Lorsqu'on parle d’éléments de sécurité essentiels, les couteaux de plongée ne sont pas la première chose à laquelle les gens pensent lorsqu'ils commencent à acheter leur propre équipement. Alors pourquoi exactement avez-vous besoin d'un couteau pour plonger ? Le principal point à comprendre est qu'un couteau de plongée n'est pas une arme, c'est un outil. Il ne doit jamais être utilisé pour blesser ou toucher des créatures aquatiques ou pour dégrader l'environnement sous-marin. Le couteau sert principalement à vous libérer, vous ou votre ami, au cas où vous seriez coincés dans un filet de pêche ou avec de la végétation. Mais vous pouvez aussi devenir un héros en libérant une pauvre créature marine enchevêtrée… ou en retirant un filet de pêche abandonné d'un site de plongée.
L'évolution du rôle du couteau sous-marin
Le poignard de plongée est un accessoire inséparable du plongeur dans l’imaginaire collectif, c’est en quelque sorte une image d’Épinal. Ainsi, on représente toujours le plongeur avec son couteau accroché au mollet, ce dernier servant aussi de support au tuba du plongeur ! Cette image, bien que ne correspondant plus trop à la réalité (à part chez quelques « anciens » plongeurs, est toujours très fortement ancrée et est en quelque sorte un archétype ! À l’époque où j’ai commencé à pratiquer la plongée, tout débutant se voyait doter dans son « paquetage » d’un poignard. Cet accessoire était jugé indispensable à la sécurité du plongeur. Aujourd’hui, l’approche est de fait très différente : le couteau de plongée est considéré comme un ustensile optionnel, beaucoup de plongeurs et plongeuses Niveau 1 n’en possèdent pas, et aucun Guide de Palanquée ni aucun Moniteur n’en exige la possession.
Pour quoi cette évolution ? Tout simplement, parce que la plongée s’est peu à peu démocratisée et transformée en sport de loisir et de plaisir, là où elle était un sport pratiqué par des « Happy-Few » soucieux de la performance physique et formés à la pratique de la survie. Il était donc logique que chacun dispose d’un couteau du genre de Paul Hogan dans le film « Crocodile Dundee » ! Non seulement ces couteaux étaient encombrants, difficiles à manier, mais en plus ils manquaient de tranchant. Les choses ont bien changé et aujourd’hui, on trouve de vrais couteaux dont le tranchant n’a rien à envier à des couteaux japonais et dont la maniabilité est telle qu’elle permet une utilisation quasi sans risque sous l’eau. Même si la tendance veut minimiser l’intérêt des couteaux de plongée sous-marine, cet accessoire reste indispensable dans l’équipement de plongée de tout plongeur responsable.
Critères de sélection : Matériaux et conception de la lame
À quoi devez-vous prêter attention ? L'un des avantages du titane est qu'il ne nécessite pratiquement aucun entretien. Les couteaux ne rouillent pas et sont résistants à la corrosion. Ils sont plus légers, plus flexibles et plus difficiles à casser. Le titane est le choix de haut niveau, il est donc nettement plus cher. Le titane durci est aussi un matériau très utilisé pour fabriquer les lames des couteaux de plongée. Les lames en titane résistent entièrement à la corrosion, sont légères tout en étant extrêmement solides, et peuvent conserver leur tranchant pendant très longtemps.
L'acier inoxydable aura besoin d'un entretien pour ne pas rouiller. Il doit être nettoyé à l'eau douce, séché et huilé ou frotté avec du silicone après chaque plongée. Vous devrez choisir entre les séries 300 ou 400. Plus le chiffre est bas, plus la lame est résistante à la corrosion, mais plus elle perdra son tranchant rapidement. Il faut toujours vérifier la qualité du revêtement inox de la lame afin de ne pas voir des points de rouille apparaître soit sur le fil de la lame, soit à la jonction entre la lame et le manche. D’autres couteaux subissent un traitement anti-reflet sur la lame qui leur donne un aspect noir mat.
