Le Parachute de Palier en Plongée Sous-Marine : Un Élément de Sécurité Indispensable

En vérité, le parachute de palier n’est pas là pour faire joli ; c’est un accessoire de sécurité indispensable pour les plongées en mer. Vous comprendrez très vite que c’est une pièce d’équipement du plongeur à ne pas négliger. Longtemps réservé au chef de palanquée, le parachute de palier est aujourd'hui passé dans l’usage courant de tous les plongeurs et est susceptible d’être utilisé par des plongeurs de tous niveaux. L'utilité de cet équipement est pourtant encore sous-estimée, et il est souvent plus perçu comme un accessoire de signalisation que comme un élément de sécurité essentiel. Pourtant, il est d’une importance capitale pour signaler sa présence en surface et assurer la sécurité des paliers de décompression.

Le parachute de palier est utile en plongée sous-marine pour plusieurs raisons fondamentales. Il permet notamment de signaler la position des plongeurs en surface, ce qui est crucial pour être repéré par le bateau de surface, surtout en cas de dérive ou de courant. De plus, il offre un point de référence visuel pour les plongeurs lors des paliers de décompression, aidant à maintenir une profondeur stable et contrôlée. Bien qu'il soit souvent suggéré d’attendre le deuxième niveau de plongée pour maîtriser son utilisation, beaucoup apprécient l'idée que les plongeurs et plongeuses les manipulent dès le début de leur parcours lorsqu’ils/elles maîtrisent les bases de la flottabilité. Cela renforce leur autonomie et leur sécurité dès les premières étapes de leur formation. Il est également important de saisir qu'il est utile d’avoir un parachute par plongeur et non par palanquée, car chaque individu doit pouvoir se signaler ou gérer une situation imprévue indépendamment.

Caractéristiques Essentielles d'un Parachute de Palier Fiable

Le choix d’un parachute de palier ne doit pas être laissé au hasard, car certaines caractéristiques techniques sont déterminantes pour sa performance et sa fiabilité. Un parachute de palier en nylon à l’allure de toile souple est une option courante, mais des éléments spécifiques garantissent son efficacité.

Un modèle muni d’une soupape est primordial. Cette soupape empêche qu'il ne se déchire lors de la remontée, quand l’air va reprendre du volume en raison de la diminution de la pression ambiante. C’est aussi plus simple pour le dégonfler une fois en surface. La présence d'une soupape permet de ne pas avoir à faire attention au volume d’air injecté initialement, car elle libérera automatiquement l'excès de pression.

Votre parachute de palier doit d’office avoir un « bec de canard ». Cette configuration particulière est destinée à ne pas laisser s’échapper l’air une fois le parachute gonflé. De cette manière, il ne se dégonflera pas en surface et restera bien droit, servant de balise efficace. Grâce à la soupape et à la forme dite « en bec de canard » qui empêche le retour de l’air vers l’extérieur, l’air injecté dans le parachute ne sortira pas et votre parachute tiendra bien droit en surface, facilitant grandement sa visibilité et sa stabilité.

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La taille est également un facteur important. Le parachute doit être suffisamment grand pour être repéré de loin. En cas de mer agitée ou de vagues hautes, il est préférable de privilégier un parachute de grande taille pour éviter qu'il ne soit plaqué à la surface de l'eau, perdant ainsi de sa visibilité. La couleur joue un rôle crucial dans la signalisation : privilégiez les couleurs flashy. La couleur orange, par exemple, sera la plus visible en mer bleue. Cependant, il est impératif de savoir que le parachute de palier jaune délivre un message d’urgence, traditionnellement réservé aux plongeurs Tek en situation de détresse vitale. Enfin, comme pour tout équipement de plongée, il doit être en bon état, cela va de soi. Un parachute avec un système l’empêchant de se vider et muni d’une valve de surpression permet de s’assurer qu’il ne se videra pas en remontant ou s’il se retourne en surface, procurant un point de sécurité supplémentaire en tant que bouée.

Les Différents Systèmes de Déploiement : Avantages et Inconvénients

Plusieurs méthodes et équipements permettent de déployer un parachute de palier, chacune ayant ses particularités en termes de facilité d'utilisation, de sécurité et de coût. Le choix dépendra de vos préférences, de votre niveau de confort et des conditions de plongée.

