Quand je serai grand, je serai surfeur : quel métier choisir ?

« Bosser moins pour surfer plus », un slogan qui résonne avec tous les passionnés de vagues. La quête de l'équilibre entre travail et surf est un défi constant pour de nombreux adeptes de ce sport. Alors, existe-t-il un métier idéal pour un surfeur ? Explorons les témoignages et les pistes pour conjuguer passion et profession.

Concilier passion et profession : un défi pour les surfeurs

Nombreux sont ceux qui ont manqué une session de surf parfaite à cause des obligations professionnelles. Les surfeurs doivent jongler entre leur emploi et leur passion pour les vagues. Mais comment trouver le métier qui permet de profiter au maximum des conditions de surf ?

Témoignages de surfeurs et leurs métiers

  • Artiste orienté surf : Un artiste dont le travail est centré sur la culture surf trouve son inspiration dans chaque session. Son emploi du temps flexible lui permet de s'adapter aux conditions de vagues sur la côte basque.
  • Médecin : La profession de médecin offre la possibilité de travailler dans diverses destinations de surf, que ce soit en France métropolitaine, dans les DOM-TOM ou sur des spots reculés. Bien que les études soient longues et exigeantes, l'aménagement des journées de travail en fonction des conditions est un avantage.
  • Spécialiste des réseaux sociaux pour les riders : Ce professionnel accompagne les riders dans leur stratégie sur les réseaux sociaux, ce qui lui permet de côtoyer les surfeurs sur leurs spots de rêve et de partager leur vie.
  • Employé chez Boardriders : Travailler pour une entreprise comme Boardriders offre l'opportunité de contribuer à la culture surf et de baigner dans un environnement passionnant, entouré de reliques et de photos légendaires. Henri, développeur web chez Boardriders, a suivi une formation en alternance après avoir travaillé comme serveur.
  • Artisan travaillant le bois : Un artisan peut façonner ses propres planches de surf (alaïa) et expérimenter avec des formes primitives. Cependant, le manque de temps et la fatigue physique après le travail peuvent être des obstacles.
  • Shaper indépendant : Être son propre patron permet de surfer et de travailler selon ses envies et les conditions de surf. Toutefois, ce métier peut être difficile, avec des revenus incertains et une reconnaissance sociale parfois limitée.
  • Freelance : Le statut de freelance offre la flexibilité nécessaire pour adapter son emploi du temps aux marées et aux conditions de surf. La possibilité de travailler aux quatre coins du monde est un atout, mais cette voie est plus risquée en raison de l'absence de salaire fixe.
  • Free surfeur : Vivre de sa passion, le freesurf, permet de choisir ses destinations, les personnes avec qui voyager et la manière de raconter ses expériences à travers des films et des récits de voyages. Cette profession est cependant incertaine et ne permet pas de planifier une carrière à long terme.
  • Professionnel du voyage : Un professionnel du voyage peut organiser ses déplacements en fonction des swells, mais le temps sur place est souvent limité en raison des contraintes professionnelles.
  • Créateur de contenu axé sur le surf et l'écologie : Un créateur de contenu dont la vie tourne autour du surf, du voyage, de l'aventure, du sport et de l'écologie peut avoir du mal à gagner sa vie, mais il peut trouver des financements grâce à des partenaires, des événements et le soutien de sa communauté.

Les défis du surf professionnel

Si le surf professionnel fait rêver avec ses paysages paradisiaques et ses spots exceptionnels, il est confronté à une réalité moins reluisante : la précarité. La majorité des athlètes peinent à joindre les deux bouts et doivent souvent recourir à des prêts pour financer leurs déplacements.

Michel Bourez, surfeur tahitien de renom, a connu des débuts difficiles et a dû enchaîner les petits boulots pour financer ses premières compétitions. Tessa Thyssen, surfeuse de deuxième division mondiale, a travaillé comme baby-sitter, dans la restauration et la vente pour financer ses saisons.

Le voyage est une nécessité pour évoluer et se faire repérer, mais cela représente un défi financier important pour les jeunes surfeurs.

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Conseils pour les jeunes passionnés de surf

Julia, une jeune surfeuse de 15 ans, souhaite trouver un métier qui lui permette de travailler dans l'univers du surf, près de la mer. Voici quelques pistes à explorer :

  • Habiter près de l'océan : C'est la condition sine qua non pour surfer régulièrement.
  • Devenir kiné : Cette profession permet de travailler près de l'eau et de côtoyer des sportifs.
  • Travailler dans le tourisme : Les écoles hôtelières peuvent ouvrir les portes à des emplois dans des lieux privilégiés, mais il faut être attentif aux salaires et aux prix de l'immobilier.
  • Être à son compte : Cela offre la possibilité de s'installer où l'on souhaite, près des vagues.
  • Choisir une filière qui permette de vivre près de la mer : Le métier n'est pas forcément en lien direct avec le surf ou la mer.
  • Se former aux métiers du numérique : Henri, développeur web chez Boardriders, a suivi une formation en alternance après avoir exercé comme serveur. Il a prouvé sa motivation et sa passion pour le surf, ce qui lui a permis de décrocher un emploi dans une entreprise qu'il affectionne.

L'importance de l'organisation et des sacrifices

Quel que soit le métier choisi, il est essentiel de s'organiser et de faire des sacrifices pour pouvoir surfer régulièrement. Les repotiens, par exemple, ont des emplois divers et variés, mais ils parviennent à surfer assez souvent grâce à une bonne organisation et à des choix personnels.

La réalité de la vie sur la côte

Vivre sur la côte fait rêver, mais il est important de prendre en compte la réalité du marché de l'emploi, le coût élevé de l'immobilier et la saturation des villes côtières en été. De plus, vivre sur la côte ne signifie pas surfer toute la journée, car les obligations professionnelles et familiales restent les mêmes.

Être surfeuse professionnelle : un rêve accessible ?

Johanne Defay, surfeuse professionnelle française, témoigne de sa carrière et des défis qu'elle a rencontrés. Elle souligne l'importance des voyages, de l'accompagnement, de la nutrition et des relations avec les autres surfeuses.

Elle évoque également la question du financement et du crowdfunding, ainsi que la dépendance à l'image et la "sexytude" assumée de certaines surfeuses.

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Enfin, elle aborde la question de la reconversion et se verrait bien devenir prof de yoga.

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