La faune marine qui nage : Exploration du monde aquatique

Introduction

Le monde aquatique abrite une diversité fascinante de créatures, chacune adaptée à la vie sous-marine. Cet article se penche sur la faune marine nageuse, en mettant en lumière des espèces spécifiques et leurs adaptations uniques à cet environnement.

Le Ragondin : Un nageur adaptable

Le Ragondin (Myocastor coypus) est un mammifère aquatique de l'ordre des rongeurs, se distinguant par sa remarquable adaptation à la vie dans l'eau. Originaire d'Amérique du Sud, il a été introduit dans plusieurs régions du monde, y compris en France, où il est devenu une espèce établie.

Description physique et adaptations

Le Ragondin est le plus grand représentant de l’ordre des rongeurs. Ce mammifère aquatique de couleur brune pèse en moyenne 6 kg et mesure une soixantaine de centimètres auquel s’ajoute la queue, cylindrique et écailleuse, d’une longueur de 25 à 45 cm. Il possède un corps robuste, une fourrure dense et des adaptations spécifiques pour la nage.

  • Morphologie adaptée à la nage: Particulièrement bien adapté à la vie aquatique, le Ragondin nage en alternant des mouvements rapides des pattes antérieures avec des mouvements plus lents mais plus puissants de ses pattes postérieures.
  • Fourrure imperméable: Le Ragondin est équipé d’une fourrure épaisse composée de poils de jarre longs et raides et de poils de bourre courts et denses. Ce type de pelage reste sec et permet une bonne isolation de son corps. Des mues successives permettent au Ragondin de s’adapter aux conditions climatiques. Cependant, originaire d’Amérique du Sud, il supporte mal le froid des hivers rigoureux. Aussi, la mortalité des populations de Ragondin est relativement élevée au Nord.
  • Longévité: Il atteint une longévité maximale de quatre ans dans les milieux naturels.

Habitat et comportement

Le Ragondin est un mammifère aquatique qui affectionne particulièrement les marais, les lagunes, les bords de ruisseau dont le courant est faible. Il colonise également les fossés et les canaux des milieux dans lesquels il a été introduit. Il se réfugie dans un terrier à plusieurs entrées dans les berges des milieux qu’il colonise et au moins l’une de ces entrées est sub-aquatique. Dans certains marais, il est possible de trouver une vingtaine de Ragondins par hectare.

  • Comportement social: Le Ragondin a un comportement grégaire et polygame. Aussi, les individus vivent en clans dont les domaines se recouvrent partiellement. Les domaines des mâles dominants sont proches de ceux des femelles alors que les mâles dominés vivent en périphérie.

Alimentation

Le Ragondin est un herbivore opportuniste qui consomme un tiers de sa masse corporelle chaque jour. Il adapte son régime alimentaire à la saison : en hiver il consomme des rhizomes et des tubercules, à la belle saison, il apprécie les pousses de carex, de roseaux, de potamots…, et mange les fruits et les récoltes à la fin de l’été. Il peut se déplacer loin de son habitat pour s’alimenter avec du maïs, du blé et autres poacées et céréales issues des cultures avoisinantes. La majeure partie de son régime alimentaire est constituée de plantes monocotylédones.

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  • Caecotrophie: Le Ragondin pratique la caecotrophie, c'est-à-dire qu’il ingère à nouveau ses excréments.

Reproduction et cycle de vie

Le Ragondin est une espèce très prolifique. La femelle peut engendrer plusieurs portées par an ( 1,2) et ce, peu de temps après avoir mis bas. La gestation dure 130 jours et il naît à chaque portée cinq à six petits dont le poids à la naissance avoisine 150 g. Ceux-ci sont sevrés dès l’age de six à dix semaines mais nagent déjà depuis longtemps. Néanmoins, la puberté n’est atteinte que vers l’âge de trois mois. La femelle allaite ses petits grâce à ses mamelles disposées latéralement sur son corps. Elle peut alors nager flanquée de ses petits accrochés à ses tétines.

