La Réglementation Spécifique du Rafting : Une Approche Détaillée de la Sécurité et de l'Encadrement en Eaux Vives

Le printemps s'installe et la préparation des vacances d’été s’amorce, incitant bon nombre de voyageurs qui choisissent la montagne à s’apprêter à réserver au moins une demi-journée d’activité en rivière. Parmi elles, le rafting est une activité nautique qui consiste à descendre une rivière à bord d’un bateau pneumatique, appelé le raft, en équipe, avec un guide. Ce sport, né il y a une trentaine d'années aux États-Unis, séduit de plus en plus d’aventuriers chaque année en montagne l'été. Accessible, ludique et conviviale, cette activité permet de descendre une rivière en équipe avec un guide. Accessible aux débutants comme aux plus amateurs de sensations fortes, il permet de découvrir la nature autrement, entre passages calmes et rapides plus sportifs, mais aussi et surtout de partager un moment sportif et amusant. Avant de se lancer, de nombreuses questions se posent : est-ce vraiment adapté aux enfants ? Quel matériel faut-il prendre ? Est-ce dangereux ? Où en faire en France ? Pour participer à une descente en rafting, il est obligatoire de savoir nager et d'être à l'aise dans l'eau. Le rafting est bien plus qu'un sport : c'est partir pour une vraie aventure humaine et en pleine nature, une occasion de partager des émotions fortes entre amis ou en famille. Ce guide pratique apporte des éclaircissements sur ces interrogations, en détaillant les spécificités réglementaires et les bonnes pratiques associées.

Le Rôle Central du Moniteur et les Principes Fondamentaux de Sécurité en Rafting

La pratique du rafting est encadrée par un moniteur qui doit assurer la sécurité du groupe. La sécurité est une priorité absolue, et quelques règles sont à observer pour profiter pleinement d’une super session. Le rafting ne comprend pas de pratique hors encadrement. Si le raft est conduit par un moniteur, il doit aussi organiser la sécurité du groupe en parallèle de la vision de la descente de la rivière. Donc, sur n'importe quel cours d'eau, ces consignes sont à suivre avec rigueur. C’est toujours le moniteur, autrement dit le barreur, qui va gérer ces aspects. Le premier avantage de la pratique encadrée est indubitablement lié à la sécurité : accompagné d’un guide diplômé, il est possible d'accéder à des parcours que l'on serait incapable de faire seul.

Pour cela, le moniteur va, avant d’aller sur l’eau, se mettre d'accord avec son équipage sur un vocabulaire visant la bonne action. L'idée est de pouvoir obtenir la réaction immédiate en cas de besoin. Pour chaque commande, le moniteur explique à quelles actions elle correspond. Principalement, il s'agira de pagayer en avant ou en arrière. Le moniteur dirige le bateau et donne des consignes de propulsion. Les participants auront principalement à pagayer dans les rapides pour que le raft puisse prendre de la vitesse et se diriger plus facilement. Dans les zones calmes, il est possible de se reposer.

Parmi les commandes d'action essentielles, on retrouve :

  • La "Position sécurité" : qui implique d'adopter une posture avec la pagaie verticale et l’équipage assis au fond, afin d'éviter d’être éjecté en cas de choc par exemple.
  • Les commandes de rame : pour que chacun rame dans le même sens, afin de garder une vitesse positive, c'est-à-dire qui aille dans le sens du courant.
  • Les procédures en cas de chute : le moniteur indique quoi faire si quelqu’un tombe à l’eau, notamment la récupération via la pagaie.

Techniquement, au-delà des commandes du moniteur, les réactions à avoir en cas d’urgence sont transmises en amont, avec la mention que chacun est responsable des autres. Les clubs font aussi passer des niveaux sportifs de manœuvre de sécurité. Ceux-ci permettent d'évaluer et d'anticiper la capacité à intervenir pour aller chercher quelqu’un ou en cas de crue.

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Préparation et Équipement Adapté : Des Standards aux Recommandations Pratiques

La préparation au départ d'une session de rafting est cruciale et inclut un travail minutieux sur les calages. Le calage de départ doit être bien travaillé. Il comprend des instructions sur comment bien se tenir dans le bateau et comment positionner ses pieds pour bien tenir dans le bateau. Selon les endroits, les calages seront différents, et c’est aussi ce travail qu'il est important de mener en amont de la pratique. C'est ce qui va permettre, en préventif, d'éviter que quelqu'un ne tombe à l'eau.