Le Système du Plomb de Ligne : La Méthode Classique

Historiquement, le système le plus enseigné implique l'utilisation d'un plomb. C’est la solution classique, la moins coûteuse et la moins encombrante, mais pas spécialement la meilleure. Avec cette méthode, on déploie le parachute et le fil qui y est accroché se déroule, entraîné par le poids du plomb. Pour cela, prenez bien soin d’être dans une zone présentant une profondeur plus importante que celle du fil du parachute, plus les 5 ou 6 mètres représentant votre profondeur de palier. Le parachute est gonflé, la plupart du temps avec l'octopus, et il remonte en surface. Il ne reste plus alors qu’à remonter en enroulant le fil autour du plomb durant l’ascension.

Malgré sa simplicité apparente, cette technique présente plusieurs inconvénients. Souvent, on voit au palier des plongeurs et plongeuses se démener avec les nœuds déjà présents dans le fil, ce qui peut devenir une source de stress. Le fil peut également venir se coincer dans une palme, une jambe ou un autre accessoire. De plus, il faut que le fil soit suffisamment long pour que le plongeur ne soit pas attiré trop vite vers la surface. Dans tous les cas, assurez-vous que votre profondeur soit moins importante que le nombre de mètres de fil disponible. Enfin, il convient d’arriver à enrouler proprement sous l’eau votre fil autour du plomb, ce qui n'est pas toujours évident. Il est à noter que le nombre de plombs qui viennent s’écraser sur les fonds marins ou s’y coincer, obligeant la personne à tirer dessus au risque d’abîmer les récifs, est une réalité qui questionne l'impact environnemental de cette méthode si le lest n'est pas récupéré. Pour éviter le problème des nœuds lors du déroulage, une solution toute simple est de fixer un petit plomb à l’extrémité inférieure du fil, afin qu'il descende bien verticalement.

Le Finger-Spool : Simplicité et Maîtrise

Le finger-spool, ou dévidoir à doigt, représente une alternative plus moderne et sécuritaire. Ici, vous avez un parachute auquel sera accroché avec un mousqueton un petit dévidoir à manipuler avec vos doigts. Les avantages de ce système sont réels. D’abord, vous ne devrez pas attendre d’arriver au palier pour le lancer. Un autre avantage est que vous ne risquez pas de coincer le fil dans vos palmes ou de le voir venir se perdre dans le récif. Enfin, il n’y a pas (ou vraiment peu) de risque de faire des nœuds avec un finger-spool. Du coup, vous remontez calmement en enroulant le fil sur le spool.

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Bien entendu, tout n’est pas simple. Il s’agit de ne pas coincer votre doigt dedans ni de lâcher le spool et de le voir couler dans les profondeurs. Point de vue technique, rien de compliqué. C’est une méthode plus simple à maîtriser pour de nombreux plongeurs, offrant une meilleure gestion de la ligne sans les tracas des enchevêtrements.

Le Dévidoir : Confort et Sécurité Accrus

Le dévidoir est souvent considéré comme la méthode la plus simple (pour beaucoup), mais aussi la plus chère et la plus encombrante. En plus des avantages du finger-spool, le dévidoir permet d’enrouler très facilement et sans nœuds votre bout. Pour remonter, rien de plus simple, il suffit de rembobiner en gardant la tension dans le bout.

D’un point de vue technique, c’est hyper simple : enlevez le cran d’arrêt et faites partir votre parachute. Pas de risque de se coincer. Certains modèles ont comme cran d’arrêt une sorte de poignée. Avec cela, si vous vous sentez emporté, la tension dans le bout va vous faire serrer la gâchette et libérer le fil. Vous ne risquez donc normalement pas de remonter d’un coup. Arrivé au palier, vous pouvez même vous appuyer sur le dévidoir tout en gardant la bonne profondeur, ce qui est cool et reposant. Notez que, même si pour ma part beaucoup le gardent en main, comme il est muni d’un cran d’arrêt, dès que votre parachute a atteint la surface, il est possible d’accrocher le dévidoir à un anneau de votre stab et le cliquet cran d’arrêt jouera son rôle. Cela peut être intéressant si vous devez avoir les mains libres afin d’intervenir auprès d’un binôme en difficulté par exemple. L’utilisation d’un moulinet permet de lancer le parachute depuis une profondeur plus importante, là où le plongeur sera plus stable. Mais me direz-vous, l’utilisation d’un fil de grande longueur peut aussi être un facteur augmentant les risques d’emmêlement. C’est vrai. La solution se trouve dans l’utilisation d’un moulinet. Avec cet accessoire, on peut dérouler le parachute depuis le fond, avant même d’entamer la remontée. On n’injecte que très peu d’air dans le parachute, puis on déroule le fil au moyen du moulinet. Quand le parachute est en surface, pleinement gonflé (grâce à Mariotte, encore lui !), le plongeur effectue sa remontée en se référant au fil et en le rembobinant. Il est tout de même nécessaire de bien maîtriser l’utilisation du moulinet.

