L'activité physique représente l'ensemble des mouvements corporels qui entraînent une augmentation de la dépense énergétique par rapport à la dépense énergétique de repos. Cette définition fondamentale, établie par Caspersen en 1985, souligne que la notion d'activité physique est bien plus vaste que la seule pratique sportive structurée. En effet, ces mouvements peuvent être réalisés dans une multitude de contextes de la vie quotidienne, comme l'ont précisé Khan et ses collaborateurs. Il existe différents degrés d’intensité associés à l'activité physique, ce qui signifie qu'une variété de niveaux d’efforts sont demandés pour la réaliser, permettant une adaptabilité aux capacités de chacun. La pratique régulière d'une activité physique est un déterminant majeur et bénéfique pour la santé, contribuant activement à la prévention de nombreuses maladies et à l'amélioration du bien-être général.
Cependant, malgré ces bienfaits reconnus, des défis subsistent. En France, les données récentes de Verdot C en 2020 révèlent que seulement 7 hommes sur 10 et 1 femme sur 2 atteignent les recommandations en activité physique établies pour l'adulte âgé de 18 à 64 ans. Cette statistique met en lumière une problématique de santé publique importante, aggravée par la prévalence des comportements sédentaires. Ces derniers correspondent à un style de vie caractérisé par un temps prolongé passé assis ou allongé durant la phase d’éveil, c'est-à-dire entre le lever et le coucher, en excluant les périodes de sommeil et de repas. Ils sont spécifiquement caractérisés par une dépense énergétique inférieure ou égale à la dépense de repos en position assise ou allongée, comme défini par l'Anses en 2016. Le temps passé à réaliser une « activité écran » - englobant la télévision, les vidéos, les jeux vidéo, et l'ordinateur - est un indicateur fréquemment utilisé pour estimer ces comportements sédentaires, selon Thorp et son équipe en 2011.
Les enjeux de santé publique liés à la sédentarité et à l'inactivité physique sont distincts mais intimement liés. Il est possible d'observer des profils physiquement actifs qui, paradoxalement, mènent un style de vie sédentaire. Par exemple, une personne peut pratiquer une activité physique à intensité élevée, comme le football, plusieurs fois par semaine, tout en passant une grande partie de sa journée assise devant un écran. Cette situation illustre la complexité des interactions entre l'activité et l'immobilité. Lorsque l’inactivité et la sédentarité sont cumulées, les risques de mortalité et de morbidité sont significativement plus élevés, comme l'a malheureusement confirmé l'Anses en 2022. Face à ces constats, identifier et surmonter les obstacles à la pratique régulière d’une activité physique devient primordial. Le manque de temps, le manque de motivation et les contraintes sociales et économiques sont parmi les principaux freins souvent cités. La promotion d'idées pour limiter ses comportements sédentaires et devenir plus actif est donc cruciale pour la santé publique.
Les Bénéfices Démontrés de l'Activité Physique sur la Santé Générale et la Prévention du Cancer
Les études scientifiques sont unanimes : les bénéfices de la pratique d’une activité physique régulière sont largement démontrés quel que soit l’âge et l’état de santé des personnes, à moins d'une contre-indication établie par le médecin. L’activité physique est un déterminant majeur en santé publique, par sa contribution significative à la baisse de la prévalence de plusieurs maladies chroniques. En effet, une activité physique régulière est associée à une réduction de la mortalité précoce toutes causes confondues, avec une fourchette impressionnante de 28 à 37%, selon une méta-analyse de Nocon en 2008. Cette donnée illustre l'impact profond de l'activité physique sur la longévité et la qualité de vie des individus.
Au-delà de la mortalité générale, l'activité physique joue un rôle crucial dans la prévention des cancers. Elle est associée à une réduction du risque de développer un cancer d’environ 12 à 25% pour des localisations spécifiques. Parmi celles-ci, McTiernan et son équipe ont identifié en 2019 les cancers du côlon, de l’endomètre, de l’œsophage, du poumon, du rein et de la vessie. Ces données probantes soulignent que l’activité physique pourrait prévenir jusqu’à 25 % des cancers, ce qui en fait une stratégie de prévention primaire d'une efficacité remarquable. À l'inverse, il est avéré que les comportements sédentaires peuvent augmenter le risque de développer certains cancers, et notamment le cancer de l’endomètre et du côlon, comme l'a mis en évidence Schmid en 2014. Ce double constat renforce l'importance d'une vie active pour la prévention oncologique.