L’équipement doit répondre à des normes européennes spécifiques, différentes de celles du kayak car le raft est considéré comme une embarcation d'où l’on peut être facilement éjecté. Le matériel fourni sur place comprend généralement le raft, la pagaie, le casque, le gilet de sauvetage et la combinaison néoprène.

  • Les gilets de flottabilité : Ils ont une flottabilité plus importante car ils ont plus de surface et doivent être adaptés à la taille de la personne. Les pratiquants sont équipés d’un gilet d’aide à la flottabilité répondant aux normes ISO 12402-5 ou NF EN 393. Pour une navigation au-delà de 3700 m de la rive, une flottabilité de 100 newtons est obligatoire. Il est essentiel de vérifier la date de validité des cartouches de gaz des gilets de sauvetage.
  • Le casque : Un casque en cas de chute est également plébiscité, et de manière générale, il protège des différents chocs ou des branches d’arbres.
  • Les chaussures : Le port de chaussures en raft est obligatoire. Les chaussures fermées sont obligatoires pour pratiquer en eau vive. Il faut donc s'équiper de baskets (en évitant les petites tennis trop fines) avec une semelle qui puisse protéger la plante des pieds en sortie de rivière et dans les milieux escarpés.
  • La tenue : Côté tenue, l’activité sportive est liée au froid, donc il est plus pertinent d’employer des matières synthétiques qui ne se chargeront pas en eau et qui pourront sécher rapidement. Seront plébiscitées des tenues en néoprène avec une combinaison près du corps tenant chaud, couvrant les jambes et le tronc. Il est recommandé d'investir dans du lycra ou des polaires synthétiques. Pour se couvrir davantage, il est possible de prendre un K-way en plus, mais pour une pratique dans de bonnes conditions, ces éléments sont généralement inclus dans les prestations.
  • Accessoires personnels : Si des lunettes de vue sont portées, il n'y a pas de souci, elles sont acceptées à condition d’être bien sécurisées avec un cordon.

Il est impératif que tout le matériel de sécurité soit en bon état et adapté à l'activité nautique.

Classification des Rivières et Choix du Parcours Adapté

Les rapides que l’on peut trouver dans une rivière sont classés par degré de difficulté, de I à VI. En eau vive, on compte 6 niveaux de difficulté :

  • Classe I : Facile
  • Classe II : Modéré
  • Classe III : Moyennement difficile
  • Classe IV : Difficile
  • Classe V : Très difficile
  • Classe VI : Extrême, limite de navigabilité.

Il importe de tenir compte du fait que le débit spécifique du moment peut avoir une influence sur la classification, qui est donc loin d’être immuable ou figée. Il faut comprendre qu'une rivière n'a jamais un niveau d'eau constant. Au printemps, les pluies font monter les niveaux très hauts, puis ils baissent progressivement pour arriver à leurs niveaux d'étiage vers la fin de l'été. Donc, il ne faut pas s'attendre à dompter de grosses vagues fin août.

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Globalement, il faut s’assurer que le niveau des participants et celui de leurs coéquipiers est en adéquation avec la classe de la rivière pour y naviguer en toute sécurité et éviter tout écueil. Tout dépend ce que l'on recherche. Si l'on opte pour des parcours techniques, il faut des rivières avec de la pente et du volume, donc bien souvent dans les zones de montagnes.

Pratique Encadrée vs. Pratique Autonome : Cadres et Recommandations

En matière de pratique, il existe une distinction majeure entre la location libre et les activités encadrées. Généralement, la location se pratique plutôt sur des parcours de classes I et II, en canoës ou kayaks rigides (de type canadiens ou sit on top), voire en stand up paddle, alors que les activités encadrées ont lieu en classes III et IV, majoritairement en embarcations gonflables (rafts, mini rafts, packrafts, hot dogs ou air boats).

S’il n’existe pas, en France, de loi interdisant spécifiquement la location au-delà d’une certaine catégorie de rapides à proprement parler, un seuil réglementaire indirect découle de la lecture des obligations de sécurité, ainsi que d’un consensus professionnel assez largement admis. Celui-ci est généralement apprécié autour de la classe III. Un loueur étant tenu par une obligation de moyens pouvant être renforcée selon le contexte, il ne peut fournir de matériel dans des conditions qui nécessiteraient le recours à un encadrement sans s’exposer à un risque accru de mise en cause de sa responsabilité en cas d’accident. C’est pourquoi, la plupart des tronçons sur lesquels se pratique la location sèche sont des sections de classes I et II, même si elle pourrait être légalement admissible sur certains parcours de classe III. Il s’agit là d’une tendance et non d’une norme, car le déroulement d’une activité se doit de s’adapter au contexte.

