Le monde du sport, qu'il soit sur l'eau ou sur terre, est souvent animé par des individus dont la passion et la persévérance forgent des parcours exceptionnels. Cet article explore les contributions et les exploits de plusieurs figures portant les prénoms de Pierre et Jean, ou des combinaisons de ceux-ci, dans l'univers exigeant du Stand Up Paddle (SUP) Race et, par extension, dans celui du roller course. Ces athlètes et organisateurs incarnent la diversité et la richesse de l'engagement sportif, illustrant comment dévotion, tactique et un profond amour pour leur discipline peuvent mener à des réussites remarquables, tant au niveau local qu'international.
Jean-Pierre Francheteau : Un ambassadeur du SUP Race à domicile
Jean-Pierre Francheteau est une figure emblématique de sa discipline, dont le lien avec l'eau est indéniable. Sa description physique elle-même témoigne de son immersion totale dans le sport : "La peau bronzée, les bras sculptés par des années de glisse" racontent une histoire de dévouement et d'heures passées sur l'eau. Sur sa planche, il file sur l’eau comme d’autres respirent, une métaphore puissante de son aisance et de sa maîtrise. À 100 % dans son élément, le Tranchais, originaire de La Tranche-sur-Mer, a forgé sa connexion avec le milieu aquatique bien avant le Stand Up Paddle.
Ses débuts dans les sports nautiques l'ont d'abord vu évoluer dans la planche à voile. Puis, une rencontre fortuite, en grande partie initiée par l'enthousiasme de son fils passionné de surf, l'a conduit vers le Stand-Up Paddle. Comme il l'explique lui-même, « On a goûté au SUP un peu par hasard… et on n’a plus décroché. » Ce fut le point de départ d'une nouvelle passion qui allait transformer son approche du sport. Le SUP Race est rapidement devenu son sport majeur, une discipline qui allie plusieurs qualités fondamentales : « C’est de l’endurance, de l’explosivité, de la tactique. » L'engagement de Jean-Pierre Francheteau dans le SUP Race s'étend sur six ans, période durant laquelle il a pu apprécier les multiples facettes de cette activité. Il souligne la nature complète du sport, un atout majeur qui permet de le pratiquer jusqu’à un âge avancé. De plus, sa nature de sport porté offre un avantage non négligeable en matière de préservation physique : « C’est un sport porté, donc on se blesse beaucoup moins que dans d’autres disciplines. » Cette caractéristique contribue à la longévité de sa pratique et à son bien-être général. En effet, sur l’eau, Jean-Pierre retrouve ce qu’il aime : la nature, la glisse, la liberté, des éléments qui nourrissent son engagement quotidien.
L'année courante marque une étape significative pour Jean-Pierre Francheteau, car il participera aux championnats de France de SUP Race, du 18 au 22 octobre, et ce, à domicile, dans sa ville de La Tranche-sur-Mer. Cette occasion revêt une fierté particulière : « Je suis très fier de pouvoir participer aux championnats sur mon plan d’eau, » confie-t-il. Cette fierté est d'autant plus grande que La Tranche-sur-Mer est reconnue comme un lieu parfait pour la compétition de SUP Race, autant pour la sécurité que pour les conditions offertes. Le site bénéficie d'une protection naturelle grâce à l’île de Ré, un avantage non négligeable même quand le vent se lève, assurant ainsi des conditions de course optimales. C’est un spot magique où l'on peut toujours trouver un parcours adapté, quelles que soient les conditions météorologiques.
Au-delà de sa propre participation, Jean-Pierre Francheteau embrasse pleinement son rôle d'ambassadeur passionné de son sport et de sa région. Il espère que l’événement fera des émules et incitera de nouvelles générations à découvrir la discipline. « Il faut faire découvrir La Tranche-sur-Mer, c’est un spot idéal pour les jeunes qui veulent se lancer, » déclare-t-il, soulignant l'importance de la transmission et de l'accessibilité. L'an passé, il avait déjà participé aux championnats de France à Saint-Raphaël, dans le Var, mais cette fois, il rame à la maison, ce qui confère une dimension encore plus personnelle et motivante à sa compétition.
