Les meilleurs spots de plongée sous-marine en Bretagne : une exploration immersive

Vous partez pour une expédition plongée en Bretagne ? Découvrez ici tous les meilleurs spots que recèle la péninsule la plus à l’ouest de France ! La Bretagne est mondialement connue pour la diversité de ses sites de plongée et la multitude d’épaves qui tapissent ses fonds marins. Si les conditions sont parfois difficiles, entre courants, visibilité réduite et températures plutôt basses, la plongée en Bretagne permet de découvrir des merveilles uniques au monde. Les débutants comme les plongeurs chevronnés pourront y trouver leur bonheur, avec des sites adaptés à tous les niveaux de pratique.

L’Île de Groix : un paradis minéral et historique

Au large de Lorient, posez vos valises sur l’Île de Groix pour découvrir un petit paradis de la plongée en Bretagne. S’adressant aux plongeurs débutants comme aux professionnels, une quarantaine de spots vous y attendent, entre plateaux rocheux et épaves. Située à la croisée entre Atlantique nord et sud, l’Île de Groix recèle une variété d’espèces marines impressionnante. Les amateurs d’épaves trouveront aussi leur bonheur avec pas moins de 10 navires reposant entre 25 et 60 mètres de fond.

Le Guido Möhring vous accueille par 30 mètres de profondeur, avec un magnifique canon qui trône sur le pont. Le Sperrbrecher mérite aussi le détour ! Immergé à une profondeur de 20 mètres, il est accessible aux débutants. Les nombreuses ouvertures laissant passer la lumière rendent aussi possible la pénétration dans la partie avant. Mais l’épave star de l’île est sans aucun doute le sous-marin allemand U171. L’exploration est réservée aux plongeurs confirmés car celui que l’on surnomme le « loup gris » repose par -40 mètres. La pénétration est interdite, par respect aux victimes ayant perdu la vie lors du naufrage. On vous garantit une belle séquence émotion face à ce vestige de la Seconde Guerre mondiale ! Laissant deviner les équipements intérieurs, les différents périscopes, canons et ouvertures vous permettent d’imaginer la vie à bord.

L’Île de Groix, surnommée « l’île aux grenats » en raison de ses richesses minéralogiques, offre également des paysages terrestres époustouflants. En plus des épaves, les plongeurs peuvent explorer des sites tels que Tahiti Beach, avec ses eaux claires rappelant les îles du Pacifique, et les grottes de Pen Men, où se cachent des congres et des vieilles. Cependant, la plongée à Groix nécessite des précautions en raison des forts courants et des conditions météorologiques changeantes. Il est essentiel de plonger avec un binôme et de vérifier les prévisions locales pour garantir une sécurité optimale. D’avril à octobre, l’île de Groix est un site de plongée très apprécié des amateurs. Certains passionnés sont même capables de traverser la France pour passer plusieurs jours sur l’île pour plonger en mer.

L’archipel des Glénans : les Seychelles bretonnes

Au sud du Finistère, l’archipel des Glénans constitue un lieu phare de la plongée en Bretagne. On y trouve une multitude de sites de plongée très diversifiés, entre épaves, plateaux rocheux et tombants. Laon Egen Hir est un groupe de rochers qui émerge au sud-est de l’archipel. La profondeur de seulement 18 mètres assure un accès aux plongeurs certifiés de tous niveaux. Vous pourrez vous engouffrer dans des grottes et vous frayer un passage à travers les roches. Des anémones multicolores et des algues tapissent les parois, cachettes idéales pour la faune. Les épaves ne sont pas en reste, avec plus de 10 navires à explorer. Citons l’Alja, le Mustang, l’Arab et le mythique Pietro Orseolo.