Si l’on se penche plus spécifiquement sur les pratiques encadrées en rivière, la plus répandue est le rafting, pratiqué par la majeure partie des structures qui proposent des activités accompagnées. Il s’agit également de la plus accessible à tous, car le guide se trouve à la manœuvre, à l’arrière du bateau. La pratique encadrée présente, elle aussi, beaucoup d’avantages. Le premier est indubitablement lié à la sécurité : accompagné d’un guide diplômé, il est possible d'accéder à des parcours que l'on serait incapable de faire seul. Selon le choix de section, les sensations seront également au rendez-vous : aux pratiquants les rapides de classe III, voire IV, auxquels les non-initiés ne peuvent avoir accès sans se mettre sérieusement en péril. De plus, naviguer en compagnie de guides professionnels, c’est partir à la découverte d’une région et d’un cours d’eau en compagnie de ceux qui y vivent et qui les connaissent. Rien n’a de secret pour eux : faune, flore, patrimoine, histoire. Lorsque l’on pagaie en compagnie d’un moniteur, la rivière devient un terrain de partages et de rencontres, celle d’une équipe, mais également d’autres participants venus prendre part à la même session.

Il existe également des embarcations autonomes, qui constituent un entre-deux intéressant entre la présence d’un guide et la navigation en autonomie : le moniteur est aux côtés des participants, mais c’est seul ou à plusieurs que l'on apprend à diriger ses bateaux.

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Bien souvent, le choix s’effectue par défaut : la location sèche n’est pas proposée sur certains parcours, essentiellement pour des questions de sécurité. À l’inverse, certaines sections ne font pas l’objet d’une offre d’encadrement, car elles se prêtent davantage à la location qu’au guidage dans la pratique locale. Si l'on est un pratiquant aguerri disposant de son propre matériel, il va de soi que l'on peut se cantonner à la pratique libre. Cependant, naviguer sans supervision demande des connaissances, de l’expérience, de la pratique et une condition physique adaptée au parcours envisagé. Il est crucial de ne jamais partir totalement seul et de prendre de la marge par rapport à son niveau physique et technique, c'est-à-dire de ne jamais se surestimer et de tenir compte du contexte. Les grands atouts de la pratique autonome sont indéniablement l’impression de liberté qu’elle procure, ainsi qu’un sentiment de connexion avec la Nature. S’il est tout à fait compréhensible de rechercher de telles sensations, il ne faut jamais oublier que le danger reste présent et demeurer humble face à la rivière.

Si l'on a peu d’expérience, il est fortement recommandé de commencer par prendre des cours, même avec son propre matériel, ce qui peut s’effectuer en club ou dans une structure professionnelle. Si l’on souhaite naviguer librement sans pour autant posséder son propre matériel, le mieux est de se rapprocher d’un loueur sérieux. Cela revient à s’offrir les services et les conseils d’un professionnel et, ce faisant, à contribuer à diminuer son risque d’accident. Le matériel et l’équipement sont régulièrement contrôlés et en bon état, et le tronçon de rivière proposé est adapté au niveau de pratique visé. Cela évite les mauvaises surprises et permet de naviguer plus ou moins à son rythme. Dans les meilleures bases de location, un support peut être fourni, ce qui permettra de repérer les éléments les plus intéressants visibles depuis la rivière.

Le Cadre Réglementaire de l'Encadrement et des Qualifications Professionnelles

L'encadrement des activités physiques et sportives, y compris le rafting, est strictement réglementé en France. L'article L212-1 du Code du Sport précise que « seuls peuvent, contre rémunération, enseigner, animer ou encadrer une activité physique ou sportive ou entraîner ses pratiquants […] les titulaires d'un diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification ». Ces qualifications doivent garantir la compétence de leur titulaire en matière de sécurité des pratiquants et des tiers dans l'activité considérée et doivent être enregistrées au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

Les diplômes ouvrant le droit à l’encadrement de sorties en eau vive jusqu’à la classe III sont le CQP Raft et Nage en Eau Vive, ainsi que les BEES et BPJEPS mention Canoë Kayak et Disciplines Associées. Il est également possible d’encadrer jusqu’en classe III avec d’autres diplômes, à la condition expresse de disposer des prérogatives spécifiques Canoë Kayak et Disciplines Associées correspondantes.

