Le Parachute de Paliers : Un Élément Indispensable de la Sécurité en Plongée Sous-Marine

Le parachute de paliers est bien plus qu'un simple accessoire de confort pour le plongeur ; c'est avant tout un élément de sécurité d'une importance capitale dans l'équipement de tout pratiquant de la plongée sous-marine. Au même titre que le détendeur ou le gilet, il doit être considéré comme un équipement de sécurité à part entière. Les cas de pertes de plongeurs en mer, malheureusement trop fréquents, suffisent à s'en persuader. Qui n'a jamais entendu parler d'une palanquée que le bateau a mis plus d'une heure à retrouver, parce qu'ils sont remontés loin du point de sortie prévu et que le pilote ne les voyait pas à cause des vagues ou du soleil ? Ces situations soulignent l'utilité vitale du parachute de paliers, un accessoire indispensable pour les plongées en mer qui ne doit absolument pas être négligé.

Il est fréquent de suggérer aux plongeurs d'attendre le deuxième niveau de plongée pour se familiariser avec cet équipement, mais il est préférable que les plongeurs et plongeuses les manipulent dès le début de leur parcours, une fois qu'ils maîtrisent les bases de la flottabilité. Cette approche précoce permet une meilleure intégration des gestes de sécurité. De plus, il est essentiel de comprendre qu'il est utile d'avoir un parachute par plongeur et non pas un seul par palanquée, afin d'assurer une signalisation individuelle et une sécurité accrue pour chacun.

Les Critères Essentiels pour un Choix Éclairé de Votre Parachute de Paliers

Le choix d'un bon parachute de paliers ne doit pas être dicté par des considérations de confort ou de faible encombrement, bien que ces aspects soient non négligeables. En effet, le principal critère qui guide actuellement le choix d’un parachute de paliers chez le plongeur moyen est souvent son faible encombrement. Le désir est qu'il soit le plus petit possible et qu'il puisse se loger dans une poche de gilet stabilisateur, être facilement accessible et se déployer sans peine. Cependant, il est clair que si le critère de confort est un élément non négligeable, il est loin d’être le plus important dans le choix d’un bon parachute.

Les questions à se poser doivent plutôt être : Que vais-je faire de mon parachute ? Est-ce seulement un élément de signalisation ou doit-il pouvoir fournir aussi un support ? Est-il visible de loin, par mer agitée, dans le soleil ? Un parachute doit répondre à toutes les situations, comme tous les équipements de sécurité. Il doit être suffisamment grand pour être repéré de loin, même dans des conditions difficiles. La couleur est également cruciale : privilégiez les couleurs flashy, en gardant à l'esprit que le parachute de palier jaune délivre un message d’urgence, il est donc à réserver à des situations bien spécifiques. Enfin, il va de soi qu'il doit être en bon état.

Nous avons effectué un test sur différents types de parachutes, afin d’en éprouver les possibilités et l’efficacité, dans toutes les conditions. Cette conclusion paraît évidente, mais quand on voit, sur un bateau de plongée, les parachutes de certains plongeurs, on peut en douter. Nous n’avons pas pris en considération la marque, mais uniquement l’aspect pratique, car presque tous les fabricants commercialisent différents modèles de ces parachutes.

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Panorama des Types de Parachutes de Paliers Disponibles

Le marché de la plongée offre une variété de parachutes de paliers, chacun présentant des caractéristiques, des avantages et des inconvénients spécifiques. Comprendre ces différences est essentiel pour faire un choix adapté à ses besoins et aux conditions de plongée.

Le Parachute "Traditionnel" ou de Faible Longueur : Une Utilité Limitée

L'un des premiers modèles à avoir été commercialisés, le parachute de faible longueur, est aujourd'hui pratiquement disparu au profit de son homologue de grande longueur. Sa disparition n’est pas une perte car c’est le moins fonctionnel. Côté visibilité, ce n’est pas non plus l’idéal : s’il est visible à courte distance par mer calme, ça se gâte sérieusement dès que la mer commence à être agitée et si le plongeur sort loin du bateau. Quand le plongeur se trouve dans le soleil par rapport au bateau, il devient carrément invisible. Ce genre d'accessoire présente donc une utilité très relative et offre des conditions de sécurité nettement insuffisantes. Il peut tout au plus être utilisé en appoint, par exemple pour signaliser une zone d’exercice sur un site calme comme une crique, ou bien pour l’apprentissage initial.

