Naviguer en mer, sur un lac, une rivière ou un canal, exige une compréhension approfondie de son environnement et des règles qui le régissent. Le balisage maritime, comparable au code de la route terrestre, est un ensemble indispensable d'indications qui permettent aux navigateurs de se déplacer en toute sécurité, tout en protégeant les autres usagers de l'eau. Pour tout candidat au permis bateau, qu'il soit à La Grande Motte, Le Grau-du-Roi, Palavas, Perols ou Carnon, la maîtrise du balisage maritime est une compétence non négociable.
Les Marques Cardinales : Indicateurs Essentiels des Dangers en Mer
Les marques cardinales indiquent un danger, comme un rocher isolé ou un haut-fond. Elles sont positionnées par rapport au danger qu’elles signalent, et le marin doit naviguer sur le même point cardinal que celui indiqué par la marque pour l'éviter. Par exemple, si un bateau rencontre une cardinale Nord et navigue vers l'Ouest, il doit passer au Nord de la cardinale, car elle est placée au Nord du danger. Ce système de balisage cardinal est reconnu uniformément à l’international. L'interprétation des balises cardinales peut rapidement dérouter, notamment lorsqu'il s'agit de visualiser le danger et de prendre la bonne décision. Un outil visuel peut simplifier cet exercice : il suffit de l'orienter vers le Nord pour faire apparaître d'un coup d'œil la zone de danger (souvent représentée en rouge) et celle du passage sûr (en vert).
Le corps de ces marques est noir et jaune, et elles sont identifiables par leur couleur, leur voyant au sommet (deux cônes noirs superposés), et la couleur ainsi que le rythme de leur feu la nuit.
La Cardinale Nord
La marque cardinale Nord signale un danger au Sud. Il faut impérativement passer au NORD de cette balise.
- Identification de jour :
- Couleurs : Noire en haut, jaune en bas. La balise cardinale nord possède deux cônes noirs vers le haut. Le bas de la balise est jaune.
- Voyant : Deux cônes pointés vers le haut, représentant le Nord d’une boussole. Deux cônes noirs superposés, pointes vers le haut.
- Feu de nuit : Blanc, avec des scintillements continus et rapides. On peut penser à l'aiguille d'une boussole qui indique le Nord sans s'arrêter.
La Cardinale Sud
La marque cardinale Sud signale un danger au Nord. Il faut impérativement passer au SUD de cette balise.
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- Identification de jour :
- Couleurs : Jaune en haut, noire en bas (l'inverse de la Nord). La balise cardinale sud a 2 cônes noirs vers le bas avec un haut de balise jaune, un bas noir.
- Voyant : Deux cônes pointés vers le bas, représentant le Sud d’une boussole. Deux cônes noirs superposés, pointes vers le bas.
- Feu de nuit : Blanc, avec 6 scintillements suivis d'un éclat long toutes les 10 secondes. On peut penser aux 6 heures sur une horloge, au Sud.
La Cardinale Est
La marque cardinale Est signale un danger à l'Ouest. Il faut impérativement passer à l'EST de cette balise.
- Identification de jour :
- Couleurs : Noire, avec une large bande centrale jaune. La balise cardinale Est possède 2 cônes opposés par la base qui forment un losange. Les opposés de la balise sont noirs, son centre est jaune.
- Voyant : Deux cônes opposés par leurs bases. Leur forme rappelle celle d'un œuf ou la lettre "E" d'Est.
- Feu de nuit : Blanc, avec 3 scintillements toutes les 5 secondes. On peut penser aux 3 heures sur une horloge, à l'Est.
La Cardinale Ouest
La marque cardinale Ouest signale un danger à l'Est. Il faut impérativement passer à l'OUEST de cette balise.
- Identification de jour :
- Couleurs : Jaune, avec une large bande centrale noire. La balise cardinale Ouest possède deux cônes opposés à la pointe qui forment un sablier. La balise est jaune, noire au centre puis jaune.
- Voyant : Deux cônes opposés par leurs pointes. Leur forme rappelle celle d'un verre à vin ou la lettre "W" de West.
- Feu de nuit : Blanc, avec 9 scintillements toutes les 10 secondes. On peut penser aux 9 heures sur une horloge, à l'Ouest.