Parachutes Spécialisés : Bouteille Intégrée et Détectabilité

Ceux et celles qui veulent se rendre la vie facile seront tentés de s’équiper d’un parachute de palier avec bouteille. Le principe est d’avoir un parachute avec une mini bouteille accrochée dessus. Lorsque vous voulez gonfler votre parachute, il vous suffit d’ouvrir le robinet de votre bouteille. Les avantages sont la facilité d’utilisation, mais aussi la sécurité. En effet, il n’y aura aucun effet de déstabilisation ni modification de votre flottabilité. De plus, vous pouvez directement lâcher votre parachute, il continuera à se gonfler durant la remontée. Les inconvénients sont le poids et l’encombrement. Il faut aussi faire regonfler chaque fois votre mini bouteille. Vous pouvez aussi trouver sur le marché des parachutes de paliers avec leur bouteille individuelle de gonflage : plus besoin d’une source d’air, ça va tout seul.

Également disponibles, des parachutes munis d’une bande métallique détectable par les radars. C'est une option intéressante si vous avez peur d’être perdu en mer, et vous pouvez même le coupler avec un Nautilus Lifeline pour une sécurité maximale.

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Techniques d'Injection d'Air et Procédures de Déploiement

L’injection d’air dans le parachute de palier est une étape cruciale qui doit être réalisée avec précision et sécurité. Il existe différentes manières d’injecter de l’air dans votre parachute de palier.

Gonflage par la Respiration du Plongeur

Certains utilisent une technique qui consiste à souffler de une à trois fois l’air inspiré directement dans le parachute. Ce n’est pas la manière que je préfère. En effet, le fait d’être si proche du parachute de palier offre, à mon sens, trop de risques d’emmêlement. Et puis, cela suppose de devoir retirer le détendeur de votre bouche, ce qui n'est pas idéal en termes de sécurité ou de confort respiratoire sous l'eau.

Gonflage avec l'Octopus (Deuxième Source d'Air)

La source d'air la plus couramment utilisée est l'octopus, votre deuxième détendeur. On utilise cette source d’air pour venir gonfler le parachute de palier. Inutile d’aller insérer votre détendeur à l’intérieur du parachute au risque de le coincer. Si vous le positionnez bien en dessous, l’air va naturellement entrer dedans. Si l’eau est froide, veillez à ne pas faire fuser longuement votre source d’air. Préférez faire deux ou trois jets directement dans le parachute avant de le laisser remonter, car un flux d'air continu et froid peut provoquer le givrage du détendeur. De même, je vous suggère d’utiliser votre deuxième source d’air afin de garder votre détendeur principal disponible pour une respiration aisée.

Gonflage via le Tuyau d'Inflateur de la Gilet Stabilisateur

Une autre méthode consiste à utiliser le tuyau de l’inflateur de votre gilet stabilisateur et de le brancher directement sur le raccord spécial prévu sur votre parachute. Une fois gonflé, votre parachute va se détacher du tuyau d’inflateur et remonter. Cette approche est moins commune et n’est pas toujours utilisée par tous les plongeurs.

Utilisation de l'Air du Gilet Stabilisateur

Ici, l’idée est d’utiliser l’air contenu dans votre gilet pour gonfler votre parachute de palier. De cette manière, votre flottabilité va rester neutre, car vous transférez l'air d'un compartiment à un autre sans ajouter d'air externe de votre bouteille. Cette technique est avantageuse pour maintenir une flottabilité constante pendant le déploiement.

Procédure Générale de Déploiement

Quel que soit le système et la technique de gonflage, le déploiement du parachute doit suivre une procédure rigoureuse. Commencez par déplier votre parachute. Pour cela, placez-vous toujours dos au courant lorsque vous manipulez votre parachute de palier, afin que le fil s’écarte naturellement de vous. Une fois complètement déployé, vous devez maintenant gonfler votre parachute pour qu’il puisse remonter en surface signaler votre présence. D’une manière générale, déployez le parachute, mettez-y un peu d’air pour qu’il se déplie. Vérifiez que tout est OK et injectez plus d’air. Attendez que le bout monte (pour le parachute à plomb) ou tenez le finger-spool entre vos mains (si vous en utilisez).

Il est totalement inutile de remplir à fond votre parachute dès le départ. En effet, en remontant, l’air subira moins de pression et gagnera en volume (vous vous rappelez Boyle et Mariotte ?), ce qui le gonflera davantage. Le gonfler à la profondeur des paliers présente un risque de remontée intempestive, d’autant plus incontrôlable que le plongeur se trouve près de la surface. Il est donc judicieux de prévoir un fil plus long de façon à pouvoir l’envoyer plus profondément. Au cours de la remontée, le plongeur a alors tout loisir de préparer son parachute, puis injecte seulement un peu d’air (environ un quart) avant de le lâcher. Peu gonflé, le parachute monte lentement au début, ce qui permet de bien le contrôler. En cas d’accrochage, on peut encore le retenir, le temps de remédier au problème.