Certains modèles de cette catégorie, souvent appelés "saucisses", sont très pratiques car très peu encombrants. Ils se roulent et tiennent facilement dans une poche de gilet stabilisateur. L’extrémité ouverte est lestée, de sorte qu’il ne se retourne pas en surface et évite ainsi de se dégonfler intempestivement. Cependant, par mer plus agitée ou par vent fort, la saucisse a tendance à se rabattre sur la surface de l’eau et perd donc en visibilité.

Le Parachute Artisanal : Robustesse et Visibilité Optimale

Le parachute artisanal est une option intéressante, combinant robustesse et excellente visibilité. Le modèle présenté a été fabriqué à partir d’un sac à voiles en toile caoutchoutée étanche, de couleur orange, dont l’ouverture a été fixée sur un morceau de tube de PVC de 12 cm de diamètre, autour duquel on enroule le fil. Ce type de sac doit être parfaitement étanche et de couleur vive (orange ou jaune). Il ne faut pas prendre un sac en toile nylon, mais plutôt en toile caoutchoutée. Le tube en PVC a un diamètre de 12 cm et une hauteur de 10 cm ; on le perce à 4 endroits pour passer le cordon de fixation et on assure le maintien par de l’adhésif.

Le parachute replié tient aisément dans le volume offert par le tube de PVC. Il peut être aisément accroché à l’aide d’un mousqueton, à portée de main sur un harnais ou une ceinture. Le poids du tube de PVC, augmenté du mousqueton ou d’un petit poids additionnel, permet de le maintenir en position verticale sans effort. Il peut être gonflé à grande profondeur, une faible insufflation suffit alors, l’augmentation du volume due à la loi de Mariotte faisant le reste à la remontée. Le diamètre du tube PVC permet un gonflage très aisé.

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Côté visibilité, ce type de parachute est très visible en surface quelles que soient les conditions météo et la distance. Il ne s’enfonce pas sous la surface même par fortes vagues et offre un point d’appui stable. Si le plongeur émerge dans le soleil par rapport au bateau, l’important volume reste visible même de loin. Les plongeurs professionnels qui l’utilisent n’ont jamais eu à souffrir d’un problème de repérage, malgré une utilisation dans des conditions extrêmes. Le fil est un cordon de nylon de fort diamètre, difficile à emmêler. Le poids du mousqueton aide à son déroulement lors du gonflage. Très facile de fabrication, il est aussi très résistant.

La "Saucisse" de Très Grand Volume : Le Must en Matière de Support et de Visibilité

Considérée comme le "must du genre", la "saucisse" de très grand volume est en fait une saucisse de très grand volume, d’une longueur d’environ 1,50 m. L’ouverture est équipée d’un système de non-retour, empêchant le parachute de se vider. Son grand volume permet d’offrir un support sans faille, même pour un poids important. Son volume fermé permet aussi de s’en servir de bouée en surface. Sa grande hauteur ainsi que son grand volume permettent de le repérer de très loin, même dans le soleil ou par mer forte.

Très utilisé par les plongeurs Tek, il peut être déployé directement à partir du fond, à l’aide d’un moulinet. Le plongeur est alors en position très stable pour le gonfler. Une petite injection de gaz suffit, le volume augmentant lors de la remontée. Il n'y a donc pas de risque d’être tiré vers la surface. Une fois le parachute en surface, il suffit de remonter en rembobinant le moulinet. Le plongeur bénéficie alors d’un point d’appui permanent tout au long de sa remontée. Un peu plus encombrant que les autres, il peut être fixé sur un harnais ou directement contre la bouteille, à l’aide d’élastiques.

Les Innovations Modernes : Soupapes, "Bec de Canard" et Options Spécialisées

Les parachutes de paliers modernes intègrent des caractéristiques techniques améliorant leur performance et leur sécurité. Un modèle muni d’une soupape est essentiel pour éviter qu’il ne se déchire lors de la remontée, quand l’air va reprendre du volume. C’est aussi plus simple pour le dégonfler. Votre parachute de palier doit d’office avoir un "bec de canard", une configuration particulière destinée à ne pas laisser s’échapper l’air. De cette manière, il ne se dégonflera pas en surface et restera bien droit.

Le parachute de palier avec soupape est muni d’une soupape empêchant la surpression et donc la déchirure de votre parachute. Vous ne devrez pas faire attention au volume d’air que vous injecterez. Grâce à la soupape et à la forme dite "en bec de canard" qui empêche le retour de l’air vers l’extérieur, l’air injecté dans le parachute ne sortira pas et votre parachute tiendra bien droit en surface. Il vous suffira de mettre un peu de tension dans le bout pour bien vous signaler.

