Le Vol Aquatique : Décryptage de la Planche de Surf au-dessus de l'Eau

Le monde des sports nautiques et de glisse a été profondément transformé par une innovation qui permet aux planches de "voler" au-dessus de l'eau. Ce phénomène, connu sous le nom de surf foil ou hydrofoil, s'est démocratisé rapidement, suscitant un engouement tel qu'il est difficile d'imaginer s'en passer pour de nombreux adeptes. Qu'il s'agisse de surf, de SUP, de wake, de kite, de wind ou de wing, désormais, une multitude de planches sont “foil compatibles”, adaptant ainsi cette pratique à un ensemble élargi de disciplines nautiques. Le foil s'est imposé comme une avancée technologique majeure, offrant des sensations de glisse inédites et une vitesse accrue. Pour saisir la mécanique complexe qui sous-tend ce vol au-dessus des flots, il est essentiel d'en explorer les origines, les principes physiques et les spécificités techniques.

Aux Origines de la Glisse Aérienne : L'Histoire du Foil

Bien que le concept puisse sembler moderne, le foil ne date pas d'hier. Des inventeurs français ont, dès le XIXe siècle, placé les premiers foils sous des bateaux, posant ainsi les bases de ce qui serait plus tard appelé hydrofoils dans le milieu nautique au cours du XXe siècle. L'application du foil aux planches de surf, telle que nous la connaissons aujourd'hui, est plus récente mais tout aussi marquante. Le célèbre surfeur Laird Hamilton est crédité d'avoir popularisé le foil dans les années 90, en ayant l'idée de placer un foil sous sa planche de surf pour planer au-dessus de l'eau. Au tournant des années 2000, le surf-foil est apparu, initialement comme une manière de voler au-dessus de l'eau en surf-tracté, notamment dans de grandes ondes de houle. De nombreux riders, dont le Français Bruno Sroka, pionnier du kite foil, se sont pris au jeu. Parmi les précurseurs, on compte également des noms comme Dave Kalama et Paolo Rista.

La démocratisation de la pratique du foil s'est accélérée dans le courant des années 2010, envahissant progressivement les spots de glisse. En 2016, l'influence de Kai Lenny a été déterminante, faisant exploser le nombre de pratiquants. La discipline a rapidement conquis les surfeurs hawaïens, australiens, californiens et brésiliens, propulsant le niveau de pratique à des sommets. Progressivement, le surf foil a fait son entrée en Europe, et plus particulièrement en France, où son succès ne s'est pas démenti. Au-delà des sports de glisse individuels, l'impact du foil s'est étendu au domaine de la navigation, comme en témoigne la participation au Vendée Globe en 2020, où 19 des 33 bateaux au départ étaient équipés d'un foil, offrant un gain de vitesse considérable aux skippers. Pour les riders, l'ajout du foil sous leur planche représente avant tout un gain de sensations uniques.

La Mécanique du Vol sur l'Eau : Les Principes Physiques du Foil

Pour comprendre comment une planche de surf peut s'élever au-dessus de l'eau, il suffit de se tourner vers les airs, car le foil ou hydrofoil, qu'il soit traditionnel ou électrique, reprend les mêmes principes physiques fondamentaux que ceux des ailes d'un avion. C'est de la physique pure : l’aile de l’eFoil agit exactement comme l’aile d’un avion. Le fonctionnement d’un Foil peut aisément être comparé à celui d’un avion, qui reprend sensiblement la même forme si l'on fait abstraction du mât et de la planche.

Un foil est composé d’un mât, installé sous et perpendiculaire à la planche, d’un fuselage et de deux ailes : une aile avant et une aile arrière. Les ailes sont donc parallèles à la planche et s'orientent dans le sens de la glisse. L’ensemble est généralement conçu soit en carbone, soit en aluminium, des matériaux reconnus pour leur légèreté et leur robustesse. L'ailette avant, ou aile avant, est caractérisée par une partie supérieure bombée, appelée extrados, et une partie inférieure plus plate, nommée intrados. Elle possède un bord d’attaque arrondi qui prend rapidement de l’épaisseur, puis s’affine vers un bord de fuite plus fin. Quant au stabilisateur, l'aile arrière, il présente une forme assez similaire à celle de l'aile avant, avec des propriétés équivalentes, jouant pleinement son rôle pour stabiliser le Foil.

