Pierrot Gagliano : L'Océan, une Vision Aiguisée et un Esprit Sans Limites

Le surfeur Pierrot Gagliano, âgé de 23 ans, est malvoyant, mais ce handicap n'a jamais été pour lui une limite, façonnant plutôt une trajectoire de vie exceptionnelle. En effet, si personne ne vous le dit, vous ne vous rendrez surement pas compte de la particularité de Pierrot Gagliano. Né avec un rétinoschisis, une maladie génétique dégénérative de la rétine, l’athlète est malheureusement complètement aveugle de l'œil droit, et sa vision à l'œil gauche est limitée à un maigre 10%. Cependant, ce handicap, il n’a jamais voulu le considérer comme une entrave ou un frein à ses aspirations. Sa polyvalence est remarquable : surfeur émérite, snowboardeur aguerri, skateur passionné et musicien accompli, voilà ce qui définit ce jeune homme de 23 ans. Au-delà de ces multiples talents, il y a bien autre chose dont Pierrot a réussi à faire sa fierté : sa malvoyance elle-même. Loin de le freiner dans son élan, il a su transformer ce qui aurait pu être perçu comme une faiblesse en une véritable force motrice, exprimant ainsi toute sa détermination et sa créativité sur une planche, que ce soit sur l'eau, la neige ou l'asphalte. Son parcours, empreint d'une résilience et d'une passion inébranlables pour les sports de glisse, est profondément fascinant et constitue une source d'inspiration pour de nombreux individus, démontrant la capacité humaine à s'adapter et à exceller face à l'adversité.

Des Racines Bourguignonnes aux Vagues de l'Atlantique : L'Éveil à la Glisse

En quittant sa Bourgogne natale pour les plages de l'Atlantique, Pierrot Gagliano s'est adapté avec une étonnante facilité, et ses sens se sont aiguisés au contact de nouveaux environnements. Pierrot Gagliano a grandi en Bourgogne, plus précisément à Montceau-les-Mines, où il est né et où ses parents y habitent toujours. Il a habité dans cette région jusqu'à ses 16 ou 17 ans, une période formative où il a découvert ses premières passions. C'est là qu'il a commencé le skate, son premier sport de planche, une discipline qui lui a donné ses premières sensations de glisse et un amour précoce pour la liberté qu'offrent ces activités. Adolescent, il s'est également passionné pour le snowboard et a enchaîné les stages en montagne.

Par la suite, à l'âge de 17 ans, après avoir obtenu son baccalauréat, il est parti vivre en Haute-Savoie, à Morzine, avec l'ambition de se dédier pleinement au snowboard, désirant vivre "snowboard à fond". Il a passé trois ans sur place, pratiquant le snowboard avec une intensité remarquable, y faisant plusieurs saisons et s'entraînant beaucoup au sein d'un club de snowboard. Il décrit le snow comme une expérience de surprise constante, mais qu'il a su apprivoiser. Quand il faisait beau, ça pouvait aller, mais quand il fait mauvais, il se considère "limite meilleur que les autres" parce qu'il se fie à ce qu'il y a sous ses pieds et non à ce qu'il voit, développant une connexion sensorielle unique avec la neige. Quand on fait du park, c'est pareil, une fois que l'on a analysé les kickers ou les rails, c'est comme en skate, ils ne bougent pas, ce qui offre une certaine prévisibilité. Cependant, le snow, c'est quand même beaucoup de surprises sous les pieds, avec les changements de terrain ou si la piste est en mauvais état, ce qui peut rendre la pratique compliquée et exigeante.