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Il existe également des parachutes de paliers avec leur bouteille individuelle de gonflage, ce qui élimine le besoin d'une source d'air externe et rend l'opération très facile. Les parachutes de paliers Scubapro, Aqualung, Apeks, DAN et dans les autres marques présentes sur le marché sont aujourd’hui de bonne qualité. On peut trouver des modèles spécifiques comme celui de Decathlon Pro, qui présente un lest sans plomb (thermoplastique chargé en zinc) de 140 grammes, une drisse non flottante (9 m) en polyester pour une meilleure résistance à la lumière du soleil, et un mousqueton de fixation pivotant. Il est également équipé d'une valve anti-retour brevetée qui permet au parachute de rester bien gonflé, même s'il se couche sur l'eau (vent, vague, manque de tension sur la corde). Cette valve assure aussi la fonction de valve de surpression, protégeant le parachute contre les dommages lorsque l'air se dilate lors de la remontée. Ces modèles peuvent aussi être munis d’un anneau de fixation en nylon sur l’extérieur pour l’utiliser avec un enrouleur/spool (vendu séparément). Le tissu principal en polyamide avec enduction polyuréthane garantit une bonne résistance à l’abrasion et au frottement, avec une couture protégée et renforcée par un tissu de protection (galon).

Enfin, pour les situations extrêmes, il existe des parachutes munis d’une bande métallique détectable par les radars, une option intéressante si vous avez peur d’être perdu en mer, et qui peut être couplée avec un Nautilus Lifeline.

Les Techniques de Gonflage et de Lancement : Maîtrise et Sécurité

La maîtrise des techniques de gonflage et de lancement du parachute de paliers est fondamentale pour garantir son efficacité et la sécurité du plongeur. Une mauvaise manipulation peut non seulement rendre l'équipement inutile, mais aussi créer des situations dangereuses.

Principes Généraux de Déploiement

Avant toute chose, commencez par déplier votre parachute. Pour cela, placez-vous toujours dos au courant lorsque vous manipulez votre parachute de palier. Une fois complètement déployé, vous devez maintenant gonfler votre parachute pour qu’il puisse remonter en surface signaler votre présence. D’une manière générale, déployez le parachute, mettez-y un peu d’air pour qu’il se déplie. Vérifiez que tout est OK et injectez plus d’air. Il est totalement inutile de remplir à fond votre parachute. En effet, en remontant, l’air subira moins de pression et gagnera en volume, conformément à la loi de Mariotte. Dans tous les cas, si vous vous sentez emporté rapidement vers le haut, lâchez votre parachute en le gardant en vue et revenez le chercher calmement. Pour cela, même si vous utilisez un finger-spool ou un dévidoir, n’accrochez jamais votre parachute à votre gilet durant la manipulation. Le risque d’être emporté est bien réel.

Méthodes d'Injection d'Air

Il existe différentes manières d’injecter de l’air dans votre parachute de palier, chacune avec ses avantages et ses inconvénients :

  1. Gonflage à la bouche : Certains plongeurs utilisent cette technique qui consiste à souffler de une à trois fois l’air inspiré directement dans le parachute. Cependant, cette méthode n'est pas la plus recommandée, car le fait d’être si proche du parachute de palier offre un risque trop important d’emmêlement. De plus, cela suppose de devoir retirer le détendeur de votre bouche, ce qui peut être problématique, surtout dans des conditions difficiles.

  2. Gonflage via l'octopus (deuxième détendeur) : On utilise cette source d’air pour venir gonfler le parachute de palier. Il est inutile d’aller insérer votre détendeur à l’intérieur du parachute au risque de le coincer ; si vous le positionnez bien en dessous, l’air va naturellement entrer dedans. Si l’eau est froide, veillez à ne pas faire fuser longuement votre source d’air, car cela expose le détendeur à un risque de givrage. Préférez faire deux ou trois jets directement dans le parachute avant de le laisser remonter. De même, l'utilisation de l'octopus pour gonfler le parachute, en fin de plongée, lorsque les plongeurs sont classiquement proches de la réserve et donc plus proches d’une panne d’air éventuelle, est déconseillée. Utiliser son octopus dans ce cas, amène le plongeur à ne pas le remettre en place après avoir gonflé le parachute.

