Dans l'univers fascinant de la plongée sous-marine, la sécurité est une priorité absolue, et certains équipements se révèlent être des alliés indispensables pour l'assurer. Au titre des accessoires incontournables à vous offrir à terme, il y a le fameux parachute de plongée, également appelé parachute de palier. Dès que vous irez un peu plus en avant dans votre formation, que vous dépasserez vos premiers mètres de profondeur, un peu plus expérimentés, cet équipement de plongée vous sera conseillé par les moniteurs de votre école de plongée. Il permet, que vous soyez plongeur encadré ou non, d’avoir une pratique de la plongée en toute sécurité. Il fait partie du matériel de plongée indispensable à avoir, et ce même si vous avez lors de vos explorations un guide de palanquée. Vous comprendrez très vite que c’est une pièce d’équipement du plongeur à ne pas négliger. En vérité, le parachute de palier n’est pas là pour faire joli ; c’est un accessoire de sécurité indispensable pour les plongées en mer.
Le Rôle Fondamental et les Usages Multiples du Parachute de Palier
Le parachute de palier est un outil aux utilités variées et critiques pour la sécurité du plongeur et de sa palanquée. Car vous pouvez à tout instant en être séparé de votre guide et, dans ces cas-là, le parachute aura plusieurs utilités. Un parachute de plongée s’utilise lors d’un palier de décompression, une phase essentielle de la remontée où les plongeurs éliminent l'azote accumulé dans leur corps. À ce moment précis, il permet d’indiquer en surface la position de la palanquée en fin de plongée, une information vitale pour le bateau de surface qui attend le retour des plongeurs.
Son importance est d'autant plus marquée dans des conditions spécifiques. En plongée dérivante, où le courant emporte les plongeurs sur une certaine distance, ou lorsque la houle est importante, un parachute de palier permet d’indiquer au navire où sont les plongeurs, évitant ainsi des recherches laborieuses et potentiellement dangereuses. De même, le fait de tirer sur le parachute pour le faire entrer et sortir de l’eau tel un bouchon est une convention pour alerter le bateau d’un problème. C'est un signal d'urgence clair et universellement reconnu. La maîtrise de cet exercice est crucial quand, autonomes, vous devez signaler votre présence au bateau et sortir en sécurité. Le parachute de palier est utile pour signaler un problème, affirmant son rôle d'accessoire de communication et de sécurité en mer.
L'Apprentissage et l'Accessibilité du Parachute de Palier
L'intégration du parachute de palier dans la pratique de la plongée est une étape clé de la formation des plongeurs. Lors du passage de notre niveau 2, nous avons donc appris à nous servir de cet équipement, indispensable à l’autonomie du plongeur. C'est souvent à ce stade que l'on acquiert les compétences nécessaires pour manipuler cet outil avec confiance. Cependant, bien que l'on suggère souvent d’attendre le deuxième niveau de plongée pour une manipulation active, l'idée que les plongeurs et plongeuses les manipulent dès le début de leur parcours lorsqu’ils/elles maitrisent les bases de la flottabilité est pertinente. Une familiarisation précoce avec le matériel peut renforcer la confiance et la dextérité. Vous saisirez également qu’il est utile d’avoir un parachute par plongeur et non par palanquée, car chaque individu doit être capable de signaler sa propre position ou un problème.
Caractéristiques Essentielles pour un Parachute de Palier Efficace
Le choix d'un parachute de palier ne doit pas être laissé au hasard, car certaines caractéristiques techniques sont déterminantes pour son efficacité et votre sécurité. Un parachute de palier en nylon à l’allure de toile souple est la base. Cependant, au-delà du matériau, d’autres éléments sont à considérer attentivement.
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Un modèle muni d’une soupape est essentiel pour éviter qu’il ne se déchire lors de la remontée, quand l’air va reprendre du volume en raison de la diminution de la pression ambiante. C’est également plus simple pour le dégonfler après utilisation. Votre parachute de palier doit d’office avoir un “bec de canard”. C’est une configuration particulière destinée à ne pas laisser s’échapper l’air une fois le parachute gonflé. De cette manière, il ne se dégonflera pas en surface et restera bien visible. Grâce à la soupape et à la forme dite “en bec de canard” qui empêche le retour de l’air vers l’extérieur, l’air injecté dans le parachute ne sortira pas et votre parachute tiendra bien droit en surface. Il vous suffira de mettre un peu de tension dans le bout pour bien vous signaler.