Dans tous les cas, si vous vous sentez emporter rapidement vers le haut, lâchez votre parachute en le gardant en vue et revenez le chercher calmement. Pour cela, même si vous utilisez un finger-spool ou un dévidoir, n’accrochez jamais votre parachute à votre gilet durant la manipulation. Le risque d’être emporté par une montée incontrôlée est bien réel et peut entraîner des accidents de décompression graves.

Navigation des Risques et Pièges Courants

Si le parachute est un accessoire très utile à la stabilité du plongeur aux paliers, son utilisation n’est pas sans risque. L’actualité récente a montré que même un plongeur expérimenté peut se laisser piéger lors d’un moment d’inattention. Une bonne maîtrise de sa manipulation est cruciale pour éviter les incidents.

Les Risques Liés à l'Enchevêtrement

L'un des pièges les plus courants est l'enchevêtrement du fil. Au déroulage, attention au sac de nœuds ! Le plongeur, en cours de remontée, sort fièrement son parachute flambant neuf de la poche de son gilet stabilisateur et commence à dérouler le fil. Jusque là, la situation n’est pas encore catastrophique. Cependant, un fil qui s'emmêle peut se coincer dans les palmes, les jambes ou d'autres accessoires du plongeur ou de son binôme, créant une situation stressante et potentiellement dangereuse. L’utilisation d’un moulinet ou d’un finger-spool réduit considérablement ce risque, car ils permettent un déroulement plus contrôlé et minimisent les chances de formation de nœuds.

Perte de Stabilisation et Remontée Incontrôlée

Le point à surveiller impérativement : son ordinateur ! Comme la scène se passe lors de la remontée, le plongeur ne doit pas perdre la maîtrise de cette remontée. Donc, première mesure, conserver sa bonne stabilisation pour éviter tout incident. Tout absorbé au déroulement de son parachute, le plongeur ne surveille pas (et ne maîtrise pas) sa stabilisation. Il peut ainsi redescendre sans s’en rendre compte. Une telle situation lors du gonflage peut être rattrapée sans trop de problèmes si le plongeur se rend compte rapidement de la situation.

Une variante plus sournoise peut se produire pendant le déroulement des paliers. Le parachute est gonflé, il s’est envolé normalement vers la surface, le fil pend bien verticalement et toute la palanquée vient s’accrocher afin de trouver un point d’appui et se reposer. Mais voilà, le parachute, cette espèce de saucisse orange vendue chez tout bon revendeur, est simplement un moyen de signalisation en surface et n’est pas prévu pour soutenir autant de poids (ça, beaucoup de revendeurs oublient de le préciser !). Les parachutes « saucisses » de petit volume n’offrent pas de point d’appui suffisant. Si l'on s'y suspend, le risque est de s’enfoncer et de redescendre. S’ils se trouvent en pleine eau, les membres de la palanquée risquent de redescendre à une profondeur plus ou moins importante avant de s’apercevoir du problème. Les risques sont, outre un éventuel barotraumatisme, la modification des paramètres de plongée, une surconsommation (dangereuse en fin de plongée, la réserve de gaz pouvant être insuffisante), voire même l’apparition d’une narcose ou de panique. Ce genre de situation, qui a l’air bénin, peut rapidement dégénérer et tourner au drame.

Il y a quelques années, trois membres d’une même palanquée ont disparu de cette façon : les plongeurs, trop lourds, avaient lâché le parachute à une profondeur importante, comptant effectuer la remontée en s’aidant du fil. Malheureusement, ce n’est pas eux qui remontaient, mais le parachute qui descendait, les entraînant vers les profondeurs. La narcose s’installa et l’issue malheureuse devint inéluctable. En toutes circonstances, même aux paliers, le plongeur doit rester maître de ses conditions de plongée.