Pour les quatre types de cardinales, le feu est toujours blanc. Ces marques peuvent prendre la forme d'une tourelle, d'un espar, d'une bouée charpente ou fuseau.
Les Marques Latérales : Guide des Chenaux et Accès Portuaires
Les marques latérales se trouvent généralement à l’entrée d’un port, pour indiquer un chenal, un abri ou une rivière. Elles ont pour objectif de baliser les entrées et sorties des ports ou des chenaux en indiquant les côtés bâbord et tribord de la route à suivre. Un sens conventionnel est défini : en venant du large et en entrant dans un port, les marques latérales se trouvent à droite du bateau pour la marque latérale tribord (verte avec un triangle vert au sommet) et à gauche du bateau pour la marque latérale bâbord (rouge avec un rectangle rouge au sommet). En sortant du port, le sens s’inverse.
Lorsque vous manœuvrez votre navire, bâbord et tribord sont deux termes utilisés pour désigner la gauche et la droite du navire. Tout ce qui est à gauche, se dit bâbord, tout ce qui se situe à droite en se plaçant par rapport à la proue (avant du navire), est le tribord. La balise tribord vous indique de passer à gauche. La balise bâbord indique de passer à droite.
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Le système de balisage latéral présente des caractéristiques spécifiques en fonction de la marque :
Marque Latérale Bâbord
- Modèle de la marque : Bouée, espar, tourelle, balise charpente ou fuseau.
- Couleur : Rouge.
- Voyant au sommet : Un cylindre.
- Couleur du feu : Rouge.
- Rythme du feu : Quelconque et autre que les marques de chenal préféré.
Marque Latérale Bâbord avec Chenal Préféré à Tribord
- Modèle de la marque : Bouée, espar, tourelle, balise charpente ou fuseau.
- Couleur : Rouge avec une bande verte.
- Voyant au sommet : Un cylindre.
- Couleur du feu : Rouge.
- Rythme du feu : A éclats diversement groupés.
Marque Latérale Tribord
- Modèle de la marque : Bouée, espar, tourelle, balise charpente ou fuseau.
- Couleur : Verte.
- Voyant au sommet : Un cône avec la pointe vers le haut.
- Couleur du feu : Vert.
- Rythme du feu : Quelconque et autre que les marques de chenal préféré.
Marque Latérale Tribord avec Chenal Préféré à Bâbord
- Modèle de la marque : Bouée, espar, tourelle, balise charpente ou fuseau.
- Couleur : Verte avec une bande rouge.
- Voyant au sommet : Un cône avec la pointe vers le haut.
- Couleur du feu : Vert.
- Rythme du feu : A éclats diversement groupés.
Un moyen mnémotechnique non-officiel pour vous souvenir des caractéristiques des bouées de bâbord et de tribord est l’expression : “Tri-cot vert, Bas si rouge”. Dans cette expression, la première partie “Tri-cot vert” fait référence à “Tribord Conique vert”. “Bas si rouge” fait alors référence à “Bâbord Cylindrique Rouge”.
Les marques latérales peuvent être numérotées : les bouées bâbord portent des chiffres pairs (2, 4, 6, 8,…) et les bouées tribord portent des chiffres impairs (1, 3, 5, 7,…) en suivant le sens conventionnel. Lorsque plusieurs chenaux permettent d'aller au même endroit, les balises indiquent un chenal principal et un chenal secondaire.
Le Système de Balisage International de l'AISM : Une Référence Mondiale
Le balisage maritime, essentiel pour la sécurité en mer, est régi par l'Association Internationale de Signalisation Maritime (AISM) depuis 1980. L'AISM s’occupe de tout le balisage du territoire français, incluant les Départements et Territoires d’Outre Mer (DOM-TOM), et découpe le monde en deux régions principales.
Les Régions de l'AISM et leurs Spécificités
- Région A : Elle comprend la France métropolitaine, La Réunion, la Polynésie et la Nouvelle Calédonie, ainsi que l’Europe, l’Afrique, l'Asie, le Moyen-Orient et l'Australie. Dans cette zone, les balises et les règles s’appliquent de manière standard.
- Région B : Elle inclut l’Amérique (avec la Guyane et les Antilles), le Japon, la Corée et les Philippines. Dans la Région B, les marques latérales présentent une inversion des couleurs. Par exemple, si vous voulez organiser la location d'un voilier dans les Antilles, il vous faudra vous habituer au fait que la balise rouge est celle de tribord en rentrant au port, et la balise verte, celle de bâbord en rentrant au port.