Ayant déjà fait un peu de surf auparavant, il s'y est réellement mis juste après le premier confinement, une période charnière qui a bouleversé ses projets initiaux. C’est à ce moment-là qu’il a basculé vers l’océan et qu'il a littéralement "pris le virus" du surf. Quand les stations de ski ont commencé à fermer pendant la pandémie, il s'est naturellement tourné vers le surf et il y a profondément accroché. Depuis lors, il n'est pas retourné à la montagne, ayant délaissé le snowboard pour l'appel irrésistible de l'océan. Il a commencé à faire des trips, d'abord en France, puis, grâce à une progression rapide, il est parti aux Açores pour quelques mois et à Madère par la suite, cherchant constamment des vagues plus exigeantes. On peut dire qu'il a appris le surf dans les grosses vagues, des conditions qui ont forgé sa technique et sa lecture de l'océan. Il a passé un hiver entier là-bas et c'est à Madère qu'il a commencé à vraiment surfer, à en apprendre davantage sur l'océan et ce qu'il se passe autour, développant une compréhension intime des éléments. Il a appris à surfer sur des planches de type "step-ups", voire des "mini guns", parce que les vagues sont quand même bien costaud à Madère, ce qui témoigne de son courage et de sa capacité à affronter des défis majeurs. Ensuite, il est parti chez des amis en Amérique Latine, explorant les spots au Costa Rica et au Panama. L'hiver d'après, il l'a de nouveau passé à Madère. Il précise qu'il ne faisait pas de surf performance, vu que les vagues sont énormes et plus axées sur la survie, mais il aimait bien ça quand même, ce qui démontre son attrait indéfectible pour les sensations fortes et les conditions exigeantes offertes par l'océan.

L'Art de Naviguer avec une Vision Partielle : Affûter ses Sens et Maîtriser l'Océan

Pierrot Gagliano est malvoyant depuis sa naissance en raison d’une maladie dégénérative de la rétine. Il ne voit que très partiellement d'un œil, avec seulement 10% de sa vision à l'œil gauche, tandis que son œil droit est malheureusement complètement aveugle. Cette condition, qu'il décrit comme une maladie de naissance, certes dégénérative mais de naissance, l'accompagne depuis toujours. Il voit quand même un tout petit peu, donc il se sert de ce qu'il a, comme il le dit avec un rire empreint de détermination. Pour lui, “le plus difficile est de se repérer dans l’océan, de voir les vagues arriver ou encore de les lire”, une tâche qui représente un défi majeur pour tout surfeur et qui est amplifiée par sa déficience visuelle.

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En effet, vu qu'il n'a qu'un œil, il n'a pas de notion de distance ni de relief, ce qui rend l'appréciation de la profondeur et de la proximité des vagues particulièrement complexe. Un set qui arrive, il ne va pas le voir directement ou avec précision. Ainsi, il se fie beaucoup aux gens qui sont dans l'eau, utilisant leurs réactions comme indicateur précieux. Quand il voit que tout le monde rame, c'est un signal clair qu'il y a un set qui approche. Après, on s'habitue à la fréquence des sets, et on développe un petit truc aussi, une intuition forgée par l'expérience et une écoute attentive de l'environnement marin. Quand une vague arrive, il ne peut pas vraiment savoir si elle est à 5 ou 15 mètres. Pour compenser ce manque de perception visuelle des distances, il se repère beaucoup à la couleur de la vague, car plus elle va être foncée, plus elle va être proche et potentiellement plus creuse. Il essaie donc de se placer en fonction de cela pour trouver le pic, la pocket, ces zones cruciales pour un surf optimal.

Pierrot a dû redoubler d'efforts et de travail acharné pour se faire une place et rivaliser avec les meilleurs surfeurs, prouvant une persévérance exceptionnelle. Il confie qu'“avec le temps, il a appris à développer ses autres sens et renforcer ainsi son sens marin à sa manière,” une adaptation qui est devenue une composante essentielle de sa technique. Notamment, il a affûté son sens de l'ouïe, surtout pour la manœuvre du canard (passer sous la vague). Comme il l'a mentionné, n'ayant pas de notion de distance, il lui est arrivé de faire ses canards et d'en ressortir alors que la vague n'était pas encore arrivée vers lui, ce qui l'a poussé à perfectionner cette technique. C'est à plus petite échelle que le reste, mais il a quand même développé quelque chose de très spécifique et efficace grâce à son oreille. Cette adaptation sensorielle et cette ingéniosité ne sont pas limitées au surf, mais se manifestent dans toutes ses pratiques de glisse.