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Pierre-Alain De Bois : L'excellence mayennaise sur les eaux nationales et internationales
Un autre pilier du Stand Up Paddle en France est Pierre-Alain De Bois, dont le parcours est un témoignage éclatant de passion et d'engagement. Âgé de 45 ans, Pierre-Alain De Bois est un licencié actif de l’US Changé Stand up paddle, où il occupe également le rôle stratégique de trésorier. Sa pratique du stand up paddle remonte à 2013, et depuis lors, il est devenu un ardent passionné de cette discipline.
Son dévouement l'a conduit à de nombreux défis sportifs. Par exemple, il a participé aux championnats de France d’Ultra Longue Distance de Sup race, samedi 20 septembre, sur la Loire. Cette course exigeante a emmené les participants de Chinon aux Ponts-de-Cé, sur un parcours impressionnant de 70 km, parcouru en 5 h 50 à ramer non-stop. Pour chaque pagayeur, et pour Pierre-Alain comme pour ses coéquipiers Kerian Lebastard (15 ans) et Philippe Avannier (51 ans), c’est un défi sportif et un défi personnel pour nous tous, marquant l'importance de la préparation mentale et physique. Pour s’entraîner à de telles épreuves, il a multiplié les allers-retours sur le bief de la Mayenne entre Laval et Changé, une illustration de la rigueur de son entraînement et de l'utilisation judicieuse des ressources locales. Lors de cette compétition spécifique, Pierre-Alain De Bois est devenu champion de France, menant une course magistralement à presque 12 km/h de moyenne, une performance qui souligne son excellence et sa préparation. Au total, 230 participants, dont 3 Changéens, ont pris part à ce championnat de France, témoignant de l'ampleur de l'événement.
Le palmarès de Pierre-Alain De Bois ne se limite pas à ces victoires nationales. Il est devenu champion du monde sur longue distance en 2022 dans la catégorie +40 ans lors des Championnats du Monde ICF en Pologne. Cet exploit confirme son statut d'athlète de classe mondiale. Pierre-Alain De Bois est un immense passionné de sports nautiques qui est tombé dans le SUP Race il y a 10 ans et qui enchaîne en toute discrétion titres de champions et vice-champions de France depuis plusieurs années dans la catégorie Master (+35 ans) et désormais Grand Master (+40 ans).
Son parcours sportif est enraciné dans une passion précoce pour les sports nautiques, cultivée depuis son plus jeune âge. Il a fait beaucoup de compétition en natation étant adolescent, a passé ses étés à faire de la voile, allant même jusqu'à passer son monitorat. Une fois le permis en poche, il a écumé pas mal de spots de windsurf pour assouvir sa soif de vent et de vagues, n'hésitant pas à faire de nombreux allers-retours en Bretagne ou en Normandie pour aller chercher les conditions parfaites, ou parfois non, signe d'une quête incessante de sensations et de performance. C'est en 2013, il y a précisément 10 ans, qu'il découvre le SUP grâce à Yannick Bouillon, avec qui il planchait de temps en temps à l'époque. À ce moment-là, avec une vie personnelle et professionnelle très prenante, le temps devenait compté. Il cherchait alors une activité pour pallier le faible nombre de sorties en planche, limiter les déplacements et accessoirement garder la forme. Après les premières sorties d’initiation sur planche gonflable, programmées le dimanche matin au club de Changé (Changé 53 Stand-Up Paddle), il s’est vite pris au jeu et a commencé à ramer davantage, à s’intéresser à la technique et à investir dans du matériel.