Les Composants des Marques de Balisage
Une marque est définie par trois critères essentiels pour sa reconnaissance et son interprétation :
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- Sa couleur : La couleur permet de reconnaître immédiatement la marque, car chaque type de marque a sa couleur bien spécifique.
- Son voyant : Le voyant, de forme et de couleur différente (croix, sphère, cylindre ou cône), se situe au sommet de la balise. Il est très souvent crucial pour reconnaître le type de la marque, car la balise peut être rouillée, souillée par les défections d’oiseaux marins ou à contre-jour, rendant la reconnaissance des couleurs difficile.
- La couleur et le rythme de son feu : Ces caractéristiques permettent, la nuit, de reconnaître le type de balise. Les signalisations de phares, par exemple, servent à guider les bateaux la nuit. Si un phare est fixe, c’est qu’il sert de feu de guidage dans un chenal comme l’entrée d’un port. Chaque phare a sa propre signature, permettant aux navigateurs de les reconnaître.
Types Physiques des Balises
Les balises maritimes peuvent prendre plusieurs formes principales :
- Les balises fixes : Ces structures (espars, tourelles) sont construites sur des rochers (émergés ou immergés en eaux peu profondes) ou sur des ouvrages portuaires.
- Les balises flottantes (bouées) : Elles sont reliées par une chaîne à un ouvrage (type corps mort) au fond de la mer.Voici les différentes formes spécifiques qu'elles peuvent prendre :
- La tourelle : De forme conique, fixe et émergée.
- L'espar : De forme cylindrique, fixe, et en partie immergée car elle est fixée dans l'eau.
- La bouée de forme : Flottante, et dont la forme indique la signalisation.
- La balise fuseau : Flottante et de forme conique.
- La balise charpente : Flottante et constituée d'une charpente.Ces types de balise n'influencent pas en eux-mêmes le message délivré par la balise, mais il est utile de les connaître pour les repérer au mieux.
Les Marques Spécifiques pour une Navigation Sûre
En plus des marques latérales et cardinales, d'autres balises jouent un rôle crucial pour la sécurité et l'information des navigateurs.
Marques de Danger Isolé
Contrairement aux cardinales qui délimitent une zone, la marque de danger isolé est positionnée directement sur un danger de faible étendue, tel qu'un rocher ou une épave. Les bouées de danger isolé sont utilisées au large pour signaler un danger non visible. Ces balises se trouvent toujours sur le danger. Il faut donc s'en écarter largement à gauche ou à droite.
- Fonction : Elle signale un danger sur lequel elle est érigée. Les eaux sont saines tout autour.
- Identification de jour : Couleurs noire, avec une ou plusieurs larges bandes rouges. Son voyant est composé de deux boules noires superposées.
- Feu de nuit : Un feu blanc à 2 éclats groupés (Moyen mnémotechnique : 2 boules, 2 éclats).
- Comportement à adopter : S'en écarter franchement, quelle que soit la direction.
Marques d'Eaux Saines
La balise “eaux saines” indique, comme son nom l’indique, que les eaux sur lesquelles vous allez naviguer ne comprennent aucun risque. Dans un chenal, cette bouée délimite l'axe du chenal. La nuit, les bouées d'eaux saines sont parfois dotées d'un feu blanc, d'un rythme quelconque autre que scintillant ou à deux éclats.
Marques Spéciales
La marque spéciale est une balise qui prévient d’exercices militaires, de câbles sous-marins ou d’une zone réservée à la plaisance. Les marques spéciales signalent des zones à éviter : zones d'élevage, zones d'exercices militaires, zones de câbles sous-marins, zones de dragage. Ces marques peuvent avoir toutes sortes de formes. Elles sont reconnaissables à leur couleur jaune et à la croix qui les surplombe.
Dangers Nouveaux
Les dangers nouveaux sont balisés en respectant les règles de balisage traditionnelles, que ce soit par des marques cardinales ou des marques latérales.