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Ce cargo italien a été réquisitionné par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, puis coulé par un escadron anglais. Il repose sur le fond entre 17 et 30 mètres. Vous survolerez les 142 mètres de ce navire, à la découverte de l’imposant gouvernail à l’arrière et de trois camions autochenilles à l’avant. Les poissons ont colonisé l’épave, et vous serez suivi par un impressionnant banc de tacauds lors de votre exploration. Dans chaque recoin se cachent des bars, congres, et des tourteaux. L’archipel des Glénans bénéficie d’une visibilité claire grâce à leurs eaux propres et abritent une faune et une flore spectaculaires. Parmi les espèces rencontrées, on trouve des hippocampes, des murènes, des homards, des étoiles de mer et de nombreux poissons colorés. Le Centre International de Plongée (CIP) sur l’île de Saint-Nicolas propose des stages et des sorties plongée pour s’initier ou se perfectionner. Avec des profondeurs variant de 10 à 60 mètres, les Glénans offrent des sites adaptés à tous les niveaux.

Belle-Île-en-Mer : côtes ciselées et biodiversité exceptionnelle

Pour combiner vacances et plongée en Bretagne, direction la magnifique Belle-Île-en-Mer. Après 45 minutes de bateau depuis Quiberon, vous découvrirez l’une des plus belles îles françaises, sur laquelle se dresse la Citadelle de Vauban. Les sites de plongées ne manquent pas le long des 80 kilomètres de côtes ciselées qui l’entourent. Les fonds sont habités par une faune riche et diverse, entre poissons, crustacés et coraux. Il est fréquent de rencontrer des homards cachés dans les failles ou lors de plongées de nuit. Plusieurs épaves font face au Palais, la ville principale de l’île. Le Philippe-Éric est un chalutier en bois de 18 mètres, qui a sombré en 1983. Le Hanan et son escorteur ont été coulés par les Anglais et reposent entre 22 et 28 mètres. Ils abritent des bars peu farouches qu’il est possible d’approcher de très près.

Blotti au nord-est de l’île, le cargo américain Kansan mesure quelque 150 mètres de long. Autour de la presqu’île de La Pointe des Poulains, ne manquez pas les sites du Cochon, de la Pointe de Kerzo et de l’anse de Ster Vraz. Sur ce dernier, vous pénétrerez dans Les Cathédrales, d’imposantes percées dans la roche qui laissent filtrer les rayons du soleil. Belle-Île-en-Mer est dotée d’une biodiversité marine exceptionnelle. Vous pourrez y rencontrer des homards, des Saint-Jacques, des turbots et des crabes. Les congres serpentent entre les roches, tandis que les araignées de mer tapissent les rochers par dizaines. Plonger à Belle-Île nécessite des précautions en raison des forts courants et des conditions météorologiques changeantes. Il est conseillé de plonger avec un binôme et de vérifier les prévisions locales.

L’épave de l’Amoco Cadiz : le géant des profondeurs

Mondialement connue pour la marée noire qu’elle avait déclenchée lors de son naufrage en 1978, cette épave se trouve au nord du Finistère. Aujourd’hui, elle est devenue l’un des sites de plongée les plus célèbres du monde. En effet, ce supertanker reposant sur le sable à 30 mètres de profondeur mesure 334 mètres de long. L’Amoco Cadiz est ni plus ni moins l’une des épaves du monde les plus longues ! La plongée débute à la poupe de l’épave, qui pointe à seulement 7 mètres de la surface, avant de rejoindre le fond. On lève ensuite les yeux devant la coque qui se dresse à la verticale, de la taille d’un immeuble de 7 étages. Une vision impressionnante, qui ajoute à l’atmosphère mystique de l’épave.

Il faut ensuite remonter, s’engouffrer dans le local de barre puis survoler le pont, à la recherche d’indices rappelant la présence des marins. Avant de refaire surface, on observe des vestiges tels que des câbles enroulés, des cuves, les bastingages et même un treuil ! Le 16 mars 1978, l’Amoco Cadiz subit une avarie de gouvernail à quelques milles de l’île d’Ouessant. La météo exécrable empire la situation, et le navire finit par s’échouer sur les rochers au large de Portsall. Depuis le naufrage, la nature a repris ses droits sur l’épave. Des laminaires, longues algues brunes, ont colonisé la coque du navire, créant un paysage sous-marin fascinant. La zone est très exposée aux courants et à la houle. Préparez votre équipement : une combinaison de 7mm est recommandée pour les eaux froides de la région.

