Le canoë-kayak et ses activités associées se pratiquent à bord d’une embarcation propulsée à la pagaie, en eau calme, en mer et en eau vive. Ce sport nautique, d'origine amérindienne, dérive d’une embarcation plus primitive : la pirogue. Avant de s’être largement démocratisé sous sa forme moderne, le canoë-kayak permettait aux peuples des déplacements sur de longues distances ou bien le transport de charges. Aujourd'hui, il offre une multitude de pratiques, des balades paisibles aux descentes sportives, en s'adressant à un large public. Que l’on navigue en eaux calmes ou lors de raids en eaux vives, anticipation et sécurité doivent demeurer les maîtres-mots de toute balade aquatique.
Distinguer le Canoë du Kayak et la Terminologie des Pagayeurs
Il est une idée reçue que l’on distingue le canoë du kayak par la taille ou le nombre de passagers. Tous deux peuvent être utilisés pour faire de simples balades ou dans un cadre plus sportif. Cependant, la distinction principale réside dans la posture du pagayeur et le type de pagaie utilisée. Le canoë se pratique assis-agenouillé, à l’aide d’une pagaie simple tandis que le kayak se pratique assis, les jambes allongées à l’aide d’une pagaie double.
Les personnes qui font du canoë s'appellent des canoéistes, tandis qu'en kayak, on dit kayakistes. Le terme générique pagayeur désigne tous les pratiquants de sports de pagaie, incluant le canoë, le kayak, le stand-up paddle, et bien d'autres disciplines comme le dragon boat. Il est essentiel de retenir ces nuances et leur usage correct : "canoéiste" s'emploie exclusivement pour le canoë (pagaie simple, position à genoux), "kayakiste" uniquement pour le kayak (pagaie double, position assise), et "pagayeur" est le terme générique englobant tous les sports de pagaie. Dans un contexte général ou pour désigner un groupe mixte, "pagayeur" est approprié. En compétition, il est toujours recommandé d'utiliser le terme spécifique, "canoéiste" ou "kayakiste". Cette précision terminologique reflète une expertise et un respect pour chaque discipline.
La pagaie elle-même est un instrument à une ou deux pales permettant de propulser une embarcation sans point d’appui sur le flotteur. Une pale est la partie plate au bout d'une pagaie qui sert à avancer. Il existe des pagaies asymétriques où les pales sont légèrement inclinées, ce qui rend plus facile la pénétration dans l'eau lors de son utilisation. Pour une pagaie simple, l'olive est la poignée que l'on retrouve au bout. Un bris de pagaie désigne une pagaie cassée. L'action d'accoster consiste à se ranger bord à bord à un autre kayak ou un quai. Un appel utilise une pale de la pagaie en avant du kayak pour tourner plus vite. Un appel débordé est un appel que l'on fait du côté opposé du kayak sans changer la position de ses mains sur sa pagaie. Un appui, quant à lui, consiste à se servir de la pagaie pour stabiliser le kayak en appuyant la pale à la surface de l'eau. Le balayage est un appui avec un mouvement circulaire.
Cadre Fédéral et Réglementations
La Fédération française de canoë-kayak (FFCK) est la fédération sportive qui a reçu délégation pour la discipline canoë-kayak par un arrêté du 28 mars 2022. Elle s'occupe de toutes les disciplines en eau vive, mer et eau calme, notamment le slalom, le freestyle, la descente, la nage en eau vive, le raft, la haute rivière, le waveski, le Va'a (pirogue tahitienne), l'ocean racing, le kayak de mer, la course en ligne, le kayak-polo, le marathon, le dragon boat et la randonnée. La FFCK a signé une convention avec la Fédération française handisport (FFH) en date du 10 avril 2013, témoignant de son engagement pour l'inclusion.
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L'article L131-14 du Code du sport dispose que dans chaque discipline sportive et pour une durée déterminée, une seule fédération agréée reçoit délégation du ministère des Sports. Le statut de fédération délégataire ouvre droit à des prérogatives énumérées aux articles L131-15 et L131-16 du Code du sport. Il permet, d'une part aux fédérations ayant reçu délégation d'organiser les compétitions sportives à l'issue desquelles sont délivrés les titres internationaux, nationaux, régionaux ou départementaux, de procéder aux sélections correspondantes. D'autre part, cela leur permet d'édicter les règles techniques propres à leur discipline et les règlements relatifs à l'organisation de toute manifestation ouverte à leurs licenciés.