Il se souvient très bien de sa première planche : une Naish Glide 12’6x30, qui pesait plus de 15 kg mais était dotée d’une glisse incroyable. C’est avec cette planche qu’il s’est aligné sur ses premières courses, comme celles organisées par Joëlle Terrien (Jade Paddle Race) ou Jean-Pierre Letourneur (Dinan Paddle Race). Plus tard, et alors mieux équipé, c’est sur le circuit des Viking Beach Race, mis en place par Greg Vitry et les copains normands, qu’il a vraiment commencé à progresser. Ces moments sont de supers souvenirs, marqués par beaucoup de monde sur l’eau et le plaisir de retrouver une ambiance de course qui lui avait manqué, mélange de convivialité, de rencontres et de challenge sportif. Cela lui a beaucoup plu. Le fait d’habiter à deux pas de la rivière lui permet de ramer très régulièrement en bas de chez lui, sur du plat essentiellement, car rares sont les jours où la Mayenne « moutonne », même si cela est arrivé. Il affectionne aussi particulièrement le Downwind (DW) et la Beach Race, qu’il essaie de pratiquer en mer dès que l’occasion se présente. Il sait qu’il a encore beaucoup de progrès à faire en la matière, mais c’est ça qui est bon, n'est-ce pas, cette recherche constante d'amélioration ?
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Les Championnats de France SUP Race en milieu maritime de 2022, organisés par la Fédération Française de Surf, ont été un jalon important. Sa participation aux Mondiaux ICF à Gdynia en septembre dernier a été un événement énorme, une sacrée vitrine pour le sport et pour la communauté de « SUPer ». Avec près de 500 participants venus de 45 pays, les meilleurs athlètes du monde, une organisation sans faille et des retransmissions géniales (avec les remerciements à TotalSUP), l'ampleur était manifeste. Et puis, ce titre en Master 40+ sur la Long Distance (LD) de 16 km, dans une mer Baltique bien plus agitée que la Mayenne, reste juste un super souvenir, comme il le confirme. Entonner la Marseillaise, le drapeau tricolore entre les mains, comme aux Jeux Olympiques, devant sa supportrice préférée arrivée juste à temps pour les podiums, sont des choses que l’on n’oublie pas. Ce podium, il l'a partagé avec son ami Olivier Darrieumerlou, avec qui il se connaît bien et se challenge dans leur catégorie depuis de nombreuses années. Olivier force le respect pour son engagement dans le développement du matériel et la promotion du SUP. Pierre-Alain estime qu'ils partagent bon nombre de valeurs, entre autres la rigueur, le dépassement de soi et le partage. Pour finir sur les Mondiaux, il espère pouvoir y être de nouveau cette année afin de remettre son titre en jeu et de faire mieux sur la Technical Race (TR), dont il a complètement raté la finale en Pologne, prouvant qu'il y a toujours des progrès à faire. La saison s’annonce chargée d’ici là et il lui faudra surtout régler la partie logistique et financière au plus vite pour espérer partir en Thaïlande en novembre. Il profite de l'occasion pour remercier le Conseil départemental de la Mayenne qui le soutient depuis le début dans son projet sportif.
La MAY'SUP Race 53 : Un tremplin pour le SUP en Pays de la Loire
L'engagement de Pierre-Alain De Bois ne se limite pas à sa carrière de compétiteur. Il porte une autre casquette en ce début d’année, celle d’organisateur d’événement, puisque le 19 mars prochain, son club, l’US Changé 53 Stand Up Paddle, lancera la toute première MAY’SUP Race 53. Cet événement inaugural marquera également le premier Championnat régional FFS des Pays de la Loire de SUP longue distance, une initiative audacieuse et prometteuse.
L'idée d'organiser une course en Mayenne germait au club depuis quelques années. Les membres sont convaincus du potentiel de leur "home spot", mais la structure de leur association est très petite. Il fallait donc un déclic pour se lancer. Ce déclic est venu lors d'un échange avec le Président du club de Canoë Kayak de Laval, Didier Le Blanc, qui a fait naître l’idée de monter un événement en commun, en parallèle à leur Championnat Régional de Fond programmé le 19 mars prochain sur la Mayenne. L’idée est donc de proposer un double événement sur le même terrain de jeu et de mutualiser les forces et les bénévoles. De là est né « May’ SUP Race 53 », un événement qui mélange « pros » et « amateurs » en quelque sorte, avec une course « loisirs » et le tout premier Championnat régional FFS des Pays de la Loire de SUP longue distance. Le club espère accueillir une centaine de participants, venus des Pays de la Loire mais aussi des régions voisines, voire même de plus loin, qui sait ?