En termes de visibilité, le parachute doit être suffisamment grand pour être repéré de loin. Les couleurs flashy sont à privilégier pour maximiser la détection. Attention, une convention importante veut que le parachute de palier jaune délivre un message d’urgence spécifique, ce qui en fait un choix à utiliser avec discernement. Enfin, il va de soi que l'équipement doit être en bon état, sans déchirure ni usure excessive qui pourrait compromettre son fonctionnement. Vous choisirez votre parachute en fonction de vos besoins, du prix, de vos affinités avec les marques ou des conseils de vos moniteurs ou binômes. Sachez que si vous êtes attentifs aux caractéristiques de base énoncées plus haut, vous ne pourrez pas avoir de mauvais parachute, quelles que soient les marques présentes sur les marchés, telles que Scubapro, Aqualung, Apeks ou DAN, qui proposent aujourd'hui des produits de bonne qualité.
Les Différents Systèmes de Déploiement du Parachute de Palier
La manière dont le parachute de palier est déployé sous l'eau est cruciale, et il existe plusieurs systèmes, chacun avec ses particularités, avantages et inconvénients. Le choix du système dépendra souvent des préférences du plongeur, de son niveau d'expérience et des conditions de plongée.
Le Parachute à Plomb : La Méthode Classique et ses Défis
Le parachute à plomb est sans doute la solution classique la moins coûteuse et la moins encombrante, mais pas spécialement la meilleure, selon certains retours d'expérience. Cette technique est la plus enseignée et implique un lest en plomb attaché à une cordelette. Pour le déploiement, arrivés à la profondeur souhaitée, vous sortez le parachute de votre stab, vous le déroulez, vous laissez filer le plomb attaché à la cordelette, et vous injectez de l’air avec votre octopus (ou à défaut votre détendeur), en maintenant la « carotte » bien verticale. Il convient ensuite de laisser remonter « l’engin » en surface en exerçant une légère tension (tout au long du palier) sur la cordelette pour que la carotte soit et reste bien droite en surface.
Cependant, cette méthode présente plusieurs défis et risques. Il suffit de voir le nombre de plombs qui viennent s’écraser sur les fonds marins, ou de s’y coincer, obligeant la personne à tirer dessus au risque d’abîmer les récifs. Au cours de la remontée, le plongeur prend son temps et prépare son parachute, puis injecte seulement un peu d’air avant de le lâcher. Peu gonflé, le parachute monte lentement au début, ce qui permet de bien le contrôler. En cas d’accrochage intempestif, ce sur quoi il faut rester vigilant, on peut ainsi le retenir, le temps de remédier au problème.
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Un autre problème fréquemment rencontré est la gestion du fil. Souvent, on voit au palier des plongeurs et plongeuses se démener avec les nœuds déjà présents dans le fil, ou le fil qui vient se coincer dans une palme, une jambe ou un autre accessoire. Il faut également que le fil soit suffisamment long pour que le plongeur ne soit pas attiré trop vite vers la surface. Pour cela, prenez bien soin d’être dans une zone présentant une profondeur plus importante que celle du fil du parachute plus les 5 ou 6 mètres représentant votre profondeur de palier. Dans tous les cas, assurez-vous que votre profondeur soit moins importante que le nombre de mètres de fil disponible. Enfin, il convient d’arriver à enrouler proprement sous l’eau votre fil autour du plomb, ce qui n’est pas toujours évident manifestement.
