Fonctionnement et Installation des Systèmes de Palans sur Rail : Des Ateliers aux Bateaux

L'installation et le fonctionnement d'un palan sur rail représentent une solution polyvalente et efficace pour le levage de charges, que ce soit dans un environnement d'atelier, de garage ou pour des applications maritimes spécifiques, comme le réglage de la grand-voile sur un navire. Ce type de système offre une capacité de déplacement linéaire pour des charges allant de quelques dizaines à plusieurs centaines de kilogrammes, nécessitant une planification rigoureuse concernant la nature du support, le dimensionnement du rail, les méthodes de fixation et les impératifs de sécurité.

Installation d'un Palan sur Rail en Environnement Terrestre : Ateliers et Garages

L'intégration d'un système de levage mobile dans un atelier ou un garage est une démarche courante pour faciliter la manipulation d'objets lourds, tels que des moteurs de moto ou d'autres équipements mécaniques. La réussite d'une telle installation dépend intrinsèquement de la solidité de la structure d'accueil et du choix judicieux des composants.

Choix du Support et Types de Plafonds : Défis Structurels

La première étape consiste à évaluer la capacité portante du plafond. Dans de nombreux cas, les plafonds sont constitués de poutres et hourdis. Un utilisateur a mentionné un plafond en poutre (dessous en brique, environ 14 cm de large) et hourdis (en brique de 45 cm de large). La configuration peut devenir complexe si l'on doit installer le rail parallèlement aux poutres et sur la partie hourdis. La question se pose alors : "est-ce que ceci est possible en terme de tenue ?"

Un aspect crucial à considérer est la composition des hourdis. Certains peuvent apparaître très massifs, comme en béton armé, offrant une meilleure résistance. Cependant, il est important de noter que certains hourdis sont en parpaing et ne supporteraient pas une telle charge sans danger. La méfiance est de mise quant à l'accroche sur les hourdis : une expérience malheureuse a révélé qu'une charge excessive, bien que les scellements n'aient pas bronché, a pu entraîner un creux de plusieurs centimètres au centre de la salle à manger au-dessus. Cette anecdote souligne l'importance d'une évaluation structurelle approfondie.

Il est également fréquent de rencontrer une couche de béton d'au moins 10 cm au-dessus des hourdis, ce qui permet de réaliser des ancrages solides en perçant dans ce béton. Le problème est qu'on risque d'y trouver des tuyaux ou des fils électriques noyés dedans, ce qui complique l'opération et nécessite une prudence accrue pour éviter tout dommage aux infrastructures existantes.

Lire aussi: Les éléments clés du plan de grand-voile

Pour les garages avec un plancher bois sur bastaing de section de 220x75 tous les 50 cm, la fixation sur les poutres en bois est une option viable. Dans ce cas, l'installation d'un IPN ou autre rail perpendiculairement aux poutres, fixé au moins sur trois poutres, est une solution envisagée, permettant de répartir la charge et d'assurer une meilleure stabilité.

Types de Rails et Dimensionnement : Optimisation et Sécurité

Le choix du profilé métallique pour le rail est déterminant. Les options courantes incluent l'IPE (profil à ailes droites) et l'IPN (profil à ailes inclinées), ainsi que le fer en T. Un utilisateur a suggéré qu'un IPE de 80 est suffisant si la charge à lever n'est que de 200-300 kg et que la longueur du rail est de 2 mètres, avec un coût d'environ 8€ du mètre. L'objectif est souvent de maximiser la hauteur sous plafond, ce qui implique de choisir une section de rail optimisée qui ne soit pas surdimensionnée inutilement.

Pour le dimensionnement, il existe des abaques spécifiques pour l'IPE et l'IPN. Toutefois, une mise en garde s'impose : ces abaques sont souvent conçues pour des charges uniformément réparties sur la poutre, ce qui ne correspond pas du tout au cas d'un palan, où la charge est ponctuelle et mobile. Pour des calculs plus précis, des outils comme les modules de flexion en ligne ou des logiciels dédiés tels que RDM6 sont fortement recommandés. Ce dernier, gratuit et simple d'utilisation, permet de vérifier la charge maximum et la déformée. Pour une poutre de deux mètres entre appuis et une charge de 250 kg au centre, RDM6 peut indiquer des contraintes maximales de 123 MPa, largement admissibles pour un acier classique (300 à 400 MPa de Re), avec une déformée d'environ 5 mm. Cela signifie qu'il n'y a pas de soucis pour ce type de palan, avec un coefficient de sécurité de 3 ou même 4. L'utilisation de ces logiciels est enseignée dans des formations techniques, ce qui témoigne de leur pertinence et fiabilité.