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Concernant la forme de la pointe, l'extrémité de la lame peut être émoussée ou pointue. Pour la plupart des plongeurs amateurs, une pointe émoussée devrait suffire. Mieux vaut ne pas percer vos tuyaux d'air ou votre combinaison de plongée ! Une pointe émoussée est idéale pour fouiller, creuser, tailler et ciseler. Elle est moins tranchante et moins aiguë, se rapprochant davantage d'une pince coupante. Une pointe pointue est idéale pour percer et couper. Vous pouvez également choisir un couteau de plongée avec des bords droits et dentelés, pour plus d'adaptabilité ! Une lame crantée est composée d'une série de mini arêtes ou dents similaires à celles d'une scie égoïne. Les couteaux à lame crantée sont idéaux pour les coupes de type scie sur des matériaux lourds comme le bois, la corde ou les frondes de varech résistantes.
Typologies des outils de coupe
Il existe une grande variété de couteaux et d'outils sur le marché :
- Le couteau classique : C'est le type de couteau historique, avec une très grande lame, souvent avec un seul côté tranchant. C’est le type de couteau le plus courant aujourd’hui dans les magasins de plongée.
- Le poignard : Il ressemble au couteau de Rambo. On ne le présente plus, c’est LE couteau historique de plongée-sous-marine. Ils sont certainement les plus fiables et les plus robustes des couteaux qu’il existe sur le marché. Le poids et la taille sont, par conséquent, plus importants qu’un couteau classique.
- La dague : Elle se distingue du couteau classique par le fait qu’elle est pointue, effilée et a le même type de tranchant des deux côtés. Elle est généralement réservée aux chasseurs-sous-marins.
- La cisaille : Elle se manipule comme une paire de ciseaux sécurisés pour couper un câble et comme un couteau classique quand elles sont refermées. Ce genre d’outil est vraiment polyvalent.
- Le coupe-fil : Ses lames sont redoutables et avec sa taille réduite, il offre une large possibilité de positionnement. Il se démarque par sa facilité d’utilisation et ses lames recouvertes, qui empêchent ainsi tout risque de blessures.
L'ergonomie et la taille de l'outil
Malgré ce que l'on peut dire… la taille compte ! N'oubliez pas que vous portez un couteau de plongée au cas où vous seriez empêtré… pour ne pas vous donner l'impression d'être un super-héros ! Vous devriez plutôt opter pour une taille moyenne (4 pouces). Les plus petits peuvent s'adapter à n'importe quel endroit, mais assurez-vous de pouvoir bien tenir le couteau. Les plus grands peuvent être trop encombrants et dangereux. Ceux de taille moyenne sont les plus pratiques et peuvent être attachés à divers endroits faciles d'accès.
Il est primordial que le couteau soit correctement maintenu dans son étui et qu'il ne s’en échappe pas inopinément (ce qui est le cas malheureusement de certains couteaux d’entrée de gamme). Le système de fixation est capital. Les couteaux de plongée sont peut-être une des choses qui se perdent le plus. Certains modèles intègrent un bouton de verrouillage ou un mécanisme de sécurité (comme le "squeeze lock") qui permet de maintenir fermement la lame tout en restant accessible rapidement.
Options de positionnement et de portage
Votre couteau peut être attaché presque partout. Classiquement, sur le mollet : c’est la position historique du poignard. On le place sur le mollet droit si on est droitier, et gauche si on est gaucher. Toutefois, il est difficile de s’en saisir, pas pratique pour le ranger, et si on serre un peu trop la sangle haute, on s’expose à des crampes.
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Sur le bras : Il faut faire attention à positionner le manche du couteau vers le bas de façon à extraire naturellement le couteau en tirant dessus. On place le couteau sur le bras opposé à la main directrice. Sur le tuyau du direct-system : Il faut là encore bien positionner le couteau avec le manche vers le bas. Lorsqu’on veut le manipuler, la main directrice saisit le manche, et l’autre main tient le direct-system, ce qui sécurise la préhension.
Sur la stab : La plupart des gilets du marché sont dotés de deux œilletons sur le côté gauche qui permettent l’installation d’un couteau, et en général, selon la marque il existe un couteau associé dont les fixations sont prévues pour s’adapter à l’écartement des œillets. Quel que soit l'emplacement choisi, portez le couteau à un endroit où il est facilement accessible d’une main. Pour chaque fixation, pensez à votre confort et placez le couteau de manière à pouvoir le sortir facilement de son fourreau.
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