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Les données sont particulièrement probantes pour les cancers du côlon, de l’endomètre et du sein, où l'effet protecteur de l'activité physique est solidement établi. Pour d'autres types de cancers, comme ceux des poumons, de l’œsophage et du foie, les preuves sont pour l'instant plus limitées mais la recherche continue d'explorer ces liens. L’activité physique s’adresse donc à toute la population et son influence sur la baisse du risque de cancer est un enjeu de santé publique mondial. Le cancer, étant au premier rang des causes de mortalité dans le monde, justifie pleinement l'intégration de l'activité physique comme un élément fondamental de toute stratégie de santé préventive. La prévention primaire, qui vise à éviter l’apparition d’une maladie ou à en diminuer son incidence en agissant sur les facteurs de risque, trouve dans l'activité physique l'un de ses leviers les plus puissants.
L'Activité Physique Adaptée (APA) : Un Soutien Essentiel dans le Parcours de Soins Oncologiques
Face aux enjeux complexes de la santé, et notamment en réponse aux défis posés par les maladies chroniques et les handicaps, le concept d'Activité Physique Adaptée (APA) a été développé. L’APA regroupe l’ensemble des activités physiques et sportives qui sont spécifiquement adaptées aux capacités des personnes atteintes de maladie chronique ou de handicap. L’objectif principal des APA est multiple : il s'agit non seulement de prévenir l’apparition ou l’aggravation de maladies existantes, mais aussi d’augmenter l’autonomie des patients, d’améliorer leur qualité de vie de manière significative et de contribuer activement à lutter contre l’isolement social, un facteur souvent aggravant pour la santé psychologique et physique.
La reconnaissance de l'importance de l'APA a été consacrée par la législation. La loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 a ainsi introduit la notion cruciale d’activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical. Cette reconnaissance s'inscrit directement dans le cadre du parcours de soins des patients atteints d’une affection de longue durée (ALD), et plus spécifiquement pour ceux touchés par un cancer. Cette avancée législative souligne le rôle essentiel et désormais formalisé de l'APA comme une composante à part entière du traitement et du soutien pour ces populations vulnérables.
Le cancer, une maladie qui se situe malheureusement au premier rang des causes de mortalité dans le monde, trouve dans l'activité physique un allié thérapeutique de taille. L’activité physique, en plus de son rôle préventif, est également reconnue pour améliorer la survie et la qualité de vie des patients atteints de cancer. Conscientes de ces bénéfices, les autorités de santé préconisent l’intégration de l’activité physique dans le panier de soins oncologiques de support, ce qui représente une avancée significative relative à l’amélioration de l’accès aux soins de support pour les patients atteints de cancer. L’Institut National du Cancer (INCa) a d'ailleurs publié un état des lieux exhaustif le 30 mars 2017, consolidant les connaissances scientifiques sur les bénéfices de l’activité physique auprès des patients atteints de cancer. Selon ces recommandations, toute personne atteinte de cancer - qu'il s'agisse d'un enfant, d'un adulte ou d'un senior - qu'elle soit en cours de traitement ou après traitement, est encouragée à pratiquer une activité physique. Cependant, une condition primordiale est requise : il est recommandé que le patient obtienne l’accord de son médecin traitant et dispose d'un certificat médical de non contre-indication à la pratique de l’APA, garantissant ainsi la sécurité et l'adéquation de l'activité proposée.
Recommandations et Adaptation de l'Activité Physique pour les Patients Atteints de Cancer
Les lignes directrices concernant l’activité physique pendant et après un cancer s'alignent globalement sur celles destinées à la population générale, comme le confirment Santé Publique France en 2019 et l'INCa en 2017 pour les patients atteints de cancer. Toutefois, la spécificité de la maladie et de ses traitements exige une approche personnalisée et des adaptations continues. La première étape essentielle avant toute implication dans un programme d'APA est l'obtention de l'accord du médecin traitant et la délivrance d'un certificat médical de non contre-indication. Cette précaution est indispensable pour assurer que l'activité sera bénéfique et exempte de risques supplémentaires pour le patient.
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Durant les phases de traitement actif, des recommandations spécifiques sont formulées. Il est préconisé de pratiquer une activité physique d’aérobie, également appelée activité d'endurance, d’environ 30 minutes. Cette pratique devrait être répétée au minimum 5 fois par semaine, à une intensité modérée à élevée. En complément de l'endurance, il est également recommandé d’effectuer des séances de renforcement musculaire 2 fois par semaine. Parallèlement, la limitation des comportements sédentaires est un objectif crucial pour maintenir la santé générale du patient. La recommandation globale penche vers une pratique d’activité mixte, intégrant à la fois le développement des capacités cardio-respiratoires et le renforcement musculaire. Il est ainsi conseillé de réaliser des exercices d’intensité modérée ou élevée, avec une quantité hebdomadaire d'activité physique équivalant à 30 minutes par jour, au moins 5 jours par semaine. Il est également recommandé d'éviter de rester 2 jours consécutifs sans pratiquer une activité physique d'au moins 30 minutes de type cardio-respiratoire et d’intensité modérée à élevée.
