La piscine Tournesol à Bourgoin-Jallieu représentait, durant plusieurs décennies, un équipement structurant du paysage sportif en Nord-Isère. Située à proximité du gymnase Champ-Fleuri, cette infrastructure a longtemps été un point de repère pour les habitants, offrant un service essentiel à la pratique de la natation. Bien qu'elle soit aujourd'hui au centre d'une actualité marquée par la destruction, il est nécessaire d'analyser son rôle au sein de la vie locale, les circonstances de son déclin et les perspectives de réaménagement qui dessinent l'avenir du quartier.
Une infrastructure emblématique de la politique sportive locale
La piscine Tournesol de Bourgoin Jallieu était une piscine couverte, équipée d'un grand bassin de natation, conçue pour répondre aux besoins des scolaires et des nageurs individuels. Durant sa période d'activité, la piscine tournesol de Bourgoin Jallieu était ouverte en période scolaire, du lundi au dimanche, à des horaires variés. Ce fonctionnement permettait une accessibilité large pour les résidents, avec la mise en place de divers tarifs appliqués pour les habitants de CAPI et pour les extérieurs, incluant des entrées individuelles, des tarifs réduits, des cartes de 12 entrées, etc.
Le modèle « Tournesol », imaginé dans les années 1970 pour démocratiser l'accès à la natation en France, reposait sur une architecture légère et modulaire. Toutefois, comme toute infrastructure vieillissante, elle a dû faire face à l'évolution des besoins de la population et aux nouvelles normes de performance énergétique et de confort. En été, la piscine fermait ses portes, une pratique courante pour ce type d'établissement qui nécessitait des périodes de maintenance annuelle et s'adaptait aux cycles de fréquentation estivale.
La transition vers de nouveaux équipements
Le cycle de vie de la piscine Tournesol a trouvé son terme naturel avec l'évolution de la politique aquatique de la communauté d'agglomération. La piscine tournesol de Bourgoin-Jallieu n'était plus utilisée depuis juin 2022. Cette cessation d'activité n'était pas fortuite : elle faisait suite à la construction de la nouvelle piscine Alice-Millat. Ce transfert de compétences et d'usagers vers un équipement moderne marquait la volonté des élus de proposer des bassins plus adaptés aux exigences contemporaines, en termes de traitement de l'eau, de chauffage et d'accueil du public.
Cette transition illustre le passage de témoins entre deux époques de l'urbanisme sportif. La fermeture définitive du site de Champ-Fleuri a inévitablement modifié les habitudes des usagers locaux. Le Dauphiné Libéré, en tant que responsable de traitement, recueille dans ce formulaire des informations qui sont enregistrées dans un fichier informatisé par son Service Relations Clients, la finalité étant d’assurer la création et la gestion de votre compte, ainsi que des abonnements et autres services souscrits. Si vous y avez consenti, ces données peuvent également être utilisées pour l’envoi de newsletters et/ou d’offres promotionnelles par Le Dauphiné Libéré, les sociétés qui lui sont affiliées et/ou ses partenaires commerciaux.
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L'incident majeur et la destruction du site
Bien que condamné à la démolition, le bâtiment a connu une fin brutale. Une fumée très noire s'élève dans le ciel Bourgoin-Jallieu, en Nord-Isère, ce lundi en fin d'après-midi. Le nuage vient du quartier de Champ-fleuri et de l'incendie de la piscine tournesol. Il provient de l'incendie de l'ancienne piscine tournesol. Cet événement a provoqué une vive émotion dans le quartier, attirant l'attention des forces de l'ordre et des services de secours.
Il n'y avait plus d'électricité ni de gaz dans le bâtiment précisent la mairie de Bourgoin-Jallieu et les sapeurs-pompiers sur place. L'absence d'énergie active dans la structure renforce la thèse de l'acte malveillant. L'origine de l'incendie est très certainement volontaire confirment les forces de l'ordre. La structure de la piscine est debout mais les parois, mélange de plastique de fibre de verre, sont complètement détruites. La nature des matériaux, hautement inflammables, explique l'intensité du panache de fumée observé par les riverains. Fort heureusement, le bâtiment est éloigné des immeubles, les flammes ont seulement atteint quelques arbres aux abords de la piscine. Il n'y a pas de blessés.
Plusieurs élus berjalliens, notamment le premier adjoint Jean-Pierre Girard et l'adjoint en charge des espaces publics, Sébastien Chaleyssin, se sont rendus sur place pour constater les dégâts et coordonner les actions de sécurisation avec les services techniques et les sapeurs-pompiers.
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