Le monde de la glisse aquatique, riche et varié, est le théâtre de débats passionnés et d'échanges d'expériences entre ses adeptes. Au cœur de ces discussions, le wave ski et le kayak surf occupent une place de choix, suscitant curiosité, enthousiasme, mais aussi parfois des réserves ou des idées reçues. Ce forum virtuel rassemble des messages qui, par leur diversité et leur spontanéité, offrent un aperçu authentique de la perception que les surfeurs, kayakistes et autres glisseurs ont de ces disciplines, abordant les aspects techniques, la sécurité, l'apprentissage, et même la place de ces pratiques au sein de la communauté.
Les Premiers Pas en Wave Ski : Doutes et Conseils Initiaux
L'aventure en wave ski débute souvent par l'acquisition d'une embarcation, parfois d'occasion, soulevant de nombreuses questions pour les néophytes. Un utilisateur, Olivier D, raconte son expérience : "C'est mon premier poste sur votre forum car je viens d'acheter un waveski d'occaze que je n'ai pas encore essayé." Cette première immersion dans le monde du wave ski s'accompagne d'interrogations très pratiques. Il se questionne sur l'équipement : son waveski "m'a été vendu avec une pagaie de base de 205 cm". Concernant les ailerons, il demande : "Est ce qu on peut mettre un aileron vague de chez decatlhon dessus, mais il reste deux emplacements pour mettre trois ailerons." Le confort est aussi une préoccupation, comme en témoigne sa question : "Est ce qu on peut mettre un petit dossier souple pour maintenir le dos ?"
Avec un "stage eaux vives sur l'isere d'une semaine en alternance kayak/hydrospeed il y a 10 ans" comme unique expérience préalable, Olivier D fait preuve d'humilité : "je n'ai a mon actif qu un stage eaux vives sur l'isere d'une semaine en alternance kayak/hydrospeed il y a 10 ans (mais c'etait pendant les championnats du monde ))". Il estime que "l'engin n'est pas dans les standards actuel mais encore une fois je debute et je ne surestime pas mes capacités." Face à cette inexpérience, les membres du forum partagent des messages de prudence. Reg, un autre membre, interpelle Olivier D : "que veux tu faire en rivière, te lancer dans un parcours d'eaux vives as tu un casque, un gilet." Olivier D, rassurant, répond : "Reg tes messages de prudence sont tout a fait appropriés puisqu'effectivement je devrais le mettre a l'eau pour la premiere fois cette semaine sur un lac. J'ai dejà un casque et un gilet." Ces échanges illustrent la nécessité d'une approche progressive et sécurisée, surtout lorsqu'on débute.
Wave Ski en Mer ou en Rivière : Un Débat Fondamental sur l'Usage
La question de l'environnement de pratique du wave ski est l'une des plus controversées. La distinction entre l'usage en mer et en rivière est clairement marquée par certains utilisateurs. Tomasi exprime une opinion tranchée : "Je n'essairais même pas de descendre des rivières, même plates, en waveski. C'est fait pour surfer, point barre !" Pour lui, tenter l'aventure fluviale en wave ski serait une "galère", équivalant à "descendre avec une shortboard". Djaz renchérit en affirmant : "Allez avis perso : le wave ski doit rester en mer pour la simple est bonne raison qu'un floteur c'est pas prévu pour faire de la rivière et c'est la vautre assurée". Il va même plus loin, suggérant que ceux qui pensent le contraire ont peut-être "du vivre quelques expériences peu convaincante avec des freestyleurs trouduc qui reste rien et surtout pas les autres pratiques…"
Cette vision restrictive est contestée par d'autres. Gyzmo s'insurge contre ce qu'il perçoit comme du sectarisme, qualifiant même cela de "Belle exemple de racsisme !" de la part de Piep. Gyzmo argumente : "Je vois pas pourquoi on pourrais pas aller surfer en mer avec un taifun canyon ??? certes c'est pas super transcandant, et c'est plus sympa avec un fond plat… mais la encore aucune raison que ce soit reserver au wave skieur…. quel mentalité… hahaha….. ce qu'il faut pas entendre comme connerie…." Ces discussions mettent en lumière les tensions potentielles entre les différentes communautés de pratiquants et les attentes spécifiques liées à chaque type d'embarcation. Au-delà des considérations techniques, c'est une question de culture et d'ouverture d'esprit qui est soulevée.