Introduction en France

Il y aurait eu deux vagues d’introduction du Ragondin en France ( 3). La première s’effectua à partir de 1882 en Indre et Loire jusqu’au début de la première guerre mondiale en 1914. Cette première population introduite disparut pendant le conflit et une deuxième série d’introductions débuta dès 1925 et dura trois ans, jusqu’à la crise de 1929. C’est l’industrie de la fourrure, florissante au début du XXième siècle, qui a motivé l’introduction du Ragondin en France. Seulement, l’arrêt brutal des élevages au moment de la crise de 1929 a provoqué la libération de nombreux individus dans la nature. Les populations de Ragondins supportent mal le froid qui tue une grande partie des individus ( 4).

Impact environnemental

Les populations de Ragondins exercent une forte pression sur les végétaux qui peuplent les abords des plans d’eau. Les Ragondins créent en effet des plages d’abroutissement en consommant la végétation ( 6). Il est possible d’observer ces pelouses rases dès la fin du mois de mars. Les Ragondins les fréquentent jusqu’en juin mais le bétail y pâture dès le mois de mai. Le Ragondin a tendance à s’attaquer aux parcelles cultivées situées proximité des milieux aquatiques ( 4). Il affectionne particulièrement les céréales (maïs, blé, orge, avoine…) et en particulier les jeunes pousses de maïs riches en matières nutritives. Les études à ce sujet ( 6) ont montré que le Ragondin touche généralement les dix premiers rangs de culture. Seulement, il s’attaque à plusieurs pieds sans en consommer la totalité. Le Ragondin est donc un animal qui gaspille beaucoup la ressource. Le Ragondin est également connu pour avoir un impact sur les peupleraies ( 2). Il ronge les troncs des peupliers à environ 1 m de hauteur et entame les parties externes du bois. Les vaisseaux chargés de transporter la sève sont ainsi détruits et les parties aériennes privées d’eau. L’arbre s’assèche et meure en quelque temps. Toutefois, l’impact principal du Ragondin est surtout mécanique. Les sédiments qu’ils remanient lors du creusement des galeries, sont évacués dans les cours d’eau et provoquent leur envasement. Ce surplus de sédiments occasionne des surcoûts de gestion hydraulique liés à la nécessité de curer les cours d’eau. Les dégâts occasionnés aux ouvrages hydrauliques à proprement parlé sont négligeables. C’est souvent le contournement des ouvrages par les galeries qui provoquent des dommages sévères ( 4). Un vannage (sorte de barrage) devenu inefficace et le cours d’eau n’est plus régulé. Les galeries de Ragondin déstabilisent également les routes et les voies ferrées.

Santé et zoonoses

Les différentes études réalisées sur ce rongeur montrent qu’une grande partie des individus sont atteints par la leptospirose ( 1). Les bactéries responsables de cette maladie sont disséminées dans le milieu par les urines. La transmission aux autres mammifères s’effectue par contact avec les muqueuses (bouches, yeux…). Cette maladie se manifeste par des fièvres et des douleurs musculaires et atteint les reins. Le Ragondin est également l’hôte de la douve du foie, un petit vers plat de 2 cm environ qui se développe dans le foie des mammifères. Une étude parue en 2001 ( 7) montre que 8 % des Ragondins peuvent être atteints par ce parasite (40 % dans les zones les plus touchées) et qu’il peut le transmettre à du bétail. Or, ce parasite, tout comme les leptospires, est transmissible aux autres mammifères via les excréments. Les œufs qu’ils contiennent donnent naissance à des larves qui se développent dans l’organisme d’un mollusque, la Limnée tronquée ( 8). Les larves y engendrent des cercaires qui sont déposés dans le milieu et se fixent sur les végétaux. Ces cercaires sont consommés par le bétail en même temps que les végétaux par pâturage. La douve affaiblit fortement les animaux qu’elles parasitent. Elle détruit les canaux biliaires qui se calcifient et le foie devient hypertrophié. Chez l’Homme, les symptômes de la douve du foie sont identiques à ceux des animaux.