Méthodes de Fixation : Ancrage Solide et Précautions

La sécurité du système repose principalement sur la solidité des fixations. Pour les plafonds en béton, des ancrages solides peuvent être réalisés en perçant le béton. La question se pose quant au type de chevilles : chevilles chimiques, chevilles à expansion, ou autres ? Les chevilles chimiques, par exemple, offrent une excellente tenue dans les matériaux creux ou pleins et sont souvent privilégiées pour des charges importantes.

Une solution rapportée consiste à utiliser un fer en T de 50 mm tenant par 8 vis dans des hourdis, supportant un palan de 200 kgs sur un chariot maison. Cette approche, bien que fonctionnelle pour certains, soulève des questions sur la robustesse des hourdis eux-mêmes, comme mentionné précédemment avec le risque de déformation du plancher. Une autre technique implique 4 pattes de fixations réparties sur la longueur du rail et soudées sur un écarteur lui-même soudé au fer T, notamment pour passer sous une poutre. Le fer T peut avoir une longueur d'environ 4 mètres dans ce cas.

Lire aussi: Alternatives au palan de grand voile à 6 brins

Lorsque la structure existante ne permet pas une fixation directe suffisante, une solution alternative et robuste est de sceller un IPE d'un mur à l'autre. Cette méthode permet de ne pas imposer de contrainte à ce qui est existant et peut être très économique. Pour une portée de 2 mètres, un IPE de 80 est souvent suffisant. Cependant, cette solution n'est pas toujours réalisable, notamment si des canalisations passent en plein milieu du plafond, empêchant un passage d'un mur à l'autre. Dans de tels cas, des supports verticaux à l'autre bout, avec scellement de la poutrelle dans le mur à une extrémité, peuvent être une alternative efficace.

Composants Additionnels et Coût

Outre le rail, un système de levage mobile nécessite un chariot pour le déplacement du palan et le palan lui-même. Des chariots peuvent être fabriqués "pour rien" ou achetés, souvent inclus dans des ensembles. Les palans peuvent être manuels (à chaîne) ou électriques. Un budget estimé pour un palan de 250 kg, un chariot et un IPE 80 de 2m avec des fixations spécifiques comme les HE175 pourrait être d'environ 200€ maximum. Il faut cependant rester vigilant : méfiance avec les palans pas chers d'entrée de gamme, car parfois ça déraille et tout dégringole. Il est souvent conseillé de basculer sur un palan à chaîne pour une montée en gamme ou d'allouer un budget plus conséquent, même si l'utilisation est exceptionnelle (3 à 4 fois par an).

Solutions Alternatives au Palan sur Rail Fixe

En fonction de l'utilisation et du budget, d'autres solutions de levage peuvent être envisagées. La chèvre (grue hydraulique pour retirer les moteurs) est une option intéressante. La plupart sont pliantes pour un stockage peu encombrant et supportent jusqu'à 2 tonnes soulevées à un peu plus de 2 m de hauteur sans soucis. Il faut contrôler que les roues soient assez grandes pour éviter que le moindre grain de sable n'empêche un bon fonctionnement. L'inconvénient est qu'il faut un sol suffisamment plat pour les déplacements et que pour les charges lourdes, il est préférable d'être deux pour assurer la manœuvre. Les déplacements en hauteur sont également moins stables. L'avantage est qu'elle est mobile et peut être utilisée là où elle est nécessaire, contrairement au palan fixe sur rail. Il existe aussi des petits gerbeurs hydrauliques. Bien que ces alternatives soient plus chères qu'un palan sur rail, elles offrent une flexibilité de déplacement en toutes directions.

Le Palan Électrique à Câble : Caractéristiques et Maintenance

Les palans électriques à câble sont des outils indispensables dans diverses industries, offrant des solutions de levage efficaces et fiables. Leur conception et leurs caractéristiques varient en fonction des environnements d'utilisation et des exigences spécifiques.

Types et Applications Spécifiques

Il existe plusieurs catégories de palans électriques à câble, chacun adapté à des conditions particulières :