Concernant les reliefs au skate, on a plus de sensations que dans le surf, une particularité qu'il exploite pleinement. Il fait beaucoup de bowl, donc avant de pouvoir le skater, il apprend à bien connaître le bowl, mémorisant sa structure. Il effectue beaucoup de repérage, même en skatant, pour intégrer la topographie du lieu. Pour le coup, le skate, contrairement au surf où il se fie beaucoup aux sensations pour ressentir la vague, est plus prévisible une fois le terrain connu. Dans le surf, quand il est backside, c'est son côté aveugle, ce qui le contraint à faire tout au ressenti. Dès qu'il se lève, il sent si ça pousse ou non et là, il adapte son bottom turn en fonction de cette sensation tactile et proprioceptive. S'il fait un gros take-off, qu'il sent qu'il y a du mur, il ne va même pas essayer de voir la face de la vague, il va directement faire un bottom et essayer de mettre un turn parce qu'il a la sensation qu'il y a un mur. Des fois ça marche, d'autres non, ce qui souligne la part d'incertitude et de risque inhérente à sa pratique. En skate, si on connaît son bowl, on sait à quoi s'attendre, tandis que la vague, c'est toujours la surprise, un élément constant d'imprévisibilité qu'il doit apprivoiser.

Ces défis quotidiens l'ont poussé à s'adapter constamment et à affronter des situations délicates. Il lui est arrivé plein de fois de "dropper les mecs" (prendre une vague devant quelqu'un d'autre) à cause de son champ de vision réduit et d'une technique moins affûtée à ses débuts, créant parfois des tensions au pic. Il est difficile d'expliquer que l'on est malvoyant à un gars que l'on vient de "braquer" sur la bombe, surtout s'il y a la barrière de la langue. Cependant, maintenant qu'il a un bon niveau et qu'il fait sa place au pic, il a moins ce genre de soucis, il se fait respecter grâce à ses compétences et son attitude. Un autre aspect de son handicap est que, quand il part en droite, il "snake" sans le vouloir pas mal de vagues parce qu'il ne voit que ce qu'il se passe côté pic, une situation frustrante pour lui et parfois pour les autres. C'est un peu un souci car c'est un handicap invisible. Les autres surfeurs ne vont pas voir qu'il est malvoyant, et parfois, ils peuvent s'en désintéresser, ce qui ajoute une couche de difficulté. Malgré cela, cette difficulté lui a appris d'autant plus de choses ; il avait beaucoup de mal à surfer des spots où il y avait beaucoup de monde, même quand il a des gens autour de lui pour l'aider. Il a appris un peu à la dure mais au final il est super à l'aise, et c'est aussi ce qui l'a fait autant progresser dans l'océan, le poussant à développer une conscience spatiale et une intuition exceptionnelles. Il a dû faire sa place comme tout le monde, avec une persévérance hors du commun et une détermination inébranlable.

Un Palmarès Éclatant : De la Découverte à la Compétition Internationale

Pierrot a rapidement raflé tout en compétition, prouvant que sa malvoyance n'est pas un frein à l'excellence sportive, mais plutôt une motivation supplémentaire pour se dépasser. Son palmarès est aujourd'hui impressionnant et éloquent, attestant de son niveau élevé et de sa détermination sans faille sur la scène nationale et internationale. Il est un membre éminent de l'équipe de France de Para Surf depuis deux ans, période durant laquelle il a démontré l'étendue de ses capacités. Parmi ses réalisations les plus notables, il a remporté la médaille de bronze aux Championnats du Monde en individuel et la prestigieuse médaille d’or par équipe.