Les Signaux de Détresse : Une Priorité Vitale en Cas d'Urgence
En situation de détresse en mer, la capacité à signaler sa position et son besoin d'aide est primordiale. Il existe des signaux universellement reconnus, qu'ils soient pyrotechniques, visuels non pyrotechniques ou sonores. Ils doivent être aisément accessibles et en état de fonctionnement. Le matériel non périmé est obligatoire à bord, mais une fois la date de péremption expirée, ces dispositifs peuvent être conservés comme matériels supplémentaires. Les dispositifs pyrotechniques visuels doivent être stockés dans un récipient étanche rouge ou orange, portant la mention "signaux de détresse" ou "fusées" et si possible dans un endroit sec et frais.
Signaux Visuels Pyrotechniques
Les engins pyrotechniques sont universellement identifiés comme d'excellents signaux de détresse. Ils restent potentiellement dangereux s'ils ne sont pas correctement manipulés.
- Feux à main : C'est un signal à dispositif d'allumage intégré, semblable à un feu de Bengale. Il doit être tenu obligatoirement sous le vent à bout de bras à 45° de la verticale. La fumée dégagée permet d’être repéré. Pour éviter des brûlures, il est conseillé de mettre des gants ou d'utiliser un chiffon mouillé. Leur durée est de 30 à 60 secondes pour les petits modèles et jusqu'à 8 minutes pour les plus gros. Ils sont visibles de jour comme de nuit, avec une couleur rouge caractéristique.
- Fumigène orange : Dégoupillé sous le vent, il peut être tenu à la main ou jeté à l'eau (grâce à un système de flotteur). Il sert pour le repérage par avion ou hélicoptère et pour attirer l'attention des navires. Les mêmes précautions que pour les feux à main s'appliquent. Sa durée varie entre 2 et 5 minutes. Sa visibilité est de 2 à 6 milles de jour uniquement, avec une fumée orange.
- Fusée éclairante avec parachute : Elles sont percutées au vent avec les flèches d'éjection orientées vers le haut. Elles durent entre 30 à 40 secondes, mais elles dérivent très rapidement sous l'effet du vent. Leur hauteur de 200 à 300 mètres permet une visibilité jusqu'à 25 milles par temps clair, de jour comme de nuit.
- Fusée à main à une ou deux étoiles : Permet de lancer en succession rapide deux ou plusieurs étoiles rouges avec dispositif automatique ou grâce à un pistolet. Moins de 4 à 5 secondes. De 60 à 90 mètres. Jour et nuit. Chaque étoile est de couleur rouge vif.
Signaux Visuels Non-Pyrotechniques
Ces signaux doivent également être en état et aisément accessibles.
- Pavillon de détresse rouge : Des gilets de sauvetage, des vêtements ou toute autre pièce de tissu frénétiquement agités peuvent servir. Utilisable de jour uniquement.
- Signal de détresse SOS : Le signal de détresse peut être émis à l’aide d’une lumière (trois brefs, trois longs, trois brefs), d’une corne de brume ou d’un GPS. Utilisable de jour et de nuit.
- Pavillon NC : Il s'agit du Code International N « November » et C « Charlie » l'un sur l'autre. Il est plus distinctif une fois attaché et ondulé au moyen d'une gaffe ou d'une rame. Utilisable de jour uniquement.
- Balancement des bras : Mouvements lents et répétés de haut en bas des bras. Utilisable de jour uniquement.
- Pavillon carré avec une boule au-dessus ou au-dessous : Utilisable de jour uniquement.
- Miroir de signalisation : À utiliser avec le soleil. Utilisable de jour uniquement.
- Lumière électrique : Faire clignoter sa torche selon le signal de SOS. Utilisable de nuit uniquement.
- Lumière stroboscopique : La lumière stroboscopique ou à éclats blancs est utilisée sur les lampes flottantes à allumage automatique lors d'un chavirage de bateau ou comme équipement individuel accroché au bras. Sa visibilité est de 2 miles et sa durée d'une dizaine d'heures.
- Lumière chimique ou bâton luminescent (lightstick ou cyalume) : Avantages : pas de batterie, bon marché, résiste à l'eau, insubmersible, ni flamme, ni étincelle, ni chaleur, non toxique, ininflammable. À balancer au bout d’une corde. Visibilité à 360°, sur quelques milles. Après percussion, dure de 8 à 12 heures.
Signaux Sonores et Radio
- Klaxon, corne de brume ou sifflet : Émission d’un son continu prolongé ou du signal en morse SOS. Utilisable de jour et de nuit.