Lire aussi: Maîtriser le Palan d'Écoute de Grand-Voile

  • Palans électriques à câble CD1 et MD1 : Ces appareils sont durables et compacts, adaptés aux opérations de levage légères à modérées. Les palans CD1 ont généralement une seule vitesse de levage, tandis que les palans MD1 offrent deux vitesses de levage, fournissant ainsi une polyvalence accrue dans la manipulation de différentes capacités de charge. Le principe de fonctionnement de ce palan électrique est identique à celui du type CD/MD.
  • Palans électriques à câble métallurgique : Spécialement conçus pour les environnements exigeants des usines métallurgiques et des aciéries. Ces palans intègrent des composants résistants à la chaleur, y compris des cordes et des crochets spécialisés, pour résister aux températures élevées et aux conditions difficiles inhérentes à ces industries.
  • Palans à câble antidéflagrants : Essentiels dans les industries où des gaz, des liquides ou des particules de poussière inflammables sont présents, afin de maintenir des normes de sécurité rigoureuses. Ces palans sont conçus avec des boîtiers robustes et des composants spécialement scellés pour prévenir les sources d'inflammation et minimiser les risques d'explosion. Les zones dangereuses antidéflagrantes à environnement gazeux appropriées sont les zones 1 et 2 selon GB 3836.14.
  • Palans à câble isolés : Conçus pour les opérations de levage dans les zones où une isolation électrique est requise. Ils comportent des matériaux isolants et des revêtements pour se protéger contre les risques électriques. Pour assurer la sécurité et la fiabilité, l'isolation est souvent adoptée sous la forme d'une isolation à plusieurs niveaux, une manière de blocage à plusieurs niveaux, souvent appelée triple isolation.

Conditions d'Opération et Environnement

Les palans électriques ont des spécifications environnementales précises pour garantir leur fonctionnement optimal et leur sécurité. Ils conviennent généralement à des températures de -20°C à +40°C et à une humidité ne dépassant pas 85%. L'altitude doit être inférieure à 1000 m. L'environnement d'exploitation doit être exempt de feu, de danger d'explosion, de milieu corrosif, et ne doit pas être un environnement poussiéreux. Il est interdit de soulever du métal en fusion, des marchandises toxiques, inflammables et explosives. Pour les applications spécifiques, le produit s'applique à un tel environnement où aucun feu, aucun danger d'explosion et aucun milieu corrosif n'existent, et où la température n'est pas supérieure à 60°C, l'humidité n'est pas supérieure à 85%, et l'altitude est inférieure à 1000 m.

La source d'alimentation applicable est le courant alternatif triphasé (AC), avec une fréquence de 50 Hz et une tension de 380 V. Un aspect crucial pour la sécurité est la mise à la terre : le cadre connecté au fil de terre doit être défini et la ligne de mise à la terre doit être disponible à partir de Φ4-5 mm du fil de cuivre nu ou d'une section transversale du conducteur métallique non inférieure à 25. L'environnement d'exploitation doit être bien ventilé et disposer des installations nécessaires pour garantir la sécurité.

Fonctionnement et Maintenance

La maintenance est essentielle pour prévenir et réduire les défauts survenus, prolonger le cycle de réparation, maintenir un bon état technique, maximiser l'efficacité et prolonger la durée de vie des palans électriques. Cela implique des vérifications régulières, notamment de la lubrification de chaque pièce. La maintenance régulière relève du personnel d'entretien, tandis que la maintenance courante par l'opérateur doit être mise en œuvre selon un plan défini, qui peut inclure la dépose des pièces de maintenance, du capot de protection, etc.

Les palans électriques à câble sont des outils précieux pour soulever des charges lourdes dans les environnements industriels et de construction. Une installation correcte, un entretien régulier et le respect des consignes de sécurité sont essentiels pour leur fonctionnement efficace et sûr. En suivant les procédures décrites, les opérateurs peuvent maximiser la durée de vie du palan tout en minimisant les risques. Il est toujours impératif de consulter les instructions du fabricant et de demander conseil à un professionnel si nécessaire.

Application Marine : Chariots d'Écoute de Grand-Voile sur Rail

Sur un voilier, l'utilisation d'un système de rail et de chariot ne se limite pas au levage de charges pour la maintenance, mais s'étend également au contrôle essentiel des voiles, notamment via le chariot d'écoute de grand-voile. Ce dispositif est un puissant système qui favorise la réduction de la barre ardente, de la gîte (pour gagner en vitesse) et de la nécessité de prendre un ris tôt.

Fonction et Intérêt du Chariot d'Écoute

Le chariot d'écoute de grand-voile permet d'ajuster le point de tire de l'écoute de grand-voile sur le rail transversal du cockpit ou sous la bôme. Il permet un réglage précis de la forme de la grand-voile, influençant directement la performance du bateau. Cependant, bon nombre de chariots d’écoute sont difficiles à utiliser et donc souvent délaissés au milieu de leur rail, ce qui limite leur potentiel. La question se pose : pourquoi les navigateurs, notamment les plaisanciers, ne se servent-ils pas de chariots d’écoute ?