En pratique, les parcours de classe IV sont souvent assimilés à un « milieu spécifique », c’est-à-dire un environnement à risques particuliers. Le « canoë-kayak et des disciplines associées en rivière de classe supérieure à trois conformément aux normes de classement technique édictées par la fédération délégataire en application de l'article L311-2 du Code du Sport » s'exercent dans un environnement spécifique (ES) impliquant le respect de mesures de sécurité particulières mentionnées à l'article L212-2 du Code du Sport. Les CREPS Auvergne-Rhône-Alpes, CREPS PACA, et CREPS de Toulouse sont les seuls établissements du ministère en charge des sports chargés d’assurer la formation des diplômes pour encadrer le canoë-kayak en environnement spécifique, conformément à une note de service du 21 octobre 2021. Ces formations sont organisées dans le respect d’un cahier des charges défini dans l’annexe II-21 du Code du Sport.

Le canoë-kayak en dehors de l'environnement spécifique peut être encadré par des personnes titulaires d'un diplôme non spécifique à l'encadrement de la discipline, dit diplôme multiactivité, tels que les DEUG (Licence 2) en Sciences et techniques des activités physiques pour tous, la licence Éducation et motricité filière Sciences et techniques des activités physiques et sportives, ou le BP JEPS, spécialité Activités physiques pour tous. Les conditions et les limites d'exercices de ces diplômes sont précisées dans l'annexe II-1 de l'article A212-1 du Code du Sport. Par exemple, une Licence mention « STAPS : entraînement sportif » ou une Licence professionnelle mention « animation, gestion et organisation des activités physiques ou sportives », avec la discipline canoë-kayak mentionnée dans l'annexe descriptive au diplôme, peuvent couvrir l'encadrement, l'animation et la conduite de cycles d'apprentissage jusqu'au premier niveau de compétition fédérale en eau calme et en eau vive, des activités du canoë-kayak et disciplines associées, sur tout support ou embarcation propulsée à la pagaie ou à la nage. Cela inclut l'encadrement et l'animation du stand up paddle. Pour l'eau vive, certaines de ces qualifications peuvent s'étendre jusqu'à la classe III incluse, en eau calme et en mer par vent de force 4 Beaufort maximum sur le site d'évolution. Pour tout public, en eau calme et en mer, l'encadrement est limité à la navigation en 6e catégorie sur des parcours connus et reconnus, au maximum par vent de force 4 sur le site d'évolution. En rivière de classe 2, sur des parcours connus et reconnus (en cas de nuitée en camping ou refuge dans des sites facilement accessibles, une communication quotidienne est établie avec le directeur d'établissement), l'encadrement est possible à l'exclusion du raft. Certaines qualifications permettent également d'encadrer jusqu'à 1 mille d'un abri. Il est toujours utile de consulter l'arrêté du 9 mars 2020 fixant la liste des certifications antérieurement inscrites à l'annexe II-1 de l'article A.

Au-delà des impératifs réglementaires, l’encadrement d’activités physiques sportives (APS) est soumis à l’obligation générale de sécurité de l'article L421-3 du Code de la consommation.

Le canoë, le kayak et activités assimilées et la nage en eau vive font partie des activités physiques nécessitant des conditions particulières d'encadrement, d'effectif et de pratique dans les séjours de vacances, les accueils de loisirs et les accueils de scoutisme prévues par l'article R227-13 du Code de l'Action Sociale et des Familles. Selon l'annexe 1 de la circulaire interministérielle n° 2017-116 du 6 octobre 2017 relative à l'encadrement des activités physiques et sportives, les activités nautiques avec embarcation nécessitent un encadrement renforcé. Il est à noter que le raft et la nage en eau vive, présentant des risques particuliers, ne doivent pas être pratiqués à l'école primaire. La participation des intervenants extérieurs dans les écoles primaires est régie par la circulaire n° 92-196 du 3 juillet 1992 qui prévoit deux conditions : l'agrément de l'intervenant par les directeurs académiques des services de l'Éducation nationale (Dasen), cet agrément s'appuie sur des qualifications ou diplômes ; et la signature d'une convention entre la structure qui rémunère l'intervenant (collectivité ou association) et le Dasen, ou l'inspecteur de circonscription. À compter du 1er septembre 2017, le décret n° 2017-766 du 4 mai 2017 définit les modalités de délivrance de l'agrément permettant à des intervenants extérieurs d'apporter leur concours à l'enseignement de l'éducation physique et sportive dans le premier degré public. Il précise notamment que « sont réputées agréées les personnes mentionnées à l'article L. ».