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Parallèlement au débat sur l'environnement, des détails techniques importants pour la pratique sont abordés. Concernant la pagaie, Tomasi conseille : "Pour la longueur de pagaie, c'est clair qu'il faut la rétrécir. Il ya toutes les réponses dans le coin des bricoleurs." Ces échanges techniques sont cruciaux pour les débutants cherchant à optimiser leur équipement et leur pratique.
Sécurité et Techniques Essentielles en Wave Ski et Kayak Surf
La sécurité est une préoccupation majeure dans la pratique de la glisse, et plusieurs discussions sur le forum y sont dédiées, notamment concernant l'esquimautage et l'utilisation des sangles. Ricou souligne l'importance des sangles abdominales pour l'esquimautage : "sans sangle abdominale, c'est impossible de l'apprendre car tu n'as aucun appui pour faire pivoter longitudinalement ton bateau." Gyzmo insiste sur l'instabilité du wave ski à l'arrêt ("un wave c'est pas super stable a l'arrêt") et met en garde contre les dangers liés à la sangle ventrale en cas de chute : "il faut que tu sois sur de pouvoir retirer la sangle ventrale… Parce que quand tu te prend un grosse rouste (et y'a pas forcment besoin que la vague soit grande) que tu te retrouve, a l'envers que tu n'arrive pas a retirer ta sangle, c'est un peu galère… du coup tu finis en faisant la tortue.." Il rappelle également l'importance des "règles de priorité sur les vagues, sa eviteras tout problème, utilisateur pas content, voir très enerver…"
Des témoignages d'incidents soulignent la réalité des risques. Guillaume62 relate une mésaventure : "grosse vague, je me suis pris la déferlante de côté pas mal chahuté dans la mousse foirage d'esquimautage! déjupage et natation pendant près d'un quart d'heure!". Il évoque aussi un problème avec un "wave (ou plutôt en slide de chez RTM)" où "la sangle se vrille! ca prends un peu de temps avant que tu comprennes ce qui t'arrive, et j'en connais au moins deux autres a qui est arrivé la même mésaventure avec le même matos)". Paulo partage une histoire similaire concernant un ami : "il savait pas esquimauter, la sangle à largage rapide s'était retournée donc…impossible à enlever. il se débattait dans l'eau, en essayant de prendre de l'air de temps en temps. et dans un dernier coup de rein, il a reussi à se retourner." Fabrice C exprime ses craintes : "Franchement, je n'ai jamais vu un mec (moi y compris) foirer un eskimo et rester coincé dans un kayak normal. C'est justement ce qui me fout les boulles avec ces sangles de wave".
Face à ces préoccupations, Toma propose des solutions : la mésaventure de la sangle en wave ski est "Archi connue". Un "pote de club" a eu sa "sangle abdominale" qui a "vrillé, entraîné en rouleaux de bord, il a cru son heure venue". Il a "fini par couper… au couteau. D'où l'intérêt de posséder un objet tranchant avec nous… et je n'en ai pas." Toma suggère : "Mais on peut aussi très bien pratiquer le wave sans sangle au début !" Cependant, Paulo n'est pas d'accord : "ouais, j'conseil pas. je conseil plutot avec sangle, mais sans les foot-straps." Le port du gilet est unanimement recommandé : "NE PAS OUBLIER SON GILET par contre !!!! (suivez mon regard, je pense au Mark Spitz de notre forum …)."
Au-delà des accidents, la discussion s'élargit aux risques généraux en sport. Voismann partage son expérience personnelle : "Sans être alarmiste, il y a deuux mois, j'ai fait un infarctus suite à une scéance de vagues avec un petit Storm de chez Valley. Les vagues ne sont pas en cause et encore moins le bateau. Cependant je crois qu'il faut tout de même faire un peu gaffe dans les vagues (quelque soit le support). Pensez échauffement et étirements. Surtout ne pas surestimer son niveau." Toma adopte une perspective philosophique : "Partout le danger existe ! Le tout est de connaître ses limites. Sans vagues, pas de trip, pas de glisse, pas de kayaks surf !". Fabrice C conclut : "Le shorebreak, c'est dangereux, même en bodyboard ! Même à la nage, en fait !".