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Le principe de fonctionnement d’un foil de surf relève de la dynamique des fluides. Une fois sur sa planche de foil, il s'agit de prendre de la vitesse, que ce soit par le biais de la houle en surf ou en SUP, ou par traction (le vent pour le kite, le wind et le wing, ou un bateau ou un câble pour le wake). L’énergie apportée, par la houle et la rame notamment, va permettre aux molécules d’eau de glisser sous et sur l’aile. Lorsque l'engin accélère, les molécules d’eau qui passent sur l’extrados de l’aile avant accélèrent pour rattraper celles passées sur l’intrados, qui est plus courte car plate. Cette accélération des molécules sur la partie supérieure de l’aile crée une zone de dépression, tandis que le ralentissement de celles sur la partie inférieure génère une zone de surpression. Cette différence de pression sur les deux faces de l'aile est la clé : une aspiration vers le haut est créée, ce qui permet à l’ensemble de s’élever. C’est cette mécanique des fluides qui génère le phénomène de portance, offrant cette sensation unique de voler au-dessus de l’eau. L’hydrofoil permet de diminuer notablement les frottements entre la planche et le plan d’eau et permet ainsi de gagner en vitesse. Plus la vitesse sera grande, plus la planche va s’élever, la vitesse de déplacement accroissant la portance et permettant de décoller. À l’inverse, la diminution de la vitesse de déplacement réduit la portance, permettant de faire "atterrir" la planche.

L'Architecture du Foil : Composants et Réglages Fines

Les caractéristiques du foil sont déterminantes pour sa performance. La portance du Foil, cet effet d’aspiration vers le haut, est influencée principalement par la taille de l’aile avant, son épaisseur, la forme de son profil et son angle d’incidence. Une surface d'aile plus grande et plus épaisse génère davantage de portance. De même, un angle d’incidence positivement élevé augmente la portance, mais peut également freiner le foil. En revanche, des paramètres réduits diminuent la portance. Pour des surfaces, angles et épaisseurs équivalents, deux profils d’ailes différents entraîneront des portances et des vitesses distinctes, car les spécificités du profil de l’aile avant jouent un rôle crucial sur la portance générale du Foil.

Parallèlement à la portance, la vitesse du Foil dépend directement de la surface et de l’angle d’incidence de l’aile avant. Le shape de l’aile pour une même surface influence également la vitesse. Une aile avec moins de corde et plus d’envergure sera généralement plus rapide. L'aile arrière, ou stabilisateur, assure la stabilité indispensable du Foil, tandis que le mât, reliant l'aile à la planche, peut être en aluminium, mais pour l'aile du foil elle-même, le carbone est souvent préféré pour sa légèreté et son entretien réduit. Le choix des matériaux, généralement en carbone ou en aluminium pour l'ensemble du foil, a un impact significatif sur la performance et le coût.

Concernant la maniabilité, celle-ci est principalement déterminée par la forme de l’aile avant, notamment sa courbe latérale. Une courbe latérale accentuée facilite les virages avec le Foil, rendant l'expérience plus maniable. Toutefois, une courbe latérale élevée peut rendre le foil plus lent, car pour une même surface de portance (ombre portée au sol), la surface totale est plus importante et génère plus de freinage. L'envergure de l'aile influence également la maniabilité : une envergure plus importante permet au foil de planer plus longtemps, mais les virages seront moins serrés. Le poids du pratiquant et ses aptitudes techniques, ainsi que le type de plan d’eau, sont des facteurs externes qui influencent la stabilité du Foil. Pour changer les angles d’incidence du foil, le rider peut, par une pression alternée sur le pied avant ou arrière, faire monter ou descendre le foil ou le stabiliser. Pour décoller, la vitesse doit être suffisamment importante pour créer une force de portance sur l’aile avant, cumulée à un angle d’incidence élevé grâce à une pression sur le pied arrière.

Les Sensations du Vol : Pratique et Technique du Surf Foil

La pratique du foil surfing apporte un changement notable des sensations de glisse. La planche n’est plus en contact direct avec le plan d’eau, et le rider se retrouve perché à quelques dizaines de centimètres au-dessus de l’eau, ce qui sollicite un tout nouveau jeu d’appuis et d’équilibre. En plus de la découverte de nouvelles sensations de glisse et de vitesse, le foil surf, particulièrement lorsqu'il est intégré à une planche de surf, permet de conserver la vitesse même une fois la vague terminée.

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C'est là qu'intervient l'aspect technique le plus exigeant : le "pumping". Pour permettre au phénomène de portance de continuer à faire son œuvre, il suffit au pratiquant de "pomper", c'est-à-dire de jouer sur ses appuis avant et arrière en poussant sur les jambes. Pour être le plus efficace possible dans son "pumping", il faut combiner deux types de mouvements. Premièrement, une alternance entre la pression et le relâchement de la force exercée par les jambes sur la planche. À cela s'ajoute un mouvement avant/arrière, essentiel pour jouer sur l’angle d’incidence de la planche et des ailes dans l’eau et créer de l’inertie à la surface de l’eau. Un déséquilibre vers l'avant permet de créer de la vitesse. Ce travail d’appuis, assez physique, est comparable à l’exercice du pumptrack en skate et peut constituer une très bonne base d'entraînement. À la fin d'une session de surf foil, il est courant de ressentir une sollicitation particulière des jambes, à l’inverse des bras pour une séance de surf classique. C'est une question d'apprentissage et de coordination des mouvements, mais une fois le mouvement acquis, (presque) plus rien n'arrêtera le pratiquant. Il n’est donc pas rare de voir des foils-surfeurs terminer leur vague et repartir au pic, toujours debout sur leur board, sans même avoir à ramer, voire même enchaîner les vagues.