Accrochage du Parachute et Remontée Brute

Le plongeur a bien déroulé son parachute, l’a gonflé, puis l’a lâché pour le regarder filer vers la surface, quand brusquement, il sent une poussée brutale du bas vers le haut, qui n’a rien à voir avec celle d’Archimède (enfin, pas directement…) : une boucle du fil s’est accrochée au passage, ou bien le mousqueton au bas du fil… Résultat, se trouvant à quelques mètres de la surface, embarqué rapidement vers celle-ci, le plongeur, se débattant avec le fil accroché va se retrouver à l’air libre sans vraiment l’avoir souhaité (surtout s’il a des paliers…). Dans le meilleur des cas (pas ou peu de paliers), le plongeur n’aura plus qu’à se décrocher et regagner au plus vite son palier de sécurité, avant de recommencer sa remontée dans de bonnes conditions. Il doit pour cela faire vite car dans le cas de paliers importants, la remontée brutale risque de provoquer un dégazage brutal et se solder par un grave accident de décompression.

À tout problème, sa solution. Comment gonfler son parachute en minimisant les risques ? Tout d’abord, comme indiqué plus haut, un petit plomb au bas du fil permet de le tendre lors du déroulement. Pendant le gonflage, il est nécessaire de garder un œil sur le fil pour vérifier qu’il ne s’accroche pas. Le plongeur se place dos au courant, de façon que le fil s’écarte naturellement de lui. L’utilisation d’un moulinet permet de lancer le parachute depuis une profondeur plus importante, là où le plongeur sera plus stable, et ainsi de maîtriser le fil. Avec un moulinet, le plongeur lâche le parachute faiblement gonflé depuis le fond. Arrivé en surface, le parachute, bien gonflé et sans risque de se dégonfler, devient un support très utile. Le plongeur va effectuer sa remontée en enroulant le fil sur le moulinet, et ce fil représente un point d’appui sûr au cas où le plongeur aurait besoin de se maintenir.

Intégration et Rangement du Parachute dans l'Équipement de Plongée

Le parachute de palier fait partie intégrante de votre matériel de plongée. En cela, il doit trouver sa place dans l’arrangement de vos accessoires, d’une manière qui le rende facilement accessible et déployable en cas de besoin.

Si vous avez un finger-spool, vous pourrez très certainement le glisser (déjà accroché au parachute) dans la poche qui contient le parachute. Il vous suffira de trouver un anneau sur votre stab où vous pouvez facilement l’accrocher et le décrocher avec un mousqueton. Personnellement, beaucoup aiment bien le fixer à gauche sur le bas de leur gilet de plongée pour un accès rapide.

Les parachutes de palier avec dévidoir demanderont une organisation plus judicieuse puisque vous devrez non seulement fixer votre parachute, mais également votre dévidoir. Vous pouvez glisser votre parachute dans une poche et accrocher votre dévidoir par exemple. Peu importe comment vous ferez, il est intéressant de faire plusieurs essais et erreurs jusqu’à trouver la façon qui vous convient le mieux, en gardant toujours à l'esprit la nécessité d'un déploiement rapide et sans encombrement.

Choisir Son Parachute de Palier : Critères et Considérations

Le choix du parachute est un élément important. Aujourd'hui, les parachutes de paliers Scubapro, Aqualung, Apeks, DAN et dans les autres marques présentes sur le marché sont de bonne qualité. Vous choisirez votre parachute en fonction de vos besoins, du prix, de vos affinités avec les marques ou des conseils de vos moniteurs ou binômes.

Sachez que si vous êtes attentifs aux caractéristiques de base énoncées plus haut, vous ne pourrez pas avoir de mauvais parachute. Préférez un parachute de plongée à soupape en toile plastifiée, qui restera gonflé une fois à la surface et procurera un point de sécurité supplémentaire en tant que bouée. La couleur sera rouge orangé, le jaune étant réservé aux plongeurs Tek en urgence vitale.

La plupart de ceux que l’on trouve dans le commerce ne sont que des saucisses de signalisation et n’offrent pas de point d’appui suffisant. Il est préférable de ne pas se suspendre au fil pendant les paliers sous peine de s’enfoncer. Un parachute de volume plus important permet de soutenir un plongeur lourdement équipé, voire une palanquée complète. Il ne faut donc pas hésiter de prendre un parachute de gros volume, capable de soutenir le plongeur en cas de besoin, qui sort suffisamment de l’eau pour être vu de loin.

Enfin dernier élément important lors du choix d'un parachute de plongée : il doit être suffisamment maniable et déployable sans efforts. Déployer son parachute de plongée en faible profondeur demande peu de cordage. Il est judicieux de ne pas conserver la longueur de corde d'origine dans ces cas-là, mais de l'adapter à l'usage prévu.

Que vous choisissiez un parachute de palier à plomb, avec finger-spool ou muni d’un dévidoir, le plus important est que vous soyez à l’aise avec sa manipulation. Le parachute de palier, comme tous les accessoires de sécurité du plongeur, peut vous sauver la vie, pensez-y avant que de faire de son coût l'élément de choix essentiel !

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