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Wave Ski, Kayak Surf et l'Éventail des Sports de Glisse
La comparaison entre le wave ski et le kayak surf, ainsi que leur positionnement par rapport à d'autres sports de glisse comme le surf traditionnel ou le stand up paddle (SUP), est un thème récurrent. Djaz s'interroge : "C'est as la même chose kayak surf et wave-ski?". Toma apporte un éclaircissement détaillé, décrivant "2 conceptions à vrai dire différentes de la glisse". Pour le wave ski, il note que "tes débuts commencent par une série de tremblements", mais que l'on "progresse très vite". Cependant, "seul hic / wave, l'esquimautage qui se révèle coriace, seul un pied reste dans le foot strap." En revanche, le kayak surf offre des avantages en "conditions plus "moussues" avec une écume plus présente, tu peux quand même sortir la bestiole (ce qui n'est négligeable l'automne et l'hiver venus)". Il décrit l'expérience en kayak surf : "En take off ou démarrage de vagues, si tu veux de l'adrénaline, tu vas en avoir dans ton cockpit, grâce à ses ailerons la bestiole accroche de suite et là , tu connaîtras le bonheur de dérouler une belle droite sur sa longueur, support qui épouse véritablement la vague." Quant à la sécurité, bien que "plus dangereux" si l'on s'amuse "dans des shore breaks trop violents", "la colonne risque de morfler mais l'esquimautage se révèle aisé." En somme, "Bref, le kayak surf, que du bonheur par la vitesse qu'il dégage !"
Les motivations pour choisir l'une ou l'autre discipline divergent. Toma explique que "les kayakistes de base préfèrent le kayak surf par les sensations de gîte, d'appui qu'ils retrouvent dans la wave." Fabrice C, cherchant la "glisse et contact avec la vague, que figures", se voit conseiller : "le kayak surf est pour toi !". Il s'interroge néanmoins si "les kayak surf ne sont ils pas un peu courts pour la glisse ?".
Le stand up paddle (SUP) est également mentionné, mais avec une certaine ironie par Toma, qui le décrit comme "cet effet de mode qu'est le stand up paddle où les gars debout ont plus l'air de crapauds mal dégrossis, le postérieur en arrière à quoi s'ajoute une frime qui me fait dire que le ridicule ne tue pas (sans quoi du côté de La Torche il en aurait déjà eu une dizaine à tomber comme des mouches… )".
Un problème physique personnel influence le choix de Guitouni : "j'ai de gros problemes de chevilles qui font que je supporterais pas d'avoir les pieds tordus dans une position donné pendant des heures dans le bateau (ni les pieds dans des foot-straps de wave skis)". Toma le rassure : "pas étonnant que tu te sois senti comme qui dirait à l'étroit dans le support que tu as essayé: Les kayaks rodéo sont souvent conçus pour des gabarits peu volumineux… Pour les modèles de kayak surf, rien de cela et tu te sentiras revivre tant la largeur et la longueur du cockpit sont conséquentes… et là , à toi les waves de bonheur !!! Tes doigts de pied te remercieront en plus !"
La discussion s'étend même aux surfskates, perçus comme des outils d'entraînement au surf. Un utilisateur partage son expérience critique des surfskates YOW. Son "objectif premier est de progresser en surf grâce à mon surfskate", et il cherche un "surfskate qui m’offre les meilleures sensations surf mais surtout qui me permet de travailler les bons mouvements." Il reproche aux YOW d'être "trop radicaux" et "trop « plongeants »", des sensations qu'il ne retrouve pas en surf où "une planche de surf tourne avec plus de douceur. Des virages doux dans lesquels on va maintenir l’énergie pour garder de la vitesse." Il craint que la radicalité de ces surfskates ne lui fasse prendre "des mauvaises habitudes" comme "des simples mouvements de cheville pour relancer par exemple, que je n’arriverai pas à porter sur ma planche de surf car ils ne fonctionneront pas." Il insiste sur le fait que "le surf demande d’impliquer tout le corps et des techniques comme la compression-extension." Il critique également l'assistance fournie par le "ressort dans le truck Meraki S5 qui est très puissant" créant un "rebound" qui "aide beaucoup à générer de la vitesse après chaque virage." Son argument est qu'en surf, "on cherche le mouvement le plus pur", et avec un YOW, "Je peux faire de nombreuses erreurs sur mon YOW et je vais quand même garder de la vitesse car ce truck travaille pour moi." Il conseille plutôt "un Carver (CX ou C7), un Smoothstar, un Triton ou un Slide" pour l'entraînement surf, et déconseille YOW "à un surf skateur débutant. A cause de sa radicalité" et du risque de développer le "wiggle", une "technique pas du tout efficace et esthétique pour générer de la vitesse".