Contraintes et Calcul de Charge en Milieu Marin

En mer, les charges sur les systèmes de voiles peuvent être considérables. Selon Harken, la charge latérale typique sur un chariot d’écoute de grand-voile correspond à environ 20 % de la charge verticale de grand-voile. Par exemple, la charge de grand-voile verticale maximale sur le chariot d’écoute d’un 35 pieds peut dépasser les 450 kg avec une traction latérale de près de 91 kg sur le chariot. Il est impératif que la charge de travail maximale spécifiée du chariot d’écoute soit supérieure à la charge maximale attendue. Sinon, le coefficient de sécurité du chariot sera trop faible, augmentant les risques de défaillance.

Optimisation des Systèmes de Chariots

L'efficacité d'un chariot d'écoute dépend de plusieurs facteurs. Si le chariot dispose d’un palan 3 brins, une configuration classique sur les bateaux anciens, une charge de 32 kg pourrait être exercée sur l’écoute du chariot lorsque l'on veut le déplacer en montée ou le laisser descendre, ce qui demande un effort très soutenu. Il est donc nécessaire de prévoir un palan suffisamment puissant pour abaisser les charges de travail à un niveau admissible. Malheureusement, les palans 6 brins ne courent pas les ponts alors qu’ils existent bel et bien, à l’instar d’autres systèmes plus puissants. De nombreux marins pensent que les dépenses supplémentaires qu’ils engendrent n’en valent pas la peine.

Même si la démultiplication est correcte, elle peut être atténuée par des frottements excessifs sur le rail et les réas des poulies du chariot. Pour y remédier, il est judicieux de songer à remplacer les réas par des modèles dotés de roulements à billes ou de paliers à faible friction, ce qui réduit considérablement l'effort nécessaire. Un diamètre d’écoute inadapté peut également accroître les frottements ; une écoute de grand diamètre ne peut, en effet, pas être insérée dans un réa sous-dimensionné. La charge du chariot n’étant pas si élevée lorsque celui-ci est associé à un palan approprié, il est logique de recourir à des écoutes de petit diamètre. Cependant, pour des manœuvres aisées, l’écoute doit présenter le diamètre maximum admissible pour les réas utilisés. Pour maximiser l’amplitude de déplacement du chariot, il est recommandé d'effiler délicatement les épissures à chaque extrémité, sans toutefois exagérer afin de ne pas compromettre la sécurité de l’écoute.

Installation et Accessoires Spécifiques

L'emplacement du rail peut être optimisé. Sur un bateau, le rail de grand-voile peut être déplacé du milieu du cockpit vers l’avant, juste dans la gorge qui se trouve avant le retour devant l’entrée. Des profilés en inox carré de 45x45 peuvent être utilisés pour fabriquer un tel rail, souvent trouvés à moindre coût chez un ferrailleur.

Pour le point de tire sur la bôme, des fixations textiles démontables peuvent être utilisées, éliminant les problèmes de rivet/électrolyse. Toutefois, cette option n'est pas toujours compatible avec une grand-voile endraillée sur sa partie basse dans une gorge de la bôme. Dans ce cas, une ferrure à riveter ou le passage à une grand-voile à bordure libre peuvent être nécessaires. Des vidéos de bateaux en navigation montrent parfois de petits rails avec un chariot fixés sous la bôme pour régler le point de tire du palan de grand-voile. L'intérêt d'un point de tire réglable sur rail sur une aussi petite dimension, par exemple environ trente centimètres, peut sembler limité, mais il offre une flexibilité absente d'un point fixe. En termes de prix, un rail plus un chariot, ou les coulisseaux plus le système textile, peuvent être sensiblement équivalents.

Il est également possible d'utiliser une cadène comme point de fixation, mais il faut faire attention au phénomène d’électrolyse. Il est alors essentiel d'isoler l’aluminium de l’inox avec du Tef-Gel, par exemple. La position en bout de bôme est souvent considérée comme la meilleure pour les allures au portant, permettant au palan de ne pas frotter sur la capote de descente.

Ergonomie et Manœuvre du Chariot

L'accessibilité et la facilité de manœuvre du chariot sont cruciales. Des winchs installés sur le rouf peuvent constituer un obstacle, à l’instar d’instruments ou même d’un porte-boisson mal positionnés. Pour ajuster le chariot sans avoir à traverser le cockpit en sautant, des solutions existent. La plupart des anciens taquets coinceurs de chariot présentent un corrigé. On n’a pas toujours besoin d’être directement derrière eux, mais on peut rarement les faire fonctionner depuis le côté au vent du cockpit. Grâce aux taquets coinceurs à embase pivotante ou non, l’angle de manœuvre peut atteindre près de 180 degrés.