La Responsabilité Juridique des Organisateurs : Une Analyse des Obligations

La question de la responsabilité en cas d'accident est un aspect crucial de la réglementation. Selon une jurisprudence constante, l’organisateur de l’activité sportive a une obligation de sécurité de moyen lorsque le participant a un rôle actif. Celui-ci doit démontrer la faute de l’organisateur.

Un cas illustratif est celui où un requérant a participé le 28 septembre 2015 à une session de rafting sur une rivière artificielle (un stade d’eaux vives). La société exploitante et son assureur, assignés devant le Tribunal de grande instance de Cusset, n’ont pas été dans un premier temps qualifiés responsables de cet accident. Cependant, la Cour d’appel de Riom, dans son arrêt du 17 novembre, est revenue sur cette solution. La Cour a constaté la dangerosité de certains passages du parcours de la rivière artificielle. La juridiction a considéré que la présence d’une convention de mise à disposition du stade d’eaux vives par la commune propriétaire n’empêchait pas la société exploitante d’ajouter des équipements de sécurité à l’installation, « notamment des protections au niveau des plots dangereux en raison de leur forme ». En d’autres termes, l’obligation de sécurité est renforcée uniquement lorsque l’activité sportive repose sur une structure artificielle. Le sport en pleine nature n’est pas concerné par ce type d’obligation renforcée, ce qui souligne une distinction importante dans l'application des responsabilités.

Recommandations Complémentaires et Respect de l'Environnement

Comme toutes les activités de montagne, la pratique du rafting n'est pas dangereuse si l'on est vigilant aux consignes du moniteur. Au-delà des consignes directes du moniteur et des exigences d'équipement, plusieurs autres aspects contribuent à une pratique sécurisée et respectueuse.

  • Vérifications préalables : Si vous effectuez du rafting en dehors d’un centre avec un barreur certifié, il convient de vérifier les autorisations et les heures de lâchers d’eau des barrages. Se renseigner sur la météo, comme pour tout autre sport d’eau vive, est primordial : les orages et le vent peuvent être dangereux. Il est également essentiel de consulter un topo-guide récent de la rivière, de mémoriser les points de repère et les passages difficiles.
  • Comportement sur l'eau : Il faut savoir respecter une distance convenable avec les autres nageurs et les autres embarcations. Renseignez-vous sur les courants dans votre zone de navigation et sur les risques qu’ils entraînent.
  • Interactions avec les infrastructures : Aux abords de l’écluse : si les portes sont fermées, tenez-vous à une distance suffisante pour éviter les remous, laissez sortir les bateaux puis attendez que les portes soient totalement ouvertes pour avancer. Dans l’écluse : fixez les amarres sur un bollard et réglez-les à la demande à la descente ou à la montée depuis le bateau. Il ne faut pas s'amarrer à une péniche et ne pas utiliser son moteur. Dans le cas d’une écluse jumelée avec un barrage : ne vous approchez jamais du barrage et maintenez-vous sur la rive du côté de l’écluse.
  • Respect de l'environnement : Les rivières, lacs et canaux sont des espaces naturels que nous partageons. Il est fondamental de les protéger en respectant l’environnement. Par ailleurs, de plus en plus de pratiquants libres créent des dégâts sur le milieu par manque d’expérience et de formation, notamment en pratiquant le bivouac n’importe où et n’importe comment. Sauf exceptions, en France, la majeure partie des cours d’eau sont ouverts à la navigation, ce qui signifie qu’en l’absence d’arrêté préfectoral ou municipal interdisant la pratique à certains endroits ou certaines périodes, tout le monde peut théoriquement aller pagayer presque partout, avec à la clef un certain nombre d’accidents parfois graves, voire mortels.
  • Connaissance et vigilance : Prenez connaissance des consignes des clubs sportifs ou associations. Ce guide présente les règles à connaître pour pratiquer son activité en eau douce, en toute sécurité et dans le respect des autres usagers.

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