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Enfin, la transition entre le ski et le surf est évoquée par BlackCrows : "Quand tu sais skier … beaucoup plus simple de se mettre au surf que l'inverse … Pas d'accord, même combat avec des avantages et des inconvénients dans les deux pratiques. Ta pratique du surf te servira car tu as des notions de glisse et tu as des bases en prorioception… mais tu dois apprendre les bases et pour ça qq cours sont les bienvenus."
La Communauté, les Clubs et la Promotion des Sports de Glisse
L'intégration dans une communauté et l'accès à des structures d'apprentissage sont souvent perçus comme essentiels pour les débutants. Djaz conseille à Olivier D : "si il y a un club pas trop loin de chez toi, c'est t'inscrire au moins une saison pour pouvoir "réviser" ce que tu as appris, vu que ça date un peu et puis apprendre de nouveaux trucs…" L'importance des spots et des rassemblements est également mise en avant. Paulo suggère que "là où y'a des surfers y'a matiere à developper le waveski."
Des informations sur l'existence de clubs et de ressources sont partagées. Christophe mentionne que "Le club de Quimperlé a ( avait ?)" une structure. Hervé indique : "Pas évident en Ille et Vilaine…essaye les Corsaires Malouins, à Saint Malo." Serge détaille une initiative : "le CDCK(comité départemental de canoe kayak) a acheté des waveskis pour les mettre à la disposition de ses adhérents. Ils sont au club de Crozon. Il suffit de contacter le club pour réserver. Il y a également une remorque pour aller sur le spot de son choix en fonction des conditions météo." Didier B propose des rencontres : "Je vais régulièrement surfer à Frehel, on pourrait si retrouver quelquefois. Je ne suis pas un pro mais j'ai un wave depuis un an. Ma pratique du kayak me permet de me débrouiller et d'esquimauter à l'occasion."
Toma déplore le manque de reconnaissance du kayak surf en France : "Pour ce qui est de la connaissance de ce sport en France, il est quasi nul hormis nos amis basques qui sont structurés lesquels représentent la France sur les grandes compet' internationales. Alors pourquoi la mayonnaise ne prend pas ? Le sport est encore trop mal connu dans l'hexagone (les médias s'en contrefichent… comme le kayak de mer en général !)." Il décrit les pratiquants français comme "dans 90 % des cas des autodidactes, une passion souvent apparue / clubs de kayak de mer; souvent pour le fun, on finit par la traditionnelle séance de vagues après la rando entre potes et c'est là si tu sens, si le virus tu l'as ou pas !" Il exprime son désir de "mieux faire connaître la discipline dans le coin et ailleurs en France" et exhorte les hésitants : "Jetez vous à l'eau, essayez !" Fabrice C, évoquant un "vague souvenir de mon paternel là -dessus, ça devait être les tous premiers. La pantoufle il appelait ça je crois", montre l'ancrage historique de ces pratiques. Christian confirme ce surnom : "Bouche ou pantoufle !". Il ajoute que "Siouville" est "sans nul doute, le meilleur spot de Normandie avec un bon camping juste en bord de mer."
Cependant, la cohabitation entre les différentes pratiques n'est pas toujours harmonieuse. Un témoignage poignant révèle les tensions : un utilisateur rapporte avoir rencontré "un mec et sa nana" qui font du wave ski et qui lui ont expliqué qu'ils sont "systématiquement insultés à l'eau et leur camion waxé de tous les cotés de "go home"". Cet incident souligne des problèmes de tolérance et de partage des spots, malgré l'objectif commun de "plaisir de la glisse".