En ce qui concerne la navigation, la Division 240 a remplacé la Division 224 et constitue la réglementation concernant les navires de mer, dont les kayaks. Ces règles dictent notamment les exigences d'homologation et d'immatriculation.
Choisir son Embarcation : Canoë, Kayak et leurs Spécificités
Le choix de votre embarcation est une étape cruciale pour une pratique adaptée et sécurisée. Le type de canoë ou kayak doit être déterminé principalement en fonction de l’usage que l’on souhaite en faire. Déterminer l’environnement dans lequel vous souhaitez naviguer (mer, rivière, eaux calmes, rapides, etc.) vous permettra de choisir plus facilement votre embarcation. Par la suite, vous devez déterminer le nombre de places que vous souhaitez. Un long canoë s’enfonce moins dans l’eau car il offre une surface plus large en contact avec l’eau. Il conserve une meilleure trajectoire, en revanche il est moins maniable. Un canoë long est plus adapté à une navigation dans les lacs, étangs, et rivières calmes. Généralement, vous pouvez aisément trouver des canoës pour une, deux, trois ou quatre personnes. Pour faire votre choix, prenez donc en compte le nombre de personnes qui seront à bord.
Pour l’apprentissage, le kayak est souvent privilégié par toutes les écoles de pagaie. Sa pagaie double facilite la direction et l’appui dans l’eau, permettant d’apprendre les mouvements (circulaires, appels,…) à droite et à gauche. La position assise sur un siège offre plus de confort. Par la suite, viendra le temps de la spécialisation, où le canoë peut être considéré comme la discipline la plus technique. La position plus haute du pagayeur sur l’eau augmente l’instabilité, et la direction du bateau est plus délicate en raison de l’utilisation d’une pagaie simple, sur une seule bordée.
Types et Caractéristiques des Kayaks :Le marché des bateaux offerts est immense, et ils peuvent différer par les matériaux utilisés ainsi que par leur taille et leur forme. Les kayaks peuvent être rigides, semi-rigides ou gonflables. Pour faciliter le transport, un kayak gonflable peut être un bon choix pour débuter. Pour votre sécurité, ils respectent tous la norme ISO 6185-1 qui garantit qu'ils continueront à flotter pour rentrer au bord si un des 3 boudins vient à crever.
Si vous souhaitez naviguer près des côtes et que vous ne souhaitez pas aller au-delà de 300 mètres d’un abri côtier, vous pouvez opter pour un kayak court, entre 2,40m et 3,90m. Pour naviguer jusqu’à deux milles des côtes, il est préférable d’opter pour un kayak long qui facilite moins la manœuvre qu’un kayak court mais qui limite les efforts pour avancer. Les kayaks longs sont parfaitement adaptés à la randonnée. Il est préférable d’opter pour un kayak possédant une ligne gironnée ou « banane » qui permet à l’embarcation de ne pas enfourner dans les vagues.
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Un kayak autovideur possède des trous qui font passer l'eau ; l'eau peut rentrer dans le kayak à l'infini et se vide toute seule par en dessous, le kayak devient donc insubmersible, c'est-à-dire qu'on ne peut pas le couler. Un kayak Sit-on-Top est un exemple de kayak insubmersible. Les bouchons stop'eau servent à boucher les trous d'autovidages, ce qui est pratique pour ne plus avoir les fesses mouillées tant que vous ne faites pas rentrer l'eau dans le kayak avec votre pagaie. Un bouchon de vidange sert à enlever l'eau qui pourrait pénétrer dans la coque creuse de votre kayak.
Homologation et Immatriculation :À partir de 300 mètres des côtes, il est obligatoire de naviguer sur un kayak homologué. Le kayak doit donc faire au minimum 4 mètres de long. Si vous choisissez de naviguer au-delà de 6 milles, il est obligatoire de naviguer avec un kayak homologué et immatriculé ; le kayak doit donc mesurer au moins 4 mètres. Si le kayak ou le canoë n’est pas homologué, il sera considéré comme engin de plage et ne pourra pas naviguer au-delà de 300 mètres à partir d’un endroit de débarquement. L’immatriculation du kayak devient obligatoire lorsque vous souhaitez naviguer à plus de 2 milles d’un abri côtier. Les kayaks homologués permettent de naviguer au-delà de la limite des 300 mètres jusqu’à 2 ou 6 milles si le kayak est immatriculé. La ligne de flottaison est la limite où arrive l'eau sur la coque entre la partie immergée et la partie émergée, permettant de voir si le bateau est en surcharge ou non. La charge utile représente le poids que peut supporter le kayak, comprenant le kayakiste et tous ses accessoires.