Une fois la prise en main maîtrisée, il est possible d'adapter l'équipement en jouant sur les différentes tailles et profils d’ailes et de mâts, afin d’optimiser la vitesse, la maniabilité ou l’équilibre selon les préférences du rider. La longueur de la planche influera de deux manières sur la pratique du Surf Foil : une planche plus longue avec du volume facilite la prise de vagues pour le décollage. La largeur de la planche, tout comme sa longueur, peut faciliter la prise de vagues à la rame pour le décollage. Le poids de la planche influe négativement sur la portance du foil, car une planche plus lourde contrera davantage la force de portance. Le shape de la planche peut sembler moins important une fois en l'air, mais des détails comme le rocker à l’avant et les biseaux à l’arrière et sur les côtés sont essentiels pour éviter de toucher l’eau une fois en vol et améliorer l'expérience. Certains fabricants, pour démocratiser les sports de glisse, proposent des produits faciles pour apprendre et progresser à des prix accessibles, tout en offrant d’excellentes performances générales. Ils augmentent par exemple la surface, la corde, l’envergure et l’épaisseur de l’aile avant pour gagner en portance et en stabilité. L'adaptation de la longueur du fuselage et de la taille du stabilisateur peut rendre un foil beaucoup plus maniable, offrant un compromis entre le glide, la facilité du pumping et la maniabilité. Des planches avec des dimensions confortables, un pont légèrement creusé pour le confort, un rocker progressif sur le nose, et une carène avec un double concave pour maximiser la glisse à basse vitesse, permettent de partir sur des vagues non encore déferlées. Les rails biseautés et le tail coupé, comme ceux des modèles haute performance, évitent de toucher la surface lors des virages et pendant le pumping.

Précautions et Réglementations du Foil Traditionnel

La pratique du foil, malgré ses attraits, nécessite une vigilance particulière. Le mât et les ailes étant particulièrement solides et acérés, il est impératif de redoubler de vigilance envers les autres personnes présentes à l’eau afin d'éviter tout accident. Il est d’ailleurs courant de voir des foil-surfeurs équipés d’un casque pour leur propre sécurité. Par ailleurs, il se peut que sur certains spots de surf, la pratique du foil ne soit pas forcément la bienvenue ou même autorisée. Certaines municipalités, comme Seignosse et Anglet, l'avaient interdite en 2018 en raison de sa dangerosité, avant de la réautoriser, puis à nouveau de l'interdire - une information toujours d’actualité en 2022. En 2019, la ville de Bondi Beach, en Australie, avait également suivi le mouvement. Il est donc crucial de toujours se renseigner avant de se mettre à l’eau et de foiler, pour connaître les réglementations locales.

L'Évolution Électrique : L'E-foiling, le Surf Sans Vague

L'e-foiling, ou electric foil, représente une innovation passionnante qui combine le surf et la technologie électrique. Il s'agit d’un surf électrique doté de la particularité de vous permettre de voler au-dessus de l’eau, et ce, sans dépendre des vagues. L'eFoil est une combinaison fascinante de technologie et de sport qui offre une toute nouvelle dimension aux plaisirs de l’eau.

Un e-foil utilise un moteur électrique muni d’une hélice pour le propulser, ou, grâce à des innovations récentes, une propulsion par jet, comme l'a introduite la société Aerofoils (dont Audi est actionnaire). Le moteur électrique est situé sous la planche, fixé sur le mât du foil, et entraîne une hélice qui propulse l’E-foil en avant. La planche est munie d'un foil, et lorsque la planche atteint une certaine vitesse, le foil génère une portance, permettant à la planche de s'élever au-dessus de l'eau. Cela réduit la traînée et assure une glisse plus fluide et unique. Le moteur du E-foil est alimenté par une batterie rechargeable, logée à l'intérieur de la planche ou portée par le rider pour les modèles dédiés au surf qui sont plus petits. L'autonomie de la batterie varie entre 30 minutes et 1 heure 30 en moyenne, en fonction du modèle et de l'utilisation. Le rider contrôle la vitesse du moteur via une télécommande sans fil, souvent équipée d'un joystick, qui agit aussi comme un coupe-circuit pour la sécurité.