Dès l’annonce du diagnostic de cancer, il est fortement recommandé d'intégrer une APA dans le quotidien et de réduire significativement le temps de sédentarité. Cependant, la nature évolutive de la maladie et la survenue potentielle d'effets indésirables liés aux traitements rendent indispensable une adaptation constante de la durée, de l’intensité et de la fréquence de l’activité physique. Cette flexibilité assure que l'activité reste appropriée et sécuritaire à chaque étape du parcours de soins. Le sport, dans ce contexte, n'est plus un simple loisir mais fait pleinement partie du traitement du cancer et de l'après-cancer, en tant qu'outil thérapeutique actif et complémentaire aux approches médicales traditionnelles.
Impacts Spécifiques de l'Activité Physique sur les Patients Atteints de Cancer
L'activité physique, au-delà de ses bienfaits préventifs, est une composante essentielle et cliniquement prouvée dans l'amélioration des résultats pour les patients déjà atteints de cancer. Une activité physique régulière, maintenue à une intensité au moins modérée, est associée à des réductions significatives de la mortalité et des récidives du cancer. Ces bénéfices s'observent avec des relations effet-dose claires pour certains types de cancers, notamment les cancers du sein, colorectaux et de la prostate non métastatiques. Ces résultats renforcent l'idée que l'engagement dans l'activité physique peut directement influencer le pronostic de la maladie. L’activité physique, en ce sens, améliore également la survie et la qualité de vie des patients atteints de cancer, ce qui représente un objectif primordial dans les stratégies de prise en charge oncologique.
Les patients atteints d’un cancer subissent souvent des modifications importantes de leur composition corporelle ainsi qu'une altération de leur condition physique. Ces changements sont liés à la maladie elle-même et aux traitements spécifiques anti-cancéreux, ce qui conduit à un déconditionnement physique secondaire. L'activité physique adaptée joue ici un rôle crucial pour contrecarrer ces effets. Sur le plan chirurgical, par exemple, l’activité physique s'est avérée capable de réduire le taux de complications post-opératoires, notamment dans le cadre des cancers du sein et du poumon. Pour le cancer du sein, l’activité physique est particulièrement bénéfique pour améliorer la récupération de la mobilité de l’épaule et limiter les douleurs après une chirurgie. Il est important de noter qu'après un curage ganglionnaire axillaire, l’utilisation du membre supérieur du côté opéré ne doit plus être interdite, une vision qui a évolué grâce aux connaissances acquises. Une activité physique adaptée, qu'il s'agisse d'exercices d'endurance ou de renforcement musculaire du membre supérieur homolatéral au curage, pourrait même prévenir l’apparition d’un lymphœdème, ou du moins l’améliorer, sans jamais l’aggraver.
Les bénéfices de l'activité physique s'étendent également aux patients sous traitements systémiques. Ceux qui suivent des traitements de chimiothérapies et/ou des thérapies ciblées profitent des effets positifs de l’activité physique, qui peut aider à mieux tolérer ces traitements lourds. De même, pour les patients en cours d’hormonothérapie, comme c'est le cas pour les cancers de la prostate et du sein, l’activité physique contribue à réduire les effets secondaires souvent invalidants de cette thérapie. On observe spécifiquement un gain ou un maintien précieux de la masse, de la force et de l’endurance musculaires, ainsi qu'une réduction notable de la perte de masse osseuse. L’apparition de douleurs articulaires, de myalgies et de bouffées de chaleur, qui comptent parmi les effets secondaires les plus gênants associés à l’hormonothérapie, peut également être atténuée par une pratique physique régulière. En somme, les bénéfices d’une activité physique chez les patients atteints d’un cancer sont amplement démontrés et, de manière significative, supérieurs aux risques potentiels, justifiant son intégration systématique et personnalisée.
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Considérations Médicales et Précautions pour l'APA en Oncologie
Bien que les bénéfices de l'activité physique pour les patients atteints de cancer soient indéniables, il est impératif de prendre certaines précautions avant d'initier tout programme. Une évaluation médicale minimale d’activité physique est justifiée pour tous les patients, et cette évaluation doit inclure une estimation rigoureuse du niveau de risque cardio-vasculaire. Cette étape est cruciale pour garantir la sécurité du patient et pour adapter l'activité de manière appropriée. En effet, chez un patient atteint d’un cancer, l’activité physique doit impérativement être personnalisée, raisonnée et adaptée précisément à sa condition physique, à son état de santé général et aux risques spécifiques liés à son terrain pathologique. Cette approche sur mesure est la clé pour maximiser les avantages tout en minimisant les éventuels inconvénients.