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La rade de Brest et le Conquet : biodiversité et histoire militaire

Depuis la rade de Brest jusqu’au Conquet, plusieurs dizaines de sites de plongée en Bretagne n’attendent que d’être explorés. On y observe fréquemment une espèce de requin commune des côtes bretonnes : la roussette. La biodiversité est très développée, avec des anémones de toutes les couleurs et de magnifiques éponges et toute la faune classique de l’Atlantique. On y trouve aussi le Graal des plongeurs, des hippocampes cachés dans les forêts d’herbiers. De nombreux clubs vous emmèneront également sur des tombants, failles, éboulis ou épaves alentour. Ne manquez pas Le Dellec, un chaland de 22 mètres utilisé par l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale. Entre 8 et 11 mètres de fond, il est accessible aux débutants. Il constitue l’un des meilleurs sites de plongée en Bretagne pour s’initier à l’exploration des épaves.

Le point le plus impressionnant est la tourelle équipée de 4 tubes lance-torpilles très bien conservés. Reposant entre 25 et 30 mètres de fonds, L’Émile Allard a été coupé en 2 suite à un bombardement en 1943. En général, il jouit d’une bonne visibilité. La baie de Brest est idéale pour la plongée sous-marine, avec ses eaux cristallines et son abondance de vie marine. On y trouve une grande variété d’espèces, des seiches aux pieuvres, en passant par les poissons-lunes. Ces immenses structures de béton, conçues initialement pour accueillir le Bismarck, sont un autre site de plongée fascinant. Les piliers offrent un habitat riche en faune et flore fixée, et il n’est pas rare d’y croiser des phoques ou des dauphins. La rade de Brest offre une opportunité unique de découvrir un monde sous-marin dynamique, riche en histoire et en biodiversité.

Exploration du littoral : de Saint-Malo à l’île d’Yeu

Vous pensiez qu’il n’y avait rien à voir sous la surface, le long des côtes de la Manche et de l’Atlantique ? Détrompez-vous : il y a quantité de merveilles à découvrir en plongée en Bretagne et Pays de la Loire. De Saint-Malo à la Côte de Granit Rose, des abers du Finistère à la rade de Brest, en passant par le golfe du Morbihan et l’île d’Yeu, le littoral du Grand Ouest regorge de sites fascinants pour tous les styles d’explorations subaquatiques, que l’on soit amateur de « ferraille » (épaves) ou de « bio » (biologie), plongeur débutant ou confirmé.

À l’entrée de l’aber Benoît, dans le Finistère-Nord, les roches sont colonisées par les éponges et les anémones. Sur la pointe de la Bretagne-Nord, l’aber Wrac’h et l’aber Benoît, ces deux estuaires où la mer s’engouffre à marée haute, abritent une faune sous-marine extraordinairement riche. À Trégastel, sur la côte de Granit rose, on connaît surtout la région pour ses impressionnants rochers aux couleurs insolites. Mais sous la surface de l’eau aussi, la magie est au rendez-vous, notamment grâce aux imposantes forêts de laminaires, ces algues brunes pouvant mesurer jusqu’à quatre mètres de long, qui abritent tout un écosystème marin riche en surprises.

La spectaculaire épave du « Fetlar » est située juste derrière l’île de Cézembre, à une vingtaine de mètres de profondeur, au large de Saint-Malo. Autour de l’estuaire de la Rance, à la frontière entre l’Ille-et-Vilaine et les Côtes-d’Armor, la côte d’Émeraude dévoile ses beautés sous-marines à ceux qui s’y aventurent. C’est dans le golfe du Morbihan, au sud de l’île Longue, que l’on trouve l’un des plus beaux sites de plongée de la façade Atlantique, les Gorets. Sur ce tombant, qui atteint une vingtaine de mètres de profondeur, on peut admirer un immense champ de gorgones orange, surnommées « coraux mous », mais aussi toute une petite faune aux couleurs éclatantes, des anémones bijoux aux nudibranches, ces élégantes limaces de mer. Autour de l’Île-d’Yeu, les épaves de la Première Guerre mondiale sont nombreuses. Des récifs artificiels prisés des plongeurs car ils abritent une faune abondante et une belle biodiversité fixée.

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