Choix en fonction de l'usage spécifique :Pour la pêche, il est tout à fait possible d'utiliser un kayak, et certains modèles sont spécifiquement adaptés. Un kayak de pêche doit être particulièrement stable et permettre de poser un support pour les cannes et éventuellement un sondeur/GPS. Suivant le type de pêche exercé, des rangements devront être nécessaires pour mettre en place un vivier, un panier de lancer et/ou un panier pour stocker vos prises.
Votre morphologie sera déterminante dans le choix de votre kayak : vous devez prendre en compte votre poids et votre taille. Au-delà d’1m80, il est important de vérifier que vos jambes ont suffisamment de place et ne sont pas recroquevillées. Pour les petits gabarits, le kayak ne doit pas être trop lourd ni trop volumineux pour un meilleur confort et de meilleures performances. Le maître bau est la largeur maximale du kayak, et la carène est la coque du kayak, c'est-à-dire le dessous.
Équipements Indispensables pour le Canoë-Kayak
Pour une pratique sécurisée et confortable, le choix de l'équipement est primordial. Parmi l’ensemble des équipements nécessaires pour la pratique du canoë, le canoë lui-même sera votre dépense majeure. La pagaie bien sûr fait partie des accessoires indispensables de tout équipement pour faire du canoë.
La Pagaie :S’il est un critère de choix de pagaie à privilégier, c’est leur taille. Cependant, si vous faites du canoë pour le loisir, la façon la plus simple de choisir votre pagaie consiste à tendre votre bras au-dessus de votre tête et plier votre poignet. Pour débuter, nous vous conseillons une pagaie en aluminium, qui, même si elle est un peu plus lourde, est la plus économique.
Gilet de Flottaison ou de Sauvetage :Envisager une descente en canoë requiert un gilet de sauvetage indispensable à tout équipement destiné à un sport nautique. Attention : les gilets de sauvetage sont soumis à des normes ISO et CE, ainsi qu’à une date de péremption. Tous les gilets vendus en France doivent être aux normes ISO, ces normes garantissent la flottabilité et la qualité des matériaux. Les gilets aux normes ISO comportent une étiquette indiquant les capacités de flottaison.
Il est important de ne pas confondre le gilet de flottaison avec le gilet de sauvetage. Le gilet de flottaison vous aide sur votre flottabilité, ils sont souvent de 50 ou 70 newtons. À partir de 100 newtons, ce sont des gilets de sauvetage. Deux types de mousse existent : la mousse à feuille et la mousse à cellules fermées. Les gilets en mousse à feuille sont moins chers que les gilets en mousse à cellules fermées, cependant leur durée de vie est moindre. Différentes formes de gilet existent : les gilets chasubles qui s’enfilent comme un t-shirt (plus légers et plus confortables) et les gilets à ouverture ventrale (plus facile à enfiler). En phase d’initiation sur eau plate, la chute est très rare, mais flotter grâce au gilet permet de pouvoir prendre le temps de récupérer le kayak et de remonter plus facilement à bord. Le gilet de sauvetage se met en dernier.
Casque :Le casque est un équipement qui peut paraître superflu, et ces conseils doivent être suivis d'effet. Il est exigé pour tout type de navigation, notamment pour se protéger la tête et éviter des accidents faciaux (nez, dents). Il faut utiliser un casque avec la norme E1385 (Sport en eau vive). Pour vous assurer une protection optimale, vous devrez choisir un casque qui couvre l’intégralité de votre tête jusqu’à la base du crâne : du front jusqu'au-dessus de la nuque. Si le casque met en confiance, c'est bien.
Vêtements :Les vêtements que vous choisissez doivent permettre de vous protéger du soleil, du froid et du vent mais doivent également vous protéger en cas d’immersion dans l’eau. Il faut porter de la laine qui, même mouillée, garde la chaleur du corps. Pour une navigation en eau froide, il est impératif que les vêtements sèchent rapidement à l’air et soient étanches dans les rivières. Un anorak, d'origine Inuit (Anoré veut dire "vent"), vous protège du vent et du froid.
