Le Schipperke est une race de chien ancienne dont l’histoire remonte au XVe siècle. Originaire de Belgique, le Schipperke est un chien ancien et vif. Son nom, qui signifie « petit berger » ou « petit batelier » en flamand, reflète ses rôles originels : chasseur de rongeurs et gardien sur les péniches belges. Chasseur de rongeurs sur les péniches et gardien, il descend du Leuvenaar. Son histoire remonte au Moyen Âge, avec des premières traces documentées dès le XVe siècle. À l’origine, le Schipperke était principalement utilisé pour chasser les rongeurs et garder les péniches le long des canaux belges. Originaire de Belgique, le Schipperke fut remarqué en premier dans les écrits du moine Wenceslas au XVe siècle. Le schipperke est certainement de race très ancienne, ses origines remonteraient à la fin du XVIIe siècle où on le situe dans les régions d’Anvers, Louvain et Bruxelles. Le schipperke est le format réduit d’un pur lupoïde. De ce fait, il est dépourvu des caractéristiques de fantaisie que l’homme a volontairement fixées dans bien des races. Il n’est pas une variété « fabriquée ». Sa petitesse qui fut obtenue par sélection, est le seul point qui témoigne d’une véritable évolution. Le schipperke est donc la réduction d’un chien qui était du même type que lui, mais bien plus grand. Ce chien aurait été le leuvénaar, ou chien de Louvain.
Évolution historique et reconnaissance de la race
La race connut un essor particulier à la fin du XVIIe siècle, où elle était très appréciée des artisans, notamment des cordonniers bruxellois. Ces derniers organisaient d’ailleurs des expositions où leurs Schipperkes défilaient parés de colliers ouvragés. Dans les années 1800, les gentilshommes belges faisaient confectionner un collier en cuivre spécial pour leur Schipperke et le promenaient fièrement dans la ville. Les Schipperkes servaient aussi de chiens de garde et de ratiers sur les péniches, gardant un œil sur les marchandises et se liant d’amitié avec les chevaux qui tiraient la péniche. Son nom proviendrait des termes qui désignaient le métier de berger à l’époque : “chaper” dans les Flandres et “scheper” dans la région d’Anvers ou encore “schieper” près de Louvain. Mais l’hypothèse la plus fréquente est que ce petit chien était utilisé sur les péniches pour chasser les rats et les souris. Son nom viendrait alors du terme “schipper”, qui veut dire capitaine. Ce petit capitaine était non seulement un bon chasseur, mais aussi un très bon gardien. La reconnaissance officielle de la race intervint dans les années 1880. La reine Marie-Henriette de Belgique contribua largement à sa popularité en acquérant un Schipperke lors d’une exposition à Bruxelles en 1885. Le premier standard de la race fut établi en 1888 par le Royal Schipperkes Club, le plus ancien club de race de Belgique. En 1887, exportée aux États-Unis et en Grande Bretagne, la race a été la première à avoir un club reconnu par la Société Royale Saint Hubert, le Royal Schipperkes, créé en 1888. L’American Kennel Club (AKC), reconnaît la race en 1904, soit 17 ans après son arrivée aux États-Unis ! La fédération cynologique internationale (FCI) attendra 1954 pour reconnaître la race du Schipperke.
Morphologie et caractéristiques physiques
Le Schipperke est un chien de berger de petite taille, de type lupoïde, mais de construction robuste. Il est doté d'une robe densément fournie avec une collerette et une crinière caractéristiques. Il se distingue par sa remarquable longévité, avec une durée de vie moyenne de 13 à 15 ans. Le Schipperke peut vivre jusqu’à 14 ans. Sa taille moyenne se situe entre 28 cm et 33 cm pour un poids de 5,4 kg à 7,3 kg. Le Schipperke est un chien de petite taille avec un corps trapu, solidement structuré et musclé qui s’inscrit dans un carré. Sa tête ressemble à celle d’un renard, avec un front large et légèrement bombé. Ses arcades zygomatiques et sourcilières sont peu arquées, son stop modérément marqué et son museau effilé. La truffe est bien noire. Ses yeux sont petits, en forme d’amande et de couleur marron. Le Schipperke affiche un regard perçant et malicieux. Ses oreilles sont petites et triangulaires, attachées haut et mobiles. La queue est attachée haut et tombante au repos. La robe du Schipperke est noire zain, seule couleur reconnue par la FCI. Mais l’Amérique élève des Schipperke de couleur fauve ou foie. Son poil est dense et droit, très fourni. La texture est dure, ferme et forme une collerette autour du cou. Le poil est abondant et résistant au toucher, il forme crinière et jabot se prolongeant entre les pattes de devant et sur l’arrière des cuisses une culotte dont les pointes sont dirigées en dedans.