- Émission d’un appel de détresse au moyen d'une radio VHF : Dans une situation de détresse, sur le canal 16 de la VHF, il faut répéter trois fois "MAYDAY". Attendre une réponse et donner : la position, la nature de l’incident, le nombre de personnes à bord, et le nom du bateau. La VHF utilise la fréquence 156,8 MHz (Canal 16) et la BLU la fréquence 2 182 kHz. Utilisable de jour et de nuit.
Signaux de Détresse Spécifiques aux Plongeurs
De jour, un plongeur en détresse frappe rapidement plusieurs fois la surface de l'eau. De nuit, le geste est identique mais avec une lampe. Dans les deux cas, le plongeur en détresse peut compléter ces signaux de détresse par le sifflet de son gilet de stabilité. Le plongeur en détresse peut également utiliser sa lampe pour émettre le signal SOS en morse.
Les Zones Réglementées : Naviguer avec Prudence
Il existe de nombreux cas où les zones de navigation sont réglementées. Les raisons en sont variées, comme la sécurité des baigneurs, la présence de zones militaires ou des zones de trafic intense.
Réglementations à Proximité des Côtes et Plages
- Les ports : La vitesse y est limitée à trois nœuds, soit environ 6 km/h (vitesse d’une personne marchant rapidement). À cette vitesse, le bateau ne fait aucune vague. La vitesse y est réglementée car c’est une zone où la circulation est intense et souvent, sur les bateaux à quai, des personnes effectuent des travaux minutieux.
- La zone des 300 mètres (par rapport au rivage) : Dans cette zone, la vitesse est limitée à 5 nœuds (environ 10 km/h) car le trafic maritime y est important mais dans un espace plus vaste. Il ne faut pas confondre la zone des 300 mètres et la zone de baignade, matérialisée par les bouées jaunes rondes, car cette dernière est souvent positionnée à environ 150 ou 200 mètres du rivage. Vous avez déjà dû remarquer les bouées jaunes longeant le rivage et les plages. Ces dernières indiquent les zones fréquentées par les baigneurs et les plagistes. En tant que conducteur de bateau à moteur, vous ne pourrez pas accéder à ces zones. Cela signifie que l’accès est interdit si vous avez un bateau à moteur, un bateau à voile, un jet-ski ou même un engin avec des rames.
- Les chenaux d’accès à la plage : Également appelés chenaux traversiers, perpendiculaires à la plage, ils permettent aux usagers pratiquant des activités nautiques (ski nautique, scooters des mers, planche à voile, etc.) d'accéder au rivage. La vitesse à ne pas dépasser est de 5 nœuds. Les bouées y sont de plus en plus rapprochées vers le rivage, et celles d'entrée du chenal sont de taille supérieure.
- Signalétique des activités nautiques : Une signalétique spécifique est utilisée pour apporter des informations sur la pratique d’activités dans certaines zones. Les pictogrammes (dessins) peuvent être placés sur une bouée ou en bord de plage (trottoirs) pour indiquer ce qui est autorisé ou interdit, par exemple, la navigation pour les embarcations de sport, les navires motorisés, les voiliers, la pratique de la planche à voile, le ski nautique, ou la baignade.
- Pavillons de plongeurs : Ces pavillons signalent la présence de plongeurs. Ils peuvent être portés sur un bateau de taille plus ou moins importante ou installés sur des bouées en bord de plage. Lorsqu’un bateau rencontre un de ces trois pavillons, il doit passer à 100 mètres au moins du bateau de plongée.
Réglementations du Trafic Maritime
Du fait du trafic maritime important et afin d’éviter les accidents, des systèmes de circulation pour les bateaux de commerce ont été mis en place pour organiser et réguler ce trafic. Les rails de circulation permettent aux remorqueurs, type Abeille Flandre, de prendre en charge les navires en cas d’avarie et ainsi d’éviter leur échouage prématuré. L’exemple le plus parlant est le rail d’Ouessant situé au large de l’île d’Ouessant. À l’échelle locale, il existe également des régulations du trafic maritime. La baie de Cannes, par exemple, est un lieu où le trafic maritime est important, surtout pendant la saison estivale. De ce fait, des zones réglementent la vitesse et le mouillage des bateaux.