Une combinaison en néoprène n’est pas particulièrement nécessaire pour la pratique du canoë. Toutefois, le néoprène, à condition qu’elle soit souple et ne gêne pas les mouvements, peut être très utile pour garder la chaleur du corps et pour l'évacuation de la transpiration, surtout en contact direct avec la peau. Les chaussettes de bain sont également un bon choix en néoprène pour ne pas mouiller les équipiers et garder les pieds au chaud. Il existe de petits chaussons néoprène plus souple qui peuvent être plus confortables en canoë. Les chaussons en néoprène vous serviront à garder vos pieds au chaud et aussi à ne pas glisser grâce à ses semelles antidérapantes en caoutchouc.
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Accessoires et Sécurité dans l'Embarcation :Les cales de pied, cale-cuisses et cale-hanches sont des équipements indispensables pour faire corps avec son embarcation, en particulier le kayak. Les cale-pieds permettent de caler vos pieds sur le kayak ; ils peuvent être fixes (avec plusieurs cales pour toutes les tailles de pagayeur) ou réglables. Attachées par des sangles sur les côtés du kayak, les cale-cuisses vous feront gagner en stabilité. Les cales doivent être propres, sans picots ou arêtes risquant de percer les sacs gonflables. Elles ne devront pas être trop près du fond, et le dossier (dosseret) est très utile. Un dosseret sert à maintenir votre dos et vous donne un réel confort supplémentaire. Certains dosserets sont avec assises, cela ressemble visuellement à un siège que l'on rajoute sur le kayak.
La jupette (jupe) permet de faire corps avec l’embarcation. On met une jupe sur l'hiloire du kayak pour stopper les entrées d'eau dans le kayak. Elle doit serrer le buste sans gêner la respiration ou la digestion. Il doit toujours y avoir une sangle ou une poignée prévue à l’avant de la jupette pour que le kayakiste puisse l'enlever facilement en cas de besoin (chavirage). La résistance de l'élastique, au fond de la gorge de l'hiloire, doit être raisonnable, sans plus. Il est vital de ne pas risquer de se ficeler dans son bateau, et il faut s'astreindre à un facile dégagement de l'équipier en cas de dessalage (quand on a chaviré avec son kayak, c'est-à-dire le kayak retourné).
Pour la flottabilité, les sacs gonflables sont très utiles et même obligatoires dans de nombreuses régions. Un solide arrimage doit être prévu à chaque pointe du bateau. L'arrière du kayak, en revanche, n'est pas conçu pour faire corps avec l'équipier. Pour la flottabilité, des blocs de mousses (mousse de flottabilité) peuvent être ajoutés. La mousse expansée, prenant appui sur le fond du canoë, est le meilleur moyen de ne pas risquer de les abîmer et d'éviter que le pont du bateau ne rejoigne le fond de la coque en cas de choc. Le sac gonflable sur l'avant est déconseillé car il peut amener le bateau à glisser vers l'avant en cas de choc frontal.
Un bidon étanche est très utile. Emporter un bidon étanche lors de votre balade en canoë peut vous permettre de transporter et mettre à l'abri tous vos effets personnels (clés, portefeuille, etc.), pratique aussi pour prendre des vêtements de rechange. Un bout est un cordage sur votre kayak. Une ligne de vie est un équipement de sécurité : un cordage fait le tour du kayak, ce qui permet de s'y rattraper en cas de chavirement. Un anneau de bosse est l'anneau de remorquage, situé aux extrémités du kayak, il sert à se faire remorquer ou à remorquer quelqu'un. Un mousqueton est un anneau en métal possédant une ouverture facile, très pratique pour s'en servir comme point d'attache et y glisser une corde. Une ancre, accrochée à un bout, s'accroche au fond de l'eau et retient votre kayak sur sa position. L'écope est un récipient qui sert à vider l'eau de votre kayak si celui-ci n'est pas autovideur. Pour le transport, des barres de toit sont nécessaires pour transporter votre kayak sur le toit d'une voiture. Il existe aussi des galeries gonflables qui font l'équivalent des barres de toit + mousses de galeries.