  3. Gonflage via le tuyau d'inflateur : Il s’agit d’utiliser votre tuyau d’inflateur et de le brancher directement sur le raccord spécial prévu sur votre parachute. Une fois gonflé, votre parachute va se détacher du tuyau d’inflateur et remonter. Cette méthode est moins courante, et certains plongeurs ne l'ont jamais utilisée.

  4. Gonflage avec l'air du gilet : Ici, l’idée est d’utiliser l’air contenu dans votre gilet pour gonfler votre parachute de palier. De cette manière, votre flottabilité va rester neutre, ce qui est un avantage considérable pour maintenir une stabilité au palier.

  5. Parachute avec bouteille individuelle de gonflage : Ceux et celles qui veulent se rendre la vie facile seront tentés de s’équiper d’un parachute de palier avec bouteille. Le principe est d’avoir un parachute avec une mini bouteille accrochée dessus. Lorsque vous voulez gonfler votre parachute, il vous suffit d’ouvrir le robinet de votre bouteille. Les avantages sont la facilité d’utilisation, mais aussi la sécurité. En effet, il n’y aura aucun effet de déstabilisation ni modification de votre flottabilité. De plus, vous pouvez directement lâcher votre parachute, il continuera à se gonfler durant la remontée. Les inconvénients sont le poids et l’encombrement, et il faut aussi faire regonfler chaque fois votre mini bouteille.

La technique préférée de certains experts consiste à utiliser l'air expiré normalement. Après avoir entièrement largué le bout du parachute et avoir vérifié que rien n’y est accroché et qu’il n’y a aucune entrave, il suffit d'incliner la tête vers la droite et de souffler une première fois dans le parachute pour le gonfler un peu. Une deuxième et/ou une troisième expiration gonfleront complètement le parachute, et il suffira de le lâcher pour qu’il remonte gentiment.

La Gestion de la Drisse : Systèmes et Bonnes Pratiques

La drisse, ou le fil du parachute, est un élément crucial dont la gestion impacte directement la sécurité et la facilité d'utilisation. Les systèmes de gestion de drisse ont évolué pour minimiser les risques d'emmêlement et de complications.

La Drisse Lestée (avec plomb) : La Méthode Traditionnelle

Le système le plus ancien et souvent le plus enseigné implique un cordon que l’on doit enrouler, lesté à son extrémité par un petit plomb. C’est la source de bien des ennuis lors de la manœuvre de déploiement. Souvent, le fil s’emmêle et le plongeur se voit entraîné vers la surface. Pour le déploiement, vous déploierez le parachute et le fil qui y est accroché se déroulera entraîné par le poids du plomb. Pour cela, prenez bien soin d’être dans une zone présentant une profondeur plus importante que celle du fil du parachute plus les 5 ou 6 mètres représentant votre profondeur de palier. Gonflez le parachute la plupart du temps avec son octopus et il remonte en surface. Il ne reste plus alors qu’à remonter en enroulant le fil autour du plomb durant l’ascension.

Cependant, on voit souvent au palier des plongeurs et plongeuses se démener avec les nœuds déjà présents dans le fil. Après, si le fil ne vient pas se coincer dans une palme, une jambe ou un autre accessoire, il faut que le fil soit suffisamment long pour que le plongeur ne soit pas attiré trop vite vers la surface. Dans tous les cas, assurez-vous que votre profondeur soit moins importante que le nombre de mètres de fil disponible. Enfin, il convient d’arriver à enrouler proprement sous l’eau votre fil autour du plomb, ce qui n’est pas toujours évident. Les plombs peuvent aussi venir s’écraser sur les fonds marins ou s’y coincer, risquant d’abîmer les récifs si la personne tire dessus. Il paraîtrait que c’est la technique la plus enseignée, mais peut-être serait-ce bien de changer.

Le Finger Spool : Simplicité et Fiabilité

Une alternative plus moderne et plus sûre est l'utilisation d'un finger-spool. Ici, vous allez avoir un parachute auquel sera accroché avec un mousqueton un petit dévidoir à manipuler avec vos doigts. Les avantages de ce système sont réels. D’abord, vous ne devrez pas attendre d’arriver au palier pour le lancer. Un autre avantage est que vous ne risquez pas de coincer le fil dans vos palmes ou de le voir venir se perdre dans le récif. Enfin, il n’y a pas, ou vraiment peu, de risque de faire des nœuds avec un finger-spool. Du coup, vous remontez calmement en enroulant le fil sur le spool. Bien entendu, tout n’est pas simple ; il s’agit de ne pas coincer votre doigt dedans ni de lâcher le spool et de le voir couler dans les profondeurs. Point de vue technique, rien de compliqué, c'est une méthode simple et efficace.

