La bouteille de plongée sous-marine, ou bloc de plongée, constitue un élément indispensable de votre matériel de plongée sous-marine, sans elle, pas de source d’air, donc vous ne pouvez pas respirer sous l’eau. Compte tenu de sa fonction vitale, ce récipient sous pression est soumis à des contraintes mécaniques extrêmes et à des réglementations strictes. Comprendre sa conception, les méthodes de fabrication et surtout les impératifs de requalification est essentiel pour tout plongeur souhaitant garantir sa sécurité et son confort lors de ses explorations sous-marines.
La genèse technique et la fabrication du bloc
Pour appréhender la robustesse d’un bloc, il convient de se pencher sur ses processus de fabrication. En premier lieu nous allons trouver la robinetterie, organe de sortie indispensable. Ensuite vient le cœur de la bouteille de plongée : le fût. La fabrication peut suivre plusieurs chemins techniques. Dans le cas de la fabrication par plaque ou tôle : elles sont découpées à la bonnes dimensions et ensuite embouties et filées pour donner la forme du cylindre. L’ogive est ainsi soudée sur le tube.
Il existe également la méthode par tube, où les éléments, exempts de toute soudure, sont coupés à la bonne longueur avant d’être chauffés par induction puis mis en forme par fluotournage. Une autre variante repose sur le tronçon ou lopin : de section carrée ou ronde, il est chauffé puis filé à chaud par une presse. Peu importe la méthode initiale, les blocs subissent ensuite un traitement thermique afin d’assurer une plus grande résistance du métal. Il est intéressant de noter que certaines bouteilles ont un culot un peu plus épais, ce qui augmente leur poids de 1 à 2 kg par rapport aux autres types de bouteilles.
Le protocole de requalification périodique
La sécurité du plongeur repose sur la conformité de son matériel dans le temps. La requalification consiste à réaliser une épreuve hydraulique pour vérifier la résistance du fût à une certaine pression d’épreuve en fonction des pressions de service. Ce processus est impératif pour détecter toute fatigue structurelle du métal. Un contrôle visuel de l’intérieur est aussi fait pour vérifier qu’il n’y ait pas de trace de rouille ni d’huile, qui peut nuire au confort et à la sécurité du plongeur. Attention, ce test ne peut être réalisé que par un professionnel agréé.
Parallèlement à l'épreuve hydraulique, existe ce que l'on appelle communément le T.I.V (Technicien d'Inspection Visuelle). On réalise ici le même contrôle visuel que lors de la requalification sans le test d’hydraulique. Il s'agit d'une vérification intermédiaire cruciale. La présence d’huile à l’intérieur est un facteur que vous ne pouvez pas forcément maîtriser, ce qui rend ces inspections régulières nécessaires. Concernant le robinet, il n’est pas obligatoire de le réviser, mais c’est quand même important de le vérifier, car il est le garant de la délivrance de votre réserve d'air. Il ne faut négliger en aucun cas cet entretien, pour garantir votre confort et votre sécurité.
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Gestion du matériel et disparités internationales
Le soin apporté à une bouteille de plongée ne se limite pas aux tests périodiques. Pour le stockage, il est important de le conserver droit et non couché, afin de limiter les risques d'accumulation de dépôts au fond du fût ou d'humidité résiduelle. La question de la maintenance se pose souvent lors de voyages. J'ai pu le faire en Martinique, on doit pouvoir le faire à Tahiti, en Nouvelle-Calédonie.
Cependant, il existe des disparités culturelles et réglementaires majeures. Certains pays, comme les US, n'utilisent que des bouteilles alu et refusent même de recharger un bloc en acier. Si vous gonflez vous-même vos bouteilles avec votre propre compresseur, vous faites ce que vous voulez, mais je vous conseille fortement d'inspecter vos bouteilles régulièrement car, étant TIV, j'ai pu constater des choses inquiétantes.
La situation géographique impacte également la gestion du matériel. Mes bouteilles sont sur le bateau en Grèce, depuis 2 ans. Je ne les ai pas utilisées depuis. Donc pour les faire regonfler, je devrai les faire éprouver ? Je ne peux pas te le dire car j'avais fait la révision juste avant de partir. Dans certains cas, comme ce plongeur ayant voulu faire regonfler à Marmaris (Turquie) mon bloc alu acheté en France, la procédure peut être complexe. Il a fait ré-éprouver le bloc à Preveza sans problème particulier. J'avais déposé le bloc en fin de saison et la station de gonflage l'a envoyé à Athènes l'hiver.
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