Les bénéfices d’une activité physique chez les patients atteints d’un cancer sont non seulement bien démontrés, mais ils sont également supérieurs aux risques potentiels. Cependant, une vigilance constante est de mise. Durant et après son traitement, le patient atteint d’un cancer doit activement éviter l’inactivité physique, à condition bien sûr que l’activité physique elle-même n’aggrave pas ses symptômes existants. Il est fondamental pour le patient d'être attentif aux signaux de son corps : il doit suspendre immédiatement son activité physique et consulter sans délai un professionnel de santé si des symptômes inhabituels apparaissent. Ces symptômes d'alerte peuvent inclure des vertiges, des nausées, une douleur thoracique persistante ou des douleurs osseuses nouvelles ou aggravées. Une telle consultation permettra une évaluation rapide et, si nécessaire, un ajustement du programme d'activité ou une prise en charge médicale des symptômes.
L'intégration de l'APA s'inscrit dans le cadre du parcours de soins global après le traitement d’un cancer, où la collaboration entre les différents acteurs de la santé est primordiale. Les bilans et les consultations régulières, même s'ils ne sont pas directement liés à l'activité physique, peuvent grandement bénéficier au sentiment d’auto-efficacité des patients. Ils contribuent également à leur meilleure information et à leur orientation vers des programmes d’APA adaptés, créant ainsi un continuum de soins qui soutient l'engagement du patient dans une vie active et saine.
L'Accès à l'Activité Physique Adaptée : Structures de Soutien et Enjeux Financiers
Pour concrétiser l'intégration de l'Activité Physique Adaptée dans le parcours de soins, un réseau de structures et d'outils s'est développé. De nombreuses entités proposent désormais des séances d’APA encadrées par une prescription médicale. Parmi les plus connues figurent les Maisons Sport-Santé, qui jouent un rôle central dans l'orientation et l'accompagnement des patients. Au niveau régional, des initiatives spécifiques ont vu le jour, comme les Ressources ONCO AURA, un portail de référence dédié à informer et orienter les acteurs de la cancérologie en Auvergne-Rhône-Alpes. De même, le portail du Sport Santé Bien-Être Auvergne-Rhône-Alpes offre aux citoyens la possibilité de trouver une activité sport bien-être ou sport santé adaptée à leurs besoins individuels. Pour renforcer encore la prescription et la dispensation de l’activité physique adaptée, l’ARS (Agence Régionale de Santé) et la DRAJES (Délégation Régionale Académique à la Jeunesse, à l’Engagement et aux Sports) soutiennent des dispositifs départementaux d’accompagnement vers la pratique d’activité physique, connus sous l'acronyme DAPAP, dans chaque département de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
L'innovation numérique apporte également sa contribution à cet écosystème de soutien. Goove-App, par exemple, est un outil métier collaboratif qui centralise l'ensemble des fonctionnalités clés relatives à l’exercice physique à but de santé. Cette plateforme numérique permet de structurer l'activité physique et de faciliter la synergie entre différents professionnels de la santé, incluant les médecins, les kinésithérapeutes, les ergothérapeutes, ainsi que les institutions telles que les CH/CHU et les SSR (Soins de Suite et de Réadaptation). L'objectif est d'accompagner de manière optimale et personnalisée les personnes atteintes de maladies chroniques, les seniors et les personnes sédentaires, dans l'entretien, l'amélioration, la programmation et le suivi de leur condition physique. Il est à souligner que, d’après l’article L, « le masseur-kinésithérapeute peut renouveler et adapter, sauf indication contraire du médecin, les prescriptions médicales initiales d’activité physique adaptée, dans des conditions définies par décret », ce qui confère une autonomie accrue à cette profession dans le cadre de l'APA.
Malgré l'existence de ce réseau de soutien, des obstacles financiers importants persistent. Actuellement, les patients ne peuvent pas bénéficier d’un remboursement de la part de l’Assurance maladie pour la pratique de l’APA prescrite. En 2023, une proposition visant à voir l’APA remboursée par la sécurité sociale dans le cadre du sport sur ordonnance pour les personnes atteintes d’affection de longue durée n’a malheureusement pas été retenue, laissant un coût à la charge des patients et potentiellement limitant l'accès pour certains. Cependant, il est important de noter l'existence d'un forfait après cancer. Bien que ce forfait ne permette pas le financement direct de l’APA, il autorise la prescription d’un ensemble de bilans et de consultations qui s'inscrivent dans le parcours de soins global après le traitement d’un cancer. Ces bilans et consultations financés peuvent grandement contribuer à renforcer le sentiment d’auto-efficacité des patients, à améliorer leur information et à faciliter leur orientation vers des programmes d’APA, jouant ainsi un rôle de catalyseur indirect.