Tempérament et comportement au quotidien
Le Schipperke se distingue par son tempérament vif et dynamique. Particulièrement affectueux avec sa famille, ce compagnon fidèle montre une douceur exemplaire envers les enfants. Son agilité exceptionnelle et son endurance surprenante pour sa taille lui permettent d’exceller dans diverses activités sportives comme l’agility. Un propriétaire actif et disponible saura répondre aux besoins quotidiens de ce petit compagnon qui nécessite au moins une heure d’exercice par jour. La patience et la constance dans l’éducation sont essentielles pour canaliser son caractère indépendant. Le Schipperke doit être actif, intensément dynamique et alerte, et son tempérament doit être aimable, intelligent et fidèle. Les Schipperkes sont très loyaux envers leur famille et amicaux envers les enfants, mais ils sont méfiants vis-à-vis des étrangers. Le Schipperke est un chien de garde et vous préviendra lorsque la sonnette retentira. Toujours en action, il possède une curiosité insatiable et émet parfois des sons stridents. Cet aboiement s’accompagne d’un comportement cherchant à impressionner où il hérisse la crinière. C'est une race attachante totalement digne de confiance, un chien qui en toutes circonstances reste équilibré et sûr. Ni rancunier ni craintif, excellent et fidèle petit chien de garde, sportif infatigable, joueur invétéré, ce petit berger a besoin de se dépenser utilement et d’avoir régulièrement de l’exercice. Le Schipperke est un chien très intelligent, mais aussi très têtu. Il peut donc être difficile à éduquer, c’est pourquoi il est déconseillé aux personnes comme premier chien. Il est préférable d’avoir déjà une expérience canine pour adopter un Schipperke.
Entretien et soins de santé
Le brossage régulier constitue la base des soins pour maintenir un Schipperke en pleine forme. Durant les périodes de mue printanière et automnale, un toilettage quotidien devient nécessaire. Les soins complémentaires incluent la vérification mensuelle des griffes qui, faute d’usure naturelle, nécessitent parfois une coupe. Un nettoyage hebdomadaire des yeux et des oreilles avec une solution adaptée prévient l’apparition d’infections. Les Schipperkes sont des chiens nécessitant peu d’entretien. Ils n’ont pas besoin d’un bain, mais peuvent être brossés ou peignés occasionnellement. Le poil est relativement court. Il tombe une fois par an (deux fois pour les femelles). Le Schipperke est une race robuste et généralement en bonne santé, mais comme toutes les races, elle peut être sujette à certaines maladies. Bien que cette race ne soit pas particulièrement sensible à de nombreuses maladies héréditaires, il existe néanmoins des problèmes de santé auxquels les Schipperkes peuvent être vulnérables. Le Schipperke est prédisposé à certains problèmes dentaires. Les maladies dentaires sont fréquentes chez les petites races, et le Schipperke n’y échappe pas. L’accumulation de tartre sur les dents du chien peut entraîner une gingivite, un déchaussement des dents et d’autres complications bucco-dentaires. Le conseil de Santévet : Un brossage régulier des dents et des contrôles vétérinaires fréquents pour détecter toute affection dentaire peuvent aider à maintenir une bonne santé dentaire. La dysplasie de la hanche chez le chien est une malformation de l’articulation de la hanche, qui peut provoquer de la douleur, de l’inconfort et, à terme, une arthrose. Le Schipperke est également susceptible de développer des problèmes oculaires, tels que la cataracte, l’atrophie rétinienne progressive (ARP) et la conjonctivite. Prévention : Des examens oculaires réguliers effectués par un vétérinaire peuvent permettre de détecter les problèmes oculaires tôt. Le Schipperke peut être sujet à des maladies cardiaques, en particulier la cardiomyopathie dilatée, qui affecte la capacité du cœur à pomper le sang de manière efficace. Prévention : Des contrôles cardiaques réguliers, notamment des échographies et des radiographies, peuvent aider à identifier les signes précoces de la maladie cardiaque. L’épilepsie chez le chien est une condition neurologique qui peut se manifester sous forme de crises convulsives. Les Schipperkes peuvent être prédisposés à cette affection, généralement de manière génétique. L’hypothyroïdie canine est une affection dans laquelle la glande thyroïde ne produit pas suffisamment d’hormones thyroïdiennes, entraînant une diminution du métabolisme. Le syndrome de Cushing se produit lorsque les glandes surrénales produisent une quantité excessive de cortisol. Les problèmes gastro-intestinaux, tels que les vomissements, la diarrhée ou les ballonnements, peuvent affecter n’importe quelle race de chien, y compris le Schipperke. Le diabète sucré est une maladie hormonale qui affecte la régulation de la glycémie. Le Schipperke, comme de nombreuses autres races de petits chiens, peut être prédisposé à cette condition, particulièrement les chiens plus âgés ou ceux en surpoids. Le Schipperke est un chien actif et a donc besoin de sorties et exercices quotidiens. Sa nourriture est à diviser en 2 repas par jour.
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Conditions de vie et cohabitation
Les familles avec enfants constituent un environnement propice à son épanouissement, à condition de maintenir un cadre éducatif cohérent. Les Schipperkes peuvent cohabiter avec d’autres petits chiens, des chats et des bons gros chiens. L’éducation depuis leur plus jeune âge peut être nécessaire pour atteindre ce résultat. Quelques grands chiens sont connus pour attaquer les Schipperkes, aussi est-il nécessaire d’évaluer la nature du grand chien avec qui le Schipperke est censé cohabiter. En l’absence de personnes, les Schipperkes apprécient la compagnie d'autres Schipperkes. Lapins, cochons d’Inde et souris doivent être protégés pour que le Schipperke ne les attrape pas. Du fait de sa petite taille, le Schipperke s’adapte aussi bien à la vie en appartement qu’en maison. S’il peut vivre en appartement, c’est toutefois à la condition de pouvoir lui permettre de se dépenser suffisamment au quotidien. Un maître sportif convient parfaitement à cette race de chien. Attention, c’est un chien très curieux, qui peut prendre la fuite pour explorer ce qui l’entendre. Si vous avez un jardin, il est important de bien le clôturer pour éviter les fugues. De nature extrêmement méfiante, il est impératif de socialiser le Schipperke dès son plus jeune âge et lui faire rencontrer au plus vite toutes les personnes qu’il sera amené à croiser au cours de sa vie.
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