Le Parachute avec Finger-Spool : Simplicité et Maîtrise
Le système avec un finger-spool représente une évolution par rapport au parachute à plomb, offrant une manipulation plus aisée et sécurisée. Ici, vous allez avoir un parachute auquel sera accroché avec un mousqueton un petit dévidoir à manipuler avec vos doigts. Les avantages de ce système sont réels. D’abord, vous ne devrez pas attendre d’arriver au palier pour le lancer, ce qui peut être un atout stratégique. Un autre avantage est que vous ne risquez pas de coincer le fil dans vos palmes ou de le voir venir se perdre dans le récif. Enfin, il n’y a pas (ou vraiment peu) de risque de faire des nœuds avec un finger-spool. Du coup, vous remontez calmement en enroulant le fil sur le spool, ce qui offre une meilleure gestion de la remontée.
Bien entendu, tout n’est pas simple. Il s’agit de ne pas coincer votre doigt dedans ni de lâcher le spool et de le voir couler dans les profondeurs. Point de vue technique, rien de compliqué. C’est la méthode la plus simple, mais aussi la plus chère et la plus encombrante parmi les options de fil libre.
Le Parachute avec Dévidoir : Confort et Sécurité Avancée
Le parachute équipé d’un dévidoir représente la solution la plus sophistiquée et souvent la plus confortable pour le plongeur. En plus des avantages du finger-spool, le dévidoir permet d’enrouler très facilement et sans nœuds votre bout. Pour remonter, rien de plus simple, il suffit de rembobiner en gardant la tension dans le bout. D’un point de vue technique c’est hyper simple : enlever le cran d’arrêt et faites partir votre parachute. Pas de risque de se coincer.
Certains modèles ont comme cran d’arrêt une sorte de poignée. Avec cela, si vous vous sentez emporté, la tension dans le bout va vous faire serrer la gâchette et libérer le fil. Vous ne risquez donc normalement pas de remonter d’un coup, ce qui ajoute une couche de sécurité non négligeable. Arrivé au palier, vous pouvez même vous appuyer sur le dévidoir tout en gardant la bonne profondeur, ce qui est considéré comme "cool et reposant" par de nombreux plongeurs. Notez que, même si pour ma part je le garde en main, comme il est muni d’un cran d’arrêt, dès que votre parachute a atteint la surface, il est possible d’accrocher le dévidoir à un anneau de votre stab et le cliquet cran d’arrêt jouera son rôle. Cela peut être intéressant si vous devez avoir les mains libres afin d’intervenir auprès d’un binôme en difficulté par exemple. Comme le finger-spool, c'est une méthode plus simple, mais aussi la plus chère et la plus encombrante.
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Techniques d'Injection d'Air dans le Parachute de Palier
L'injection de l'air dans le parachute est l'étape cruciale qui permet son déploiement. Plusieurs méthodes existent, chacune ayant ses propres avantages et inconvénients.
L'Injection Directe avec le Détendeur ou l'Octopus
La technique la plus courante consiste à utiliser une source d'air de son équipement. On utilise cette source d’air, qu’il s’agisse du détendeur principal ou de l'octopus (deuxième source d'air), pour venir gonfler le parachute de palier. Il est important de ne pas insérer votre détendeur à l’intérieur du parachute au risque de le coincer. Si vous le positionnez bien en dessous, l’air va naturellement entrer dedans. Si l’eau est froide, veillez à ne pas faire fuser longuement votre source d’air. Préférez faire deux ou trois jets directement dans le parachute avant de le laisser remonter, afin d'éviter le givrage du détendeur. De même, je vous suggère d’utiliser votre deuxième source d’air (l'octopus) pour cette opération, conservant ainsi votre détendeur principal pour la respiration.
Certains plongeurs utilisent aussi une technique qui consiste à souffler de une à trois fois l’air inspiré directement dans le parachute. Cependant, ce n’est pas la manière préférée de tous. En effet, le fait d’être si proche du parachute de palier offre à mon sens trop de risque d’emmêlement. Et puis, cela suppose de devoir retirer le détendeur de votre bouche, ce qui peut être perçu comme un risque supplémentaire ou une complication inutile.
L'Injection via le Tuyau d'Inflateur
Une autre méthode d'injection d'air est d'utiliser le tuyau d’inflateur du gilet stabilisateur. Il s’agit d’utiliser votre tuyau d’inflateur et de le brancher directement sur le raccord spécial prévu sur votre parachute. Une fois gonflé, votre parachute va se détacher du tuyau d’inflateur et remonter. Cette technique a ses adeptes bien que certains plongeurs, comme l'auteur, ne l'aient jamais utilisée.