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Son parcours compétitif est jalonné de titres significatifs. Parmi ses premiers succès, il a été sacré Champion de France V2 en 2021 et 2022, une preuve de sa domination nationale. Il a également brillé en devenant Champion Pro Zarautz 2022 et en obtenant le titre de Vice-champion du monde par équipe ISA 2022. Ces distinctions précoces ornent aujourd'hui son parcours sportif, marquant le début d'une carrière prometteuse. Plus récemment, sa progression a été fulgurante, le conduisant à devenir Triple Champion de France V2, Champion du Monde Para Surf League (PSL) et Champion du Monde par équipe ISA 2023. À l'âge de 23 ans, Pierrot Gagliano est incontestablement un surfeur de haut niveau, et un pilier de l'équipe de France de Para Surf.

Ses titres les plus récents et variés comprennent également : double champion de France, champion de France open, vice-champion du monde en équipe et médaillé d'or au Pro Zarauts. Sur la scène internationale ISA, Pierrot a franchi un cap significatif en 2023 en décrochant le bronze mondial en catégorie VI2 hommes, une étape cruciale dans sa reconnaissance mondiale. Un an plus tard, en 2024, il a atteint le sommet en devenant champion du monde 2024 en VI2, lors des compétitions à Huntington Beach, consolidant sa position parmi l'élite mondiale. Ses succès s'étendent aussi au titre de Champion du monde para surf en 2024 et 2025, ainsi que Champion du monde des nations para surf en 2023, 2024 et 2025, témoignant de sa constance au plus haut niveau. Il a également obtenu la Médaille de bronze aux Mondiaux para surf 2024 et est Vice-champion d'Europe para surf 2025. De plus, il a continué à affirmer sa suprématie nationale en étant Champion de France en 2023, 2024 et 2025. Pierrot Gagliano est un para surfeur français engagé avec excellence en catégorie VI2, spécifiquement dédiée aux athlètes souffrant de déficience visuelle. Né le 6 octobre 2000, il est fièrement affilié au Hourtin Surf Club. Il s’ancre progressivement et solidement dans un parcours de compétiteur professionnel, jusqu’à intégrer durablement le collectif France, démontrant une progression constante et une soif de victoire qui le pousse toujours plus loin dans sa discipline.

La Solidarité du Para Surf : Un Esprit d'Équipe Inestimable

C'est sa rencontre avec Éric Dargent, une figure emblématique du parasurf, qui l'a véritablement mené vers la compétition organisée et l'a introduit au monde du parasurf, changeant le cours de sa carrière sportive. Il l'a rencontré à l'eau, par l'intermédiaire d'un ami commun, une rencontre fortuite qui allait se révéler déterminante. Après plusieurs jours à se croiser dans l'eau, ils ont commencé à se raconter leur vie, et Pierrot lui a expliqué qu'il était malvoyant, partageant ainsi une part intime de son expérience. C'est alors qu'Éric lui a dit, avec une bienveillance et un encouragement précieux : "écoute, tu vois bien que moi aussi je suis handicapé, je fais des compétitions parasurf, si tu veux je peux te donner des contacts." Grâce à cette opportunité et à l'ouverture de cette nouvelle voie, Pierrot a pris contact avec la Fédération Française de Surf. S'en est suivie la compétition à Zarautz, qui, bien que hors du circuit de la FFSurf à l'époque, lui a permis de faire ses premières armes. Puis les Championnats de France ont eu lieu, et il a ensuite participé à des stages avec la Fédération Française qui lui ont permis d'intégrer l'équipe de France, marquant un tournant décisif dans son parcours.