Quant aux ambitions à terme de la MAY’SUP Race 53, cet événement est pour le club un véritable galop d’essai. Pour le moment, dire que l’on sera en mesure de l’organiser chaque année est un peu prématuré. Tout dépendra des retours et de l'accueil de cette première édition. L’US Changé 53 SUP est une association de la ville de Changé, une commune de 6000 habitants très dynamique, voisine de Laval, et dotée d’un tissu associatif très développé, avec plus de 120 associations recensées, que la commune a à cœur de soutenir. La structure du club, présidée par Yannick Bouillon, est relativement petite, avec une vingtaine d’adhérents, mais c’est aussi le seul club affilié FFS en Mayenne, lui conférant un rôle central dans le développement du SUP local.
En plus de la rivière, le club dispose d’un plan d’eau de 10 hectares qui permet d’organiser chaque année, aux beaux jours, des journées de découverte et de test de matériel ouvertes au public, ainsi que des stages d’initiation auprès des jeunes de la commune, le tout en toute sécurité. La Mayenne gagnerait à être connue et reconnue, car on regorge de spots pour faire du Downwind (DW) ici, bien que la houle et le vent ne soient pas toujours dans l’axe de la rivière. Ici, c’est plutôt plat bien sûr, mais pas pour autant ennuyeux. Et pour qui aime randonner, courir, faire du vélo, du cheval, ou bien sûr du SUP, la région dispose de bons nombre d’atouts. La rivière, qui traverse le département du nord au sud, est bordée d’un chemin de halage de 85 km, constituant l’une des plus belles voies vertes de France. La nature est omniprésente ici, offrant un cadre idéal pour la pratique sportive et le ressourcement.
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Enfin, les autres atouts de l’événement à mettre en avant afin d’attirer un maximum de personnes sont nombreux. La « May’SUP Race 53 », c’est avant tout une course conviviale et accessible à tous. Géographiquement, la Mayenne est au croisement de la Bretagne et de la Normandie, et n’est pas très loin de la Région Centre, rendant le lieu accessible à de nombreux participants potentiels. La course sera l’occasion de découvrir Laval, ville d’Art et d’Histoire, et accessoirement de la situer sur une carte, car souvent, on « passe par là pour aller en Bretagne, mais on ne s’y arrête jamais ». Le format adopté, une boucle de 4 km, permet d’assurer le spectacle, avec plusieurs passages devant le club et au niveau des ponts, offrant une visibilité aux spectateurs. Des partenaires locaux et nationaux comme Décathlon Laval, le Conseil Départemental de la Mayenne, la Ville de Changé, et TAHE/SIC offriront des lots et goodies aux participants. Et, non des moindres, les frais d’inscription sont mini, fixés à 10 €, rendant la participation très abordable. Le rendez-vous est donc fixé au 19 mars prochain, à Laval, en Mayenne, pour la première édition de la « May’Sup Race 53 ».
La jeune garde du SUP : L'exemple de Kerian Lebastard
L'avenir du Stand Up Paddle Race en France est également assuré par l'émergence de jeunes talents prometteurs, à l'image de Kerian Lebastard. Licencié lui aussi de l’US Changé Stand up paddle, Kerian, du haut de ses 15 ans, représente la relève dynamique et compétitive de la discipline.
Il a participé aux championnats de France d’Ultra Longue Distance de Sup race, aux côtés de Pierre-Alain De Bois et Philippe Avannier, un événement qui les a vus parcourir un tracé de 70 km de Chinon aux Ponts-de-Cé. Au sein de cette compétition de haut niveau, nous félicitons aussi notre plus jeune licencié Kerian Lebastard qui, du haut de ses 15 ans, termine 1er des 23 km toutes catégories d’âge confondues. Cette performance exceptionnelle pour son âge souligne son potentiel et la qualité de l'encadrement au sein de son club. Elle démontre également que le SUP Race est une discipline accessible aux jeunes athlètes qui peuvent y exceller très tôt, contribuant ainsi à la vitalité et au renouvellement des compétiteurs. Son succès sur une distance de 23 km, s'inscrivant dans le cadre des championnats nationaux, met en lumière la diversité des formats de course et la capacité des jeunes athlètes à s'adapter et à performer dans différentes catégories.