Statut et gestion

Le Ragondin est considéré comme un animal nuisible et chassable dans la totalité des départements du territoire métropolitain ( B,C). A ce titre, il fait l’objet de nombreuses campagnes de contrôle destinées à limiter les effectifs de sa population. Ce sont les Fédérations départementales de chasseurs qui mènent ces campagnes de contrôle. Elles coordonnent les actions de piégeage des Ragondins par des associations de piégeurs agréées. Chaque membre d’une association de piégeurs dispose des cages-pièges en des points stratégiques (lieu de passage des Ragondins). Les pièges sont quotidiennement relevés et l’animal est euthanasié sur place. Chaque piégeur communique le résultat de ses prises à la Fédération de chasse de son département qui centralise les résultats. A titre d’exemple, dans le département du Finistère, 1238 Ragondins ont été capturés en 2005 (données de la Fédération départementales de chasseurs du Finistère). Ce chiffre est 50 fois plus élevé que celui des années 1990. Il est cependant hasardeux de comparer ces valeurs dans la mesure où l’effort de capture n’est pas précisé. De plus, la Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles de Bretagne ( Feredec) pratique également des campagnes de piégeage à la demande des communes quand la pression des Ragondins sur les cultures devient trop forte. En Ille et Vilaine, environ 1 500 cages-pièges sont utilisées toute l’année pour le contrôle de la population des Ragondins. Outre le piégeage, la destruction à tir des Ragondins est autorisée pendant certaines périodes de l’année, variables suivant le département. Généralement, ces périodes précèdent l’ouverture générale de la chasse. Dans les régions limitrophes, l’empoisonnement est également pratiqué. Il s’agissait en 1985 de la technique la plus efficace et la plus sélective ( 2) : elle n’atteignait que les Ragondins et les Rats musqués. Des radeaux contenant des carottes empoisonnées à la bromadiolone étaient placés dans les canaux. Les Ragondins se nourrissaient des carottes empoisonnées et mouraient dans les quatre jours suivants. La substance employée étaient peu agressive pour l’environnement et se dégradait rapidement sous l’influence de la lumière. Cette technique s’avère efficace dans les régions limitrophes dont la surface de marais est plus élevée qu’en Bretagne. En outre, l’effet de cette technique est limité par le manque de concertation dans l’organisation de la lutte. Souvent, les communes d’un même bassin versant ne sont pas traitées en même temps. Une étude du Conseil général du Finistère datant des années 2000 ( 10) a tenté de valoriser le Ragondin vivant sur l’Aulne. L’animal est en effet reconnu pour la qualité de sa chair, la valeur de ses dents en « ivoire rose », sa fourrure et sa graisse qui permet de fabriquer du savon. Un sondage a été effectué auprès des visiteurs du canal de Nantes à Brest dans le Finistère. Nombre d’entre eux ont été séduits par les qualités gustatives de la chair de Ragondin mais beaucoup craignent une éventuelle toxicité de sa viande (présence de parasites). Il existe cependant un réseau de vente sur internet de produits dérivés du Ragondin.

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Autres exemples de faune marine nageuse

Outre le Ragondin, de nombreuses autres créatures marines démontrent des adaptations fascinantes à la nage.

Les dauphins

Les dauphins sont des mammifères marins intelligents et sociaux, connus pour leur agilité et leur vitesse dans l'eau. La côte bretonne, par exemple, abrite la plus grande colonie de dauphins d’Europe, avec environ 400 grands dauphins dans la baie du Mont Saint-Michel. Des excursions d'observation sont proposées pour découvrir ces animaux dans leur habitat naturel.

La plongée sous-marine et son vocabulaire

La plongée sous-marine offre une perspective unique sur la faune marine. Les plongeurs utilisent un vocabulaire spécifique pour communiquer et décrire les espèces rencontrées.

  • Communication subaquatique: La communication entre plongeurs repose principalement sur des signaux visuels, avec un langage corporel universel.
  • Lexique spécifique: Le vocabulaire de la plongée comprend des termes techniques liés au matériel, aux procédures de sécurité et aux espèces marines.
  • Expressions courantes: Les plongeurs utilisent des expressions spécifiques et un argot pour partager leurs expériences et renforcer les liens au sein de la communauté.

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