Pratique et Navigation : Apprentissage, Environnements et Sécurité
Le canoë-kayak est une activité nautique. Comme pour la voile, il faut savoir nager et porter un gilet qui assure une bonne flottabilité en cas de chute dans l’eau. Pour les premiers temps, il est préférable de naviguer dans un bateau stable à fond plat sur un plan d’eau calme.
Dès les premiers coups de pagaies, vous serez capable de vous déplacer sur l’eau. Le principe consiste à se propulser à l’aide de sa pagaie, en appui dans l’eau, en visant l’endroit que vous souhaitez atteindre avec la pointe avant de votre bateau. Vous progresserez rapidement et apprendrez à diriger le bateau avec plusieurs coups de pagaie consécutifs du même côté pour corriger le cap en fonction de votre volonté de déplacement. Au fil des sorties, vous dirigerez ensuite votre bateau en dosant la force et les mouvements de vos appuis dans l’eau et enfin, avec beaucoup plus d’expérience, simplement avec la gîte.
Votre terrain de jeu sur l’eau est infini et vous trouverez toujours un lieu de pratique adapté à votre niveau et à votre faim de découvertes et de sensations. Du nord au sud de notre beau territoire, on ne compte plus le nombre de rivières praticables. Cours d’eaux paisibles ou descentes sportives, il y en a pour tous les goûts dans toutes les régions.
La Navigation en Eau Vive :Les kayaks courts sont maniables dans les passages étroits et encombrés de rochers, procurant beaucoup de plaisir grâce à leur perte de longueur et à leur poids. Les kayaks de rivière de compétition ou de slalom, dits de "critérium", sont caractérisés par une longueur inférieure à 3 m. Ils sont utilisés dans les rivières de classe V et VI et par des athlètes jeunes et en bonne forme.
Ne pas confondre les genres est crucial : les bateaux courts ne sont pas les mêmes que les bateaux de compétition, pas plus que le canoë n'est assimilable au kayak. Un canoë ''ouvert'' est la solution pour certaines pratiques. Les bateaux longs peuvent paraître superflus, et ces conseils doivent être suivis d'effet. Un canoë long est plus adapté à une navigation dans les lacs, étangs, et rivières calmes. Ils sont rapides sur rivière calme car ils demandent un effort de propulsion indésirable. En eaux vives, il tient mal sa trajectoire et le contrôle de la direction est plus délicat. Un bateau de 4m de long bien aligné dans le sens du courant !
Les bateaux de type ''rivière'' sont les embarcations les plus maniables et permettent de gouverner correctement dans les rapides au-delà de la classe II. Un bateau de type ''eau vive'' est celui dont la forme est la plus ramassée. Il est plus rapide et plus efficace en eau calme. La longueur classique des kayaks de 4 m à 4,30 m environ les rend plus polyvalents.
L'ossature est la structure de votre kayak. La fibre de verre, utilisée avec de la résine et son catalyseur, permet de construire (ou réparer) des kayaks. Elle est utilisée dans le but de réduire le poids de construction tout en gardant de bonnes performances.
Le Freestyle, aussi appelé Rodéo, est une discipline de kayak en eau vive dont le but est de faire le plus de figures possibles en utilisant les vagues formées par le courant dans une rivière. En eau vive, quand un courant et un contre-courant se rencontrent, cela forme des tourbillons sur une zone précise, appelée marmite. Les vagues peuvent être dangereuses pour qui n'est pas entraîné et n'empêchent pas d'être submergé momentanément par les vagues, avec la peine d'avaler de l'eau si l'immersion dure.
Sécurité et Gestes Techniques :La position assise par nature et où l'on utilise préférentiellement une pagaie double est une pratique commune. Le degré de difficulté de la rivière dépend du niveau des difficultés. Il est recommandé de ne pas utiliser votre embarcation au-delà de la classe II. La marche à pied n'est jamais utilisée, sauf pour vous dégourdir les jambes. Pour la progression en canoë, il faut s'arc-bouter sur les calages avant et les flottabilités doivent être prévues à chacune des pointes avant et arrière.
Esquimauter est l'action de remettre dans le bon sens un kayak qui a dessalé. Il y a plusieurs méthodes (centrale, latérale, pawlata). En règle générale, on prend appui sur l'eau avec la pagaie et, avec un mouvement du bassin effectué en même temps que son appui, on redresse le kayak dans la bonne position. L'esquimautage n'est recommandé qu'à partir de la classe IV.