Une autre option est le système d’écoute Windward Harken, dans lequel des taquets coinceurs sont montés sur le chariot et un mécanisme intégré au chariot utilise la charge d’écoute de grand-voile latérale pour ouvrir le taquet sous le vent. L’écoute de chariot doit toujours pouvoir se libérer d’un taquet coinceur, même sous forte charge ; pour cela, il est utile d'apprendre à relever le poignet. Il est également possible d'installer deux padeyes rabattables - pour pouvoir s’asseoir dessus lorsqu’ils ne sont pas utilisés - de chaque côté de l’hiloire du cockpit, de préférence derrière la barre, placés assez bas pour qu’ils ne gênent pas les écoutes de génois. Les deux extrémités des écoutes de réglage de chariots sont attachées aux padeyes. Pour régler le chariot, il suffit d’éliminer le mou de l’écoute sous le vent et de la libérer de son taquet, qui devrait se trouver sur le rouf.

Selon la disposition du bateau ou le degré d’élaboration souhaité du système, les écoutes peuvent être guidées sous l’hiloire de cockpit et ressortir près du poste de barre. Ces systèmes permettent d’optimiser les écoutes à mi-bôme, en configuration de type bridge-deck ou bout de bôme. Le chariot est souvent délaissé dans les systèmes d’écoutes en bout de bôme car les cordages sont déjà nombreux à l’arrière, alors devoir gérer les écoutes de chariot ne fait qu’accroître le risque de confusion. Dans ce cas, une seule écoute de réglage de chariot à recirculation s’avère très utile, limitant l’encombrement, mais la ganse doit être courte pour réduire le risque de trébuchement.

Sécurité et Réglementation des Équipements de Levage

L'installation et l'utilisation de treuils ou de palans, qu'ils soient fixes ou mobiles sur rail, sont soumises à des règles de sécurité strictes, notamment dans un cadre professionnel. Le code du travail impose de faire procéder à la vérification des équipements de levage, garantissant ainsi la sécurité des opérateurs et la conformité du matériel.

Vérifications Obligatoires et Périodicité

La mise en service de matériel de levage nécessite une vérification obligatoire. Le contrôle de mise en service doit être réalisé une fois le matériel monté sur son support et avant son utilisation normale pour exploitation. Après avoir effectué la vérification initiale de mise en service, il est nécessaire de procéder à une vérification générale périodique (VGP) tous les ans. Cette vérification est indispensable pour s’assurer que le matériel ne présente pas de signes de dégradation et qu’il demeure en état de fonctionnement sécuritaire et satisfaisant.

Types d'Examens et Tests Spécifiques

Plusieurs types d'examens et de tests doivent être effectués pour attester de la conformité et de la sécurité d'un équipement de levage :

  • L’examen d’adéquation : Il vise à confirmer l’adéquation de l’appareil de levage pour les tâches prévues par l’utilisateur. Ce contrôle nécessite de vérifier que l’équipement convient aux risques spécifiques rencontrés par les travailleurs. Idéalement, cet examen est effectué par l’utilisateur, généralement l’employeur, puisqu’il est le mieux placé pour déterminer l’adéquation de l’équipement selon l’utilisation prévue (type de charge à manipuler, conditions d’utilisation, etc.).
  • L’examen de montage et d’installation : Pour un palan ou un treuil, cet examen a pour but de garantir que ces équipements sont montés et installés de manière sécuritaire, en suivant scrupuleusement les directives fournies dans la notice du fabricant. Cette évaluation inclut également la vérification du support, tel que la potence ou le rail, auquel l’appareil de levage est attaché.
  • L’épreuve statique : Il s'agit d'un test qui consiste à soumettre l’appareil de levage à sa charge maximale d’utilisation (CMU), cette charge étant multipliée par le coefficient d’épreuve statique spécifié. À défaut d’instructions spécifiques du fabricant, le coefficient est fixé à 1,5 pour les appareils de levage actionnés manuellement (comme les palans à chaîne manuels) et à 1,25 pour les appareils mécanisés (tels que les treuils électriques).
  • L’épreuve dynamique : Cette épreuve implique le mouvement de l’appareil de levage sous la charge maximale d’utilisation, augmentée du coefficient d’épreuve. Cette charge est déplacée dans toutes les positions possibles afin de simuler les conditions réelles d’utilisation. Les paramètres de l’épreuve dynamique, y compris le coefficient d’épreuve, sont stipulés dans la notice d’instructions du fabricant.
  • L’examen de l’état de conservation : Pour le matériel d’occasion, il est également indispensable de réaliser cet examen pour s'assurer qu'il est en bon état de fonctionnement et ne présente pas de risques.

#

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *