de mise en œuvre très appréciable. Ce système est réalisable sur mise à l’eau à terre. L’avantage de ces scows australiens est de voler et de glisser en archimédien. En version foil, Skeeta est allé à l’essentiel pour progresser vite, sans réglage de foils complexe, juste celui de la hauteur via un palpeur que l’on monte ou descend via un retour sur le pont.
Le Waszp : Dans la compétition qui fait rage entre les nouveaux foilers solitaires, le Waszp n’est pas le plus mal placé. C’est même lui qui pourrait bien emporter le morceau. Déjà vendu à 1 522 unités dans 45 pays, ce petit foiler australien est porté par une classe très animée, notamment en France où l’importateur, Manu Guédon (Activ’Sailing), fait feu de tout bois. C’est donc probablement le support à viser si vous avez des envies de vols à haute vitesse. Mais attention, le Waszp, comme les autres foilers à plan porteur central, est une sacrée école d’humilité. Reste que la concurrence fait rage et que c’est le Waszp, qui s’appuie sur une classe très active et très internationale, qui tire actuellement le bon bord. Le WASZP (WASPSF) est l'un des dériveurs les plus performants dans le tableau des handicaps, avec un Rating de 580 et un Coefficient de 1,7241.
Le One Fly : Pour voler, laissez-vous tenter par le One Fly avec trois tailles de grand-voile en option. Monté sur deux foils en carbone, le bateau peut aussi être utilisé en archimédien. Une version en aluminium des foils est désormais disponible et plus accessible. Jérémy Beyou l’a choisi pour ses entraînements d’hiver quand son Charal était en chantier, et ce fut un bon coup de com’ pour le chantier. Mais gageons que le foiler breton n’a pas dit son dernier mot face à la concurrence. Le Onefly (ONEFSF) affiche un Rating de 520 et un Coefficient de 1,9231.
L'UFO-Foiler : Pour commencer à voler en UFO-Foiler, c’est le chantier US Fulcrum Speedworks qui a eu la bonne idée de développer début 2018 ce petit catamaran à foils, tout à la fois ludique et accessible. En outre, près de trente coloris de coque différents et les lettrages qui vont avec sont proposés par le chantier pour coller aux besoins des structures qui en font l’acquisition. Enfin, pour s’adapter encore un peu plus aux petits équipiers d’une quarantaine de kilos maxi, Octopus propose depuis peu des grand-voiles de couleur orange de seulement 6 m².
Ces dériveurs à foils représentent le summum de la performance en voile légère, repoussant les limites de la glisse et de la vitesse, tout en exigeant une technique et une agilité accrues de la part des marins.