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Le plus grand attrait de l’eFoiling réside dans la liberté et le caractère unique de l’expérience. Les conducteurs peuvent glisser sur l’eau sans dépendre des vagues, du vent ou d’un bateau. Cela rend l'E-foiling accessible dans divers environnements aquatiques comme les lacs, les fleuves avec peu de courant, ou simplement en mer. Le moteur électrique du e-foil est respectueux de l’environnement, sans essence et écologique, n'entraînant ni bruit, ni dégagement de fumée ou d’odeur, ce qui apporte un réel confort d’utilisation. De plus, les e-foils ne nécessitent pas de remorque pour le transport, contrairement à un bateau ou un jet-ski. L'eFoiling est plus accessible que de nombreux sports nautiques traditionnels, requérant moins de force physique et d’endurance, et peut être pratiqué dans des conditions d’eau très différentes.

Choisir et Apprendre l'E-foiling : Équipement, Pratique et Entretien

Le choix d'un e-foil dépend de plusieurs critères, notamment du budget, de la construction du foil (aluminium ou carbone), de la construction de la planche, de la puissance du moteur et de l’autonomie de la batterie. Un foil électrique complet (planche + foil) peut coûter entre 6 500€ et 12 000€. Différentes gammes sont proposées pour les débutants ou les riders confirmés. Il existe plusieurs tailles de planches, généralement mesurées en litres, pour s’adapter au gabarit et au niveau de l’utilisateur ; il est conseillé de démarrer avec un volume d'au moins 120 litres pour les débutants, ou environ 150 litres pour un rider de 75 kg. Une planche plus large permet un meilleur équilibre, ce qui est crucial pour le surfeur. Des modèles comme le Vantage de Takuma sont conçus pour rendre l’expérience de vol sur l’eau accessible à tous. La recharge de la batterie prend généralement 2 heures et l’autonomie peut varier sensiblement selon les marques, le poids et le niveau du surfer.

Débuter en e-foiling peut être une expérience passionnante. Il est essentiel de se renseigner, de regarder des vidéos, de lire des articles et de se familiariser avec le matériel. Se rapprocher d’un loueur ou d’une école d’E-foil est fortement recommandé pour apprendre les bases en toute sécurité et éviter les erreurs courantes. Les écoles proposent souvent le foil tracté ou le foil électrique pour progresser rapidement et apprendre facilement le wingfoil, ce qui est idéal pour l’initiation et permet de se concentrer sur la planche et le vol sans se soucier du vent ou de l’aile. Il est important d'investir dans une planche et un foil adaptés aux débutants, avec un set d’aile d’une surface d’environ 1500 cm².

La maîtrise de l'e-foil requiert du temps. Le maître mot est stabilité et équilibre. Pour bien naviguer, il faut maintenir son équilibre en se penchant légèrement en avant ou en arrière pour ajuster sa position, ce qui aura une incidence sur le foil et permettra de contrôler la hauteur de la planche au-dessus de l’eau. Pour tourner, le rider utilisera son appui sur ses talons ou la pointe des pieds, comme sur une planche de surf, une technique qui demande un certain temps d’adaptation. Pour décoller en douceur, une fois dans l’eau, il faut s’allonger sur la planche et activer progressivement la puissance du moteur pour s’élever doucement au-dessus de l’eau. Pour augmenter la vitesse, inclinez légèrement le haut du corps vers l’avant tout en gardant les jambes fléchies. Pour ralentir ou arrêter, redressez votre corps et relâchez la pression sur l’accélérateur.

La sécurité est primordiale : il faut toujours porter un gilet de sauvetage et si possible un casque. Il est également nécessaire de choisir des eaux calmes et sans vagues pour les premières sessions, et de se positionner au centre de la planche avec les pieds légèrement écartés pour une stabilité maximale. Soyez patient, l’apprentissage peut prendre du temps, et ne vous découragez pas si vous ne maîtrisez pas tout immédiatement.

L’e-foiling peut être pratiqué dans de nombreux endroits, notamment sur des lacs, des rivières et des zones côtières où les conditions sont favorables. Il est important de choisir des lieux avec des eaux calmes et peu de trafic maritime pour garantir la sécurité. Certaines stations de sports nautiques et écoles de surf proposent des sessions d’e-foiling encadrées, ce qui constitue une excellente option pour les débutants.

L’entretien d’un e-foil est crucial, car il est composé de pièces électroniques et électriques sensibles à l'eau, et particulièrement à l'eau salée. Le principal et le plus important entretien, surtout après une sortie en mer, est de rincer entièrement l’e-foil à l’eau claire pour supprimer toute trace de sel, un agent très corrosif pour les connectiques. Il est également essentiel de prendre le temps de sécher méticuleusement la batterie et l’intérieur des prises des connecteurs. Déconnectez les capteurs et vérifiez qu’il n’y a pas d’eau ou d’impuretés à l'intérieur.

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