Le Dévidoir : Confort et Sécurité Avancée

Le dévidoir représente la solution la plus chère et la plus encombrante, mais aussi la plus simple et la plus sécurisante en termes de gestion de la drisse. En plus des avantages du finger-spool, le dévidoir permet d’enrouler très facilement et sans nœuds votre bout. Pour remonter, rien de plus simple, il suffit de rembobiner en gardant la tension dans le bout. D’un point de vue technique, c’est hyper simple : enlever le cran d’arrêt et faites partir votre parachute. Pas de risque de se coincer.

Certains modèles ont comme cran d’arrêt une sorte de poignée. Avec cela, si vous vous sentez emporté, la tension dans le bout va vous faire serrer la gâchette et libérer le fil. Vous ne risquez donc normalement pas de remonter d’un coup. Arrivé au palier, vous pouvez même vous appuyer sur le dévidoir tout en gardant la bonne profondeur, ce qui est cool et reposant. Notez que, même si pour ma part je le garde en main, comme il est muni d’un cran d’arrêt, dès que votre parachute a atteint la surface, il est possible d’accrocher le dévidoir à un anneau de votre stab et le cliquet cran d’arrêt jouera son rôle. Ça peut être intéressant si vous devez avoir les mains libres afin d’intervenir auprès d’un binôme en difficulté par exemple.

Quel que soit le parachute que vous utilisez, il peut être très utile de le personnaliser, de telle façon que le pilote du bateau soit en mesure de reconnaître les palanquées au palier grâce à leur parachute.

Personnalisation, Entretien et Rangement : Prolonger la Durée de Vie et Accroître l'Efficacité

Au-delà du choix et de la maîtrise des techniques de déploiement, la personnalisation, l'entretien et un rangement judicieux de votre parachute de paliers sont des aspects clés pour maximiser sa durée de vie et son efficacité en situation réelle.

Personnalisation pour l'Identification

Pour personnaliser votre parachute, vous pouvez équiper son extrémité haute, celle qui sera hors de l’eau une fois gonflé, d’une feuille de PVC souple blanche ou bien d’une ardoise. Sur celle-ci, vous pourrez noter, à l’aide d’un bâtonnet de couleur gras comme un pastel, des indications sur votre décompression (durée) ou sur un problème éventuel. De cette manière, on saura que c’est le vôtre et la personne en surface pourra mieux identifier les palanquées.

Couleur du Parachute : Un Langage de Sécurité

Concernant la couleur, il devra être rouge orangé. Il est impératif de souligner que les parachutes jaunes sont utilisés par les plongeurs TEK pour signaler une urgence vitale ; il est donc crucial de laisser de côté ce type d'engin pour la signalisation standard afin d'éviter toute confusion. La couleur orange sera la plus visible en mer bleue. Si la mer est déchaînée, alors prenez garde à la hauteur des vagues. Si les vagues sont hautes, il vaut mieux privilégier un parachute de grande taille pour éviter de les plaquer à la surface de l'eau.

Conseils de Rangement et d'Entretien

Un entretien régulier et un rangement approprié sont essentiels pour maintenir votre parachute en bon état de fonctionnement. Enroulez toujours soigneusement le fil de votre parachute. Lestez-le à l’aide d’un petit plomb à son extrémité, de façon à éviter qu’il flotte autour de vous lors du déploiement, risquant alors de s’accrocher sur une partie de votre équipement et de vous entraîner vers la surface au gonflage. Pour lover le bout, je conseille d’effectuer les "tours en 8" autour du pouce et de l’auriculaire ; je n’ai jamais rencontré le moindre souci d’emmêlement avec cette technique. On préférera aussi ranger le parachute avec un sandow plutôt que dans une pochette supplémentaire, ce qui facilite un déploiement rapide.

Il est aussi utile de marquer par un signe distinctif sur le bout les paliers à 6 mètres et à 3 mètres, offrant ainsi des repères visuels supplémentaires.

Pour le stockage du matériel, il est important de conserver votre équipement dans un endroit sec éloigné de la chaleur et de la lumière solaire directe, et loin des sources qui produisent de l’ozone, qui peut dégrader les matériaux. Avant le lavage, retirez tout capteur éventuel et fermez le capuchon de la valve pour protéger le mécanisme.

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