Depuis son immersion dans ce milieu, il a fait de magnifiques rencontres, découvrant une communauté soudée et inspirante. Pour lui, le parasurf, c'est avant tout l'entraide, une valeur fondamentale qui imprègne toutes les interactions entre athlètes. Par exemple, il va souvent surfer avec son pote Maixi Cabanne, qui est en fauteuil, illustrant cette solidarité active. Il le porte sur la plage pour l'emmener dans l'eau, un geste de soutien mutuel essentiel, et Maixi, à son tour, l'aide dans l'eau pour trouver les bonnes vagues, compensant sa déficience visuelle par une connaissance aigüe des spots. Ils sont toujours en train de s'aider mutuellement, et ce sont de bons moments de partage, de dépassement de soi et de camaraderie. Pierrot a également fait toutes ses compétitions avec son meilleur pote Théophile, qui est son binôme et son guide officiel sur les compétitions. Théophile part avec eux en tant que staff sur les compétitions pour aider d'autres handisurfeurs, toujours avec le sourire, incarnant parfaitement cet esprit de camaraderie et de dévouement. En para surf, Pierrot évolue constamment avec un guide, qui l’aide au placement, au timing et à la lecture de vague, un rôle crucial pour sa performance. Théophile Castagner est son binôme en compétition depuis plusieurs années, formant une équipe indissociable et performante.

De plus, Pierrot est aussi toujours à l'eau avec sa copine qui l'accompagne partout en voyage ou pour surfer quand ils sont à la maison. Ils partagent tout ensemble, et c'est toujours un plaisir et un bon sentiment de l'avoir avec lui à l'eau, soulignant l'importance de son entourage personnel dans son parcours. Outre la performance individuelle, Pierrot s’inscrit pleinement dans une culture d’équipe très marquée par la solidarité, illustrée aussi par sa proximité et ses liens avec d’autres athlètes du collectif, dont Maxime Cabanne. Il cite Maxime Cabanne, paraplégique et membre de l'équipe de France de para-surf, lors de la finale de la ligue européenne de para-surf à Anglet, décrivant leur synergie unique : "Lui c'est les yeux et moi je suis les jambes", une phrase qui résume parfaitement leur complémentarité. Maxime ajoute, pour expliquer l'importance de ce binôme : "Je cherchais quelqu'un d'aussi motivé que moi. Et il me faut souvent un binôme pour rapprocher le fauteuil du sable. Ensuite je peux ramer pour partir." Ensemble, ils trouvent dans le surf une véritable thérapie, comme l'exprime Maxime : "Le surf, c'est une thérapie pour nous deux. T'es concentré sur les vagues et tu ne penses à rien d'autre," une échappatoire et une source de bien-être mental.

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Désormais, l'équipe de France est composée de 18 athlètes, à parité hommes-femmes, renforçant cet esprit collectif et cette dynamique de groupe. "Ce que j'aime, c'est créer un esprit de groupe solidaire," témoigne Pierrot, soulignant son attachement à cette dimension humaine du sport. Avant son arrivée dans la compétition, il ne voulait pas montrer son handicap, le percevant comme une faiblesse. Il ne se considérait même pas comme handicapé parce qu'il ne l'acceptait pas pleinement dans son identité. Il a commencé à se rendre compte à ce moment-là qu'il existait beaucoup de choses pour les personnes handicapées qui surfent et à se considérer lui-même comme handicapé, un processus d'acceptation fondamental. Il ne se considérait pas comme quelqu'un d'handicapé avant cette prise de conscience. C'est vraiment le fait d'avoir commencé à faire des compétitions, de rentrer dans l'association handisurf et d'avoir intégré l'équipe de France handisurf qui l'a fait comprendre qu'il avait un handicap, même un énorme handicap, qui en plus est invisible aux yeux de la plupart des gens. Cela lui a beaucoup appris de rencontrer d'autres personnes, de partager leurs expériences, puis de commencer à l'assumer et ainsi de moins le voir comme un handicap mais plutôt comme sa force, sa personnalité, une partie intrinsèque de son identité qui le rend unique. Il vient de comprendre aussi que, même si ça ne fait pas longtemps, son parcours est profondément inspirant, et il a donc envie de partager là-dessus, pour montrer que la résilience, la passion et la solidarité peuvent transformer une difficulté en une source d'inspiration pour tous et un moteur de réussite personnelle.

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