L'Injection avec l'Air du Gilet Stabilisateur
Une variante de la méthode précédente est d'utiliser directement l'air contenu dans votre gilet stabilisateur. Ici, l’idée est d’utiliser l’air contenu dans votre gilet pour gonfler votre parachute de palier. De cette manière, votre flottabilité va rester neutre, ce qui est un avantage considérable pour maintenir une position stable pendant le déploiement et éviter les variations de profondeur.
Les Parachutes à Bouteille Individuelle : L'Option Confort et Sécurité
Pour ceux et celles qui veulent se rendre la vie facile, ou qui recherchent le summum de la simplicité et de la sécurité, il existe des parachutes de palier avec bouteille individuelle. Le principe est d’avoir un parachute avec une mini bouteille accrochée dessus. Lorsque vous voulez gonfler votre parachute, il vous suffit d’ouvrir le robinet de votre bouteille. Les avantages sont la facilité d’utilisation, mais aussi la sécurité. En effet, il n’y aura aucun effet de déstabilisation ni modification de votre flottabilité. De plus, vous pouvez directement lâcher votre parachute, il continuera à se gonfler durant la remontée sans intervention supplémentaire de votre part. Les inconvénients de ce système résident dans le poids et l’encombrement supplémentaires. Il faut aussi faire regonfler chaque fois votre mini bouteille après chaque utilisation, ce qui demande une logistique spécifique.
Manipulation et Précautions Essentielles pour un Déploiement Sécurisé
La maîtrise de la manipulation du parachute de palier est primordiale pour garantir son efficacité et la sécurité du plongeur. Commencez par déplier votre parachute. Pour cela, placez-vous toujours dos au courant lorsque vous manipulez votre parachute de palier. Une fois complètement déployé, vous devez maintenant gonfler votre parachute pour qu’il puisse remonter en surface et signaler votre présence. D’une manière générale, déployer le parachute, mettez-y un peu d’air pour qu’il se déplie. Vérifiez que tout est OK et injectez plus d’air. Attendez que le bout monte, si vous utilisez un parachute à plomb. Tenez le finger-spool entre vos mains si vous en utilisez.
Il est totalement inutile de remplir à fond votre parachute. En effet, en remontant, l’air subira moins de pression et gagnera en volume, comme le rappellent les lois de Boyle et Mariotte, risquant ainsi de provoquer une remontée trop rapide ou d'endommager le parachute s'il est trop gonflé au départ. Gonfler le parachute à la profondeur des paliers présente un risque de remontée non maîtrisée, d’autant plus incontrôlable que le plongeur se trouve relativement près de la surface. Il est donc opportun d'utiliser un fil plus long de façon à pouvoir l’envoyer d’une profondeur plus importante, permettant un gonflage initial plus profond et une montée plus contrôlée.
Surtout, surtout vous ne vous y accrochez pas ! Sinon vous remontez avec lui, ce qui n’est, bien sûr, pas souhaité du tout ! Le risque d’être emporté est bien réel. J’en connais qui très souvent sont remontés de plusieurs mètres, rien qu’en opérant la sortie de leur outil ! Hum ! Dans tous les cas, si vous vous sentez emporter rapidement vers le haut, lâchez votre parachute en le gardant en vue. Et revenez le chercher calmement. Pour cela, même si vous utilisez un finger-spool ou un dévidoir, n’accrochez jamais votre parachute à votre gilet durant la manipulation. J’en ai aussi vu certains qui tentaient de rattraper le plomb lâché trop vite en plongeant à sa poursuite, alors même qu’ils ne sont plus sensés redescendre ! Oui ri, parce que, très fréquemment, une fois remontés sur le bateau, on plaisante et on échange ensuite des blagues graveleuses sur l’incapacité de certains à garder son parachute bien droit, bien rigide. Mais plaisanteries mises à part, la maîtrise de cet exercice est cruciale.